Rien qu’en la sortant de son fourreau, la taille de la DSi XL en impose. Plus longue, plus large que le premier modèle mais plus fine, le terme portable devient ici un peu ambiguë. La DSi XL est clairement une des consoles portables les plus imposantes du marché. Après la course à la miniaturisation (Game Boy Pocket, Micro), la stratégie marketing de Nintendo a fait un demi-tour toute, ce qui est aussi à la mode chez d’autres constructeurs comme Apple et son iPad sorti aux États-Unis à la même date que la DSi XL. Coïncidence ?
Alors, sortons donc cette console de sa boîte. Premier contact visuel plutôt agréable, Nintendo a opté pour une coque disposant d’un revêtement plastique supplémentaire à l’image de la Lite, sauf qu’il est situé seulement sur la partie supérieure de la console. Le design de la bécane redevient un peu plus classe mais ce type de coque a le défaut d’être très facilement marqué par toute manipulation. Une fois prise en main, on sent de suite la différence en poids. Oui, 100 grammes, cela n’a l’air de rien mais ça se ressent immédiatement. Heureusement, ce surpoids n’entraîne aucune gêne lors de sessions de jeux un peu prolongées (de l’ordre de la demie heure). |
Passons à la disposition des touches ainsi que leur taille. Elles restent quasiment identiques à l’ancien modèle, ce qui est plutôt dommage car, si les quatre touches A, B, X et Y ont le mérite d’être éloignées, la croix multidirectionnelle reste assez moyenne. Dépourvue de diagonales et de taille assez réduite, son ergonomie en pâtit sur des jeux de combats ou de la plateforme/aventure 3D plus propice au stick. Le reste du hardware reste similaire à celui de la DSi : les objectifs, la touche de mise sous tension à l’intérieur de la console (et non sur le côté comme la Lite), le réglage du haut-parleur en deux touches (la molette ayant également disparue depuis la Lite)… Nintendo n’a apporté que très très peu de changements par rapport à la DSi de ce côté-là, on lorgne plutôt vers le détail. Il est toujours bon de souligner que la DSi XL a aussi un stylet classique emboîté dans la console en plus du stylo. Pratique car le stylet première version s’avère jouable sur l’écran de la DSi XL. Même si la prise en main du stylo est plus agréable que celle du stylet, ce dernier vous dépannera toujours si vous n’avez pas le stylo sous la main. En terme de précision, les deux stylet se valent, certains préféreront peut être le stylet classique qui dispose d'une pointe plus fine et qui permet des tracés sur l'écran tactile un peu plus précis.
Un dernier mot concernant le recul pris à cause de la taille des écrans. En effet sur la DSi XL, on ne joue plus les yeux rivés à 2 cm des écrans. Il faut donc davantage prendre de la distance par rapport aux écrans et du coup moins plier ses bras. Cette nouvelle disposition qu'il faut adopter est un peu moins commode que sur les anciens modèles.
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 Le gros intérêt de la DSi XL réside bien entendu sur l’augmentation de taille de ses deux écrans. Juste 2,5 cm en plus sur la diagonale peut paraître assez anodin mais en ouvrant la DSi XL la première fois on ne peut que constater cette évolution. Nous avons comparé tout une série de jeux sur une DS Lite et une DSi XL pour se faire un avis sur la question que tout le monde se pose : est-ce que l’affichage ne souffre pas de cette augmentation ?
Premier constat, les écrans de la DSi XL sont d’excellente qualité. L’angle de vision a été augmenté, favorisant de partager un jeu avec un ami sur la même console. Et forcément, plus c’est long, plus c’est bon. La taille apporte un gros plus au niveau de l’immersion. C’est un peu comme si vous changiez de téléviseur et que vous en preniez un autre à deux tailles au dessus. Le premier test a été effectué sur Zelda Spirit Tracks qui est un jeu assez fouillé graphiquement et programmé en 3D. Le constat est le suivant : difficile de revenir sur une DSi/DS Lite après avoir croqué dans la pomme de la DSi XL. On discerne globalement mieux les détails, le jeu en devient moins étouffant. L’affichage perd un peu en finesse, indéniablement, on passe sur les gros pixels de la DSi XL mais rien de dramatique. Vu la taille du bestiau, on se tient naturellement un peu plus éloigné des écrans que sur une autre DS, ce qui estompe les défauts discernables de très prêt. Dans ce premier comparatif, la DSi XL s’impose même si on notera sur certains éléments 2D du titre une définition moins nette. Pour notre second comparatif qui est un jeu 2D, le constat est beaucoup plus mitigé. Final Fantasy Tactics A2 est un jeu plutôt chargé en texte et entièrement en 2D. En le testant sur la DSi XL, on obtient un rendu moins net que sur DS Lite. Les textes sont plus flous et globalement les décors en 2D perdent un peu en finesse, le rendu est plus coupé à la serpe et choque sur les premières parties.
Les autres tests ont été effectués sur New Super Mario Bros., Professeur Layton et Mario Kart DS. Si les deux premiers s'en sortent convenablement, et notamment Mario qui ne souffre aucunement du passage sur DSi XL, le constat est tout autre concernant Mario Kart DS. Plutôt joli sur Lite, les défauts liés à la pixelisation sont bien plus flagrants, allant même jusqu'à gêner la lisibilité du tracé de la course par moment. Même la carte sur le second écran souffre de ce problème d'affichage. |
L'affichage de cette nouvelle DS est donc loin d'être parfait. À vous de voir la tolérance que vous accordez sur ce point là. Ceci dit, il faut relativiser sur l’apport fourni par la taille des écrans de la DS et, avec un peu plus de temps passé dessus, on s’habitue à ce nouvel affichage en tolérant un rendu plus maladroit sur certain jeux.
Sur le menu de la console on retrouve la plupart des utilitaires de la console : l’appareil photo, le studio son, le PictoChat, la boutique DSiWare (avec toujours 1000 poins d’offert lors de votre première connexion) et Internet via Opéra plus rapide en temps de chargement que sur DSi et DS Lite (l’affichage d’une page est comparable au temps mis en réseau 3G sur un portable). Nintendo a inclus deux bonus pas négligeables : un dictionnaire 6 langues (anglais, français, allemand, espagnol, italien et japonais) et une version d’Entraînement Cérébrale : Littéraire où vous pourrez retrouver à nouveau ce bon vieux Kawashima à travers de nouvelles épreuves assez rigolotes.
La Nintendo DSi XL se révèle être la version la plus aboutie à ce jour. Maintenant, mérite-t-elle son investissement pour les possesseurs d’une ancienne version ? À vous de voir ! Peut-être que la meilleure idée serait de troquer son ancien matériel contre une DSi XL afin de s’en tirer à moindre frais. N’oublions pas l’absence du port Game Boy Advance, la grosse déception des DSi qui pourrait freiner les achats compulsifs d’un certain nombre d’entre vous. Tout comme son prix de 179 € bien que justifié n’est pas à la portée de toutes les bourses. L’achat de cette console dépend aussi de l’utilisation que vous comptez en faire. Parfaite pour y jouer chez soi, elle est par contre moins pratique à l’extérieure qu’une DSi. En résumé, la DSi XL est une espèce de pierre précieuse pour les amateurs de la DS, une console sur laquelle on prend un plaisir à redécouvrir ses jeux favoris sur un grand écran, et ce, malgré les défauts propres à l’affichage et que l’on pardonne au final. Enfin, pour les nouveaux joueurs qui comptent investir dans une DS, la version XL s’impose comme la référence.
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