Le Professeur Layton et la Diva Eternelle |
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| Quelques épisodes et
millions d'exemplaires plus tard, le studio Level 5 se devait d'honorer
l'attente de nombreux joueurs : voir le professeur œuvrer seul à
l'écran, sans notre aide. C'est donc sur les écrans de cinéma que 500
000 spectateurs japonais ont pu voir en décembre 2009 le film «
Professeur Layton et la Diva Éternelle ». Pour autant, tout le monde
n'était pas servi. En France, c'est l'éditeur Kaze qui se chargera de
nous le distribuer à compter du 13 octobre 2010 par la voie du «
direct-to-video », soit moins d'un an après la sortie nippone, ce qui
est plutôt une belle performance compte tenu de la lenteur de la
localisation des jeux de la même licence.
Reste à résoudre quelques énigmes : - Où se situe l’histoire du film par rapport aux jeux ? - Le film peut-il garder de l'intérêt en ayant le gameplay d'amputé ? - S'agit-il juste d'une poule aux œufs d'or mal entretenue par ses propriétaires profitant juste du fan service ?
Afin
de résoudre ces différents mystères, Kaze nous a donc conviés à une
séance privée durant le mois de septembre dont voici le compte rendu.
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Star Wars |
Alors
que le 22 octobre 2010 sortira chez nous le dernier volet de la
première trilogie, les Japonais, attendront patiemment la sortie du
cinquième Layton (3DS), dernier épisode de la seconde trilogie, qui se
situe historiquement avant la première.
Le film, quant à lui succède
au quatrième volet « Professeur Layton et la flûte du démon », donc bien
avant chronologiquement les aventures que nous connaissons du
Professeur. Notre gentleman déjà accompagné par Luke Triton, se voit
confier par la jeune cantatrice Jenis Quatlane un nouveau mystère :
celle-ci prétend avoir rencontré le fantôme de sa meilleur amie Mélanie
Whistler, fille du compositeur de génie Oscar Whistler. N'écoutant que
leur galanterie et ne pouvant s'empêcher de relever un nouveau défi, nos
deux comparses se rendent dans le plus célèbre des opéras, le Crown
Petone, afin d'assister à la dernière œuvre d'Oscar Whistler. C'est
alors que la représentation se transforme en un jeu macabre parsemé
d'énigmes où le vainqueur remportera la vie éternelle. Pris au piège,
Layton et son jeune acolyte s'embarquent dans cette aventure. | L'histoire,
bien que située chronologiquement dans la saga Layton, n'est pas pour
autant dépendante du scénario des jeux. Seuls quelques personnages font
échos aux épisodes précédents mais cela ne gêne pas à la compréhension.
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Level one |
L'adaptation
voulue et dirigée par Akihiro Hino se veut donc très fidèle. Ainsi la
réalisation est prise en charge par Masakazu Hashimoto : celui-ci n'est
effectivement pas un inconnu pour le professeur, puisqu'il est le
responsable des séquences animées depuis le premier épisode après avoir
œuvré comme metteur en scène sur Fullmetal Alchemist. Cependant
l'animation revient à Noboru Sugimitsu qui a participé auparavant à
Canaan, Doreamon. La musique, quant à elle, n'est pas en reste : il
s'agit toujours de Tomohito Nishiura à qui l'on doit ces fameuses
ritournelles mélancoliques qui ont fait la renommée des jeux Layton.
Bien entendu, les doublures officielles du jeu sont également celles du
film (également pour la VF).
Nous sommes forcés d'admettre qu'il est
rare de voir dans une adaptation cinématographique autant de personnes
au générique ayant initialement participé à la conception du jeu
original. L'adaptation semble donc, dès lors, très cohérente.
L'animation est soignée sans pour autant être exceptionnelle. Les thèmes
musicaux familiers et agréables rappellent nos longues heures de
grattage de tête. Pour autant, s'il y a bien une chose qui n'est pas
présente, c'est forcément l'interactivité. Face à cette vidéo, nous
sommes fatalement impuissants, ne pouvant en aucun cas agir. Même si
Layton est caractérisé par cet univers animé, c'est avant tout pour ses
énigmes que nous l'apprécions. | C'est ici qu'entre en jeu le travail
d'Aya Matsui, scénariste qui n'en est pas à sa première adaptation
puisque, dans sa très longue carrière, elle a également porté à l'écran
de nombreuses licences telles que Ranma 1/2, Docteur Slump et Pokemon.
La signature de Matsui assure donc au film un niveau d'accessibilité
pour tous, mais aussi de fidélité. Ainsi dans le film, plusieurs énigmes
nous sont proposées. Sans s'éterniser et sans non plus être de
véritables casse-têtes chinois, celles-ci ont le mérite de nous faire
supposer et chercher l'issue de chacune d'entre-elles. Durant ces phases
intermédiaires, nous quittons quelques instants la place de spectateur
et nous glissons, tout comme dans le jeu, à la place de Luc cherchant à
faire ses preuves auprès du professeur. Cependant la trame générale du
film est toujours guidée par Layton : il avance calmement vers le
dénouement et, petit-à-petit, nous laisse reprendre calmement nos places
de spectateurs afin de profiter du climax final où les scènes d'action
prennent le dessus.
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That's it !! |
Au final l'œuvre se veut
familial. Tout comme dans le jeu, fort de ses références à Sherlock
Holmes et Agatha Christie, le film dessert une histoire pleine de
mystères, sans accroc et sans hémoglobine. Il traite en quelque sorte de
la disparition et de la mémoire (de ses proches et de la connaissance),
sans plonger dans la noirceur, mais plutôt dans les bons sentiments. Le
rythme, quant à lui, est relativement inégal, mais est cependant
suffisamment soutenu par l'intrigue et rehaussé ponctuellement par
l'humour. Beaucoup de clins d'œil aux jeux sont présents sans pour
autant être systématiques. Layton, tel un gentleman, entretient son
image avec classe, ne cherchant pas à faire un tour de force, ce qui,
pour le coup, dans le monde de l'adaptation cinématographique de jeu
vidéo, caractérise un véritable tour de force.
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Pour une poignée de piccarats… |
Kaze
délivrera donc trois versions du film : une en DVD (VO/VOSTF/VF, 2.0,
5.1) qui contentera l'ensemble des foyers, une autre en Blu-ray, et pour
finir, une édition collector contenant le film en DVD, en Blu-ray, plus
un DVD de bonus (présentation du studio Level 5, visites des studios
OLM' et PA WORKS, conception de scènes 3D, la dernière énigme décryptée)
ainsi que le storyboard complet du film (640 pages).
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