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LANCEMENT DE LA 3DS AU JAPON, NOUS Y éTIONS !
Thème :
Journée spéciale
Auteur :
Greg-sHAOlink, Donax
Date :
28/02/2011

 Après vous avoir abreuvé de nombreuses vidéos et photos exclusives de la Nintendo 3DS, il est temps de faire un petit bilan et d’entrer davantage dans les entrailles de la bête. Pour ce faire, Donax et moi-même (Greg-sHAOlink) allons vous présenter tout ce qu’il est important de savoir concernant la sortie de la console, le matériel et puis nous vous donnerons nos premières impressions. Le tout, en direct du Japon ! |
Lancement de la 3DS au Japon, nous y étions !I - La sortie de la console au JaponII - Le matos !III - Les premières impressions sur la console en elle-mêmeIV - Les premières impressions sur les jeuxV - Conclusion |
I - La sortie de la console au Japon | |
Greg-sHAOlink : Les réservations de Nintendo 3DS ont commencé à partir du 20 janvier et se sont terminées… le 21 janvier dans la plupart des grandes enseignes japonaises, signe évident du futur succès de la machine. En revanche, malheureusement pour moi, je n’étais pas encore au Japon à cette date-là et, à vrai dire, je n’étais même pas convaincu de l’acheter le jour-J, vu le line-up assez maigre. Les jours passant et la campagne publicitaire énorme de Nintendo au Japon (à la télé, dans les trains, dans les gares, etc.) aidant, j’ai fini par me laisser séduire et je me suis donc mis à la recherche du Graal. Finalement, un centre commercial en banlieue de Tokyo proposait 200 consoles en vente, sans réservation possible. Pour savoir qui aurait le droit d’acheter les consoles, le magasin a décidé de procéder par tirage au sort : on gagne ainsi le droit d’acheter la Nintendo 3DS (sans avoir le choix de la couleur), ou le droit de retenter sa chance la semaine suivante. Malgré ça, les gens faisaient déjà la queue depuis 7h, certains même depuis la veille, par peur de ne pas être servis. Dans la file d’attente, beaucoup d’enfants, mais aussi des étudiants, des salarymen, et aussi des personnes âgées. Presque autant d’hommes que de femmes. Cela montre bien que la console s’adresse vraiment à un public très large et confirme que Nintendo va continuer de surfer sur son succès casual. Bref, au final, j’ai eu de la chance et j’ai donc pu me procurer la console, tout comme 199 autres chanceux. En revanche, il y a sans doute eu plus de 800 autres personnes qui se sont retrouvé les mains vides, comme vous avez pu le voir en vidéo avant-hier. Bien entendu, le phénomène était généralisé à tout le Japon, et a fortiori dans la capitale, où certaines personnes ont véritablement campé devant les magasins toute la nuit afin d’être sûres d’obtenir une console. Le succès a donc bien été total, comme le confirment les chiffres de Nikkei, qui indiquent que les stocks ont tous été écoulés le premier jour. ![]() Donax : Tout comme Greg, l'acquisition de la 3DS a été assez laborieuse. J'avais en effet tenté il y a plus d'un mois de la réserver dans un des quatre magasins à proximité de chez moi. Il ne restait de consoles à réserver dans aucun de ces magasins. Sur les sites Internet comme Amazon ou Rakuten (grande enseigne en ligne japonaise) c'était la même chose. Il y avait certes quelques consoles, mais celles-ci étaient vendues par des revendeurs peu scrupuleux qui osaient afficher des prix exorbitants pouvant aller jusqu'à trois fois le prix d'origine. Il ne restait que deux options : planter une tente la nuit de la sortie de la console devant le plus grand Yodobashi (sorte de Fnac mais en beaucoup plus grand) de Kyushu à Fukuoka ou bien farfouiller les blogs japonais à la recherche d'indications sur d'éventuelles réapprovisionnement de stock de grandes enseignes en ligne. Matt, un de mes amis vivant lui aussi au Japon, était dans la même galère et avait le même objectif. Il m'a donc transmis les tuyaux qu'il trouvait mais nous arrivions trop tard à chaque fois. Les consoles disparaissaient en l'espace de quelques minutes, voire moins (record d'apparition de 10 ms sur Rakuten). Du jamais vu ! Le matin du 17 février, Amazon a remis des consoles à disposition et nous avons réussi à nous en procurer. La cerise sur le gâteau étant la livraison gratuite à domicile le jour de la sortie officielle. Une réservation mouvementée et pleine de stress mais qui était indispensable. Je doute toutefois que le même phénomène se produise en France. En effet, les cultures ne sont pas les mêmes. Au Japon, enfants et adultes côtoient plus souvent les consoles de jeu et plus généralement les produits de haute technologie. En France, les amateurs de jeux vidéo y sont bien moins nombreux. Attention cela dit, s'il se peut qu'il reste des consoles à la fin de la journée de la sortie française de la console, il est tout de même très probable que les magasins aient du mal à se réapprovisionner suffisamment vitre pour répondre à toutes les demandes. Jouez la sécurité et allez réserver la console si vous ne voulez pas attendre quelques semaines. | |
II - Le matos ! | |
Greg-sHAOlink : Vous avez pu le découvrir en exclusivité, le déballage de la Nintendo 3DS n’a finalement réservé aucune surprise. Tout ce que nous attendions était bel et bien dans le paquet, à savoir la console, le chargeur, le socle de chargement, les cartes de réalité augmentée et habituels manuels et garanties. En ce qui concerne les jeux, Super Street Fighter IV 3D Edition est également tel qu’on l’attendait : cartouche, manuel, pubs et boîte en plastique avec des trous pour sauver notre planète. Donax : Ma première remarque en déballant ma console était : « Très belle boîte ! ». Boîte par ailleurs assez bien fournie. On peut aussi voir le contenu de celle-ci sur son dos où figure une liste avec images du matériel présent : une console, un socle, un chargeur, un stylet rétractable, une carte SD de 2Go et six cartes pour la réalité virtuelle. À cela, ajoutez le traditionnel manuel d'utilisation ainsi qu'un guide d'utilisation rapide et une affiche de présentation des prochaines applications (eShop, internet, etc.). Cela fait plus que ce à quoi nous étions habitués par le passé. Cependant, je n'ai pas vu de stylet de secours, il faudra donc faire attention à ne pas l'égarer sous peine de devoir en racheter. Le socle fait partie des nouveautés. Très sobre car surtout fonctionnel, il permet d'y poser la console pour qu'elle se recharge. On y branche directement le chargeur au lieu de le faire sur la console. Je n'ai remarqué que le soir le fait que le socle possédait une partie rabattable afin d'accéder au stylet et au port cartouche. Très ingénieux. J'ai fouillé la boite à la cherche la carte SD et je me suis rendu compte qu'elle était déjà dans la console. Sympa donc pour les petites têtes en l'air qui pourraient passer à coté de quelque chose d'aussi petit. ![]() ![]() | |
III - Les premières impressions sur la console en elle-même | |
Greg-sHAOlink : Au niveau de la console en elle-même, elle a un gabarit quasi-identique à celui de la DS Lite. Visuellement, la console Cosmo Black est très jolie, avec un aspect très design. Les nombreux indicateurs lumineux (pour StreetPass, le Wi-Fi, la charge, etc.) rendent le tout encore plus agréable à l’œil. Gare toutefois aux traces de doigts assez visibles, tout comme à l’effet miroir des écrans qui réfléchissent assez la lumière. Cependant, rien de grave et le confort de jeu reste optimal. Les touches sont sensiblement les mêmes que sur DS, avec en plus un stick analogique plat dont l’utilisation est assez surprenante au début, mais à laquelle on s’adapte assez vite. Les boutons Start, Home et Select situés juste en bas de l’écran tactile sont par ailleurs suffisamment accessibles. Restent les gâchettes R et L qui sont plus petites que sur DS et qui sont donc moins ergonomiques. Le stylet est télescopique, il est un peu plus grand que celui sur DS une fois déplié, mais tout de même plus petit que le mastodonte de la DSi LL. Au niveau du design, il est d’ailleurs plus proche de ce dernier, que du stylet tout blanc de la DS. Concernant les écrans, celui du bas reste plus ou moins le même que celui de la DS, tactile, et celui du haut étant bien entendu plus grand et surtout en 3D. La 3D, l’un des principaux attraits de cette nouvelle machine, est de bonne qualité. Comme promis, pas besoin de lunettes pour y jouer, et l’effet de profondeur rendu est très satisfaisant. Jusqu’à présent, pas de problèmes de maux de tête ou de mal aux yeux. Bien sûr, il est recommandé de faire des pauses régulières (de 10 minutes toutes les 30 minutes) pour sa santé. N’hésitez pas à consulter notre FAQ pour plus d’informations sur la technologie 3D utilisée par la console. L’OS de la console est également une réussite. Il est très intuitif, il propose de nombreuses options et il est plutôt joli. Vous pourrez découvrir son contenu plus en détails en consultant notre vidéo exclusive. Donax : Je trouve la console magnifique dans sa version Aqua Blue. C'était la première fois que je la voyais en vrai et que je la touchais. Elle est à la fois sobre et tape à l'œil. Un mélange qu'on pourrait croire impossible, mais c'est pourtant le cas. On sent que Nintendo a revu sa copie après la DS Lite, i et XL. Le volume est réglé par un slide mais celui-ci n'est pas aussi lâche que celui sur DSLite, on ne change pas le volume par erreur. La console est aussi petite qu'une DSLite bien qu'ayant beaucoup plus de composants intégrés. C'est là où je trouve que Nintendo en a un peu trop fait. En voulant faire la console la plus petite, les constructeurs ont sacrifié les boutons L et R qui sont dorénavant moins larges qu'un bouton simple et aussi long que deux boutons côte à côte. Deuxième soucis, du moins pour ceux qui comptent utiliser la console comme lecteur mp3, la sortie audio se situe à l'avant, guère pratique pour la laisser dans une poche avec des écouteurs branchés dessus. Le stick est pas trop mal, c'est la première fois que j'en utilisais un comme ça. Une habitude à prendre. Je pense toutefois qu'il va se révéler indispensable pour les jeux en 3D. La croix, elle, m'a beaucoup déçu. Si celle de la DSLite était vraiment bonne, celle de la 3DS est accessoire. Aucune amplitude, de mauvaises sensations et bien trop basse pour pouvoir être utilisable confortablement. Une dernière chose et qui est très importante : je conseille de mettre un tissu ou le film amortissant d'origine entre les deux écrans lors que vous fermez la console. En effet j'ai vu qu'il y avait deux longues et très fines traces sur l'écran du haut. Il s'agit des marques laissées par les bordures de l'écran du bas. C'est assez embêtant car il faut sans cesse nettoyer l'écran à chaque réouverture et j'émets des doutes sur son bon état à la longue. Lorsque j'ai allumé la console pour la première fois j'ai été surpris par le temps de chargement. Ce n'est pas rédhibitoire, mais cela surprend de devoir attendre là où tout était direct et automatique avec la DS et la GBA. Les menus sont sobres, à l'image de ceux sur Wii. Tout y est simple d'accès, c'est vraiment sympa de se balader dans les menus sans avoir à chercher où se trouve une fichue option. De plus, contrairement à ce que certains de nos confrères ont dit, toutes les 3DS ne freezent pas. Nous n'avons eu aucun soucis de stabilité sur les 3DS achetées dans le commerce, et les premiers retours des acheteurs nippons ne semblent pas non plus en faire état. N'ayant jamais pu essayer la console auparavant, j'ai été ébahi. Je me suis empressé de modifier le réglage pour voir l'influence que cela avait. Si la 3D mise à fond peut être gênante à force, c'est tout de même la plus impressionnante. Après plusieurs heures de jeu dessus, entre les petits jeux intégrés et SSFIV 3D, j'en suis venu à me dire : « les jeux en 2D sont devenus fades ». Je pense donc que Nintendo a gagné son pari, ou du moins mon soutien total. En effet, la perception en 3D des objets parait la plus naturelle possible une fois le niveau de la 3D réglé sur mesure. Dans Star Wars il y a une scène où on voit les protagonistes jouer à une sorte d'échec holographique. Eh bien j'ai eu l'impression de faire la même chose en jouant à SSFIV 3D. Pas de mal de crâne ou de nausées après plusieurs heures de jeu. Il est vrai que je n'ai pas passé plusieurs heures de jeu d'affilé. Pour cela il faudrait que je puisse tester un RPG ou un jeu qui soit très prenant. L'écran du bas est de bonne facture, de meilleure qualité que celui de la DS en tout cas. Pas grand chose à dire d'autre à ce sujet, à part qu'il fait la même taille qu'un écran DS pour une résolution plus grande. J'ai d'ailleurs pu tester deux jeux DS dessus et il y a bien un léger flou visible au niveau des écritures. Gardez donc vos anciennes consoles si vous voulez un rendu net. Pour finir, j'ai testé l'autonomie de la console. La console a commencée à tomber dans le rouge après un peu plus de 3h et ce avec des réglages bâtards : luminosité à fond pendant 2h puis luminosité à 3/5, le son étant vers le milieu et la 3D aussi. Je pense qu'avec des réglages moyens la console devrait pouvoir tenir environ 4 heures, ce qui est assez faible, je vous l'accorde. De plus, avec les pauses toutes les 30 minutes, cela devrait rallonger la durée de jeu... qui a dit « pauses théoriques » ?! | |
IV - Les premières impressions sur les jeux | |
1 – Les applications de la console Greg-sHAOlink : De base, on retrouve 11 « applications ». Voyons-les dans le désordre. On a tout d’abord le « Game Memo », qui nous permet de prendre des notes en cours de jeu, en écrivant les indications données par un personnage, par exemple, sur l’écran tactile, afin de pouvoir les utiliser en cas d’oubli. On peut enregistrer jusqu’à 16 mémos. Une application qui sera sans doute très utile dans des RPG, par exemple. Ensuite, on a la « Friend List », où l’on peut voir ses amis. Rappelons au passage que les codes amis sont devenus enfin intelligents, dans le sens où chaque code correspond à une console, et non plus à un jeu, ce qui nous dispense d’enregistrer un code par jeu. Pour ajouter des amis, on peut soit le faire en local assez facilement, soit online, à l’aide desdits codes amis. Une fois ajouté, on peut accéder à la carte de l’ami, où figurent son pseudo, son Mii et un statut (comme sur Facebook), mais on peut surtout jouer en ligne avec lui en passant par les menus du jeu auquel on souhaite jouer. On peut par ailleurs indiquer aux amis si l’on est en ligne et à quel jeu on joue, ou au contraire le masquer. Bref, un système très simpliste, mais tout à fait efficace. Il y a ensuite la « Liste des notifications », où les éditeurs des jeux tiers et Nintendo nous envoient toutes sortes d’informations. Une sorte de messagerie passive. On pense qu’à l’avenir, des sondages et autres codes spéciaux seront proposés par les développeurs, par ce biais. On attend cela avec impatience ! On peut également citer dans le même type d’ « applications », l’application d’avertissements, qui nous donne une liste de disclaimers en tous genres, concernant l’utilisation de la 3D, la détérioration d’un élément de la console, etc. Parmi les applications pour le moment inutiles, on a le « Browser Internet », qui ne sera mis en route qu’au mois de mai. D’ici là, il s’agit d’une icône qui renvoie à un message d’excuses… Dans le même registre on a le « Download Play », qui nous permet d’accéder aux contenus et aux jeux téléchargeables sur 3DS… sauf que le service c’est pas encore en marche. Je vais également citer dans cette catégorie la « Nintendo Zone », qui correspond aux hotspots Nintendo installés dans les aéroports, gares et autres fast-foods, et qui sont censés proposer des contenus exclusifs. N’ayant pas encore pu m’y essayer, je m’abstiendrai de tout commentaire. ![]() Dans les applications plus ou moins artistiques, on a le « Nintendo 3DS Sound », dans lequel on peut enregistrer sa voix et y ajouter plusieurs effets « rigolos ». On peut aussi ouvrir des fichiers audio. Une fois notre chef d’œuvre achevé, on peut régler la console de manière à échanger ses fichiers en StreetPass (si vous ne savez pas ce dont il s’agit, nous vous renvoyons consulter notre FAQ). L’autre application du même genre est la « Nintendo 3DS Caméra », qui permet notamment, et surtout, de prendre des photos en 3D. L’utilisation est très simple, il suffit d’appuyer sur R ou L pour prendre un cliché. La résolution n’est peut-être pas géniale, mais la qualité de la 3D est excellente. On peut ensuite ajouter toutes sortes de graffitis pour enlaidir sa photo. Vient ensuite le fameux « Mii Studio », pour créer son Mii. La nouveauté ici, c’est qu’il est possible de se prendre en photo pour créer plus ou moins automatiquement son Mii. Après plusieurs essais, il est quand même conseillé de modifier le résultat, voire de tout faire soi-même depuis le départ, afin d’obtenir quelque chose de plus réussi. En avant-dernière position, nous avons le « Carnet de route » dans lequel on peut voir le nombre de pas qu’on a faits, le nombre de jeux auxquels on a joués, ainsi que toutes sortes de statistiques et autres graphiques montrant à quel point vous êtes un geek. La dernière application, c’est tout simplement les « Options », pour régler ses paramètres Internet, le code parental, gérer ses données, etc. Voilà pour le moment, mais vu toute la place disponible, on peut être sûr que d’autres applications rejoindront bientôt celles de base, qui permettent déjà de couvrir une grosse partie de nos besoins de joueurs. Donax : Je n’ai pas acheté la 3DS pour les applications qu’elle fournissait de base. N’aimant pas les « tout en un », les applications fournies ne m’attiraient guère. Tout ce qui m’intéressait, c’étaient les jeux 3DS ainsi que l’eShop, sans oublier Internet. Hélas rien de tout cela avant le mois de mai. Qu’importe, je teste tour à tour les applications : lecteur de musique, appareil photo 3D, la création de Mii, les mémos ainsi que l’inscription d’amis. Si le lecteur/enregistreur de musique ne m’a pas convaincu, il peut s’avérer utile le jour où l’on a besoin d’enregistrer un mémo, une interview ou encore autre chose et que la console est notre dernier atout. Les artistes pourront sûrement en faire un meilleur usage en enregistrant leurs sons, en ajoutant divers effets et ensuite les envoyer à leurs amis. Les autres feront comme moi : ils laisseront l’application de coté. La photographie en 3D ne m’intéresse pas beaucoup. La résolution est beaucoup trop faible pour en tirer quoique ce soit d’intéressant. Autant se tourner vers un vrai appareil photo 3D pour cela. Le seul intérêt que j’y vois c’est pouvoir prendre une photo 3D de sa copine et de ses proches et les regarder quand ils nous manquent… Encore un gadget qui sera probablement utilisé à de très rares moments. La création de Mii, tout comme sur Wii, est sympa à faire au tout début. Après cela devient vite ennuyeux. J’ai voulu tester la génération automatique de Mii avec l’utilisation de la caméra. Un désastre. Même en voulant le faire exprès j’aurais eu du mal à faire des trucs aussi peu ressemblants. J’ai donc tout repris à zéro et me suis créé un Mii Joker. Il est à noter que si il est possible de refaire plein de Mii particuliers, certains risquent de ne pas très bien passer la conversion à la 3D car certains accessoires flottent devant le visage du Mii. Exemple avec les lunettes, on a donc l’impression que les lunettes sont sur le Mii quand on le regarde de face, mais dès qu’on bouge la caméra ça devient tout laid. La plus grosse déception des Mii vient de l’unicité du Mii qui nous représente. En effet, seul le premier Mii créé vous représentera par le futur. Si vous voulez changer de Mii, il va falloir modifier celui-là, même si vous voulez le garder. Je ne comprends pas que Nintendo n’ait pas laissé la possibilité de changer de Mii quand on le souhaite. Le journal de bord et les messages sont à l’heure actuelle sans aucun intérêt selon moi. Si le premier pourrait servir aux parents voulant vérifier les temps de jeu de leur rejetons, le deuxième est inutile sans internet. En effet, il est seulement possible de recevoir des messages du genre « Bienvenue et merci ! C’est la première fois que vous faites un pas. Félicitations ! ». Pas d’envoi de message à un ami ni de coup de fil au public. À revoir en mai donc quand Internet sera disponible. La liste des amis est elle très intéressante. C’est là que l’on répertorie tous ses amis. Il suffit de leur communiquer son code ami, qui est unique par console, et d’enregistrer le leur. À noter qu’il est possible d’enregistrer de plusieurs manières les codes : par internet ou en local, le transfert se faisant directement. Et une fois qu’on a enregistré tout le monde : c’est la fête ! Eh oui, plus besoin de perdre du temps à chaque fois pour chaque jeu. Dorénavant, si des amis sont en ligne on peut jouer avec eux sans avoir besoin d’inscrire quoique ce soit. J’étais habitué sur Xbox 360, mais cela me fait énormément plaisir de voir que Nintendo a enfin commencé à comprendre comment fonctionnait la communauté sur Internet. Il ne leur reste plus qu’à trouver un moyen de permettre aux joueurs de communiquer librement. ![]() 2 – Les jeux inclus dans la console Greg-sHAOlink : Même si vous n’achetez pas de jeux avec votre console, vous aurez à disposition trois applications-jeux. Tout d’abord, le jeu de réalité augmentée. Il se joue à l’aide de cartes fournies avec la console (mais d’après certaines sources, de simples photocopies de ces cartes suffisent), au nombre de six. La plus importante est la carte « ? » qui permet tout simplement de lancer les mini-jeux qui composent le jeu. Il faut pour cela placer ladite carte sur une surface plane et la « viser » avec votre console à une distance d’environ 35 cm. À partir de là, vous aurez le choix entre six petites boîtes, contenant chacune un mini-jeu. Dans l’ordre, nous avons le mini-jeu de dessin, dans lequel vous pouvez dessiner ce que vous voulez, à l’aide d’outils assez simples (crayon, pinceau, palette de couleur, motifs prédéfinis, modèles de personnages de Nintendo, comme la tête de Mario, Kirby, Samus, etc.) et ensuite les animer, en les faisant se déplacer ou sauter. L’intérêt est assez léger, même si c’est assez rigolo (30 secondes), de pouvoir faire se déplacer un Kirby tout moche sur son clavier d’ordinateur, par exemple (à condition d’avoir placé la carte « ? » sur son clavier). Le deuxième jeu est assez similaire, sauf que là ce n’est plus vous qui dessinez votre personnage, puisque vous devez utiliser les cinq autres cartes fournies par Nintendo. En les scannant, vous ferez apparaître un personnage modélisé en 3D (Mario, Link, Samus, Kirby, Pikmin), à qui vous pourrez faire prendre toutes sortes de poses, à côté de votre tasse de café, par exemple. Encore une fois, c’est sympathique, mais on n’y reviendra sans doute pas souvent. Le troisième jeu, est du même type, mais fait entrer en scène vos propres Mii. Encore une fois, vous pourrez les faire se déplacer dans votre cuisine, par exemple, mais l’intérêt est limité. Il y a ensuite trois « vrais » mini-jeux. Commençons par le moins intéressant des trois, le jeu de pêche. Tout ce qui entoure la carte « ? » se transforme en une mer assez dégueulasse selon où vous placez votre carte, et il suffit de tremper votre canne à pêche fictive pour pêcher des poissons fictifs en soulevant la console comme s’il s’agissait d’une canne lorsqu’un poisson a mordu à l’hameçon. Vous gagnerez des points à chaque fois que vous attraperez un poisson plus ou moins gros. A priori, pas de classement, de niveaux de difficulté. Si vous n’aimez pas la pêche, ce n’est pas pour vous. Si vous aimez… pas sûr que ça soit pour vous non plus… Il y a ensuite le jeu des cibles. Des cibles apparaissent tout autour de la carte « ? » et il faut les viser à travers l’écran et tirer à l’aide du bouton A. Très simple d’utilisation, ce jeu permet de bien voir toutes les possibilités techniques de la réalité augmentée. On peut, et on doit tourner tout autour de la carte « ? » pour pouvoir tirer sur toutes les cibles. Il faut parfois se mettre directement au-dessus de la carte pour accéder à une cible enfoncée dans un trou, autrement inaccessible. Votre environnement (chambre, cuisine, toilettes…) est véritablement modifié à l’écran et on prend un malin plaisir à tester toutes sortes d’endroits pour voir jusqu’où est poussé le système. En revanche, et c’est valable pour tous les jeux, il faut faire attention de ne pas trop s’éloigner de la carte et de bien la garder dans le champ de vision des objectifs, sinon l’écran se brouille et vous demande de viser de nouveau la carte, après quoi le jeu reprend là où il a été coupé. Ce mini-jeu des cibles enchaîne quelques niveaux, avant d’arriver à un boss (un dragon) que l’on doit tuer en tirant sur les parties rouges de son corps. À la fin, on nous indique combien de temps on a mis pour arriver au bout de ce mini-jeu et un classement nous indique si on a déjà fait mieux ou moins bien. Ce qui est dommage, c’est qu’il n’y a que très peu de replay-value, puisqu’on refera sans cesse les mêmes mini-niveaux jusqu’au dragon… Il vaut mieux voir ce mini-jeu comme une démo, plutôt qu’un vrai jeu. Il en va de même pour le dernier mini-jeu, celui du « billard ». Le but consiste à taper dans une boule avec ce qui s’apparente à une queue de billard afin qu’elle atteigne un socle. La difficulté va grandissant, jusqu’au boss, encore une fois un dragon. Il faudra pour le défaire lui envoyer non pas des boules, mais des bombes, de la même manière. Une fois battu, le classement nous indique combien de coups on a utilisés pour en arriver à bout, le but étant d’en utiliser le moins possible. Là aussi, le seul intérêt est d’améliorer ses statistiques, mais on refait les mêmes mini-stages sans aucune nouveauté. Au final, les jeux de cartes de réalité augmentée fournis avec la console sont clairement très limités et sont plus une démo technique, certes impressionnante, mais qu’on attend maintenant de voir utilisée avec des jeux un peu plus poussés. En attendant, si vous voulez plus de détails, n'oubliez pas nos vidéos exclusives ! ![]() ![]() Passons maintenant au deuxième jeu intégré à la console. Il s’agit là aussi de réalité augmentée, mais sans carte cette fois. Il s’agit de Kao Shooting, ou la Guerre des Têtes, en français. Là on arrive déjà à un jeu beaucoup plus amusant et complet. Tout d’abord, on vous demande de prendre en photo le visage de quelqu’un, qui va être utilisé ensuite comme « ennemi ». En effet, le but sera de shooter les têtes volantes qui vont s’approcher de vous, en appuyant sur le bouton A. Le jeu crée automatiquement des têtes volantes à partir des photos de visages que vous prenez et l’effet est vraiment hilarant. Il y a trois niveaux, plus le stage final, avec une difficulté croissante. Comme dans un shoot’em up, vous devrez éviter les projectiles des adversaires, tout en leur envoyant des boulettes dans… la tête. Si vous perdez trop de vie, vous pourrez de temps en temps tirer sur un papillon qui vous redonnera une bonne partie de votre énergie. Chaque niveau comprend un boss de fin, tous également créés à partir de photos de visage et chacun nécessitant une technique particulière pour en venir à bout. Au début, seul un niveau est disponible, et vous débloquerez les autres au fur et à mesure de votre progression. Vous pourrez également obtenir de nouveaux niveaux en faisant jouer des amis, par le biais du deuxième mode de jeu, « Faire jouer des amis ». Le principe est le même, sauf que ça fera rire vos amis cette fois. Vous pouvez choisir quel visage en particulier vous voulez utiliser, afin de rendre la partie encore plus amusante. Faites jouer un maximum d’amis et créez autant de nouvelles têtes, et vous pourrez débloquer des niveaux cachés (au nombre de trois). Un jeu vraiment délirant, qui utilise aussi bien les capacités 3D que le gyroscope (vous devez déplacer la console pour voir aux alentours et viser toutes les têtes… Le boss de fin vous survolant et passant même derrière vous !), sans oublier la réalité augmentée, puisque vous verrez votre environnement détruit, rongé et découpé par les têtes ennemies, si vous ne leur tirez pas dessus. Sans conteste le meilleur de tous les jeux disponibles dans la console. On termine avec les deux jeux StreetPass. Le premier est un puzzle intitulé « Le voyage à la collecte des morceaux de puzzle », dont vous trouverez les pièces en croisant des gens dans la rue avec une 3DS ou en les achetant avec des Game Coins, que vous obtenez en marchant avec votre 3DS dans la poche. Autrement dit, si vous ne sortez pas de chez vous, vous n’aurez pas la chance de finir votre puzzle. Dans le même registre, mais en un peu plus intéressant cette fois, il y a la « Légende du StreetPass », qui est un RPG simpliste. Là encore, il vous faudra croiser des gens ou utiliser des Game Coins pour pouvoir progresser dans le jeu. N’ayant pas pu aller très loin, je ne peux pas en dire grand-chose pour le moment. Nous y reviendrons sans doute ultérieurement sur Nintendo-Difference. En tout cas, ces deux petits jeux mettent à contribution le StreetPass et proposent véritablement une nouvelle façon de jouer. En plus, c’est bon pour votre santé, puisque ça vous fait marcher ! Donax : Les jeux intégrés servent avant tout de démo technique. Néanmoins, on prend du plaisir à y jouer, chose qui n’était pas gagnée d’avance. Le premier jeu auquel j’ai joué était le jeu avec la réalité augmentée. J’ai bien aimé le principe d’intégrer des éléments de jeu vidéo dans un environnement réel. Petite idée pour les parents sadiques : faire croire à leur(s) enfant(s) que le monstre qui apparait à l’écran était déjà présent dans la chambre. L’intégration à l’environnement est assez bien faite, j’ai bien aimé le principe de voir les personnages en 3D à partir de leur cartes. Les mini-jeux sont mignons mais restent très très basiques. Que ce soit les cibles ou le « billard ». Cette réalité augmentée a du potentiel mais elle est à l’heure actuelle clairement sous-exploitée. J’attends donc les prochaines cartes ou les prochains jeux qui feront honneur au principe. Habitant dans un coin presque perdu du Japon, il m’est difficile de me prononcer sur les jeux utilisant la fonction StreetPass. En effet, l’intérêt de ces jeux-là étant l’interaction avec d’autres consoles, ils deviennent presque sans intérêt si on ne croise pas grand monde. Je verrai sur la durée ce que ça donne. En tout cas ils sont très prometteurs et s’annoncent amusants, pour peu que la situation évolue plus rapidement. Le dernier, et sûrement le plus marrant, c’est la Guerre des Têtes. On se photographie et hop ! c’est parti ! On doit tirer sur des répliques immondes de notre tronche (encore plus que l’originale, c’est dire !). Et gare à vous si vous échouez à les éradiquer, car ils vous ruineront le mobilier ! À la fin, le boss arrive, aussi laid que les précédents mais… en plus gros. L’intérêt c’est qu’à chaque fois on doit prendre une nouvelle photo et au fur et à mesure on affronte une multitude de choses infâmes. La durée de vie est assez ridicule, mais on s’amuse vraiment avec et c’est le principal. ![]() ![]() 3 – Super Street Fighter IV 3D Edition Greg-sHAOlink : Je ne dirai pas grand-chose pour le moment, puisque le test devrait arriver très rapidement sur Nintendo-Difference, mais en tout cas, il s’agit vraisemblablement du must-have de la Nintendo 3DS à l’heure actuelle. Déjà, il s’agit d’un des meilleurs jeux de combat de ces dernières années, et dans une version très complète : 35 personnages, tous les costumes, un mode online performant. En plus, cette version vous propose bien entendu des nouveautés mettant en avant les caractéristiques de la Nintendo 3DS. Tout d’abord, vous pourrez bien sûr profiter du jeu classique en 3D, mais aussi en mode 3D vu de trois-quarts, donnant une impression de profondeur époustouflante. Ensuite, il y a une maniabilité extrêmement bien adaptée à la console portable, grâce à des boutons tactiles correspondant à des grosses attaques parfois difficiles à placer (soit à cause de l’ergonomie de la console pas forcément adaptée, soit parce qu’on est mauvais), rendant le jeu accessible à tout le monde. Enfin, il faut noter la fonction StreetPass, grâce à laquelle vous pourrez faire des combats de figurines récoltées grâce à vos victoires dans le jeu. Nous reviendrons en détails sur tout cela dans un test, très prochainement sur Nintendo-Difference. En attendant, vous pouvez profiter de nos deux vidéos exclusives du mode online. Donax : SSFIV 3D m’a bluffé. Tout simplement. Non pas le jeu en lui-même, je le connaissais déjà et à vrai dire j’étais déjà passé à SSFIV Arcade Edition. C’est d’ailleurs un des rares reproches que je fais au jeu, à savoir qu’il n’est pas à jour. Non, ce qui m’a bluffé c’est la 3D. J’avais lu ici et là uniquement des articles disant que la 3D n’était que de la profondeur. Eh bien SSFIV 3D m’a prouvé le contraire. En effet, l’illusion du relief (impression de voir un objet sortir de l’écran) est perceptible lorsque Zangief fait un 360°ou encore quand Abel fait un Tornado Throw. Impressionnant. Et le tout est très fluide. Le mode online est génial car très rapide. La fonction StreetPass a l’air passionnante. Par faute de manque de rencontres avec d’autres personnes je n’ai pas pu tester cela à fond, mais cela ne saurait tarder. Nous reviendrons sur le jeu bien plus en détails lors du test de celui-ci. Sachez toutefois que SSFIV 3D est bel et bien LE jeu montrant ce que la console a dans le ventre | |
V - Conclusion | |
| Avant même sa sortie, la 3DS a déchainé les passions, on a pu le voir l’an dernier à l’E3 et récemment avec l’incroyable rupture de stock plus d’un mois avant la sortie. Elle nous a fait une forte impression et nous avons pu apercevoir le potentiel qu’elle a. La 3D n’est pas un petit gadget en plus comme certains le prétendent, mais c’est bel et bien un nouvel élément qui va apporter une nouvelle approche au jeu vidéo comme nous avons pu le constater au travers des applications intégrées à la console. (Remerciements à Kumiyo, notre « Camera Woman », pour avoir filmé avec brio les nombreuses vidéos !) |
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