Quoi de plus normal pour analyser et comprendre la politique actuelle de Nintendo que de revenir sur son passé ? (Selon l'Aufhebung, théorie philosophique de Hege...
Quoi de plus normal pour analyser et comprendre la politique actuelle de Nintendo que de revenir sur son passé ? (Selon l'Aufhebung, théorie philosophique de Hegel, le futur est toujours construit selon les lignes fondamentales du passé... euh j'ai l'impression que ça n'intéresse personne alors, continuons).
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Préhistoire
Nintendo a donc été fondé en 1889 par le grand papa de Hiroshi : Fusajiro Yamauchi et proposait à l'époque de fabriquer des cartes à jouer, les fameux Hanafunda (signifiant cartes à fleur en japonais).
Ces cartes rencontrent dès 1902 un brillant succès. En effet, les yakuzas, la mafia japonaise, utilisaient ce jeu pour parier de très fortes sommes d'argent. Pour éviter toute triche, chaque partie utilisait un jeu neuf, Nintendo eu alors du mal à satisfaire la demande. En 1929, Fusajiro prend sa retraite et c'est son gendre Sekiryo Kaneda qui prend la relève à la tête de l'entreprise qui devient quelques années plus tard : Yamauchi Nintendo & co numéro 1 de la carte à jouer au Japon.
En 1949, c'est ce bon vieux Hiroshi Yamauchi qui arrive à la tête de Nintendo.
#row_end Sa première grande action en tant que président sera (après avoir défait les méchantes moqueries des autres dirigeants sur son père divorcé et disparu dans la nature) de changer le nom de la compagnie qui deviendra Nintendo Playing Cards Co. Ltd et de faire plastifier les cartes Nintendo dès 1953.
1959 est sans doute une des années les plus importantes dans l'histoire de Nintendo qui signe alors un accord avec Disney pour créer des cartes à l’effigie des personnages de la marque qui se vendront à 600 000 exemplaires. Nintendo entre en janvier 1962 dans les bourses d'Osaka et de Kyoto.
En 1963, l'entreprise change de nom pour la dernière fois de son histoire pour Nintendo Co. Ltd. Nintendo abandonne les cartes à jouer et se disperse dans divers types de produits à l'avenir éphémère : riz à cuisson rapide, compagnie de taxi, love hotels (sorte d'hôtel où les chambres sont louées pour une heure et que Hiroshi aux mœurs légères fréquentera régulièrement... pauvre madame Yamauchi...).
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Enfin des jeux !
En 1969, un département de Nintendo sobrement nommé « Games » voit le jour à Uji City dans la banlieue de Tokyo. La première création de ce département seront les Beam Guns games. Leur créateur est un tout nouvel employé de Nintendo : Gunpei Yokoi.
Son premier grand succès arrivera avec les fêtes de Noël 1970 : Yamauchi lui demandera de créer quelque chose de spécial, il en découlera l'Ultrahand, une sorte de main électronique dont les scores de ventes atteindront les 1,2 millions d'unités.
#row_endYokoi continuera ainsi à créer des jouets pour Nintendo telles que l'Ultra machine (lanceur de balles en caoutchouc pour jouer au Base-Ball), l'Ultrascope (une sorte de petit périscope portable), le love tester (qui teste l'affinité entre deux personnes grâce à l'électricité statiques des deux prétendants). Tous ces jouets ramènent à Nintendo de nombreux profits et le département se porte bien. Avec l'aide de Masayuki Uemara, ancien employé de Sharp, il créé le Light Gun (voir photo ci-dessous), sorte de pistolet photo sensible accompagné de tout une ligne de jeux qui se vendra à 1 million d'exemplaires.
D'autres succès viendront dans le domaine des jouets pour Nintendo jusqu'au moment où Yamauchi aura la révélation divine...
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1975 ou la révélation vidéo ludique.
C'est par un beau jour de 1975 que Yamauchi se rend à un déjeuner avec un vieil ami président d'une société d'électronique qui lui fait part des récentes avancées technologiques dans le niveau de l'informatique. Yamauchi décide alors qu'il doit faire du jeu vidéo. C'est alors qu'en coopération avec Mitsubishi Electric, Nintendo développe un système de jeux vidéo utilisant l'Elecronic Vidéo Recording (EVR) avec pour l'année suivante l'introduction d'un mircro-processeur au cœur du système.
1980 marquera la première grosse innovation de Nintendo en matière de jeux vidéo avec la sortie de la Game & Watch qui aura le succès qu'on lui connaît. Malheureusement, Nintendo ayant commis l'erreur (qu'ils ne commettra plus) de ne pas breveter son système, d'autres type de jeux du même type arriveront sur le marché asiatique à des prix beaucoup plus bas. Heureusement, cela ne nuira pratiquement pas aux profits de Nintendo. Mais le réel potentiel du géant arrivera en 1981. Miyamoto, jeune artiste chez Nintendo aura pour mission de créer un jeu pour la borne arcade de Nintendo. #row_endLe jeu en question sera Donkey Kong. Peu de gents croient alors en son succès, en effet le héros n'a rien des super héros de l'époque ( superman, Xmen...), est plutôt rondouillard et son métier est charpentier (il deviendra plombier un peu plus tard comme chacun le sait). Même en interne chez Nintendo, beaucoup d'employés doutent du succès possible de ce titre, si bien que devant l'énorme engouement que créera ce jeu dans le monde, certains iront même jusqu'à démissionner pour la simple raison d'avoir douter (pratique culturelle japonaise basée sur l'honneur difficilement concevable chez nous).
De 1981 à 1983, bien que satisfait des bénéfices engrangés, Nintendo ne s'endort pas sur ses lauriers et planche très sérieusement sur le système qui va totalement changer la manière de concevoir le jeu vidéo dans le monde.
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La NES ou le début du Nintendo Power.
1983 voit donc l'arrivée de la Nintendo Family Computer (Famicom) qui deviendra Nintendo Entertainment System (NES) en Amérique et chez nous. La console se vendra à 500 000 exemplaires en deux mois après sa sortie japonaise, un score énorme pour l'époque qui confortera Nintendo dans sa politique.
Il faut dire que Nintendo avait auparavant éliminé la concurrence (Atari, coleco et Mattel) avec des histoires de contrats compliqués sur lesquels nous ne reviendront pas. Le prix de la machine (moins de 1000 francs) jouera aussi son rôle dans l'incroyable succès de la Famicom. Pour garantir à la NES uniquement de bons jeux, Nintendo invente le seal of quality (sceau de qualité) que l'on trouve toujours aujourd'hui sur les jeux et accessoires pour consoles Nintendo même si son intérêt n'est plus tout à fait le même. Les titres possédants ce sceau garantiront que Nintendo a contrôlé le produit et qu'il ne sortira que sur consoles Nintendo.
Toujours en 1983, le jeu super Mario Bros sort en arcade au Japon et là encore le succès est énorme ce qui fera de Mario la mascotte de Nintendo. Malheureusement, Donkey Kong 3 sera un échec qui le fera disparaître des jeux de la marque pour près de 10 ans.
Les années 1985, 1986 marqueront la sortie de la console aux Etats-Unis accompagnée de 15 jeux. Nintendo la sortira d'abord à New York pour les fêtes de Noël 1985 pour évaluer son succès potentiel aux USA. La console s'y vendra à 90 000 exemplaires.#row_endElle sera commercialisée dans tous les continents au début de l'année 86 et y assoira ainsi le succès logiquement prémédité, et c'est avec le même succès qu'elle sera vendue à la fin de cette année en Europe. A la fin de l'année 1986, même si le monde du jeu vidéo est en crise avec des bénéfices d'environs 100 millions de dollars (contre 3,2 milliards en 1983), Nintendo est tranquille car il engrange 90% des bénéfices de l'industrie.
1987 restera dans la continuité des autres années puisqu'au moment où sort Zelda 2, le premier opus dépassera le million d'unités vendues.
En 1988, Mario Bros 2 sort et connaît également un succès important et la NES connaît maintenant 70 titres et le magasine Nintendo Power envahi les kiosques. En URSS, Pajitnov invente Tetris et Nintendo en acquiert les droits d'exploitation. Minoru Arakawa, président de Nintendo of America, pense à un couple GameBoy/Tetris vendu ensemble ce qui fera un méga carton.
La Game Boy est lancée au Japon, avec le jeu Tetris comme prévu, puis plus tard avec Super Mario Land. Les études montrent que Mario est à présent aussi connu que Mickey Mouse ou Bugs Bunny, et Nintendo Power est le magazine qui compte le plus d'abonnés au monde dans sa tranche d'âge.
On annonce le successeur de la Famicom, la Super Famicom (ou Super NES), une console qui est dans un premier temps censée être compatible avec les jeux de la NES.
Sega, de son côté, poursuit sa lente progression avec la Genesis (Mega Drive en Europe), qui sort aux USA, et ne manque pas de faire forte impression avec son authentique processeur 16-bits qui autorise des jeux d'un genre nouveau, et fait passer la NES pour une antiquité.
Cela n'empêche cette dernière de se vendre cette année là à 9 millions d'exemplaires (et 50 millions de cartouches).
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L'avènement de la super Nintendo
C'est le 21 novembre que sort la Super Famicom au Japon, deux avant sa distribution mondiale, le succès est époustouflant et la rupture de stock intervient en trois jours. La NES à du mal à contrer la concurrence de la Genesis (Megadrive chez nous) de Sega et certains annoncent déjà sa fin.
En septembre 1991, la Super Nintendo sort dans le monde entier avec un petit peu d'avance aux Etats Unis. La machine est vendue en bundle avec super Mario World et la campagne publicitaire atteint les 25 millions de dollars. Les débuts sont durs car Sega contrôle une bonne partie du marché, mais l'arrivée de nouveaux titres plus impressionnants les uns que les autres vont rapidement changer la donne.
Nintendo décide à cette période de commercialiser un lecteur CD-ROM pour la super Nintendo et fait appel à Sony pour le développer. Le projet s'appellera Super Nintendo Play Station et est présenté au CES de juin 1991, mais un désaccord se produit entre les deux géants. Un contrat préalablement passé entre les deux compagnies stipule que si Sony devait fabriquer un nouveau support pour Nintendo, il aurait le contrôle total sur les jeux distribués l'utilisant. Un tel accord s'appliquant au Play Station, Yamauchi refuse de payer des royalties à Sony et annule le projet.
De plus, Philips vient de lancer son CD-I, une console hybride multi-application utilisant le support CD-ROM, dont Nintendo entend pouvoir s'attribuer la logithèque en faisant fabriquer par Philips un lecteur compatible CD-I pour Super NES. Nintendo signe donc un accord avec Philips et abandonne Sony. C'est cette année que Nintendo deviendra la première entreprise japonaise en dépassant Sony et Toyota.

La console sort en Europe en juin 1992. Zelda 3 arrive peu après et fait un carton à sa sortie. 1992 c'est aussi la sortie de Mario Land 2 sur GameBoy où Wario fera sa première apparition et de Mario Kart qui reste le jeu le plus vendu de la super Nintendo. Nintendo repousse la sortie du lecteur CD à cause du Super FX, processeur ajouté aux cartouches pour donner de nouveaux effets au jeux comme la 3D (Starfox). Nintendo veut en doter la machine de Philips qui ne verra finalement jamais le jour...#row_endEn 1993, Nintendo annonce le « project Reality » une console 64 bits développées avec Silicon graphics qui deviendra la Nintendo 64.
1994 voit la sortie du super game boy, accessoire permettant de jouer aux jeux GameBoy en couleur sur sa super Nintendo. Le project reality est renommé Nintendo Ultra 64 et ne proposera pas des jeux sur CD mais sur cartouches. La Super Nintendo accueille une nouvelle sorte de jeux aux graphismes égalants à l'époque ceux de la PlayStation et de la Saturn à peine sortis : Donkey Kong Country et Killer Instinct qui se vendent à des millions d'exemplaires. En même temps, le dernier joujou de Gumpei Yokoi, le virtual boy est présenté au Shoshinkaï (ancien Nintendo Space World) mais est boudé face à la PlayStation et la Saturn.
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La course de la Nintendo 64
En 1995, la N64 est présentée et est annoncée pour avril 1996. Les jeux montrés sont très beaux et proposent des graphismes supérieurs à ceux de la PlayStation.
Super Mario World 2 sort sur super Nintendo grâce au Super FX 2 et la qualité du jeu fait que la presse spécialisée le qualifie à l'époque comme le meilleur jeu du monde.
Le virtual Boy sort le 21 juin mais connaît peu de succès ce qui contraindra Gumpei Yokoi à démissioner et à créer sa propre entreprise qui contribuera plus tard au développement de la Wonder Swam.
En février 96, l'Ultra 64 s'appelle la Nintendo 64 et la sortie américaine est prévue en septembre. Le 10 septembre Square soft, ne trouvant pas le support cartouche de la N64 à son gout, s'en va développer Final Fantasy 7 chez Sony et c'est le divorce entre eux et Nintendo. Au Japon, la machine sort et se vend à 500 000 exemplaires rien que le premier jour et font de ces résultats foudroyants un reccord. Une nouvelle version de la Game Boy sort : la Game Boy pocket. Ecran de meilleur qualité, autonomie accrue et design allégé redonnent un nouveau souffle à la vieille portable.
Le premier mars 1997, la N64 sort au Japon et un petit jeu sans prétention, pocket monster sort au Japon et se vendra deux fois plus que Final Fantasy 7. La saga Pokémon commence là.#row_endEn 1998, malgré les bonnes ventes de la N64, Sony est toujours leader et le restera. Mais les possesseurs de 64 bits sont aux anges avec la sortie tant attendue de ce qui certains qualifieront de plus grand jeu du siècle : Zelda 64 - Ocarina Of Time. La Game Boy adopte des gadgets loufoques comme la Game Boy Caméra et la Game Boy printer mais ce qui la fera revenir sur le devant de la scène est le début du succès international de Pokemon qui connaît le succès qu'on lui sait.
En 1999, voyant que la Nintendo 64 ne dépassera jamais la PlayStation, Nintendo se concentre sur les pokémons pour s'enrichir et la Dolphin est annoncée ainsi que la Game Boy Advance. La nouvelle console de salon de Nintendo change de nom à sa présentation et s'appellera GameCube.
Parallèlement, la saga Pokémon continue à s'ancrer profondément dans la patrimoine Nintendo : les différentes suites sont toutes des succès. Ainsi, Pokémon Or & Argent s'écoulent à plus d'un million d'exemplaires en Europe dès le premier week-end. C'est une première.
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Un nouveau millénaire riche en surprises.
Le 21 mars 2001 sort au Japon le Game Boy Advance, successeur très attendu du GBC. Encore une fois, le succès est phénoménal au pays du soleil levant, suivi par les sorties américaine et européenne, les 11 et 22 juin de la même année. Le line-up de lancement comporte alors des titres tels que Super Mario Advance, F-Zero: Maximum Velocity et Kuru
Kuru Kururin. Le 14 septembre 2001, Nintendo sort le GameCube au Japon puis le 18 novembre 2001 en Amérique. En décembre, 2,7 millions d'exemplaires ont été exportés et 95% des stocks ont été vendus.
Début 2002, Nintendo, Sega et Namco annonce conjointement la création d'une nouvelle carte d'arcade appelée Triforce. Elle donnera notamment lieu au développement d'un Mario Kart en 2005. Le 3 mai, le GameCube atteint enfin l'Europe, avec une vingtaine de titres de lancement (dont Luigi's Mansion et Rogue Leader). Le mois de mai sera aussi un tournant pour la société : Hiroshi Yamauchi, après 52 ans de bons et loyaux services à la présidence, quitte Nintendo ! Il nomme Satoru Iwata remplaçant. Une nouvelle ère débute. Fin 2002, plus de 25 millions de GBA ont été vendus dans le monde.
#row_endEn mars 2003, une nouvelle version du GBA
fait son apparition : le GBA SP. Plus "portable", plus agréable, plus ergonomique, c'est encore un succès. Sur GameCube, les hits arrivent au compte-goutte, avec notamment Metroid Prime, Zelda : The Wind Waker et
Mario Kart : Double Dash. Parallèlement, Pokémon continue de bien marcher avec de nouveaux épisodes sur GBA.
C'est en janvier 2004 qu'est présentée la nouvelle console portable de Nintendo, la DS, une
console à deux écrans dont un tactile. Les avis sont partagés. Toujours est-il qu'à sa sortie fin 2004 (début 2005 en Europe) et depuis lors, le succès est au rendez-vous, avec des softs originaux, tels que Nintendogs, Brain Training ou Animal Crossing. Au Japon, ses ventes sont tout bonnement hallucinantes, écrasant la PSP de Sony. A
l'Electronic Entertainment Expo de mai 2005, Nintendo continue de surprendre en présentant la GB Micro, sorte de GBA miniature, mais aussi et surtout la Revolution, prochaine console de salon. Cette dernière crée la surprise grâce à sa manette "révolutionnaire" (je vous invite à découvrir toutes ses spécificités dans notre dossier correspondant).
Avril 2006, Nintendo annonce que le vrai nom de sa prochaine console de salon sera Wii, en mettant l'accent sur le fait que cela se prononce comme "We" (nous, en anglais) et en basant sa nouvelle campagne de communication là dessus.
La suite, vous la connaissez aussi bien que moi, si vous suivez l'actualité Nintendo de temps en temps...