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MICROMANIA GAMES SHOW 2006
Thème :
Salon
Auteur :
Kiklox, Manmedaz, Arkeopterix, Blayrow, Foxsleader
Date :
Jeudi 2 novembre 2006

 L’édition 2006 de l’événement à ne pas manquer en France sur le jeu vidéo, et rien que le jeu vidéo, s’est tenu à Paris ces derniers jours d’octobre, du 27 au 31 pour être précis. Incroyable mais vrai, l’équipe de Nintendo-Difference s’est rendue sur les lieux, non pas pour vous rapporter des informations… non tous les sites le font à vrai dire, donc quel en serait l’intérêt ? Non, ce dossier a pour vocation de vous amener à réfléchir sur l’avenir des salons, et en somme, du jeu vidéo. Mon Dieu que ça a l’air ennuyeux. Vous pouvez encore fuir.Télécharger le clip sur le Micromania Games Show 2006 (clic droit, enregistrer sous) |
Micromania Games Show 2006Du jeu et du geek !L’infiltration… le spectre de Sam !Un événement réussi !Le MGS 2006 Selon Manmedaz (Nintendo version)Les impressions des rédacteursNos vidéos exclusives |
Du jeu et du geek ! | |
| Ah l’air frais de Paris, rien de mieux le matin pour donner un coup de jeune à ses narines et ses paupières, car dans le piquant du quotidien parisien se trouve le plaisir de tout joueur en ce doux mois d’octobre 2006. Le Micromania Games Show, fameux salon dont il convient de rappeler le principe : créé par la plus grande chaîne française de vente de jeux, le Micromania Games Show est depuis quelques années l’occasion pour les clients acharnés du portefeuille de s’offrir un petit moment de plaisir. Officiellement et ce depuis son existence, ce salon n’est ouvert qu’aux membres fortunés de Micromania, les Goldmembers (à prononcer à la hollandaise), mais cette année, c’est la grosse déprime pour les riches : même les pauvres peuvent acquérir le droit d’entrer. Le luxe devient vraiment trop accessible… | Bon, si l’on cesse l’ironie un instant, on peut s’amener à se demander comment les organisateurs ont réussi à maintenir une foule bien plus nombreuse qu’autrefois dans un salon qui à la base est « privé », tout du moins un tout petit peu plus. La simple réponse tient en un mot : l’argent. Vendre un billet pour une journée à 5€ pour le vendredi, le lundi ou le mardi, et un billet à 5€ aussi pour une demi-journée en week-end, chez Micromania on est malin. Bref, maintenant qu’on a bien inspiré l’air de la ville, on est fin prêt à se jeter dans l’antre. Premier pas, premier bain de foule, les gens sont des bêtes, les joueurs de vrais geeks acharnés à choper le moindre goodie, et encore, si l’on peut appeler une boîte géante en carton de World of Warcraft un goodie, mon paquet de Prince de LU aussi est collector. On plaint les petits enfants qui, avec leur père ou leur mère, ou les deux, tentent de jouer un peu sur les différents stands présents, mais qui se font bousculer par les grands, les gens qui savent jouer. Heureusement Nintendo était-là, le seul stand où les animateurs prenaient en considération les débutants qui pourtant terrassent sans problème les jeunes de 18 et plus qui se croient béton des doigts à Guitar Hero. Les animateurs Nintendo étaient d’ailleurs majoritairement des filles, et soyons honnêtes, loin d’être laides. Forcément ça donne envie de jouer à la Wii et tâter ne serait-ce que trente petites minutes à cette Wiimote qui vibre, à ce Nunchuk que l’on maltraite, tout ça pour pousser Link à trancher du monstre dans le prochain volet de Zelda. |
L’infiltration… le spectre de Sam ! | |
| Evidemment, chez Nintendo-Difference, on sait y faire pour passer en douce sous le statut « Site professionnel qui ne l’est pas vraiment mais qui bosse dur pour un constructeur de console qui n’ose même pas daigner regarder l’effort que l’on fournit ni nous féliciter rien qu’un peu ». Bref, on arrive grâce à la gentillesse du personnel Ubisoft à garder la Wiimote en main plus d’une demi-heure. C’est ça l’organisation des salons du jeu aujourd’hui, tout est au contact, au feeling et bien évidemment, au piston. Forcément on a la haine de voir des gens qui ne le méritent pas profiter trois fois d’affilée d’une démo de RedSteel alors que nous attendons comme des cons derrière. Le monde vidéoludique est un monde cruel. C’est donc sans pitié et sans honte qu’il faut oser passer devant, bousculer tout le monde sauf les enfants, et davantage bousculer les vieux de la vieille qui croient avoir le droit de jouer plus que les autres. Malheureusement, de ce côté-là, le salon Micromania n’échappe pas à cette tendance, et ce malgré les tentatives d’organisation bienvenues, comme le tampon pour ne jouer qu’une fois à la Wii, les horaires pour les démonstrations, ou les tickets pour tester la Playstation 3. Même si sur ce dernier point on peut crier au scandale : attendre une heure pour tester trois minutes chrono en main des démos de jeux de caisse inintéressants, ou un FPS comme Resistance, sympa mais loin d’être passionnant, on se demande comment Sony a pu laisser une bonne impression. Franchement. Quant à Nintendo, c’est bien le seul éditeur sur place, avec Ubisoft, à avoir proposé quelque chose de vraiment présentable et agréable : de larges espaces, la possibilité de jouer sans se bousculer, des endroits tamisés et intimes pour la DS notamment avec des poufs pour s’asseoir et des tables pour jouer, et bien évidement des concours intéressants. | Nintendo faisait gagner des DS Lite Rose sur le célèbre Cérébrale Académie, tandis qu’Ubisoft offrait des stylos, des T-Shirts Rayman contre les Lapins Crétins ou RedSteel, ainsi que deux PC derniers cris aux plus chanceux. Bien entendu, d’autres lots étaient à gagner ailleurs, et c’est là qu’on constate que les gens qui squattent ce genre de salon deviennent fous au moindre bout de tissu à gagner. Dingue ça. On remarque aussi que la population de joueurs s’avère de plus en plus féminine, une bonne chose, le jeu vidéo atteint donc son rôle aujourd’hui de plaisir interactif ouvert à tous. Ce qui n’arrête cependant pas les responsables marketing à mettre en avant de jolies filles et très peu de jolis garçons.![]() |
Un événement réussi ! | |
5000 m² de plaisir et d’épuisement, voilà ce qu’était ce Micromania Games Show dans sa version 2006, sûrement son plus grand cru. Qu’on se le dise, les animateurs, l’organisation, et les stands, tout était bien orchestré. Certes, il fallait hargne et patience par moment pour pouvoir tester une ou deux bornes, mais après tout, c’est un salon, et comme tout bon salon, une guerre se déclare dès la première entrée entre chaque visiteur. Sans pleurnicher sur la forme et la présentation, on peut râler quand même quant au manque de bornes disponibles, Sega par exemple ne laissait que deux ou trois stations de libre pour son futur Sonic and the Secrets of Rings, qui s’avère pourtant diablement plus efficace que ses équivalents Playstation 3 et Xbox 360 sur le plan de la vitesse. Forcément quand on n’a pas l’espace d’un E3, on allonge les files d’attentes. Et on laisse l’occasion aux plus épuisés de se ressourcer aux toilettes malodorantes et au restaurant excessivement cher.![]() | Les pro-Nintendo diront que l’espace Wii était le point fort du salon :
oui mais pas seulement. La Xbox 360 de Microsoft occupait aussi une
belle part, et au moins avait l’avantage d’être présente un peu partout
pour que tout le monde puisse tuer le temps. Allez, avec les années, il y a des chances pour que le Micromania Games Show se fasse une belle et célèbre place aux côtés du Tokyo Games Show, le salon de Leipzig, de Berlin, ou bien encore le fameux E3 récemment transformé. Les parisiens et les français ont de quoi se réjouir. Le jeu vidéo n’est plus exclusif, et se décentralise, chose à laquelle on pouvait s’attendre, car depuis l’année 2005, le domaine vidéo ludique emprunte comme qui dirait une nouvelle voie, une toute nouvelle tournure qui augure de nombreuses surprises. Entre Nintendo qui apporte un nouveau concept, entre Microsoft qui parvient à détrôner lentement mais sûrement le géant Sony sur son terrain, qui lui de son côté tente une nouvelle approche multimédia afin d’attirer un maximum de personnes… on a de quoi s’attendre à un avenir mouvementé. Pas de nouvelle guerre des consoles, il faut croire que faire la guerre ouvertement à son voisin est passée de mode, maintenant on préfère jouer la carte de l’assurance et creuser des terres inexplorées. Maintenant, le joueur a véritablement les commandes, car c’est à lui de décider qui des trois s’en sortira demain. Le comportement et le pouvoir d’achat ayant grandement changés depuis les années 90, il y a fort à parier que d’ici les années 2010, le jeu tel qu’on le connaissait n’ait plus rien à voir avec son ancêtre. Kiklox. |
Le MGS 2006 Selon Manmedaz (Nintendo version) | |
| Un assez bon cru au niveau des jeux cette année, grâce aux deux nouvelles consoles. La DS pour sa part annonce pléthore de jeux excellents, et il est fort probable que nous nous approchions de son apogée avec de nombreux titres très prometteurs, qu'ils soient jouables ou seulement annoncés. La Wii a, de son coté, vraiment fait sensation, et on a pu découvrir l'un de ses nouveaux masques : un objet de drague. En effet, quoi de plus naturel que de montrer les gestes à faire à cette jolie femme qui tente tant bien que mal de jouer à Elebits, bien que dans notre cas c’était la susdite dame qui nous guidait. Outre cet aspect, la Wii étonne beaucoup de par la très grande sensibilité des capteurs de la Wiimote, bien que les interférences du capteur infrarouge avec la lumière, si elles étaient prévisibles, sont gênantes dans une moindre mesure ceci dit, car outre le stand Ubisoft de Rayman, nous n’avons pas été gênés. En tout cas, la console est vraiment très prometteuse, et semble en passe de tenir ses engagements. La jouabilité est excellente. La console en elle-même est vraiment minuscule, et ce n’est qu’une fois devant qu’on se rend compte de la prouesse réalisée par la firme japonaise. La manette se prend facilement en main, très naturellement, les sensations de jeu sont très naturelles. Le fossé avec les manettes « old school » est clairement important, mais le changement s’effectue sans heurt, les | repères étant même plus rapides à prendre pour le combo Wiimote-Nunchuk que pour une manette classique au final. La console sortira maintenant dans un peu plus d’un mois, mais on peut d’ors et déjà lui annoncer un succès, ne serait-ce qu’en regardant l’afflux de personnes sur le stand Wii et les queues aux stands Ubisoft (plus d’une heure ou deux généralement) et Sega. Il est clair que l’organisateur a fait le bon choix en limitant l’accès à la Wii, puisque cela permettait une meilleure ambiance et moins de bousculement, ce qui sied beaucoup plus avec l’image bonne enfant de la console. En bref, le meilleur est à venir, à n’en pas douter. Les jeux n’ont généralement pas déçu, et ce line up que prépare Nintendo s’annonce tout simplement géant. Rendez-vous le 8 décembre pour en juger dans de meilleures conditions ! |
Les impressions des rédacteurs | |
<> Wii - Red Steel : Bien que les graphismes ne soient pas tip-top, le jeu reste beau. Une fois la Wiimote en main, on est assez décontenancé par la sensibilité du contrôleur, un léger coup de poignet vous fait passer de bas en haut de l'écran. De plus, il est dans un premier temps déstabilisant de voir que la visée n’est pas directe, c'est-à-dire que si vous tenez la Wiimote devant vous en visant sur l’écran, le personnage ne visera pas forcément au même endroit. Il est donc définitivement clair que le jeu demande bien une vingtaine de minutes avant de prendre le coup de main, et dans des conditions telles que le Micromania Games Show, en 5 minutes de jeu, il est difficile de dire si oui ou non les difficultés rencontrées dans un premier temps s'estompent. De plus, Ubisoft a annoncé que la sensibilité et le mode de contrôle seront réglables via le menu d'options, on ne peut donc décemment pas émettre d'avis tranché sur cette question. Reste que le jeu a un potentiel et est convainquant. Il est certain qu'il trouvera son public et il est fort probable que les avis au sujet de ce jeu se fassent de plus en plus tranchés, tant tout dépend de l'immersion apportée par la Wiimote. En tout cas, le sentiment laissé par le jeu reste positif, et on a envie d'en savoir plus, ce qui est probablement le plus important pour les éditeurs sur un salon tel que celui là. <> Wii - Wii Sports : Une petite claque que ce jeu là ! En effet, s’il ne paye pas de mine avec ses Mii, Wii Sports reste diablement entraînant et immersif ! Il s’annonce réellement comme un jeu simple mais très amusant, tel que Nintendo le voulait. En somme, un bon jeu pour se faire des soirées tranquilles entre amis ou en famille, le tout dans la bonne humeur. <> Wii - Wii Sports (Baseball) : Les mouvements de la batte sont très bien retranscrits à l’écran, on s’y croirait. À vrai dire, la touche finale dans l’immersion est apportée par la vibration de la Wiimote. On se croit quasiment dans le jeu, sans être autrement dérangé par les graphismes. Il est clair que cette maniabilité est très jouissive, et avec des graphismes et une profondeur de jeu plus importante, cela pourrait donner des jeux très accrocheurs (peut-être que The BIGS 2K7 sera le jeu de baseball alliant les graphismes la jouabilité de Wii Baseball). <> Wii - Wii Sports (Tennis) : Tout comme Wii Baseball, Wii Tennis est très accrocheur. Au Micromania Games Show, on jouait donc en double à deux joueurs. Chacun des joueurs contrôlait deux personnages à l’écran, la seul chose qu’il avait à faire étant de taper dans la balle. Ça reste très immersif malgré que l’on n’ait pas à bouger le personnage – ce qui permet de se concentrer sur les tirs. Ce jeu s’annonce d’ores et déjà comme le plus fun des jeux Wii Sports, et devrait entraîner de longues parties à 4, remplies de fous rires. <> Wii - Super Monkey Ball Banana Blitz : Sega revient dans ce nouvel opus, et il semble clair que c’est le fun qui prime. Parmi les quelques mini-jeux que nous avons pu voir, tous étaient d’une réalisation très soignée, avec un graphisme mignon et propre, tel qu’on l’attend d’une série comme celle des Super Monkey Ball. Entre un Mario Kart-like dans lequel les singes courent le plus vite possible en se lançant des tas de bonus au visage, un jeu de boxe lorgnant de par son gameplay du coté de Wii Boxe et un jeu de squash qui nous fait jouer en bougeant le singe avec le stick du Nunchuk et tapant de la Wiimote, les mini-jeux s’annoncent variés et, qui plus est, pas forcément inutiles. Sachant qu’il en existe 50, et que ceux-ci ne font que compléter le mode principal qui contera pour sa part une centaine de niveaux, le jeu s’annonce comme un très bon cru, comme ses prédécesseurs, la maniabilité Wii en plus. <> Wii - Wii Play, Ping Pong : Un jeu très simple, chacun des participants déplace sa raquette et bouge ou non pour taper la balle, avec ou sans effet. Contrairement à Wii Sports, le jeu n’est pas aussi abordable qu’il n’y parait, et la sensibilité, excessive, empêche de s’amuser directement avec le jeu. Cependant, on commence à s’habituer après quelques minutes, bien que l’on garde une certaine impression de flottement, assez paradoxale, dans les commandes. Ceci dit, de ce que nous avons pu en voir, il s’avère que Wii Play est un achat très intéressant, d’autant plus qu’il est accompagné d’une Wiimote. <> Wii – Elebits : Eh bien, voici un jeu qui sait diviser les opinions. Les plus pessimistes le maudissent, alors que les éternels optimistes l’attendent, pour certains de pied ferme. Certes, ses graphismes sont somme toute assez modestes, et sa physique laisse à désirer. Malgré tout, le jeu est prenant, et la Wiimote, une fois de plus, nous plonge dans le jeu. Il est réellement amusant de prendre et jeter à tout va les objets dans la maison, de chercher les petits Elebits... Bref, la magie prend plutôt bien et on a presque l’impression d’être projeté dans la maison tant les gestes à faire pour ouvrir les placards, jeter les objets et autres folies sont naturels. Un jeu sympathique et prometteur, bien qu’on se demande toujours quels seront sa durée de vie, sa profondeur, et son but dans la version finale. Avis positif en attendant de le voir plus en détails, en définitive. <> Wii – Kororinpa : Ce petit jeu ne paye pas de mine. Pourtant, il se révèle étonnement accrocheur. Vous vous souvenez de ces jeux en bois, un petit labyrinthe avec des trous sur lequel vous mettiez une bille qu’il fallait mener d’un bout à l’autre en utilisant deux molettes sur les côtés permettant de pencher le support ? Et bien, c’est plus ou moins le même concept que vous retrouverez dans ce jeu, à ceci près que vous aurez affaire à des escaliers, ascenseurs et autres objets aimantés en plus des trous. Le concept n’est pas totalement nouveau donc, mais, comme tous les autres jeux sur Wii, c’est la maniabilité qui fait ici tout le charme du soft. Et quel ne fut pas notre étonnement de voir la sensibilité de la détection de mouvement de la Wii : les tremblements de la main du joueur étaient visibles à l’écran ! Bref, un jeu qui est très prometteur de par les challenges qu’il annonce, et de par sa maniabilité sensible mais juste. <> DS – Spyro : Shadow Legacy : Une approche du jeu pas très rassurante, les développeurs ayant faits le choix d’une vue de dessus très éloignée. Spyro semble avoir perdu de sa superbe dans ce passage sur DS, ces impressions restant à confirmer au travers d’un test plus long, bien entendu. <> DS - Crash Boom Bang ! : S'apparentant à un Mario Party, ce nouveau jeu mettant en scène Crash Bandicoot et ses amis n’a donc plus rien de ce que nous connaissions de ses ancêtres, à savoir majoritairement des jeux de plates-formes ayant rencontré un succès assez important. Ici, le jeu se résume donc à une succession de mini-jeux au grès de l’avancée sur le plateau. De ce que nous avons pu en voir, il n’y a rien de révolutionnaire là-dedans, une course de chevaux où vous devrez cravacher votre monture avec le stylet ou un mini-jeu au temps de réponse parfois déroutant et à l’intérêt limité où vous devez écraser de votre marteau des objets sortant de trous avant vos adversaires. Dans l’attente d’un test plus approfondi, nous restons sur un avis très mitigé du jeu. <> DS - Arthur et les Minimoys : Une petite surprise que ce jeu. En effet, il lorgne du côté d’un Wario Ware, et s’il n’égale pas la superbe de son modèle, il ne s’en tire pas si mal que cela. C’est donc une succession d’actions sans rapport les unes avec les autres qu’il vous sera demandé de faire, que ce soit de percer des insectes à l’aide d’une épée, rattraper un personnage qui tombe du ciel, tracer divers éléments du bout du stylet, trouver les erreurs. C’est moins ridicule que Wario, peut-être pas aussi efficace aussi. Effectivement, on tourne un peu en rond après quelques minutes de jeu, d’autant plus que certaines actions sont assez incompréhensibles. En bref un jeu qui pourrait s’avérer être une bonne surprise mais nécessitant un examen un peu plus profond avant de délibérer sur son sort.
<> Super Mario Galaxy : Depuis l’E3 et la merveilleuse surprise que nous a faite Nintendo avec Mario Galaxy, c’était sûrement le jeu que j’attendais le plus avec The Legend of Zelda TP. J’ai eu raison. Le jeu propose vraiment des graphismes à couper le souffle qui se démarquent franchement des autres productions Wii, et voir le tout tourner avec une de ces petites Wiimote à la main tient presque de la jouissance (presque seulement). L’aspect général fait résolument très next-gen, mais les graphismes ne font pas tout. Heureusement, Nintendo oblige, manier Mario se révèle un véritable plaisir. Il répond vraiment au doigt et à l’œil, la prise en main se fait vraiment très rapidement, et naviguer de planète en planète est très intuitif. Eh oui, Mario se décide enfin à sortir du château de Peach et va s’amuser dans l’espace. Aucun but précis dans cette démo cependant, on balade Mario un peu partout, on tue du goomba et c’est tout. Il faudra attendre la version définitive pour apercevoir l’ombre d’une « trame scénaristique », même si, Nintendo oblige une fois de plus, on peut se douter un peu de la tournure des événements. En tous les cas, voici un jeu à l’aspect technique léché, à la maniabilité intuitive et simple et au Mario très Pah ! Wah ! Whou ! <> Sonic and the Secret Rings : Opus qui a le mérite de se démarquer des autres versions Next-Gen de Sonic, c’est avec impatience que j’attends mon tour de jouer à la borne. Un joueur pas très doué finit son tour et le mien arrive. Je prends la Wiimote que je tiens horizontalement et c’est parti pour 5-10 minutes de sprint ! Un peu déroutante au début, la maniabilité rentre cependant très vite. Il suffit de pencher la télécommande pour avancer, l’incliner à droite ou à gauche pour tourner et presser le bouton A pour sauter. Elémentaire. Il a juste fallu s’habituer à la sensibilité excessive de la manette (réglable chez vous, c’est promis) mais, bientôt, des cris ébahis par la qualité de mon jeu s’élevèrent dans la foule. Logique. Tout s’enchaîne très vite, laissant peu de temps à la contemplation des décors qui sont pourtant très beaux, les virages serrés et autres sauts en catapultes se succèdant à une vitesse folle. On ne remarque presque pas le peu d’aliasing présent dans le jeu et la très bonne modélisation de Sonic attire irrémédiablement le regard. Le jeu n’a franchement pas à rougir de ses graphismes, l’ensemble est très agréable et on n’en demande pas plus pour un jeu d’une telle rapidité. Arrivé à la fin, on en redemande ! <> Excite Truck : Nouvelle franchise chez Nintendo, les différentes vidéos disponibles sur le net faisaient état d’un bon petit jeu, beau et rapide. On n’a pas été trompé. Tout comme dans Sonic and the Secret Rings, la manette se tient horizontalement, mais pour avancer cette fois, il ne faudra pas incliner la Wiimote mais simplement appuyer sur le bouton A. Même tarif par contre pour tourner : il faudra pencher la télécommande à guise. Très déconcertant au début, notamment (on ne le répètera jamais assez) à cause d’une sensibilité outrageuse, mais le tout rentre vraiment très vite pour peu qu’on s’applique un minimum. Gérer les dérapages se révèle très fun et les phases de turbo vous proposeront un flou certes classique mais toujours impressionnant à admirer, le tout ponctué de sauts de quelques dizaines de mètres de long (rien que ça) et d’adversaires coriaces. Résolument arcade, le jeu se veut fun et beau, que lui demander de plus alors ?
<> Call of Duty 3 : Avec Red Steel, Call of Duty 3 est un autre FPS que nous aurons la chance d'expérimenter au lancement de la console. Les screens présentés jusque là sont bien en adéquation avec le jeu : plutôt moche, avec des textures baveuses, il faudrap plutôt se tourner vers la maniabilité de CoD 3 pour en tirer quelque chose. Et là c'est le drame : si les phases de corps à corps avec l'ennemi sont prenantes, demandant de secouer la Wiimote et le nunchuck pour se dégager de l'emprise du vilain nazi et ensuite lui asséner un bon coup de crosse, les phases de tir sont des plus pénibles, dès lors qu'elles vous demandent un minimum de précision. Atteindre un tireur embusqué de l'autre côté de la rue est une horreur du fait de la sensibilité élevée de la Wiimote. On attend quand même de voir si cette imprécision gêne grandement le déroulement de l'aventure avant de crier au scandale. <> Excite Truck : J'attendais beaucoup de choses de cet Excite Truck et j'ai été un peu déçu. Non pas par les graphismes, au-dessus de la moyenne des jeux Wii présentés au MGS, mais plutôt par la maniabilité qui m'a parue assez imprécise. Déjà, il est indispensable de bien positioner la Wiimote entre ses mains et surtout de bien se positionner face au capteur de la console pour enfin pouvoir diriger son véhicule à peu près correctement. Après, ça allait un peu mieux et on peut enfin se rendre compte du potentiel du titre : c'est très fun, nerveux et rapide, j'aime beaucoup. Dommage que l'on se prenne si souvent des arbres et autres éléments du décor, mais après c'est une question de maîtrise.
Rayman contre les lapins crétins (Ubisoft): Sans doute le jeu qui a le plus fait parler de lui ces derniers temps, c'est aussi le titre qui a attiré le plus de monde lors de ce Micromania Game Show 2006. Il fallait s'armer de patience avant de pouvoir tester ce soft proposé par les studios Ubisoft. Deux bornes d'essais étaient présentes, une sur le stand même de l'éditeur et une autre dans le stand Wii. Mais on a bien vite compris que notre attente n'a pas été vaine, car dès la Wiimote en main on s'amuse comme des fous. Les fous rires s'enchaînent et le fun est au rendez-vous. Le jeu sera indispensable à quiconque possédera la Wii, grands comme petits. Wii Tennis (Nintendo): Ce jeu était jouable uniquement par deux, mais c'était une bonne occasion de s'amuser à plusieurs, car en effet ce titre est loin d'être un petit jeu sans intérêt, on se rend vite compte qu'il est même très intéressant. Le fait de pouvoir reproduire des mouvements de tennis devant un écran et que les personnages répondent à nos gestes au doigt et à l'oeil est tout bonnement jouissif. Sans aucun doute un jeu qui fera passer des moments conviviaux durant des soirées entre amis. Wii Play – Ping Pong (Nintendo): Malgré une sensibilité déroutante durant les premières minutes du jeu, on retrouve relativement vite nos repères et la sensation de faire une véritable partie de ping-pong s'installe lentement, au fil des points. Les graphismes n'ont pas besoin d'être sublimes, ils sont tout à fait corrects et l'immersion est au rendez-vous. Toutefois il vous faudra un moment avant de comprendre et de maîtriser la Wiimote afin de devenir totalement maîtres des coups que vous souhaiterez exécuter. Sonic and the Secret Rings (Sega): Un des jeux coup-de-coeur de ce salon, dans lequel le hérisson bleu, connu de tous, se déplace à une vitesse vertigineuse dans des décors hauts en couleurs. C'est beau, c'est fluide, et l'usage de la Wiimote est un vrai régal. Déjà que la longue dynastie des Sonic avait pris un sacré tournant en passant à la 3D sur la Saturne de Sega, une toute nouvelle sensation de jeu nous est offerte grâce à la Wii et à son controller exceptionnel. Il fera sûrement partie des grands jeux de cette console de salon made-in Nintendo. Custom Robo Arena (Nintendo): Le jeu de mechas de la DS de Nintendo s'est présenté comme étant un jeu relativement fun à jouer. L'animation est soignée, on apprécie presque les déplacements pourtant lents des robots, qui évoluent dans une arène exigüe. Le titre ne pouvait se tester qu'à deux, pour un duel en Wi-Fi, mais le plaisir était au rendez-vous. Toutefois, le soft des studios Noise semble un tantinet répétitif. | |
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