Pour peu que l’on connaisse le monde du jeu vidéo, Mario est et restera
un symbole. Un symbole de réussite, un symbole de qualité et un symbole
de plaisir – ne pas y voir d’allusion avec le plombier, hein – seul ou
à plusieurs. De ses premières aventures, aujourd’hui, il est vrai, il
ne reste plus que l’image du personnage qui vainc ses ennemis en leur
sautant sur la tête, entre ses versions Paper, Tennis, Party, Mario a
su parfaitement se reconvertir. En bien ou en mal, là n’est pas la
question, puisque le principal étant qu’il soit encore et toujours ce
fameux symbole.
Mais Mario, c’est avant tout une série de jeu de
plates-formes qui a su évoluer avec son temps. Finie donc la 2D avec
Super Mario 64, terminés les problèmes de caméra et les limitations
graphiques avec Super Mario Sunshine. Et voilà qu’arrive le nouveau
jeu,
Super Mario Galaxy. Son nom en dit d’ores et déjà long sur
l’intrigue, qui se déroulera non pas sur un monde, mais s’étalera à
travers une galaxie, grande première pour un plombier qui pour la
première fois va dans l’espace. Les nouveautés sont au rendez-vous, et
Nintendo-Difference a pu le découvrir tranquillement à travers
plusieurs niveaux de jeu, tous suffisamment différents pour se faire
une idée plus précise du contenu et des capacités de ce Mario nouvelle
génération. Oui, pour répondre à votre plus grande interrogation, Super
Mario Galaxy est beau. Mais loin d’être beau comme un Halo, un Bioshock
ou un Crysis peuvent l’êtres. En fait, il est beau grâce à cette
personnalité si forte qui le rend attachant : les couleurs transpercent
l’écran, les personnages sont détourés de manière à leur donner cet
aspect cristal probant et réussi qui se marie parfaitement avec le noir
intersidéral de l’espace comme avec le vert des collines. Et puis, tout
est cohérent, cela malgré l’absence de repères visuels indiquant où se
trouve le haut et le bas, les mondes cohabitent et peuvent être visités
en deux trois coups de
WiimoteWiimoteLa Wiimote est le sobriquet donné au fameux contrôleur à reconnaissance de mouvement de la Wii, dévoilé en septembre 2005 à l'époque ou la console portait encore le nom de Revolution. Le mot Wiimote vient tout simplement de la contraction de Wii, le nom de la console, et de remote, qui veut dire télécommande en anglais et dont on peut retrouver des semblants de design dans le contrôleur made in Nintendo.
si bien à l’envers qu’à l’endroit. C’est
là la véritable force de ce successeur à Super Mario Sunshine.
Car
Shigeru Miyamoto n’ayant sûrement pas oublié son projet
Mario 128 –
souvenez-vous de cette démonstration GameCube avec 128 Mario marchants
sur une boule – et son objectif de faire évoluer la façon de jouer plus
que l’améliorer, c’est à la fois entre méfiance et curiosité que l’on
découvre cette idée de jouer dans une totale désorientation. Au final,
tout passe très bien, on s’y retrouve et ce malgré quelques très légers
problèmes de caméra qui se cogne contre une planète ou un météore.
Aidés par cette
maniabilité instinctive qui réinvente les jeux de
plates-formes Mario, on finit vite par prendre ses aises à faire
marcher, ou voler une fois le costume d’abeille récupéré, Mario à
travers ces mondes regorgeant de mécanismes et de bonnes idées, qui
font d’ailleurs parfois penser à Metroid Prime. Faire passer Mario dans
des passages étroits, à l’envers, le faire sauter d’une fleur jusqu’à
une autre en esquivant les jets d’eau capables de rendre le costume
d’abeille obsolète… Bref, Mario est aussi gymnaste, on le sait tous. Il
est d’ailleurs accompagné de la Wiimote qui sert à récupérer à la fois
les étoiles – que l’on peut lancer sur les ennemis pour les assommer –
ou à accrocher Mario à des endroits précis pour l’envoyer valser dans
l’espace à condition de ne pas lâcher le bouton B au risque de finir sa
balade à travers le vide jusqu’au Game Over ponctué d’un rire de Bowser.
Les
pièces ne sont donc plus les seuls éléments à récupérer – celles-ci
permettent toujours de remplir sa jauge de vie – de même des fragments
d’étoiles au nombre de cinq permettent de recréer une étoile de
lancement dans une zone précise qui, une fois dedans, demande d’agiter
la Wiimote pour nous propulser vers une autre planète. Quand celle-ci
n’est pas habitée d’un
bossbossLe Boss (Patron, en français) est d'une manière quasi générale le grand méchant qui vous attend à la fin d'un sous-niveau ou d'un monde. Il se caractérise par une puissance plus accrue que celle des ennemis ordinaires et est par ailleurs beaucoup plus tenace. En règle générale, les Boss montent à crescendo, plus vous avancez dans le jeu et plus ils sont difficiles à battre.
gigantesque ou d’une abeille velue
suffisamment grande pour qu’on puisse s’agripper à son pelage façon
Shadow of the Colossus. Joli effet de poils d’ailleurs. Le jeu n’hésite
pas à user et abuser des jeux de lumières qui rendent le tout plus
magique et rendrait presque gaga tant on assiste à un véritable feu
d’artifice d’effets divers. Mais que les plus réticents se rassure,
Super Mario Galaxy est avant toute chose un jeu de
plates-formesplates-formesC'est un genre de jeu résidant sur l'habileté du joueur à se
déplacer de plates-formes en plates-formes. (Super Mario Bros, Sonic,
Rayman).
pur et
dur, tout du moins la démonstration le laisse supposer, et on se
retrouve donc à mille lieux de l’aventure Super Mario Sunshine tout en
se rapprochant de ces niveaux « rétros » et bonus qui étaient cachés –
ou presque – dans ce dernier. On doit donc apprendre à jongler avec des
briques qui se forment sous nos pieds et des fleurs sur lesquelles on
peut marcher qui disparaissent au moindre choc. Tout est dans la
maîtrise de la Wiimote et du Nunchuk.
Globalement, ce Super
Mario Galaxy a tout du très bon jeu Mario, et semble vouloir corriger
le tir de son aîné Sunshine, on s’amuse et c’est bien le principal. On espère que la
durée de vie tiendra le coup quand on voit que les quelques niveaux
proposés lors de la démonstration se terminaient assez vite, mais même
en essayant de chercher quelques points noirs, au final on en revient à
la même conclusion que tout le monde :
vivement le 16 novembre.
jOsz
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Vous avez joué combien de temps ? Chopé combien d'étoiles ?