Décidément, le portage d'
Okami sur Wii n'a pas fini de faire parler de lui. Après l'affaire
des jaquettes estampillées IGN, pour laquelle
Capcom avait trouvé
une résolution convenable, c'est au tour des crédits de fin - ou plutôt de leur absence totale - de faire de gros remous sur la Toile. Sauf que cette fois, l'affaire trouve des ramifications jusqu'en la personne d'Hideki Kamiya, directeur d'
Okami chez feu
Clover Studios, et également créateur de séries telles que
Devil May Cry ou
Viewtiful Joe, rien de moins. Et qui n'a eu aucune implication dans ce portage Wii,
Capcom ayant confié le bébé à
Ready at Dawn (
Daxter, God of War PSP).
Kamiya,
à travers le blog officiel de son nouveau studio
Platinum Games - message traduit en anglais
à cette adresse - déplore donc à travers un long post la coupure des crédits de fin. Finalement pas tant à cause de l'absence de son nom et de celui de tout le staff de
Clover, mais surtout car son absence ne permet pas de convoyer l'
omoi des personnes ayant travaillé sur la version originale d'
Okami.
Omoi, concept typiquement japonais que le traducteur indique comme étant un amalgame d'émotions, pensées et messages. De là, Kamiya explique à quel point cet
omoi était important, à la fois pour lui et pour le joueur, pour conclure une aventure épique d'une trentaine d'heures sur le plan du ressentiment, allant bien au-delà d'un simple déroulement de noms. Et quant on voit
la séquence en question au terme de l'aventure
Okami, on comprend d'autant mieux ce que le bonhomme veut dire.
Ce sont des joueurs américains qui,
sur les forums de Capcom USA, avaient révélé en premier lieu le pot-aux-roses. Sujet sur lequel un responsable du forum explique que
Capcom n'avait aucun droit d'utilisation du logo
Clover, étant donné que le défunt studio n'a été impliqué d'aucune manière dans le portage. Et qu'il ne pouvait pas simplement amputer la séquence de ce dérangeant logo, puisque l'
éditeuréditeurCe sont les sociétés qui éditent les jeux. Ils sont en contact avec les développeurs qui ont créé le jeu et en assurent la commercialisation et éventuellement la promotion à sa sortie.
n'était plus en possession de la vidéo originelle. De plus,
Didier Malenfant, président de Ready at Dawn - en charge du portage Wii, donc - indique que non seulement l'affaire posait des problèmes d'ordre légal avec Capcom Japon, mais que de plus la version Wii prenait beaucoup plus d'espace disque que la version PS2, et qu'il aurait été de toute façon difficile de faire tenir les crédits en supplément. Malenfant précise également qu'il était un grand fan d'Okami et du travail de Clover, et que cette malencontreuse coupure n'est en aucun cas un manque de respect vis-à-vis d'Hideki Kamiya et son équipe.
Communication à bâtons rompus entre éditeur et développeurdéveloppeurCe sont les sociétés qui développent (créent) les jeux. Elles sont dépendantes des éditeurs qui leur donnent leur budget et le temps qu'elles ont pour achever un projet.
, assets indisponibles, problèmes techniques et légaux : les responsables devant ce double fiasco assez magistral s'avèrent multiples. Et, sans trop forcer, la majeure partie du blâme est facilement imputable à un Capcom visiblement peu regardant quant à la mise sur le marché de ce portage. Toujours est-il qu'à l'aube de la sortie d'Okami sur Wii, c'est non seulement un créateur et son équipe, mais également toute une communauté de joueurs, qui se retrouve au final lésé devant un titre d'exception dépourvu d'une partie de l'âme de son staff original. Et à Amaterasu d'hurler à la lune. Okami Wii sera disponible le 13 juin prochain en Europe.
Kayle Joriin
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La version Wii prend plus de place sur le DVD ? Euh ... Ils nous prennent pas un peu pour des cons là ?
Je crois plus à un mélange de "j'men foutisme" et de procédures légales trop chiantes à mettre en place. Bref je vais me garder mon petit exemplaire PS2 moi.