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NEWS INFO
titre du jeu : Heroes of Ruin joueurs : 1 à 4
développeur : n-space Inc.
éditeur : Square Enix
sorties : EUR 15 juin 2012 - USA 26 juin 2012 - JAP Inconnue
mini_une
console[info] [Hands-on] Heroes of Ruin, on y a joué !
rédigé le 23 janvier 2012 à 00:03
Janvier a toujours été une période calme en terme d'actualité vidéoludique. Cependant, il serait faux de penser que tout s'arrête à cette période. Ainsi, nous avons bravé le froid - tout relatif - afin de nous rendre dans les locaux parisiens de Square-Enix, et de tester l'un de leurs prochains jeux 3DS, Heroes of Ruin. Nos impressions à chaud.

S’il y a bien une chose dont on ne peut plus se plaindre un an après le lancement de la 3DS, c’est bien du catalogue de la console. Décrié comme maigre à sa sortie, celui-ci s’est paré depuis de pléthore de jeux, tous aussi variés en genre qu’en qualité, et cela malgré le creux de la vague des mois qui ont suivi le lancement de la console. Dans le lot d’annonces faites pour rassurer les joueurs en mal de ne pouvoir dépenser leur pécule, Heroes of Ruin est apparu discrètement dans les dédales chaotiques du salon de l’E3 2011, sous l’égide du seigneur du Role Playing Game japonais : Square-Enix.

Le titre fut accueilli par la presse avec un certain enthousiasme auquel nous avions également succombé. Le pari n’était pas spécialement gagné car, derrière le château Squenix, se cachait le pot aux roses ou plutôt le studio N-Space - un studio malheureusement connu pour des portages de licence perdant toute leur dignité une fois passées entre leurs mains.

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Mais ici tout est différent avec Heroes of Ruin. On pouvait d’ores et déjà saluer Square Enix de supporter un jeu n’ayant aucun rapport avec aucune autre licence, ce qui rappelons-le n’est pas l’apanage de la société. On pouvait aussi saluer la volonté du studio N-Space de tenter de se démarquer en proposant leur propre contenu ainsi qu’un genre absent du catalogue : du hack’n’slash mâtiné de dungeon-RPG.

Près de huit mois plus tard, Square-Enix nous invite à reprendre contact autour d’un café avant de replonger dans les dédales maléfiques, à la recherche d’un remède pour le seigneur Ataraxis, gouverneur de la ville de Nexus, atteint d’une étrange maladie, et dont la perte risquerait de balayer la paix si durement obtenue par nos ancêtres. Sensibles à l’appel de l’aventure, de la gloire et de la fortune, nous répondions présents, quand bien même il s’agissait de parcourir cet univers dans une version alpha toujours en cours de développement et avec tout le lot de bugs que cela représente.

Derrière un scénario des plus original, digne d’un script laissé par un Robert E. Howard atteint d’Alzheimer, le jeu ne cache pas son appartenance au genre médiéval-fantastique, teinté de comics et d’heavy metal. Les artworks semblent issus d’une couverture de Métal Hurlant ou encore d’un album de Manowar. Cela aurait pu ressembler aussi à du Brutal Legend, mais Heroes of Ruin s’est totalement purgé d’humour afin qu’il ne reste que l’essence même de la bicepserie. Cooking Mama reste à la maison faire des tartes, les valeureux partent en quête pour dézinguer sévère et surtout cumuler du stuff en tout genre. Car, oui, c’est bien de hack’n’slash dont on vous parle, celui-là même où il faut choisir d’incarner un guerrier, un archer ou un magicien. Cependant Heroes of Ruin ne fait pas dans la dentelle, il s’agira donc plutôt de Savage pour le guerrier, Alchitect pour le magicien, Gunslinger pour l’archer mais façon Dante, c’est-à-dire avec des cartouches plutôt qu’avec un carquois, et enfin Vindicator pour le guerrier mais en mode furries car la fourrure c’est chic, et que les Cosmocats ont sûrement aussi une grande place dans le cœur des développeurs.Il sera ainsi possible de personnaliser ses petits mercenaires avec tous les paramètres habituels, couleur de peau, chapeau, coloration capillaire et autres accessoires de mode. Cela restera sommaire, le plus important étant de partir à l’aventure.

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Si le scénario tient dans un dé à coudre, le scénariste Vavoirlàbassij’ysuis aura réussi à déposer le script des missions dans le même dé. L’effet escompté est là. On tape sans attendre et même sans savoir : de toute façon, tout ce qui nous entoure est hostile, créatures et amphores comprises. Si tout cela nous résiste, c’est forcément parce qu’ils détiennent de précieuses pièces ou, encore mieux, de rares objets. Ces trésors nombreux seront dissimulés ici et là au travers des niveaux, ce qui nous obligera à faire le ménage dans les moindres recoins. Malgré cela, l’inventaire du mercenaire n’est pas illimité et il faudra choisir de laisser certains objets au profit d’autres ayant plus de valeur. Anneaux, chaussures, gants, armes, tout y est - chacun ayant son influence sur tel ou tel paramètre ou ne pouvant être utilisé que par une seule catégorie de mercenaire. Voilà de quoi parfaire le coté RPG, avec des caractéristiques en pagaille et de l’or plein les poches.

Les niveaux, quant à eux, sont non seulement plutôt vastes, mais également générés de façon aléatoire, avec certains passages obligatoires dans des zones correspondant aux éléments de quêtes : boss de mi-niveau et boss que l’on retrouvera entre deux checkpoints. Voilà pour les aspects dungeon du jeu ; à chaque fois que l’on redescend à la cave, les murs ont encore changé de place mais les bouteilles sont toujours là.

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À proprement parler, Heroes of Ruin semble un peu daté techniquement, les textures sont plutôt baveuses et la modélisation mal dégrossie. Et même si le titre n’apparait pas avoir réellement d’empreinte visuelle, le tout reste cohérent et, à défaut de nous émerveiller, il nous conforte dans un monde quasiment familier aux fans du genre. Les éléments de décors, bien que disposés aléatoirement, sont variés. L’effet de profondeur de la 3DS profite à la vue de dessus. L’ambiance sonore est plutôt réussie, misant sur une construction par nappes successives, jouant de notre attente au fil de nos explorations, s’accordant parfaitement avec la construction aléatoire des niveaux. La démo présentée nous donnait l’occasion de rencontrer un bestiaire plutôt varié en genre et en taille. Au point qu’il nous est possible, en étant seulement niveau 9, d’apprendre la vie à un Léviathan qui semblait pourtant avoir pris un stage de maîtrise du ninjustu tentaculaire dans Mario Galaxy.

Au-delà de la partie solo, seul mode que nous avons pu essayer, le jeu semble avoir de nombreux atouts dans sa manche. Par exemple, des fonctionnalités Spotpass et Streetpass, permettant d’envoyer et de recevoir des objets en tout genre, ou de télécharger de nouvelles quêtes quotidiennement (durant au moins un an). À cela s’ajoute un mode multi allant jusqu'à quatre joueurs en co-op local et en ligne, basé sur un système drop-in/drop-out, ce qui laisse espérer de nombreuses heures de quêtes.

Si N-Space se lance bien dans une création originale, celle-ci n’en est pas pour autant original. Le concept du jeu ainsi que son univers n’ayant pas spécialement de qualité novatrice respecte cependant les codes du genre et se montre pour le coup efficace. Ceci dit, le hack’n’slash et le dungeon-rpg sont des genres souvent associés à la répétition, voir à la lassitude. Espérons que le titre trouvera son équilibre et que les modes multi ainsi que les fonctionnalités Spotpass et Streetpass atténueront ces défauts. Pour finir, même si le jeu peut faire pâle figure face aux gros titres de la ludothèque 3DS, qui en mettent plein la vue, Heroes of Ruin peut se vanter d’être le premier de son genre misant pleinement sur l’exploitation des fonctionnalités de la 3DS, tout en n’étant ni une licence, ni un portage.

Actuellement prévu pour 2012 sans plus de précision, le jeu est toujours en court de développement. Nous ne pouvons que lui souhaiter d’avoir sa chance sur les étals, une chose qui sera grandement influencée par la date de sortie d’un certain Monster Hunter 3G.


Finch
Posts : 627
Posté le 23 janvier 2012 à 02:55
Ca peut être sympa, et je pense qu'un bon mode multi peut bien booster l'intérêt du titre.
Par système drop-in/drop-out tu veux dire que les joueurs peuvent entrer et sortir de la partie quand bon leur semble ? Je vais pas checker sur google parce que je pense que d'autres quidams peuvent se poser la question ;)

MrGodjira
Posts : 255
Posté le 23 janvier 2012 à 07:21
Exactement, c'est la possibilité d'entrer et de sortir à tout moment de la partie
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