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consoleconsoleconsoleconsole[info] Les réminiscences de Yuji Naka
rédigé le 6 septembre 2012 à 16:07


les réminiscences de Yuji Naka


Yuji Naka se fait rare, trop rare. Parfois, des journalistes se rappellent à lui et vont à la rencontre de cette légende du jeu vidéo quelque peu délaissée par les lumières médiatiques. L’interview que l’ex-créatif vedette de Sega a accordé il y a quelque temps à GamesIndustry.biz n’est pas aussi riche de renseignements qu’escompté, l’homme avance prudemment sur certains sujets épineux, pèse ses mots pour parler de situations inconfortables ou revêt ses habits d’élève consciencieux quand il aborde le nouveau challenge de Nintendo.

Sans surprise, il déplore la surcapitalisation des jeux Sonic, responsable du déclin créatif de son ancienne production dont les droits d’exploitation ont été abandonnés à Sega avant son départ. Pour le game designer, c’est en cédant à la facilité que Sega a annihilé l’effet de compétition « le joueur ne ressent plus cette   gratification extrême d’avoir eu le sentiment de relever une épreuve difficile à réaliser. » regrette Naka. Il prêche pour un meilleur équilibre : « il faudrait augmenter modérément la dureté du challenge [...] la jouabilité de Sonic est simple [...] tout en vitesse [...] il est possible d’y associer des choses complexes » afin de convenir au public exigeant.

Il loue l’ancienne rivalité entre Sonic et Mario qui a rythmé l’époque des consoles 16bits. Un retour à cet antagonisme pourrait selon le volubile créatif donner « un nouveau souffle » salvateur à la franchise Sonic. Ce vent de créativité qu’il appelle de ses vœux pourrait s’étendre à « Nights mais le temps me manque, peut-être dans un proche avenir. »

La scène ludique sur Smartphones est source d’intérêt pour Naka. En effet, la production de son studio Prope s’oriente vers ce nouvel eldorado « qui risque d’avoir un impact énorme sur les consoles de jeux. Il faut être attentif à son évolution » avertit le nouveau stratège. Pour autant, il n’en oublie pas son premier amour, les grosses productions dîtes triple A.

Il aura joué de malchance lorsqu’il a débuté sa carrière d’indépendant : « je travaillais sur deux gros titres avec le dessein de réaliser quelque chose de jamais vu dans l’industrie. Malheureusement, ces deux jeux ont été annulés alors que nous étions au milieu de leur phase de développement » s’agace Naka.

Les plates-formes
plates-formesC'est un genre de jeu résidant sur l'habileté du joueur à se déplacer de plates-formes en plates-formes. (Super Mario Bros, Sonic, Rayman).
nouvelle génération pointant leur bout de leur nez donneront peut être l’occasion au génial game designer de se relancer : « par habitude, je manifeste un enthousiasme débordant au sujet des folles spécifications techniques des nouvelles consoles » avec en point de mire une Wii U prenant le virage de « l’originalité, je suis impatient de découvrir ce que Nintendo nous réserve. »

Ce vétéran de l’industrie vidéoludique est optimiste pour la génération montante de jeunes talents, la scène indé' leur offrant les moyens « d’essayer énormément de choses différentes » à condition d’avoir « l’esprit ouvert » afin de les voir « évoluer et grandir. J’ai hâte de les voir à l’oeuvre et nous offrir des créations vraiment hallucinantes. »

Draco
Posts : 5546
Posté le 6 septembre 2012 à 16:26
Naka a bien fait de s'en aller, quand tu es un créatif et que tu ne peux plus t'exprimer, en témoigne les deux jeux annulés dont il parle, il ne te reste plus qu'à partir et fonder ton "Prope" studio (hop un jeu de mot en plus, un). Viendra peut-être un temps ou sir Miyamoto fera pareil bien que sa liberté au sein de Nintendo reste grande et son poids important, surtout auprès de Yamauchi l'actionnaire principal :D

Kayle Joriin
Posts : 4542
Posté le 6 septembre 2012 à 16:50
Pour moi, le parcours de SEGA depuis l'arrêt de son activité de constructeur reste l'un des plus gros gâchis de l'histoire du jeu vidéo. Je ne sais pas comment ils ont fait leur compte, mais ils ont réussi à pourrir la quasi-totalité de leurs franchises et ne valent plus aujourd'hui que pour leur activité d'édition.

Le pire dans tout ça, c'est qu'à défaut de faire de bons jeux, ils pourraient au moins exploiter correctement leur patrimoine. Mais même ça, ils le font comme des manches. Ils semblent par exemple avoir complétement oublié qu'entre 1994 et 2000, il existait une console qui s’appelait la Saturn. A défaut de nous pondre de vrais nouveaux épisodes, qu'est-ce qu'ils attendent pour ressortir un Shining Force 3, un Dragon Force ou un Panzer Dragoon Saga ? C'est pas comme s'ils se vendaient à prix d'or sur eBay...

Ce message a été modifié par Kayle Joriin, 6 septembre 2012 à 16:57

Draco
Posts : 5546
Posté le 6 septembre 2012 à 18:50
Comment leur en vouloir de ne pas revenir à cette période où ils étaient déjà en quasi faillite et ou le PDG investissaient des milliards pour renflouer sa société. Les problèmes financiers de SEGA ne datent pas des années 2000 malheureusement pour eux. Ceci dit, je suis d'accord qu'ils ont très mal géré leur parc à licences et qu'il serait peut-être temps de fonder un nouveau studio interne qui s'occuperaient des grosses productions (Skies of Arcadia 2, Shining Force 3 et Cie...). Mais ceci va leur demander de prendre un nouveau gros risque et au moindre échec bye bye SEGA... de quoi les refroidir à oser de nouveau !

Kayle Joriin
Posts : 4542
Posté le 6 septembre 2012 à 19:43
Je leur reproche pas d'avoir arrêter leur activité de constructeur. Loin de là. Mais je ne comprends tout simplement pas comment ils ont pu pourrir à ce point un patrimoine aussi grandiose. A croire que tous leurs créatifs se sont barrés d'un coup...

Draco
Posts : 5546
Posté le 6 septembre 2012 à 20:13
Je parlais uniquement des jeux là hein pas de leur passé de constructeur !

Kayle Joriin
Posts : 4542
Posté le 6 septembre 2012 à 23:21
Sauf que s'ils ont été en quasi faillite à un moment, c'était à cause de leur activité de constructeur. C'est bien pour ça qu'ils l'ont stoppé.

Draco
Posts : 5546
Posté le 7 septembre 2012 à 01:22
Oui mais je te dis juste que étant donné qu'ils ont été tout proche de la faillite et que les jeux ambitieux coutent la quais totlaité du cash d'une boite, si ce jeu est un échec c'est le plongeon assuré ! SEGA le sait et ne prendra aucun risque, du coup ceci explique pourquoi tu as le sentiment de licences pas abouties ou de suites qui n'arrivent pas. Car faire une suite a Skies of Arcadia par exemple ca demanderait forcément des moyens ambitieux et donc une prise de risque maximale et sega s'en sort parfaitement sans prendre ces risques d'ou pourquoi je dis : Qu'est-ce qui les pousseraient à changer de fusil d'épaule ? :p

Kayle Joriin
Posts : 4542
Posté le 7 septembre 2012 à 02:14
Un projet ambitieux ne fait pas forcément un bon jeu et inversement. Surtout de nos jours avec les plates-formes de téléchargement qui te permettent de proposer facilement des projets de moindre ampleur.

Sans compter qu'encore une fois il y a tout un pan de leur histoire qu'ils semblent avoir mis de coté (l'époque Saturn). Ça leur couterait quoi de proposer Shining Force 3 ou Dragon Force sur XBLA, par exemple ? Et le pire, c'est que même quand ils font des trucs sympas, ils les localisent même pas (Shining Force Feather, Valkyria Chronicles 3).

Ce message a été modifié par kayle joriin, 7 septembre 2012 à 09:53
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