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 Nintendo  RPG     Site officiel
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Test Nintendo Switch de Xenoblade Chronicles 2 : une oeuvre gigantesque à la hauteur de ses ambitions

 Par Draco,
 le 30/11/2017 à 14H50

Il était encore difficile d’y croire depuis l’E3 2017, mais Monolith Software a bel et bien réussi à sortir Xenoblade Chronicles 2 pour l’année de lancement de la Nintendo Switch, alors que deux ans nous séparent du lancement de Xenoblade Chronicles X sur Wii U. Le jeu a eu droit à une communication très poussée sur tous les plans pendant plusieurs mois, ce qui était plus que nécessaire étant donné que Xenoblade Chronicles 2 est le premier grand RPG de la Switch édité par Nintendo. L’attente aura été longue depuis la première présentation du titre le 13 janvier, mais nous pouvons enfin explorer le monde mystérieux d’Alrest imaginé par le grand Tetsuya Takahashi. Plein de très bonnes intentions sur le papier, ce nouveau RPG se focalise cette fois-ci sur l’histoire, comme ce fut le cas pour le premier Xenoblade Chronicles sur Wii et New 3DS, le tout avec de grandes zones à explorer et des musiques servies par des compositeurs très talentueux. Xenoblade Chronicles 2 fait-il donc partie des valeurs sûres de l’année de lancement de la Switch ?

Un test rédigé par Klaus !


Elysium, in the Blue Sky

L’histoire de Xenoblade Chronicles 2 prend place dans le monde d’Alrest, qui recouvre une mer de nuages gigantesque où se trouve en son centre l’Arbre-monde, l’Elysium, un lieu décrit comme un paradis pour l’humanité, où règnent la paix et la prospérité. Mais un jour, les habitants en furent bannis pour une raison inconnue et décidèrent de se réfugier au pied de l’arbre. Face au désespoir des habitants, leur créateur, le divin père connu sous le nom de « l’Architecte », décida de leur envoyer ses serviteurs, des Titans mystérieux sur lesquels l’humanité dut s’installer. Mais comme les humains, rien n’est éternel, et les Titans commencent peu à peu à sombrer dans la mer de nuages, l’humanité avec…

Lien direct (attention : la bande-annonce contient des séquences pouvant être considérées comme des spoilers)

 

Nous suivons l’aventure de Rex, un jeune récupérateur qui gagne sa vie en extrayant des ressources et des trésors en plongeant sous la mer de nuages. Alors qu’il vivait des jours paisibles en travaillant et en étant hébergé par un vieux Titan nommé Azurda, la vie du protagoniste bascule le jour où il rencontre Pyra, une Lame légendaire aux origines mystérieuses ayant l’apparence d’une jeune fille, qui est également connue sous le nom de l’Aegis. Après plusieurs péripéties, Rex et Pyra décident de voyager ensemble vers l’Elysium pour sauver le monde d’une fin funeste, aux côtés de plusieurs personnages comme Nia, Dromarch, Tora, Poppi, Zyk et bien d’autres. Mais au cours de leur périple, ils devront faire face à de nombreuses difficultés et à des événements tragiques.

En plus des Titans qui abritent des paysages, des populations et des créatures très variés, on trouve des Lames, des formes de vie artificielles qui se lient aux Pilotes, comme Rex qui en est devenu un suite à sa rencontre avec Pyra. Après avoir réussi à résonner avec une Lame, le Pilote peut utiliser son arme et ses pouvoirs. Il a bien sûr la possibilité de résonner avec plusieurs Lames différentes, dont des Lames rares aux apparences très variées. Dans notre monde, elles ont été conçues par environ trente artistes japonais travaillant dans de nombreux domaines, tels que l’animation, les jeux vidéo, les mangas et les light novels. Du côté des personnages, Monolith Soft a fait appel à Masatsugu Saito pour les personnages principaux et à Tetsuya Nomura pour les membres de l’organisation Torna, qui fera tout pour s’emparer de la puissance de Pyra et empêcher les héros d’arriver à l’Elysium.

 

 

Le scénario de Xenoblade Chronicles 2 est divisé en plusieurs chapitres, dont la longueur peut varier en fonction de la façon de progresser. Cette fois-ci, Tetsuya Takahashi s’est occupé d’écrire entièrement l’histoire, seul. Par la suite, elle a été fournie à deux scénaristes qui avaient déjà travaillé pour Xenoblade Chronicles X : Yuichiro Takeda et Kazuho Hyodo, qui se sont partagé l’écriture du script (les chapitres pairs pour Takeda et les chapitres impairs pour Hyodo). Dès le début, on remarque très bien que Takahashi a voulu à la fois essayer de nouvelles choses, comme développer l’idée de tolérance dans les relations entre les personnages, et conserver des thèmes matures qu’il traitait déjà dans Xenogears, Xenosaga et les deux Xenoblade précédents. On trouve également de nombreuses références à la mythologie nordique et grecque.

Will the suffering ever come to an end?

Bien sûr, Takahashi oblige, Xenoblade Chronicles 2 n’échappe pas aux longues cinématiques remplies d’action, d’émotions et de rebondissements. En dehors des moments sérieux, les scénaristes ont souhaité ajouter des passages humoristiques. C’était déjà le cas dans les autres Xeno, mais on en trouve un peu plus dans Xenoblade Chronicles 2, les personnages principaux étant majoritairement plus jeunes. Au début de l’aventure, en plus d’apaiser l’atmosphère, les moments humoristiques permettent de s’attacher aux personnages. Cela fonctionne très bien avec le Nopon Tora et sa Lame artificielle Poppi, mais aussi Nia et Dromarch, ainsi que Rex et Pyra, la relation entre les deux amis se développant tout au long de l’aventure. En général, l’écriture est plus que correcte, le rythme est bon et on s’ennuie rarement. En outre, les développeurs ont ajouté plusieurs possibilités permettant de profiter plus facilement de l’histoire, contrairement à Xenoblade Chronicles et Xenoblade Chronicles X où il était parfois nécessaire d’augmenter le niveau des personnages pendant de longues sessions de jeu ou d’effectuer des missions.


Même si tous les personnages profitent d’un développement intéressant, on peut reprocher au scénario son fan service, plus poussé que dans les autres Xeno. En effet, l’apparence de certaines Lames rares, principalement féminines, est assez discutable et ne plaira clairement pas à tout le monde, de même pour Pyra et plusieurs situations la concernant. Heureusement, les développeurs n’ont pas non plus abusé sur le fan service, le jeu se concentrant avant tout sur l’histoire principale, l’exploration de grandes zones et des combats nerveux. Les passages humoristiques, avec du fan service, ne sont pas très nombreux, ne durent jamais très longtemps et surviennent principalement au début de l’aventure ou pendant les interludes. Le scénario devient de plus en plus sombre et sérieux, et comme dans le premier Xenoblade Chronicles, on assiste souvent à des moments tragiques et touchants, et les émotions sont très bien retranscrites, ce qui facilite l’immersion.

Il faut savoir que pour Xenoblade Chronicles 2, les développeurs souhaitaient mettre un peu plus l’accent sur la création des expressions faciales afin que les personnages soient plus expressifs. C’est pour cette raison qu’une direction semblable à un anime a été prise, et que l’humour et le fan service sont un peu plus présents. Concernant les Lames rares, les artistes devaient respecter les éléments fournis par Monolith Soft (armes, attributs et matériaux), mais ils avaient la liberté de concevoir ce qu’ils voulaient. C’est notamment pour cela que le design de certaines Lames est assez particulier. Pour connaître les artistes qui ont conçu les Lames rares de Xenoblade Chronicles 2, nous conseillons la lecture de nos articles qui se trouvent à cette adresse.

 

 

Can you feel the power of faith?

Pour Xenoblade Chronicles 2, Monolith Soft a bien évidemment décidé de réutiliser les bases du gameplay du premier Xenoblade Chronicles et ce qui a été appris avec Xenoblade Chronicles X. Suite aux remarques et aux demandes des fans, les développeurs ont imaginé un système de combat bien plus intuitif et accessible, tout en conservant une certaine profondeur.

Au début de l’aventure, on incarne simplement Rex qui a accès à trois arts seulement. Le système de combat est toujours en temps réel et demande d’utiliser les boutons ABXY, chaque bouton correspondant à un art (ou capacité). Les combats peuvent donc être un peu mous à ce moment de l’histoire, mais lorsque Pyra, Nia, Dromarch, Tora et Poppi arrivent dans l’équipe, et qu’il est possible de résonner avec plusieurs Lames, les batailles deviennent très différentes. À ce moment-là, il est donc possible d’assigner des Lames (en dehors des combats) nous accompagnant de partout et de les permuter (en plein combat). En changeant de Lame, il faudra attendre quelques secondes avant de pouvoir réutiliser la précédente. L’équipe peut être composée au maximum de trois Pilotes, chacun ayant jusqu’à trois Lames. Rex a plusieurs particularités par rapport aux autres Pilotes, en plus d’avoir résonné avec une Lame légendaire, mais nous avons choisi de ne pas en parler ici pour éviter les spoilers.


Pour se battre, il faut utiliser des auto-attaques qui s’effectuent uniquement en restant immobile et en se tenant près de l’ennemi. Cela permet de charger les arts de Pilote, tous différents en fonction des personnages et des Lames assignées. En changeant de Lame, il est possible d’enchaîner les arts, et en remplissant entièrement la jauge correspondante, un art spécial beaucoup plus puissant que les arts de Pilote peut être chargé. En continuant à charger l’art spécial (que chaque Pilote possède) pour qu’il atteigne des niveaux supérieurs, sa puissance augmente proportionnellement, le niveau IV étant le plus élevé. Concernant les alliés que l’on ne dirige pas pendant le combat, ils doivent attendre obligatoirement notre signal pour utiliser leur art spécial. Cela est affiché directement sur l’écran avec les icônes des boutons à utiliser, de sorte que l’on sache quand les arts spéciaux sont prêts. On peut également faire tomber des fioles de points de vie avec certains arts pour récupérer des PV. Il faut aussi veiller à toujours rester proche de la Lame via le lien d’entente pour augmenter la puissance des arts. Autre chose intéressante à noter : en feintant une auto-attaque (c’est-à-dire utiliser un art de Pilote juste avant qu’une auto-attaque soit effectuée), on peut charger plus rapidement un art spécial.

Pour les batailles difficiles, il est nécessaire de penser à toujours utiliser les Lames adéquates, et donc d’avoir des types différents dans l’équipe (eau, feu, vent, foudre, etc., chacun étant faible ou puissant face à un autre, comme la glace qui est efficace contre le vent). Il existe aussi trois sortes de Lames : attaquant, tank et soigneur. Chaque Lame a aussi des stats différentes pour soutenir son Pilote (auto-attaque, garde, coups critiques, défense physique, défense éther et force). De plus, le type de Lame assignée par un Pilote change à chaque fois sa classe, ce qui affecte le bonus qu’il obtient en combat. Le menu nous permet de renforcer les arts en fonction des armes des Lames. Il existe une dizaine de classes d’armes, dont les anneaux, le katana, les poings, la grande hache, la lance et plus encore. Chaque arme dispose de quatre arts à renforcer avec des PA que l’on obtient en combattant. Pour les combats, il faut équiper un maximum de trois arts. En combat, on a donc accès à neuf arts au total. Quant aux points d’expérience, on en obtient après avoir terminé un combat ou en accomplissant des quêtes, ce qui permet d’apprendre de nouvelles techniques ou d’améliorer les arts de Pilote.

 

 

Chaque Pilote dispose aussi d’un sociogramme de compétences à apprendre avec un certain nombre de PC. Par exemple, Rex peut apprendre Art préemptif II avec 2500 PC pour utiliser l’art de Pilote assigné au bouton Y dès le début du combat. Autre exemple : Tora peut apprendre la compétence Musculapon qui augmente la force de 20 avec 5000 PC. Il faut également savoir qu’il est possible d’équiper des accessoires aux personnages. Ils ont tous des effets différents, comme l’augmentation d’une stat (PV, agilité, chance, force, éther et dextérité), la durée d’un effet pendant un combat (déséquilibre, chute…) et bien d’autres choses. Les accessoires peuvent être récupérés dans des coffres ou être achetés dans les boutiques des différentes villes des Titans d’Alrest. Des accessoires peuvent être aussi laissés par des monstres après les avoir vaincus. On peut également placer des objets dans une sacoche (ou deux avec un kit pour sacoche), chaque personnage et Lame ayant une préférence. Les objets (aliments, boissons, instruments, œuvres d’art, livres, jeux de plateau, cosmétiques et textiles), qui peuvent être obtenus de la même façon que les accessoires, ont des effets différents, comme un gain d’entente entre une Lame et un Pilote, un gain de jauge de groupe, des dégâts améliorés, des résistances et bien plus.

Même si le système de combat a été simplifié par rapport aux épisodes précédents, cela ne signifie pas que sa profondeur a été réduite. Il y a beaucoup d’autres éléments à prendre en compte, comme les combos de Pilote, les combos mixtes et les combos de Lame. Les combos de Pilote consistent tout simplement à enchaîner les arts, dont tout d’abord ceux qui permettent de déséquilibrer un ennemi. Ensuite, il est utile d’avoir des arts pour faire chuter l’ennemi déséquilibré, et enfin l’éjecter dans les airs pour l’attaquer finalement avec un coup surpuissant. Durant ces étapes, l’ennemi ne peut pas attaquer et est incapable de se défendre, mais cela ne dure jamais trop longtemps et il est donc nécessaire d’être rapide. Les combos de Lame permettent de faire un enchaînement d’arts spéciaux.

 

 

En suivant l’un des enchaînements d’éléments indiqués sur l’écran en haut à droite, il est possible d’infliger plus de dégâts à l’adversaire et cela permet aussi de se protéger en « scellant » certaines des capacités des adversaires. Les arts spéciaux des alliés servent à poursuivre le combo, et en atteignant le bout de la chaîne, un orbe élémentaire peut apparaître autour de l’ennemi. Pour le briser, il faut produire un enchaînement. Pendant une bataille, la jauge de groupe qui se trouve en haut à gauche de l’écran se remplit petit à petit en utilisant des arts, et chaque partie de la jauge peut ranimer un Pilote tombé un combat. En la remplissant entièrement, il est possible de faire un enchaînement qui permet d’utiliser l’art spécial d’une Lame à tour de rôle avec chaque Pilote. De base, l’enchaînement est terminé après trois attaques, mais briser un orbe élémentaire permet de poursuivre l’assaut pour infliger encore plus de dégâts et finir ainsi plus rapidement le combat.

Les Lames, de mystérieuses formes de vie artificielles

Concernant les Lames, elles peuvent être obtenues à l’aide de cristaux-cœur communs et rares (il y a aussi des cristaux spéciaux qui s’obtiennent à divers moments de l’aventure). Ces formes de vie artificielles se lient aux Pilotes lorsqu’ils touchent un cristal-cœur pour leur prêter des armes et des pouvoirs variés. En dehors des Lames normales qui ont un faible niveau de rareté (entre 1 et 2), il est possible d’obtenir des Lames rares aléatoirement avec des cristaux-cœur communs et rares. Bien sûr, il y a plus de chance d’obtenir une Lame rare avec un cristal-cœur rare qu’avec un cristal-cœur commun. Cependant, il est toujours possible de tomber sur une Lame commune avec un cristal-cœur rare. Il est impossible de prédire quelle Lame apparaîtra ou de forcer son apparition (à part pour les cristaux spéciaux). Cependant, ce système similaire aux jeux de type gacha sur mobile se révèle être tout de même assez généreux. À noter qu’en dehors du pass d’extension, Xenoblade Chronicles 2 n’a aucune micro transaction. On retrouve déjà un système gratuit dans d’autres jeux comme Animal Crossing : New Leaf avec les gâteaux de la chance qui permettent d’obtenir des objets spéciaux, bien que cela ne soit pas aussi utile que les Lames rares dans Xenoblade Chronicles 2.


Les Lames rares aussi possèdent aussi des armes et compétences uniques, contrairement aux Lames de base dont l’apparence, le nom et les compétences sont choisis de façon aléatoire. Les prouesses peuvent être accomplies sous certaines conditions très variées en passant du temps avec les Pilotes, comme réaliser des combos de Pilote, parcourir une certaine distance, éliminer des ennemis, etc. Ces prouesses débloquent des compétences servant à augmenter la puissance des attaques, les chances d’infliger des effets aux ennemis, protéger et soigner le groupe, etc. Il y a aussi des compétences qui ont des effets pendant l’exploration, et qui ont plusieurs niveaux. Par exemple, certaines compétences permettent de détruire ou ouvrir des éléments du décor pour atteindre de nouveaux endroits et d’autres de récupérer des objets rares dans des points de collecte ou des coffres.

Pendant les combats, les Lames peuvent utiliser des arts de Lame pour augmenter la défense du pilote ou bien sa puissance d’attaque. Bien sûr, l’élément d’une Lame, l’arme et ses compétences varient d’une Lame à l’autre. Les Lames profitent aussi de deux systèmes de personnalisation : la modification de l’arme et les cœurs auxiliaires. Les fragments de cristal permettent d’augmenter les stats des Lames et l’apparence de l’arme donnée au Pilote. Quant aux cœurs auxiliaires, ce sont des accessoires qui permettent de renforcer les capacités des Lames (augmentation de dégâts, de résistances et de stats, réduction de dégâts, portée de certaines armes améliorée…).

Xenoblade Chronicles 2

 

Monolith Soft a aussi pensé à un autre système unique pour les Lames en dehors des combats : les missions de mercenaires. Ces missions peuvent être acceptées en parlant à des personnages qui se trouvent sur les différents Titans d’Alrest, et permettent d’obtenir des récompenses tout en augmentant le niveau de développement des Titans. Pour envoyer des Lames accomplir les missions, il faut former une escouade, certaines missions demandant des prérequis comme un certain nombre de Lames féminines ou masculines et un type en particulier. Le temps requis pour la mission est également différent. Une fois les missions terminées, la confiance des Lames avec les Pilotes augmente, ce qui permet de débloquer de nouvelles compétences. 

Enfin, le dernier des nouveaux systèmes : la personnalisation de la Lame artificielle de Tora, Poppi. En jouant au jeu rétro Tiger! Tiger! dans la chambre de Tora, développé spécialement pour Xenobade Chronicles 2, on obtient des trésors servant à améliorer Poppi. Elle a même droit à une interface spéciale que toutes les autres Lames ne possèdent pas. Ici, on peut améliorer ses capacités, voire changer son affinité élémentaire pour avoir une Poppi de foudre, de glace, de vent, etc.

Un monde de Titans

Le monde mystique et envoûtant d’Alrest regorge de nouveautés et d’éléments repris des anciens épisodes. Par exemple, il y a un cycle jour et nuit. Les décors changent et certains peuvent devenir magnifiques, surtout la nuit, comme le Titan Uraya qui fait scintiller ses plantes et ses arbres. Il y a aussi des ennemis et des personnages qui peuvent apparaître en fonction de l’heure ou de la météo. Comme d’habitude, les ennemis peuvent avoir des comportements variés, certains nous laissent tranquillement passer même s’ils ont 10 niveaux de plus que nous, d’autres attaquent dès qu’ils voient une cible, certains peuvent appeler des renforts en plein combat, etc. De plus, on peut tomber parfois sur des ennemis particulièrement puissants, comme des créatures avec un nom unique (Gonzales l’immuable, par exemple), qui permettent d’obtenir des récompenses rares et utiles. Petite nouveauté intéressante de cet épisode : l’apparition d’une pierre tombale après avoir vaincu un monstre unique pour pouvoir le combattre à nouveau (au lieu où se trouve donc la pierre). On a également la possibilité de combattre d’autres Pilotes, mais certains joueurs regretteront peut-être l’impossibilité de combattre des amis en ligne ou en local.

 

 

Les lueurs bleues qui renfermaient divers objets dans les premiers Xenoblade Chronicles ont été remplacées par des points de collecte que l’on peut voir sous la forme d’icônes brillantes avec une pelle, avec des matériaux utiles à récupérer pour les quêtes, pour développer les capacités des Lames ou bien pour renforcer les cœurs auxiliaires. À l’aide de cylindres à acheter dans les différentes villes du jeu, Rex a la capacité de plonger dans la mer de nuages à certains endroits du monde depuis un point de récupération, afin d’obtenir des trésors et tomber parfois sur des ennemis puissants. Il est également possible de troquer des matériaux et des objets obtenus par lots spécifiques contre de l’or ou d’autres items dans les bureaux d’échange. Il est aussi important de prendre en compte le niveau des marées qui influe sur l’accessibilité des zones des Titans et qui change au fil du temps. Les repères ne permettent plus d’obtenir des points d’expérience, mais grâce à eux, on peut accéder aux lieux correspondants facilement grâce au voyage rapide. Certaines options déjà présentes dans les anciens Xenoblade Chronicles refont bien sûr leur retour, comme la possibilité de changer manuellement l’heure de la journée.

D’autres petites nouveautés sont aussi de la partie, comme les auberges qui permettent de se reposer contre de l’argent et d’augmenter les niveaux des personnages après avoir progressé dans l’histoire, ce qui est idéal pour les personnes qui souhaitent profiter avant tout de l’histoire sans avoir de difficultés pendant l’aventure. Bien sûr, les joueurs qui préfèrent le challenge peuvent choisir de ne pas augmenter les niveaux des personnages dans les auberges. Concernant les quêtes, elles sont un peu moins nombreuses que dans les autres Xenoblade Chronicles. Les indications sont désormais plus claires et il est un peu plus facile d’accomplir les quêtes. Toutefois, il faut bien avouer que certaines d’entre elles restent peu intéressantes, et on aurait donc aimé des quêtes plus consistantes et scénarisées. Elles permettent cependant d’obtenir toujours des récompenses avantageuses.

 

 

En plus des quêtes, les tête-à-tête font leur retour sous le nom d’interlude. Ce sont des dialogues spéciaux entièrement doublés qui se produisent en visitant des lieux précis et qui permettent d’augmenter la confiance entre les Lames et les personnages. Certains sont intéressants et touchants, d’autres ont principalement pour but de faire rire ou mettre les personnages dans des situations amusantes… voire un peu trop ridicules, comme nous l’avons évoqué plus haut. Le jeu est tout de même rempli d’excellentes intentions des développeurs, qui montrent encore une fois qu’ils ont bien pris en compte les remarques et envies des joueurs.

Si Xenoblade Chronicles 2 a pu sortir aussi rapidement, c’est parce qu’il a été développé en parallèle de Xenoblade Chronicles X depuis fin 2014. Ainsi, Monolith Soft a pu utiliser tout ce qui a été appris et conçu avec Xenoblade Chronicles X pour Xenoblade Chronicles 2. Le résultat est tout simplement impressionnant. Malgré quelques petites concessions techniques, la réalisation est très soignée sur tous les plans. Les environnements sont superbes et très variés, la modélisation et les expressions faciales des personnages ont été enfin améliorées par rapport aux deux Xenoblade Chronicles précédents, le travail sur le son est clairement réussi, les animations sont plus que correctes et le gameplay est efficace.

Les quelques défauts techniques rappellent ceux de Xenoblade Chronicles X, puisqu’ils se situent au niveau du rendu visuel qui n’est pas toujours parfait en fonction des zones explorées, certaines textures laissent un peu à désirer, et certains éléments des décors apparaissent parfois légèrement en retard ou trop soudainement. Nous avons aussi noté quelques petits problèmes concernant la gestion de la lumière et des ombres dans les premières zones, mais par la suite, ils ne sont plus survenus. Concernant le mode portable, le rendu est très correct malgré une qualité légèrement réduite des graphismes donnant l’impression que les personnages et les éléments des décors sont un peu plus pixélisés. Toutefois, la fluidité est identique et nous n’avons remarqué aucune chute notable de framerate. Dans tous les cas, pour profiter pleinement des très grands paysages du monde d’Alrest, il est plus que conseillé de jouer principalement en mode téléviseur.

 

 

Le gameplay est agréable et facile d’accès, que ce soit pendant l’exploration et les combats, malgré quelques petits soucis de caméra, ce qui peut rendre la manipulation quelque peu difficile dans les endroits étroits. Mais tous ces défauts sont minimes et n’empêchent pas d’apprécier le jeu, d’autant plus qu’il profite de nombreuses options pour le son, la caméra et l’affichage. Par exemple, pour le son, il est possible de paramétrer le volume des voix (pendant les cinématiques), les musiques en jeu, les effets sonores, les voix, la narration du commentateur en combat (on peut donc le rendre totalement muet), et les sons de l’environnement et du système. Concernant la caméra, on peut inverser les axes X et Y, la vitesse de réponse de la caméra automatique, la vitesse de rotation, le zoom et l’ajustement selon l’inclinaison. Enfin, la luminosité de l’écran peut être ajustée sur différents niveaux. On trouve même une section permettant de revoir les cinématiques (scénario principal, avec la possibilité de choisir les horaires et la météo pour certaines scènes, scénario de Lame et création de Lame avec les invocations et la possibilité de choisir l’élément, le type de visage et la voix pour les Lames de base).

En jeu, il est possible de modifier l’interface en choisissant d’afficher ou masquer la mini-carte pendant l’exploration, ainsi que les descriptions et les noms des arts en combat. Il y a même la possibilité d’afficher la carte de la zone en cours d’exploration en grand sur l’écran. On regrette néanmoins l’absence d’autres options permettant de simplifier l’interface, ce qui était pourtant le cas dans Xenoblade Chronicles X, qui proposait de nombreuses fonctions (mais pas pour le son, malheureusement). Toutefois, le jeu reste généralement fluide en toutes circonstances. De petits ralentissements peuvent survenir lorsque beaucoup d’éléments sont affichés à l’écran, mais ils sont très rares. Certains personnages peuvent paraître un peu trop lents par moment, mais comme dans le premier Xenoblade Chronicles, cela est lié à leur stat d’agilité, qu’il est bien sûr possible d’améliorer. Bien que son apparence ne plaira pas à tout le monde, surtout en combat, l’interface est très claire, même lorsqu’il faut effectuer de nombreuses actions. Les menus sont également très accessibles et le temps d’adaptation est rapide. Les tutoriels sont aussi plutôt précis, ce qui est une bonne chose pour les joueurs qui peuvent se sentir facilement perdus (il reste cependant difficile à comprendre pourquoi il est impossible de les re-consulter librement… à moins de les acheter à un informateur dans le jeu).

 

 

Le paradis ultime de l’humanité

 

Comme dans tous les Xeno, la bande-son fait partie des gros points forts du jeu. 120 musiques ont été composées par cinq personnes qui avaient déjà travaillé sur le premier Xenoblade Chronicles : le compositeur principal Yasunori Mitsuda (qui avait aussi composé entièrement la bande-son de Xenogears et Xenosaga Episode I : Der Wille sur Macht), le duo ACE (TOMOri Kudo, CHiCO), Kenji Hiramatsu et Manami Kiyota. Peu importe les scènes, les endroits et les combats où elles se déclenchent, toutes les pistes sont très soignées. On trouve des musiques stressantes, dynamiques, mélancoliques, rassurantes, calmes, épiques, tristes ou tragiques, aux genres musicaux vraiment variés, un véritable plaisir pour les oreilles. Avec son équipe de PROCYON STUDIO, Mitsuda a fait appel à plus de 300 musiciens du monde entier, comme la chorale irlandaise ANÚNA, la chorale The Bratislava Symphony Choir de Slovaquie, la chanteuse anglaise Jen Bird du duo acoustique Tomorrow Bird et un orchestre du Japon, Daisensei Muroya Strings (qui a énormément travaillé avec Hiroyuki Sawano, le compositeur de Xenoblade Chronicles X). Comme nous en avions parlé dans nos articles depuis début 2017, il faut également savoir que Xenoblade Chronicles 2 représente le plus grand projet sur lequel Mitsuda a travaillé dans sa vie de compositeur. Pour en savoir plus, une liste de nos articles se trouve ici.

En ce qui concerne le doublage, de grands efforts ont été encore une fois réalisés, que ce soit pour les voix britanniques ou japonaises. Nintendo et Monolith Software ont fait appel à de nombreux seiyuu très célèbres et à des doubleurs anglais talentueux. Mention spéciale à la voix anglaise de Nia, qui a un accent très marqué, notamment pendant les combats. En outre, Nintendo propose dès le lancement du jeu un pack de téléchargement gratuit pour choisir les voix japonaises en Occident.


À noter que l’aventure sera prolongée jusqu’en 2018 avec un pass d’extension disponible dès le premier décembre pour 29,99 € (les contenus ne pourront pas être achetés séparément). Ce pass aura le contenu suivant : lot d’objets de soutien (disponible le 1er décembre), nouvelles quêtes (janvier 2018), nouvelle Lame rare (printemps 2018), nouveau mode permettant de défier de puissants ennemis (été 2018) et nouveau scénario (automne 2018). Il se peut que d’autres DLC non listés soient également distribués avec le pass d’extension.

Xenoblade Chronicles 2 divisera probablement pour le fan service ou plusieurs passages de son scénario, le design d’une partie des personnages et des Lames, ou encore le système de combat qui, malgré son accessibilité, sa profondeur et son côté addictif, pourrait rebuter certains joueurs. En dépit de ces quelques défauts, Xenoblade Chronicles 2 reste un grand RPG, d’une qualité similaire au premier Xenoblade Chronicles, tout en proposant de nombreuses nouveautés intéressantes, que ce soit pour les idées et thèmes traités dans l’histoire, l’exploration, le système de combat, les Lames et bien d’autres éléments. Difficile de le comparer à Xenoblade Chronicles X tant les différences sont grandes, mais le jeu regorge d’améliorations et de bonnes intentions.

Pour résumer, Xenoblade Chronicles 2 est une nouvelle aventure mémorable offerte par Monolith Soft avec une histoire prenante, des moments touchants et tragiques, un univers très fouillé et une exploration addictive, qui donne très souvent envie d’admirer les paysages sans rien faire, tout en écoutant les musiques exceptionnelles.

 

Conclusion : OUI ! ND AWARD

Deux ans après la sortie de Xenoblade Chronicles X, Monolith Software prouve une fois de plus son savoir-faire et offre un RPG avec un univers très travaillé et un contenu colossal. Malgré quelques légères faiblesses techniques, le design discutable de certains personnages et des passages du scénario qui ne plairont pas à tout le monde, Xenoblade Chronicles 2 est une aventure formidable pour cette fin d’année sur Switch. L’histoire est prenante, explorer les Titans aux paysages variés est un véritable plaisir, les possibilités de personnalisation sont nombreuses et passé les premières heures de jeu, le système de combat se révèle être profond et addictif. Le tout est servi avec une bande-son magistrale, une des meilleures de la série. Il n’y a plus qu’à espérer que Monolith Soft continue sur cette voie avec ses futurs projets pour la Switch.

LES PLUS : 

+ Durée de vie titanesque 
+ Une exploration fluide et addictive
+ Réalisation technique globale très correcte 
+ Des environnements beaux et variés 
+ Les possibilités de personnalisation pour les personnages et Lames
+ Une histoire solide et des personnages attachants
+ Des musiques grandioses 
+ Un système de combat riche et profond 
+ Localisation très soignée (voix japonaises et doublage anglais de qualité) 
+ Un monde mystérieux et envoûtant, des thèmes importants  
+ Modélisation et expressions faciales améliorées

 

LES MOINS :

- Manque d’options pour l’interface (combats et exploration) 
- Certaines quêtes peu intéressantes 
- De légères concessions techniques par moments
- Certains combats un peu trop longs, principalement au début



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3 commentaire(s)
COMMENTAIRES
a dit le jeudi 30 novembre 2017 à 22:33

Je me demandais si le test allait arriver à être plus long que certains articles sur le jeu.
Pas sûr que ce soit le cas, mais en tout cas il est bon.

En tout cas après lecture je suis rassuré sur pas mal de points.
Je pensais mettre XC2 de côté et me le faire après DOOM et Skyrim, mais le test m'a donné une grosse envie d'y jouer et il est probable qu'il squatte ma Switch dès réception de la cartouche.
a dit le samedi 02 décembre 2017 à 11:36

Petit unboxing de l'édition collector dont je suis très très content.
Le livre est d'une qualité assez incroyable même si le contenu fais parfois un peu "remplissage" (il en reste pas moins très intéressant)
Le Steelbook est sublime, belle finition (verni je pense) avec reflets qui vont bien.
Le CD OST est cool aussi mais "que" 13 musiques sur une oeuvre musicale aussi immense c'est assez léger... c'est donc plus un best of de l'OST que l'OST en elle même.


a dit le samedi 02 décembre 2017 à 20:45

Pour le moment, L'OST est la seule chose qui sauve le jeu du naufrage complet à mon niveau.

Je savais de mon côté que je faisais une connerie en achetant la version occidentale.

J'aurais du me douter qu'avec Nintendo, la traduction n'allait pas suivre, déjà rien que le fait que Pyra s'appelle réalité Homura (ce qui est vraiment plutôt chiant quand on joue avec les voix japonaises, et qu'on voit que le texte ne correspond pas à ce qui se dit). Rien que cela, ça me gonfle. Ceci-dit, je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même vu que je n'ai jamais vraiment suivi l'actu du titre.

Là, en à peine quelques heures, j'en suis arrivé à skipper tous les dialogues hors cinématique vu le niveau de niaiserie (la façon dont les noppons s'expriment en version occidentale, des souvenirs que j'ai du premier xeno en japonais, c'est pas supportable). J'ai l'impression d'être sur du Star Ocean 4 ou 5.

Techniquement, c'est un désastre. Le rendu que j'ai sur moniteur pour le Zelda BOW est propre, mais là... aliasing et scintillement à mort, pop up (apparition/disparition) des personnages au tout dernier moment, même au premier plan; texture s'affichant avec un retard monstre (voire même pas du tout).Sans parler de l'animation pas franchement au point (certains mouvement rigides à mort, avec des persos limite robot), de la synchro labiale décalée avec le mouvement des lèvres même avec les voix japonaises (on entend les voix alors que les personnages ont la bouche fermée).

Les combats et le gamaplay en général me paraissent aussi beaucoup moins intéressants que xeno 1. L'univers a l'air bien plus couloir et balisé.

En tout cas, pour le moment, Xeno me semble complètement quelconque. Disons seulement sympa sans plus. C'est clair que question (J)RPG 2017, c'est pour moi pas du niveau d'un Zelda, Nier Automata, Trails CS3, ou encore Pyre (sans compter les localisations de titres comme P5 ou Ys VIII ).

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