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PREVIEW : THE CONDUIT
Console :

Editeur :
Sega
Développeur :
High Voltage Software
Genre :
FPS
Nombre de joueurs :
1 à 12
Informations :

The Conduit est l’un des jeux les plus attendus sur Wii en cette année 2009, pour cause les ambitions de son studio de développement High Voltage Software qui n’a de cesse de vanter les qualités tant graphiques que ludiques de son titre. Sega France a récemment permis à la presse spécialisée de tâter du terrain en prenant part à des affrontements à 8 joueurs en ligne, tout en assistant à la dernière version du mode solo. Nintendo-Difference vous donne donc dans l’immédiat son ressentiment sur le First Person Shooter qui a pour objectif de remonter le niveau du genre sur la console de Nintendo.![]() Les développeurs du jeu étaient présents et furent les seuls à pouvoir s’amuser sur la campagne solo de The Conduit à notre grand dam, néanmoins ce fut plus que nécessaire pour se faire un avis concret. Le premier impact est donc visuel, bien qu’aujourd’hui nous sommes tous habitués à des graphismes Crysisogènes et qu’il faut prendre en considération les capacités de la Wii, force de constater un indéniable travail au niveau de la profondeur de champs, des effets de lumière et des couleurs sur The Conduit. Merci au moteur graphique Quantum3. Rares sont les jeux Wii à proposer ce genre de choses, seul Metroid Prime 3 : Corruption tiendrait la comparaison et c’est donc un gage de qualité pour un jeu tiers. Fluide et bien animé, rien à redire de ce côté si ce n’est peut-être un univers fantastique qui ne sera pas du goût de tous. A mi-chemin entre Starship Troopers et les derniers niveaux aliens de Perfect Dark 64 pour ce côté dévasté et cet étrange mélange d’ambiances guerre de 39-45/futuriste, on adhère ou pas. Le problème vient aussi qu’il s’agit d’une formule ternie, déjà-vu à maintes reprises dans d’autres jeux de tir comme Resistance ou Gears of War, The Conduit ne profite donc pas d’un univers totalement original, malgré quelques éléments le détachant de la concurrence. Par exemple, le côté mystique de l’aventure avec de multiples énigmes qui deviendront plus compliqués au fur et à mesure de l’avancée, transparaît via le All Seeing Eye, objet culte qui vous permettra de dévoiler des inscriptions invisibles à l’œil nu sur des surfaces qu’il est possible de modifier. Et c’est ce contraste entre différents univers qui fait la force du titre. La ville de Washington est envahie par des extra-terrestres qui apparaissent via des portails appelés « Conduits », et l’état de chaos règne dès lors, contraignant le réalisme porté par la modélisation de la ville à se mêler à la science-fiction avec les aliens, ainsi qu’à un aspect mystico religieux avec les artefacts que trouvera le héros du jeu Michael Ford. Ce Michael Ford, agent de la compagnie secrète Trust est forcé de sortir de sa retraite pour comprendre les raisons d’une telle invasion. Et même à la retraite, l’homme sait se battre ! En témoigne son incroyable capacité à s’équiper d’armes humaines, du Cartel ou des vermines aliennes. Un homme à tout faire, c’est bien utile en temps de guerre. Et parlons-en de ces armes qui, pour la plupart, se retrouvent dans le mode multijoueur du jeu. Du simple pistolet au lance-roquette téléguidé, les classiques du genre sont présents : des armes qui possèdent deux modes de tir et qui se distinguent par leur apparences mécaniques ou organiques. Il est aussi possible de jongler entre plusieurs types de grenades (explosives, shrapnells, aveuglantes, à radiations qui causent des dommages à proximités…) à lancer à l’aide d’un bon coup de Nunchuk. | ![]() La maniabilité est quant à elle classique, la Wiimote pour viser, le Nunchuk et son joystick pour se déplacer. Zoomer avec la flèche haute de la croix directionnelle, sauter avec A, tirer avec B, le haut-parleur extériorise certains sons, etc. Rien de surprenant, on trouve ses marques facilement. Tant mieux car cela rend le mode multijoueur plus accessible, mode qui malheureusement ne permet que de jouer en ligne à 12 joueurs maximum, et impossible de s’amuser ensemble devant la même console car The Conduit ne propose aucun split-screen. Ceux qui cherchaient en ce jeu un cousin éloigné de Perfect Dark seront donc légèrement déçus. Alors si on nous promet une dizaine d’heures de jeu intenses sur la campagne principale, qui s’avère assez réussie bien que linéaire avec un tracé à suivre dans des « couloirs » bourrés de monstres quadrupèdes, jouer à plusieurs ne sera à la portée que de ceux qui ont une connexion Internet sur leur console ou plusieurs consoles connectées entre-elles (sait-on jamais). Un dernier mot sur la campagne avant d’enchaîner sur l’essentiel de la présentation de Sega : l’intelligence artificielle des ennemis fut soulignée par l’un des développeurs présents lors de la démonstration, tandis qu’il se faisait joyeusement ratatiner par un boss cinq à six fois plus gros que lui. En effet, les ennemis savent se cacher derrière les obstacles, et peuvent parfois vous prendre par surprise, mais dans ce qui nous a été donné de voir, rien d’exceptionnel ni de surprenant a germé dans l’esprit de ces aliens venus d’ailleurs. Ah, et la petite déception aussi : pas grand chose de destructible dans le décors si ce n’est des barils explosifs placés au hasard à côté de lignes ennemies. Les différents modes multijoueur présents sur lesquels nous avons pu jouer sont les suivants : Deathmatch, Deathmatch en Equipe et All Seeing Eye. Ce dernier est l’équivalent du mode valise de Perfect Dark, celui qui garde le plus longtemps l’objet en main remporte la partie. Son handicap étant qu’il ne peut utiliser d’armes à feu une fois l’artefact dans ses bras, hormis les grenades. Les cartes proposées et disponibles sont extrêmement classiques, à se demander même si cela fut volontaire de les nommer ainsi : Bunker, Pentagone, Complexe, Sanctuaire, Infirmerie, Rues et Entrepôt. Des cartes qui pourraient ainsi être présentes dans n’importe lequel des jeux de tir, vu leur noms génériques. Avant chaque partie il est possible de modifier la durée du match, la limite de morts à atteindre, ainsi que les armes disponibles. Néanmoins il est impossible de sélectionner les armes une à une, mais seulement par pack : courte/longue portée, combat rapproché, longue portée, armes explosives, rechargeables et aléatoire. Une fois en jeu, le constat est terrible : graphiquement on est loin de ce que peut proposer la campagne solo, à tel point qu’on se demande s’il s’agit du même jeu. Les couleurs ternes, l’animation des personnages un poil saccadée, des lags et bugs à la pelle (un personnage qui flotte à deux mètres du sol)… et un intérêt limité pour ce qui semble être un mode de jeu comme on en a déjà-vu par centaine par ailleurs. A huit joueurs, on s’amuse évidemment, les commandes répondent bien et la compétitivité est là, mais les cartes sont soit trop grandes et trop vides, soit trop petites et surchargées qu’on s’y perd vite visuellement. D’autant que les personnages ne se détachent par particulièrement du décor. Le bon point réside par contre dans l’utilisation du Wii Speak, accessoire vendu séparément, qui permettra de discuter avec d’autres joueurs et préparer des embuscades. The Conduit a encore tout à prouver, si la campagne solo s’avère intrigante et esthétiquement travaillée, le multijoueur tombe dans le classicisme et son intérêt s’en trouve extrêmement amoindri. Au final on se demande pourquoi on irait jouer en ligne à ce jeu de tir et pas à un autre qui propose un contenu sûrement plus original. L’absence de split-screen vient ternir le tableau, d’autant qu’un mode coopératif aurait pu offrir une bonne rejouabilité au titre qui va devoir se contenter d’une aventure un joueur qui a tout à prouver face à des mastodontes comme Metroid Prime 3 ou le prochain Red Steel. Le test arrive bientôt pour vérifier ou infirmer nos premières impressions, le jeu étant prévu pour le 26 juin prochain ! |
PREVIEW The Conduit écrit par Kiklox le 11 Mai 2009



















23 juin 2009
10 juillet 2009
Les développeurs du jeu étaient présents et furent les seuls à pouvoir s’amuser sur la campagne solo de The Conduit à notre grand dam, néanmoins ce fut plus que nécessaire pour se faire un avis concret. Le premier impact est donc visuel, bien qu’aujourd’hui nous sommes tous habitués à des graphismes Crysisogènes et qu’il faut prendre en considération les capacités de la Wii, force de constater un indéniable travail au niveau de la profondeur de champs, des effets de lumière et des couleurs sur The Conduit. Merci au moteur graphique
Par exemple, le côté mystique de l’aventure avec de multiples énigmes qui deviendront plus compliqués au fur et à mesure de l’avancée, transparaît via le All Seeing Eye, objet culte qui vous permettra de dévoiler des inscriptions invisibles à l’œil nu sur des surfaces qu’il est possible de modifier. Et c’est ce contraste entre différents univers qui fait la force du titre. La ville de Washington est envahie par des extra-terrestres qui apparaissent via des portails appelés « 
La maniabilité est quant à elle classique, la Wiimote pour viser, le Nunchuk et son joystick pour se déplacer. Zoomer avec la flèche haute de la croix directionnelle, sauter avec A, tirer avec B, le haut-parleur extériorise certains sons, etc. Rien de surprenant, on trouve ses marques facilement. Tant mieux car cela rend le mode multijoueur plus accessible, mode qui malheureusement ne permet que de jouer en ligne à 12 joueurs maximum, et impossible de s’amuser ensemble devant la même console car The Conduit ne propose aucun split-screen. Ceux qui cherchaient en ce jeu un cousin éloigné de Perfect Dark seront donc légèrement déçus. Alors si on nous promet une dizaine d’heures de jeu intenses sur la campagne principale, qui s’avère assez réussie bien que linéaire avec un tracé à suivre dans des « couloirs » bourrés de monstres quadrupèdes, jouer à plusieurs ne sera à la portée que de ceux qui ont une connexion Internet sur leur console ou plusieurs consoles connectées entre-elles (sait-on jamais). Un dernier mot sur la campagne avant d’enchaîner sur l’essentiel de la présentation de Sega : l’intelligence artificielle des ennemis fut soulignée par l’un des développeurs présents lors de la démonstration, tandis qu’il se faisait joyeusement ratatiner par un boss cinq à six fois plus gros que lui. En effet, les ennemis savent se cacher derrière les obstacles, et peuvent parfois vous prendre par surprise, mais dans ce qui nous a été donné de voir, rien d’exceptionnel ni de surprenant a germé dans l’esprit de ces aliens venus d’ailleurs. Ah, et la petite déception aussi : pas grand chose de destructible dans le décors si ce n’est des barils explosifs placés au hasard à côté de lignes ennemies.
Les différents modes multijoueur présents sur lesquels nous avons pu jouer sont les suivants : Deathmatch, Deathmatch en Equipe et All Seeing Eye. Ce dernier est l’équivalent du mode valise de Perfect Dark, celui qui garde le plus longtemps l’objet en main remporte la partie. Son handicap étant qu’il ne peut utiliser d’armes à feu une fois l’artefact dans ses bras, hormis les grenades. Les cartes proposées et disponibles sont extrêmement classiques, à se demander même si cela fut volontaire de les nommer ainsi : Bunker, Pentagone, Complexe, Sanctuaire, Infirmerie, Rues et Entrepôt. Des cartes qui pourraient ainsi être présentes dans n’importe lequel des jeux de tir, vu leur noms génériques. Avant chaque partie il est possible de modifier la durée du match, la limite de morts à atteindre, ainsi que les armes disponibles. Néanmoins il est impossible de sélectionner les armes une à une, mais seulement par pack : courte/longue portée, combat rapproché, longue portée, armes explosives, rechargeables et aléatoire. Une fois en jeu, le constat est terrible : graphiquement on est loin de ce que peut proposer la campagne solo, à tel point qu’on se demande s’il s’agit du même jeu. Les couleurs ternes, l’animation des personnages un poil saccadée, des lags et bugs à la pelle (un personnage qui flotte à deux mètres du sol)… et un intérêt limité pour ce qui semble être un mode de jeu comme on en a déjà-vu par centaine par ailleurs. A huit joueurs, on s’amuse évidemment, les commandes répondent bien et la compétitivité est là, mais les cartes sont soit trop grandes et trop vides, soit trop petites et surchargées qu’on s’y perd vite visuellement. D’autant que les personnages ne se détachent par particulièrement du décor. Le bon point réside par contre dans l’utilisation du Wii Speak, accessoire vendu séparément, qui permettra de discuter avec d’autres joueurs et préparer des embuscades.
The Conduit a encore tout à prouver, si la campagne solo s’avère intrigante et esthétiquement travaillée, le multijoueur tombe dans le classicisme et son intérêt s’en trouve extrêmement amoindri. Au final on se demande pourquoi on irait jouer en ligne à ce jeu de tir et pas à un autre qui propose un contenu sûrement plus original. L’absence de split-screen vient ternir le tableau, d’autant qu’un mode coopératif aurait pu offrir une bonne rejouabilité au titre qui va devoir se contenter d’une aventure un joueur qui a tout à prouver face à des mastodontes comme Metroid Prime 3 ou le prochain Red Steel. Le test arrive bientôt pour vérifier ou infirmer nos premières impressions, le jeu étant prévu pour le 26 juin prochain !