Bienvenue sur Nintendo-Difference

L'inscription sur Nintendo-Difference est totalement gratuite et vous permet de bénéficier de toute l'actualité des jeux vidéo et de la Nintendo Switch, de la Nintendo 3DS et de la Wii U. Accès aux commentaires de news, aux concours de jeux vidéo, etc...

Connexion :

Mot de passe oublié ?

S'enregistrer

Twitter Facebook Rss Rejoignez nous !
PODCAST #91
E3 2019 : le grand débriefing
Accueil podcast Télécharger le podcast
En quelques mots

Sondage


0 commentaires
The Legend of Zelda : Twilight Princess
Par Zarno, le 4 Juillet 2005




The legend is reborn


"Every game has a story but only one is a legend" disait la voix off présentant le cel-shadé mais néanmoins sympathique Wind Waker au cours d’un E3 passé et lointain. Cet adage, nouvellement créé pour mettre en valeur le retour de notre ami l’Hylien sur GameCube dans une version toonesque, semble aujourd’hui clairement en avance sur son temps tant on pourrait l’appliquer à ce Twilight Princess, objet de beaucoup des passions de ce dernier E3. Si Wind Waker a été perçu par la majorité comme un excellent jeu, certains lui ont tout de même reproché de trop s’éloigner de ce qu’était à leurs yeux un Zelda et se sentaient démesurément frustrés par ce qu’ils avaient sous le pad. Un événement qui est sans doute pour beaucoup dans cette vision des choses, est la démo technique de l’E3 2000 d’un hypothétique Zelda sur GameCube et qui avait été scandée et applaudie par toutes les mains présentes ce jour là à la conférence Nintendo. Beaucoup se sont alors mis à rêver, que dis-je, fantasmer sur les possibilités offertes par la machine pour cette série si adulée dans le monde entier. Mais voilà, Nintendo en a décidé autrement et si le succès de Wind Waker a été au rendez-vous et largement mérité, tant commercialement que sentimentalement, une fois le jeu terminé, certains, ressentant une franche sensation d’inachevé et l’arrière goût amer ne n’avoir pas joué au jeu de leurs rêves osèrent espérer voire réclamer un nouvel épisode correspondant davantage à leurs attentes. Et Nintendo l’annonça enfin, le rêve se réalisera… cette année.




Un retour attendu


On le savait donc, Link devait revenir dans une mouture plus mature et Miyamoto serait une fois de plus sur le carreau (comme il l’était déjà pour Link’s Awakening, Majora’s Mask ou Minish Cap entre autres). On en était presque certain, le jeu ressemblerait à Ocarina of Time. Mais ce dont personne ne se doutait réellement c’était que ce Zelda serait résolument différent de ses prédécesseurs. Non pas dans le gameplay, mix entre OOT et Wind Waker, mais dans son atmosphère, sombre et mystérieuse, laissant l’imagination d'Eiji Aonouma, nouveau maître ès Zelda s’il en est, prendre toute sa mesure dans une nouvelle aventure sombre et enchanteresse. Car on a à faire à du jeu et du vrai, du bon, de l’excellent, du mythique et du grandiose.
Pour l’instant, peu de détails de l’histoire sont connus...
 Cette dernière semble débuter dans un ranch où un Link adulte (ou post ado) simple vacher (ou cowboy, au choix), sera à même de résoudre quelques énigmes fort complexes comme chevaucher un fier destrier (Epona ?) afin de contraindre un troupeau de vaches désordonnées à bien vouloir retourner dans leur enclos. Ce Link fermier ne possède pour le moment qu’un habit de paysan typique (du moins pour Hyrule) et ne se verra que plus tardivement affublé de ses ornements vestimentaires habituels que sont la célèbre tunique verte, la capuche assortie, le bouclier orné de la Triforce et une épée qui, certainement, sera temporaire.
Son périple l’amènera ainsi à travers plaines et forêts, à la recherche de chatons perdus et à la découverte de nouveaux amis, qui bien entendu, vous demanderont mille et un services en échange, certainement, de rubis, de quarts de cœur ou autres items propres à la série tels que l’arc ou le boomerang (bien que ces pièces de l’arsenal de notre héros soient plutôt destinées à être récoltées lors du pillage de donjons). Mais une fois ces quelques tâches accomplies, permettant de familiariser le joueur avec l’univers du jeu, le scénario va se mettre en place.
Des monstres, apparemment tout droit tombés du ciel, viendront perturber la vie de notre brave fermier et c’est avec un déchirement au cœur que vous accompagnerez Link dans sa souffrance, lorsque, d’un désespérant hurlement d’agonie, il se verra transformé en loup et enchaîné au sol, alors qu’il désirait seulement entrer dans un autre monde, rappelant étrangement le monde des ténèbres de A Link to the Past. Heureusement pour notre ami, un petit être aux caractéristiques féminines et inquiétantes nommé Midna viendra le délivrer de ses chaînes et le chevaucher, peut-être sous la contrainte, pour partager avec lui une partie de l’aventure. Et là, on ne plaisante plus, il faut sauver Hyrule et toutes les possibilités de notre héros seront mises à l’épreuve. Ainsi, des combats à cheval tolkiennistes seront de la partie pour des missions plus épiques que jamais à travers les grandes plaines d’Hyrule. On découvre alors que Link s’est dégourdi depuis Majora’s Mask puisque l’arc n’est plus l’apanage de la joute équestre et que l’épée le remplace haut la main, enrichissant ainsi le rythme du combat et offrant des possibilités très intéressantes.





Une technique irréprochable pour une atmosphère très sombre


Exit donc le bateau lion et le sourire enfantin du Link Wind Waker, mais bienvenue à un monde sombre et magique, terrifiant et onirique ainsi que nous le montre la détresse de la princesse Zelda, enfermée semble-t-il au sommet de la plus haute tour d’un donjon, scrutant le paysage cauchemardesque entourant l’imposant bâtiment. Au revoir également les mélodies midi ou émulées à même le chip sonore de la machine comme cela a toujours été le cas dans la série et rendons grâce à une musique enfin totalement orchestrée où le potentiel de Koji Kondo sera réellement mis à l’épreuve pour notre plus grand bonheur. D’un point de vue purement technique, les graphismes, basés sur le moteur de Wind Waker, se rapprochent d’un Resident Evil 4 et ne sont pas très éloignés de ce qu’on peut faire de mieux sur GameCube. Les effets de l’eau sont magnifiques, du jamais vu sur la machine, la modélisation des monstres, des boss et des personnages est on ne peut plus honnête et même si certaines phases de l’animation gardent quelques problèmes de cohérence, notamment quand Link se bat et glisse sur le sol, depuis le passage de la série à la 3D, ça n’est que pour servir un gameplay de qualité et rodé depuis Ocarina of Time.





Eiji Aonouma VS Shigeru Miyamoto


Il apparaît évident que Shigeru Miyamoto n’aurait pas pu faire ce jeu. Non pas que ce dernier soit incompétent, loin de là, mais le registre de ce nouveau Zelda s’éloigne totalement de l’idéal vidéo-ludique du talentueux créateur de la série. Miyamoto, inventeur de style, de gameplay, perfectionniste en tous points, n’a sans doute pas le même recul et la même vision qu’Eiji Aonouma, nécessaires pour réaliser une telle expérience artistique. Bien sûr le nouveau maître ne fera pas l’affront de renier toutes les trouvailles de son aîné, il les reprendra d’ailleurs pour la plupart, mais intégrées dans une ambiance médiévale et plus heroic-fantasy que jamais, le plaisir de jouer, déjà présent dans tout autre Zelda, s’en verra cette fois décuplé par un plaisir de voir, plaisir de ressentir et plaisir d’écouter jusque là quasiment réservé aux seuls RPG.
Afficher / Masquer les commentaires
0 commentaire(s)
COMMENTAIRES

Support
  • GameCube
Editeur
  • Nintendo
Développeur
  • Nintendo
Genre
  • Action - Aventure
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   15 décembre 2006
   13 décembre 2006
   2 décembre 2006

Plan du site | Nous contacter | © Nintendo-Difference 2016