Electronic Arts récidive, les Sims ne
sont pas morts ! C’est à se demander si, un jour, la série
s’essoufflera. Mais pour le moment, c’est loin d’être le cas, car après
avoir eu le permis de sortir, après avoir eu leur phase « Wesh, j’suis
d’la rue moi », les Sims reviennent… avec leurs animaux.
Les
Sims 2 est incontestablement l’un des plus jeux s’étant le plus vendu
récemment sur PC, quant aux versions consoles qui restent généralement
en deçà de l’œuvre majeure, ces dernières restent malgré tout dans le
top des ventes. C’est dire si le phénomène est loin de s’arrêter. Avec
ce nouvel épisode sobrement intitulé Les Sims 2 : Animaux & Cie,
nos personnages virtuels ne seront désormais plus les seuls êtres à
pouponner. Et pour cette version Nintendo GameCube qui reste exclusive
en son genre, on délaisse même quasi totalement les humains pour les
animaux, tant ces derniers prennent une part importante.
Ce
qui voue en quelque sorte cet Animaux & Cie à devenir le Nintendogs
façon Electronic Arts tant le jeu s’y prête d’apparence. Mais c’est
quand on rentre davantage dans le détail que l’on se rend compte que le
principe a beau être le même, rien ne pousse à la comparaison. Ainsi,
les chiens ne sont pas seuls, les chats et les cochons d’Inde sont
aussi de la partie. Tout un programme animalier renforcé par la
présence de nombreuses races et la possibilité de personnaliser
soi-même son compagnon, allant des habits qui peuvent le rendre chic,
joli ou ridicule, jusqu’à sa forme physique. On passe un temps fou à
sur cette création, qui nous avait déjà scotchée des années auparavant
quand il s’agissait de créer son propre Sims. Une fois cette phase
derrière nous, on se lance dans la partie, avec toujours son ou ses
Sims, sa maison, ses meubles et désormais son animal de compagnie.
Heureusement que le jeu ne se limite pas juste à intégrer la présence
visuelle du nouveau membre de la famille, il faut à présent en prendre
soin, au risque de le voir se sentir mal, ou de fuir. Car ce dernier
peut tout comme les Sims ressentir de l’anxiété, de la joie, du
plaisir, et ainsi réagir en conséquence : un chien mal éduqué sera un
chien perturbateur, qui n’obéit pas, et surexcité. À vous d’en prendre
soin.
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Et
pour combler les attentes de l’animal, un « parc » spécial a été
rajouté comme zone de jeu, dans lequel il faut se rendre souvent pour
lui donner l’occasion de s’amuser avec ses semblables, qui sont aussi
présents sur les lieux. Le voisinage possède lui aussi des animaux
domestiques, et les amène au parc de temps en temps, ce qui peut donner
lieu à des rencontres inattendues et surprenantes. Ce parc est aussi
l’occasion pour acheter des produits de soin ou des jouets pour son
chien, son chat ou son cochon d’Inde, puisque diverses boutiques du
centre-ville rôdent alentour. Les balades dans ce parc, tout comme dans
les rues ou la maison, se déroulent en vue à la troisième personne, un
peu comme dans un Tomb Raider, ce qui offre une meilleure vue de
l’action et rapproche le joueur de son animal, lui permettant alors de
jouer avec lui pour le divertir, ou lui apprendre deux-trois tours. Il
faut toujours rester attentif aux besoins de son compagnon comme on le
serait dans la vraie vie, ce qui pousse à revenir souvent dans le jeu,
à l’inverse d’un Nintendogs qui trouve un bon moyen de ne pas « perdre
le fruit de son travail » même après une longue absence. Ici, pas
question d’être absent.
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Le parc où les animaux peuvent enfin s'exprimer
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Durant le jeu, il n’est donc pas rare de croiser d’autres Sims et
d’autres animaux, et il est parfois difficile de gérer les rencontres
qui peuvent s’avérer pimentées. Près de 22 races de chiens sont
présentes, allant du Retrievers au Beagle, quant aux chats ils sont
moins nombreux, avec près de 15 races. Mais avec cela il y a déjà de
quoi s’occuper. Le souci de ce jeu ne vient vraiment pas de son contenu
qui intéressera sûrement les inconditionnels de la série, et ceux qui
recherchent une compagnie virtuelle, mais de sa forme. Graphiquement on
reste quand même très loin de ce que peut donner une GameCube en bonne
forme : les décors sont colorés certes, mais vraiment fades de par le
manque d’originalité, leur côté déjà-vu, et cet aspect vieillot qui
plombe le tout ; ça se voit, le moteur a pris des rides. Malgré cela,
on ne peut pas vraiment dire que le jeu s’annonce mauvais tant il
s’adresse à ce même public depuis des années, et que dans des années
encore, ce public le suivra.
Un bon jeu en perspective qui ne
révolutionnera rien, la bonne surprise se trouvant plutôt du côté des
consoles portables de Nintendo, avec un concept pris de revers… |