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La mascotte française d'Ubisoft, le très démembré mais néanmoins classieux Rayman, reprend du service sur DS, dans une aventure qui promet d'être épique. Plus d'informations dans le zoom...Enfin, plus d'informations, c'est un peu une façon de parler, puisque bien peu de choses ont filtré sur ce jeu, bien qu'il fasse parti du line-up européen de la DS. Et c'est bien dommage, car on ne sait toujours pas à quoi s'attendre avec cet opus. Néanmoins, une vidéo récente permet de lever certaines interrogations, ce que nous allons voir à présent. Un jeu (trop ?) dans la lignée de ses prédecesseurs Rayman DS est ainsi un jeu de plate-forme en 3D, comme le fut le très bon Rayman 2 sur N64. Les graphismes, chaleureux et colorés, rappellent même beaucoup cet opus. On y trouve des ennemis semblables, ainsi qu'une chevauchée d'obus et un pilotage de wagon qui sont directement issus du deuxième épisode. Et c'est là que certaines craintes sont émises à l'égard du titre d'Ubisoft : serons-nous, le 11 mars prochain, face à une réédition du jeu sorti en 1999 (déjà !), ou bien aurons-nous droit à un nouvel épisode vraiment original, bien que reprenant les routines utilisées dans l'épisode 2 ? Ubisoft cèdera-t-il à cette tendance (qui sévit depuis la GBA, où le premier Rayman fut lui-même une réédition) ? A quelques jours de la sortie de la console et du jeu, nous sommes encore dans l'expectative, la page consacrée à Rayman DS sur le site d'Ubisoft n'en disant pas davantage... Quoiqu'il en soit, à supposer même que le jeu ne soit qu'un portage, il resterait intéressant pour tous ceux qui n'auraient eu la chance de s'y essayer. On retrouvera dans cet épisode toute la féérie de l'univers Rayman, à savoir non seulement les Lums à trouver et à récupérer, la fée Ly qui aidera Rayman dans sa quête quotidienne de sauvetage du monde, l'insupportable insecte Murphy ; mais encore les pouvoirs spéciaux de Rayman, et ses moyens de transport peu orthodoxes. Le jeu proposera plus de 20 environnements différents, pour plus de 45 niveaux à explorer, ce qui annonce un jeu plutôt vaste et varié (on y trouvera ainsi les classiques niveaux de la jungle, du monde aquatique, de la lave, etc). C'est plutôt bon signe.Reste que l'on est en droit d'attendre davantage de la DS et des innovations qu'elle permet et promet, que de simples adaptations, aussi excellent soit le jeu d'origine. A ce titre, le mauvais élève a été Nintendo lui-même, qui, pour son premier jeu DS, n'a fait rien moins qu'un portage amélioré du hit de la N64. A ceci près, toutefois, que la version DS propose un mode multijoueur et des jeux spécialement jouables au stylet. | Des promesses d'innovation Ca tombe bien, Rayman proposera lui aussi de jouer à plusieurs (avec une seule cartouche), permettant ainsi aux heureux possesseurs de la DS d'utiliser la communication sans fil de leur console. On peut aisément concevoir des parties dans la veine d'un Rayman M, ou encore des mini-jeux tels qu'en propose plus classiquement Rayman 3 par exemple. On se prend alors à rêver de mini-jeux prenants, comme certains de Mario 64 DS qui sont particulièrement bien réussis et accrocheurs. Le contrôle même de Rayman profitera des capacités tactiles de la console de Nintendo. A l'instar d'un mode de contrôle dans Mario 64 DS qui permet de jouer au stylet, on pourra diriger Rayman au stylet ou avec le pouce, l'écran tactile simulant un stick analogique. L'avenir nous dira s'il s'agit là d'un avantageux remplacement du stick analogique (qui fait cruellement défaut à la DS) ou s'il s'agit d'un moyen boiteux de compenser l'incompensable. La différence que l'on peut repérer par rapport à la maniabilité du titre de Nintendo est que, sur Rayman, le stick simulé par l'écran tactile est fixe, permettant, à notre sens, un contrôle plus précis du personnage que dans Mario 64, où le stick se mouvait en même temps que le stylet (ce qui ne simplifiait pas toujours les choses). Et avant de nous prononcer de manière définitive sur l'utilité contestable du second écran (qui servira également à diffuser des informations sur les statistiques du joueur) et de sa "tactilité", il est plus sage d'attendre et d'essayer le jeu, plutôt que de se fonder sur de pures spéculations.Au final... Devant le peu d'informations dont nous disposons sur le jeu en lui-même, sinon quelques images et une vidéo de médiocre qualité, il est difficile de se prononcer sur la qualité du jeu ou même sur son contenu. Il paraît acquis que le jeu ne boulversera ni l'ordre du jeu-vidéo en général, ni même celui de la saga Rayman. Ce n'est peut-être pas un mal, mais il reste alors à déterminer dans quelle mesure le soft d'Ubisoft parviendra à mixer du déjà connu avec les spécificités de la DS pour savoir s'il deviendra un indispensable aux côtés de Mario 64, de Wario Ware et de Sprung... heu, pardon, je voulais dire de Polarium. |