TEST : GOLDENEYE : AU SERVICE DU MAL
UNE [jeu] GoldenEye : Au service du Mal
Console :
console
Editeur :
Electronic Arts
Développeur :
EA Games
Genre :
FPS
Nombre de joueurs :
1 à 4
Informations :
Espace mémoire : 2 blocs
test apperçu newsnews soluces
sortie JAP13 janvier 2005
sortie USA22 novembre 2004
sortie EUR2 décembre 2004
forum podcast
signé :
TEST

 



Electronic Arts, après un Nightfire réussi et un James Bond Quitte ou double dont les avis sont mitigés s'attaque à l'une des licences les plus marquantes pour tous les fans de Nintendo. Goldeneye, jeu sorti sur Nintendo 64, avait été une véritable révolution autant sur cette console que tout support confondu. Ce soit-disant remake attendu, mais craint, de ce soft saura-t-il lui aussi nous transporter ?

L'histoire


Dès la fin de la première mission, mission d'entraînement qui se déroule dans un simulateur, vous apprenez, du fait de l'explosion de la bombe atomique que vous deviez désamorcer, que vous n'avez pas le niveau nécessaire pour rentrer au MI6. Heureusement, vous retrouvez sur vous une carte d'une de vos connaissances, un certain Goldfinger qui avait autrefois sollicité vos services. Ce dernier est en pleine guerre avec le docteur No, ces deux géants du mal essayant de dominer leur ennemi avec force troupes, technologies nouvelles et héros. D'un coté le talentueux Odjob vous aidera dans vos missions bien qu'entre vous ne règne qu'une entente glaciale, et de l'autre une Xenia plus que jamais revancharde essayera de vous faire « mourir lentement ». Vous, Goldeneye, êtes maintenant au service du mal, vous devez œuvrer pour que l'empire de Goldfinger fleurisse et celui du docteur No dépérisse. Vous serez donc tour à tour envoyé dans des endroits où les intérêts de l'un ou l'autre de ces 2 géant domine, afin de protéger ceux de votre patron ou de détruire ceux de vos concurrents. Casino, centre sous-marin, barrages, mines et autres lieux incongrus feront évoluer votre personnage vers la perfection ! En effet Goldeneye, comme son nom l'indique, est porteur d'un œil d'or, merveille technologique lui permettant de bénéficier des dernières technologies des savants de Goldfinger. Voir à travers les murs, projeter vos ennemis, court-circuiter tout ce qui utilise de l'électricité et être invincible sera donc possible et ce jusqu'à ce que votre barre d'énergie se vide. Concernant les missions, celles-ci sont encadrées par 3 vidéos, 2 avant la mission vous montrant les nouveaux pouvoirs de votre œil et votre objectif, et une à la fin le fruit de vos travaux. Dans cette mesure, on comprend aisément que le support du jeu est 2 mini disks et non un seul comme sur Nightfire.

Les scénarios s'enchaînent bien, avec un fil conducteur intéressant. On regrettera tout de même l'absence d'interaction avec certains personnages apparaissant dans les vidéos mais absents des phases de jeu.


"L'infiltration ? J'connais pas"


Si l'on devait ne retenir qu'une seule chose de Goldeneye, ce serait sans doute l'aspect infiltration du soft… ou plutôt son concept totalement basé sur la non–infiltration… Aucune mission ne peut être terminée dans la discrétion, et en prenant le contre pied des Metal Gear Solid et autres Splinter Cell, Electronic Arts prenait un pari difficile, ôter à son soft toute notion de discrétion quant à l'élimination des ennemis. Pas d'alarme à désactiver donc, impossible de se glisser discrètement dans le dos d'un ennemi pour l'assommer, et même parfois des portes qui ne s'ouvrent qu'à la condition que tout ennemi ait été éliminé.
Heureusement, ce pari est une totale réussite pour ceux qui cherchent avant tout à se défouler après une dure journée de travail. Contrairement à son ancêtre sur Nintendo 64, il vous est possible dans cette mouture Gamecube de saisir 2 armes à la fois et ce par une très simple manipulation (L+A pour saisir une arme dans la main gauche et R+A pour la main droite). On utilise donc les double mitraillettes (P90 renommés), des double fusils ou parfois des pistolets destructeurs. Petit à petit, les joueurs trouvent rapidement une combinaison qu'ils préfèrent comme la mitraillette dans une main et le fusil dans une autre. Le fusil permet en effet de projeter vos ennemis par terre, votre P90 quant à lui vous servant à les achever avant qu'ils ne se relèvent.

Pour tout fan de Sam Fisher et de ses acolytes, Goldeneye sera une abomination de brute sans cervelle inintéressante ; jouer avec un héros invincible qui tire plus de balles que ne bat son cœur est en effet assez étrange. Autre pari audacieux pris par EA et qui ce coup ci n'est pas une franche réussite, c'est de ne pas pouvoir stocker les armes. Vous ne pouvez ainsi posséder que vos 2 armes de base, grenades (main gauche) et pistolet (main droite) et les 2 armes que vous avez dans vos mains. Si vous abandonnez un pseudo AR34 pour un lance-roquette, vous pouvez dire adieu à votre fusil mitrailleur, ce qui est parfois dommage puisque certaines armes sont assez rares (sniper, fusil EM). Toutefois, ce choix s'inscrit lui aussi dans l'optique générale du jeu, la destruction totale ; recharger ses armes dans le soft est une activité rare dans la mesure où l'on a souvent plus vite fait de prendre de nouvelles armes sur les corps des soldats décédés que de recharger la sienne. A ce propos, les plus lourdes de ces dernières ne sauraient être maniées d'une main, comme le pseudo vulcain (mitrailleuse lourde), le lance-roquette ou le fusil d'assaut. Vous devrez donc abandonner vos armes en les saisissant et gare au réveil, si vous lâchez ces armes, vous n'aurez pour défense que vos pouvoirs, vos grenades et votre modeste pistolet ! Une possibilité, lorsque l'on est quasi nu, est d'attaquer un ennemi au corps à corps, de l'assommer (avec Z) et de s'en servir comme bouclier humain après l'avoir saisi. Sa barre de vie apparaît alors sur la gauche de l'écran mais souvent de façon éphémère tant ses anciens collègues n'hésitent pas à lui tirer dessus. Vous pouvez donc oublier lui saisir son gilet pare-balles ! En effet selon la façon de tuer un ennemi, proprement dans la tête ou à bout portant à la mitraillette, ce dernier laissera au sol son gilet pare-balles plus ou moins en bon état (si il en possédait un). Il est donc parfois judicieux de ne viser que les têtes des soldats du camp adverse afin de vous protéger ultérieurement un maximum !
Pour les novices du FPS, sachez que votre barre de vie se remplit à nouveau miraculeusement au bout de quelques secondes de répit. Alors que l'état de votre gilet pare-balles, à gauche de votre écran en bleu, ne saurait être rétabli à moins d'en prendre un autre au sol, vous régénérez votre vie lorsque vous n'êtes pas touché. Cachez vous derrière une caisse, respirez, et repartez à l'assaut avec des batteries rechargées ! Cette absence réelle de limites pour notre personnage pousse souvent le joueur à des actions apparemment suicidaires souvent couronnées de succès. Il n'est pas rare de traverser une salle où une légion d'ennemis est cachée derrière divers obstacles sans aucune difficulté, on tire à droite à gauche, on ramasse de nouvelles armes, on prend un otage, on actionne son invincibilité, on se repose pour recharger notre vie puis on continue à progresser.

Seuls certains passages riches en gardes d'élite du docteur No (avec gilet pare-balles, casques et armes lourdes) posent réellement problème mais comme en cas de décès de notre héros, ce dernier réapparaît en général devant la salle où il a été tué, les missions défilent rapidement.
Celles-ci sont en général sous-divisées en plusieurs parties avec sauvegardes intermédiaires et terrains différents. Les décors sont souvent interactifs et on peut transformer un paysage d'un simple coup de lance-roquette bien placé ou raser une zone à l'aide du vulcain. Côté intelligence artificielle, les ennemis ont des réactions des plus classiques : fuir devant vous pour se cacher, attaquer en groupe, se décaler pour vous tirer dessus si vous êtes caché. On atteint toutefois rapidement les limites de l'IA lorsqu'on se cache d'un côté d'une caisse pour que notre barre de vie se remplisse alors qu'un ennemi est caché de l'autre côté de cette même caisse.

Graphismes, sons, durée de vie…


Avec ses vidéos, ses paysages remplis, ses scènes de jeu jonchées d'objets divers destructibles, Goldeneye mériterait des éloges au point de vue graphismes s'il était dépourvu de quelques grosses maladresses (ponts dans le vide, limites du terrain invisibles)… dans certains passages. Il faut aussi noter l'extrême pauvreté des character designs, puisque les ennemis différents ne sont pas légions, tout au plus en rencontrera-t-on 6 types en tout (en comptant Odjob, Docteur No et Xenia). Ennemis torses nus de base, gardes d'élite en casque et ennemis évolués. Que l'on change de mission ou non, ces balours se retrouvent immanquablement sur le terrain et il apparaît vite qu'on ne pourra que leur passer sur le corps pour accomplir nos objectifs. Du côté sonore, les animations sonores sont plaisantes mais la musique n'a rien de transcendant… Du côté de la durée de vie, on finit le jeu en difficulté normale en une dizaine d'heures. Bien sûr pour obtenir les meilleurs scores en cruauté (déterminés selon la façon raffinée dont vous exterminez les gardes adverses) il vous faudra recommencer toutes ces missions et pourquoi pas en un mode de difficulté plus élevé. Du coté du mode Multijoueur, Goldeneye fait honte à son ancêtre sorti sur Nintendo64. Apparemment configurable, au niveau des armes, les mondes proposés (débloqués en mode histoire) sont totalement inintéressants. L'action devient rapidement répétitive, il manque réellement du travail dans ce domaine pour qu'on puisse en tirer un véritable plaisir.
 

TEST GoldenEye : Au service du Mal écrit par Pierrick le 14 Janvier 2005
13/20
Sans être vraiment fabuleux, les graphismes de Goldeneye sont acceptables. Le niveau général est rehaussé par des vidéos bien ficelées encadrant les missions. On regrettera l’uniformité du character design des ennemis.
12/20
Le mode Histoire vous permettra de jouer de nombreuses heures au soft. En effet, récolter un maximum de points en cruauté et recommencer le jeu en une difficulté ardue vous permettront d’y rejouer avec assez de plaisir. Toutefois, l’absence d’un mode multijoueur valable est réellement regrettable tant on se souvenait de celui de feu Goldeneye 64, révolutionnaire à son époque.
11/20
Le jeu se manie à la manière d’un Timesplitters, malheureusement, la manette de Gamecube semble toujours aussi mal adaptée aux FPS, viser avec le stick C tout en courant et en tirant est quasiment impossible. Le personnage ne pouvant sauter, des bugs peuvent vous obliger à éteindre votre console et à la rallumer ce qui est assez rageant (lorsque un élément du décor tombe et vous bloque alors qu’il fait 10 cm de haut).
10/20
Une musique techno insipide, des sons réalistes mais qui saturent un peu, on est loin des compositions de Graeme Norgate dans le vrai Goldeneye sur N64...
Loin d’apporter aux FPS la fraîcheur d’antan, Goldeneye sur Gamecube promet aux pithécanthropes pleurant leurs massues et leurs mêlées générales de bonnes parties des plus plaisantes. Malheureusement, une réelle absence de possibilité de pouvoir jouer finement, allié à un mode multijoueur bâclé mais surtout un nom aussi prestigieux que Goldeneye employé pour un jeu qui n’a rien à voir avec la licence risquera de faire dresser les cheveux de plus d’un. Faut-il ou non acheter Goldeneye ? Seul votre style de jeu sur FPS vous apportera la réponse.
13/20
LEFT
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RIGHT
 
+ Je suis enfin une saloperie et personne jugera mes actes affreux
+ Je peux prendre en otage les ennemis et les faire tuer par leurs amis
+ Je peux prendre une arme dans chaque main pour une plus forte puissance de feu
+ Les décors sont très interactifs
+ Les vidéos
+ Les techniques de mon œil !
 
- Une licence exploitée pour un jeu qui n’a rien à voir avec son nom (si Microsoft rachète la licence Mario, nommeront-ils un quelconque jeu de plate-forme Mario ?)
- Des ennemis presque toujours semblables
- Des personnages ennemis sans aucun charisme
- Un mode multijoueur bâclé
- Une difficulté trop faible tant réapparaître à 10 mètres de notre lieu de mort et notre régénération aident notre personnage.
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

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