TEST : SANDS OF DESTRUCTION
UNE [jeu] Sands of Destruction
Console :
console
Editeur :
Sega
Développeur :
Image Epoch
Genre :
RPG
Nombre de joueurs :
1
Informations :
test apperçu newsnews soluces
sortie JAP25 septembre 2008
sortie USA12 janvier 2010
sortie EUR
forum podcast
signé :
TEST

 

Développé par Image Epoch, à qui l’on doit Luminous Arc sur DS ou bien encore le futur Arc Rise Fantasia sur Wii, et édité par Sega, World Destruction fait office de RPG d’envergure. Le projet est véritablement signé par une dream team de luxe dont font partie entre autre les créateurs de Xenosaga et de son cinquième opus Xenogears. Idem pour le scénariste et le compositeur qui ont aussi œuvré sur ce dernier mais aussi sur d’autres titres cultes comme Chrono Trigger et Chrono Cross. Le projet  a généré une adaptation en manga et en animé ; reprenant tous deux les éléments clés de l’histoire. Prévu pour 2009 aux USA sous le titre de Sands of Destruction, voilà en attendant le test de la version japonaise sortie le 25 septembre 2008. De quoi en rendre certains peut être impatients mais aussi d’en refroidir d’autres au passage. Le monde vaut-il la peine d’être anéanti ?


Jaquette de World Destruction
Depuis longtemps, l’humanité a été réduite en esclavage par les Ferals, une race des lycanthropes. N’ayant plus aucun droit et servant de main d’œuvre bon marché, les humains vivent dans des conditions d’extrême pauvreté dans les plus grandes cités ou paisiblement dans des villages ressemblant davantage à des réserves. Les lycanthropes occupent dans la société différentes classes, des moyennes aux dirigeantes. Le monde connu est actuellement régi par douze seigneurs lycanthropes. Viennent ensuite les sangs mêlés, fruits de l’union homme/lycanthrope et tolérés par les lycanthropes « purs » à cause de leur héritage génétique «  bestial » ; bien que ces derniers doivent constamment prouver leur valeur. De nombreuses factions d’humains sont alors entrées en résistance contre le régime en place. Parmi elles, une bande de pirates se nommant les « Lions d’or » mais surtout un groupuscule terroriste se faisant appeler le  « Comité pour la Destruction du Monde ».  Dirigé par Morte Ashera, il prône la destruction intégrale du monde afin d’éradiquer tous les lycanthropes et bâtir sur ses cendres encore fumantes un monde utopique dans lequel les hommes seraient seuls maîtres de leur destin. Afin de lutter contre ces factions, la caste dirigeante eut recours à la création du « Comité pour le Salut du Monde » dont deux des membres les plus émérites sont les sangs mêlés mi-homme mi-loup Rajiv et Naja.

Image de World DestructionWorld Destruction narre l’histoire de Kyrie Irunis, un jeune garçon vivant dans le village de Barney et n’ayant aucun souvenir de ses origines. Ce dernier joue les coursiers pour le gouverneur local, le Seigneur Ours, en échange d’un évident laxisme de sa part dans la gérance du village. Hélas, leur dernier échange tourne mal. Essayant de s’enfuir du domaine du gouverneur, Kyrie voit ses espoirs s’évanouir arrivé à l’entrée de la propriété, le Seigneur Ours et sa garde personnelle lui bloquant la route. C’est alors qu’une voix raisonne dans sa tête lui sommant d’accomplir enfin la mission qui lui a été confiée ; à savoir, en tant que « Destruct », détruire le monde et anéantir toutes formes de vie. Comprenant que Kyrie semble perdu et risque de ne pas lui obéir, la voix finit par scander les mots « Acta est fabula ». Instantanément, Kyrie libère inconsciemment une partie de sa puissance, désintégrant dans un halo de lumière et de feu la propriété ainsi que tous ceux qui se trouvaient à l’intérieur. Reprenant alors connaissance dans ce qui n’est plus qu’un vaste terrain vague, le gamin est aussitôt arrêté par le « Comité pour le Salut du Monde » pour le meurtre du noble plantigrade et transféré dans le plus grand centre pénitencier existant. Se morfondant dans sa cellule et s’interrogeant sur la manière dont il va pouvoir s’échapper, Kyrie est rapidement libéré par Morte. Sans n’avoir rien demandé à personne, le voilà maintenant membre du Comité pour la Destruction du Monde. Commence alors pour Kyrie une quête sur ses origines et sur son pouvoir désormais convoité par les autres seigneurs lycanthropes qui voient là un moyen de suprématie totale. Cependant, Kyrie peut-il faire confiance à sa nouvelle alliée ? Car si Morte l’a libéré, ce n’est que pour utiliser son pouvoir afin de parvenir à ses fins. Le monde sera-t-il détruit en fin de compte?

XENO  X

Image de World DestructionAu cours de leur périple, Kyrie et Morte seront rejoints par 4 autres compagnons dont Agan, un ami d’enfance de Morte faisant partie des « Lions d’or » ou encore Toppy Topran, un ours en peluche mignon tout plein et bourrin au possible, assassin à la solde du seigneur Chat. De manière très classique, le jeu alterne entre villages et donjons. Les héros se déplacent sur l’écran du bas alors que s’affiche sur l’écran du haut une carte des lieux, bien pratique dès lors que l’on explore un donjon. Les héros évoluent dans des décors en 3D en vue de dessus ou isométrique. En revanche, les déplacements se font à la croix directionnelle ; le stylet n’étant utilisé à aucun moment dans le jeu. À l’inverse des villages, il sera possible de gérer les caméras dans les donjons. Une mappemonde permet de faire la transition entre les deux types de lieu mais elle est ici à titre  « figurative » c'est-à-dire sans combat aléatoire et pour laquelle on ne fait que choisir sa destination.

Comme tout bon RPG traditionnel, les villes et villages permettront de faire le plein de potions (soin, magie, statut), d’équipements (armes, armures, accessoires) et glaner diverses informations. On pourra aussi grâce aux forges monter en puissance ses armes et leurs attribuer diverses caractéristiques à l’aide de cristaux disséminés dans les donjons ou bien récupérés après un combat. Le menu est lui aussi très conventionnel. On y retrouve l’inventaire ou bien encore l’écran de statuts des personnages donnant accès au menu d’équipement. Chose plus qu’agréable, le menu permet de sauvegarder à tout moment l’aventure.

Image de World DestructionC’est en revanche sur le gameplay des combats que le jeu tranche radicalement. On sent que World Destruction est issu des créateurs de Xenogears et Xenosaga ; le système de combat en reprenant les fondamentaux. Les combats se déroulent sur les deux écrans. L’écran du bas comprend les ennemis terrestres ainsi que les héros (au nombre de trois) alors que l’écran du haut affiche leurs statistiques et les ennemis aériens. Les combats se déroulent au tour par tour et les protagonistes interagissent suivant un ordre précis dépendant de leur vitesse et indiqué à l’écran. Suivant le précepte des Xenosaga, chaque protagoniste pourra enchaîner un certain nombre d’actions durant son tour (symbolisé par des sphères bleues). Les héros pourront attaquer de deux manières : soit en utilisant une attaque dite classique infligeant un certain nombre de coups à l’ennemi, soit une attaque plus puissante ne portant qu’un coup mais ayant une capacité spéciale comme étourdir l’ennemi ou l’envoyer dans les airs. On peut alors réaliser divers combos en jouant sur ces deux types d’attaque. Suivant le nombre de coups ou si le coup infligé est critique, les héros ont droit à une action supplémentaire. Au bout de 6 attaques consécutives, ils pourront déclencher une super attaque meurtrière. Parmi les autres actions possibles, ils peuvent se défendre, utiliser divers items ou avoir recours à la magie. Chaque personnage a à sa disposition six magies : trois magies d’attaque et trois magies de soin et/ou d’amélioration. Durant un même tour, il est possible d’alterner attaque et magie. Par contre, plus un personnage réalisera un enchaînement long, plus il lui faudra attendre le tour suivant.

À la fin du combat, les héros récupèrent divers objets, de l’expérience, de l’argent mais surtout des « Custom Points ». En effet, monnayant un nombre de CPs, les attaques et magies peuvent être montées en puissance. Pour les attaques physiques, la montée en puissance se fera selon leur force et leur précision. Cependant, augmenter la force de l’attaque diminuera sa précision dans une certaine proportion ; et inversement. Il faudra donc penser constamment à équilibrer ces deux paramètres.  Dans le cas des magies, le rapport se fait entre la force et le coût en point de magie. Au départ, les protagonistes ont une attaque et une magie de chaque type. Augmenter la puissance de ces dernières permettra d’en déverrouiller d’autres.

Image de World DestructionImage de World Destruction

Afin de conclure la partie gameplay, une autre originalité réside dans le principe de « voiceset ». Durant l’aventure, chaque personnage sortira des répliques, des « voices », soulignant ses différents traits de caractère. En les paramétrant (à raison de 4 simultanément), les héros diront ces dernières aléatoirement ou suivant certaines actions durant les combats. Elles auront pour effet d’augmenter leurs statistiques (attaques, défenses, agilité…), de soigner le groupe ou d’améliorer les possibilités de combo.

ACTA EST FABULA ?

Image de World DestructionL’un des plus grands points fort du jeu est sans conteste son background. L’univers décrit est riche et le scénario, écrit par Masato Kato (Chrono Cross, Xenogears, Baten Kaitos), est plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. Les thèmes abordés par Kato sont toujours d’ordre philosophique et religieux, comme les principes de Proxy, de Deus Ex Machina, ou bien encore l’interrogation quant au rôle de Dieu (créateur, juge et acteur ou bien seulement créateur car ayant offert à l’Homme la notion de libre arbitre). Les héros sont attachants au possible et on doit leur design, tout comme pour les bad guys, à Kunihiko Tanaka (Xenogears, Xenosaga épisode 1). Les musiques sont composées par Yasunori Mitsuda qui travailla sur les bandes son des deux Chrono (Trigger et Cross), de Xenogears ou bien encore Shadow Hearts. L’ambiance sonore prend ainsi une place réellement importante dans le jeu. Certains thèmes empruntent le répertoire de musiques traditionnelles orientales ou celtiques ; d’autres, magnifiques, restent ancrés dans l’esprit comme celui de la cité fortifiée de Mekt. Par ailleurs, la plupart des scènes importantes du jeu sont doublées, ce qui renforce l'immersion.

Seul défaut qui mettra tout le monde d’accord, l’aspect technique du soft. La réalisation parait dépassée quand on voit ce que la DS peut faire actuellement en matière de 2D et de 3D. Si certains lieux sont plutôt agréables à l’œil (Caravan ou Mekt), d’autres sont vraiment moches (la cité céleste de Vitor) pour ne pas dire catastrophiques (la prison ou encore l’hôpital qui fait penser à celui du premier Get Backers sorti sur GBA). L’aspect technique, la mise en scène, les personnages quelque peu pixellisés font penser aux jeux de l’ère des consoles 32 bits. En revanche, les héros, que ce soit lors des combats ou des phases d'aventure, ont un large panel d'animations et expressions. Il s'en dégage dès lors un réel souci du détail. En jouant à World Destruction,  l’impression d’être face à un RPG de l’époque Saturn ou PS est très forte, ce qui n'est pas foncièrement une mauvaise chose en soi. Les autres défauts du jeu sont, malheureusement, d’ordre strictement subjectifs et dépendent principalement de la conception que l’on se fait d’un RPG. Certains verront dans certains de ces défauts des qualités.



Image de World DestructionPour commencer, World Destruction fait partie de ces RPG à l’univers et au scénario complexes mais ultra dirigistes. Autant le dire, le jeu est sur des rails du début jusqu’à la fin. À moins d’atteindre le dernier tiers du jeu, on passe machinalement d’un village à un donjon sans même possibilité de retourner dans des lieux déjà visités. De plus, les quêtes annexes sont trop peu nombreuses, si ce n’est à la toute fin du jeu où une quête sera consacrée à chacun des héros. Généralement dans le but d’obtenir leur arme ultime. Autre point sujet à discussion : le level design de certains donjons assez labyrinthiques (la prison, le « couloir de l’infini »). D’ailleurs, une large majorité des donjons reposent sur la résolution d’énigmes obligeant à faire de très nombreux allers-retours.  A cela s’ajoute la fréquence des combats. Impossible d’explorer un donjon sans qu’il s’en déclenche un toutes les deux secondes, même s’il est toujours possible de les fuir. Enchaîner combat sur combat peut devenir fatiguant à la longue d’autant qu’ils peuvent être assez longs. Seulement, ce mal est nécessaire pour augmenter en expérience ses héros ainsi que leurs attaques car le niveau de difficulté est parfois très déséquilibré. Si les combats contre les ennemis « classiques » sont relativement faciles, les boss, à l’exception des premiers, sont des cauchemars ambulants. Tous les boss possèdent une capacité spéciale, « High-Boost », qu’ils déclenchent arrivés à leur dernier quart d’énergie. Cette technique leur permet d’augmenter toutes leurs caractéristiques mais aussi de jouer plusieurs tours à la suite. Quand en plus ils abusent de cette technique plusieurs fois d’affilée et qu’ils se régénèrent, comme le Roi Eau, le combat se transforme en calvaire. Rajiv et le Seigneur Loup, que l’on rencontre lors du second passage dans la prison, sont imbattables sans un niveau d’expérience important et surtout si les trois héros ne sont pas équipés de l’accessoire anti-paralysie (Orange Amulet). Sous le feu de l’action, il n’est pas non plus impossible de sortir un mauvais enchaînement du fait que les boutons de la DS ont pour les combats plusieurs fonctionnalités ; comme lancer par inadvertance une magie alors que l’on souhaitait attaquer. À la manière d’un RPG old-school, terrasser un boss ressemble en soi à une vraie victoire. Normalement, la fréquence des combats et la difficulté devraient être recalibrées pour la version US. Initiative sympathique et louable. En effet, World Destruction se termine en une vingtaine d’heures tout au plus (25H au grand maximum). Certains seront scandalisés par une durée de vie aussi faible mais s’il n’y a aucun temps mort dans l’aventure. Le seul passage à vide notable correspond au retour au centre pénitencier (ce lieu accumule toutes les tares).

Image de World DestructionImage de World Destruction

Le dernier défaut est d’ordre scénaristique et peut être étendu sur deux points. Premièrement, le jeu alterne entre phases humoristiques et phases nettement plus sombres ; à l’image de ses héros. Si Kyrie est d’un tempérament naïf, le côté espiègle et enjoué de Morte n’est qu’une façade cachant un être limite torturé et inhumain. De même, malgré le fait qu’il ait l’apparence d’un mignon Bisounours, Toppy est le personnage le plus mature du groupe et est un peu le mentor de la bande ; son métier d’assassin y étant forcément pour beaucoup. L’ennui est que l’humour du jeu est typiquement nippon et du même style que celui que l’on peut trouver dans n’importe quel animé japonais. Il suffit de voir la scène durant laquelle Kyrie et Morte se rencontrent pour la première fois ou bien celle pendant laquelle Toppy présente sa dulcinée Muffy pour s’en convaincre. Ceux qui sont allergiques à ce genre d’humour vont donc en avoir marre assez vite. L’autre point concerne le scénariste directement. Kato développe des trames complexes mais ne donne pas forcément toutes les réponses aux questions suscitées et laisse libre cours à l’interprétation de chacun. De même, ses scénarios ont plusieurs niveaux de lecture.  Le tout donne alors parfois l’impression d’une relative incohérence, attisant l’ire des joueurs (voir le cas de Chrono Cross). World Destruction ne coupe pas à ce constat.

Image de World DestructionÀ titre d’exemple, sans révéler d'éléments importants de l'intrigue, un personnage, dont la déontologie interdit de dire de qui il s’agit, aura la réflexion suivante : Kyrie doit détruire le monde afin qu'il ne subisse d’autres catastrophes naturelles majeures mais, en admettant que le monde soit recréé, rien ne dit qu’il n’y en aura pas à nouveau. Hors, dans le jeu, il n’y a aucune catastrophe naturelle genre raz-de-marée ou irruption volcanique. La phrase est alors à interpréter de la manière suivante : si Dieu a créé le monde, il a créé la Nature ainsi que tout être vivant. Dans l’absolu, les êtres vivant font harmonie complète elle. Ainsi, hommes et lycanthropes en sont des éléments. En conséquence, le fait que ces deux éléments soient en conflit est illogique et pas en adéquation avec la notion d’harmonie; donc pouvant être perçu comme une catastrophe dite « naturelle » puisque le référent est la Nature. Les tensions entre les deux races prenant de graves proportions ; le nombre de « conflits/catastrophes naturelles »  va augmenter. Rien ne dit qu’en recréant le monde, le même type de schéma ne va pas se reproduire. Deuxième exemple, les motivations des douze seigneurs lycanthropes sont très peu explicitées. D’ailleurs, une bonne partie d’entre eux ne va faire qu’une apparition furtive ; se soldant souvent par un combat et se concluant par leur mort. La plupart des nobles et hautains bestiaux ne sont guère au courant des pouvoirs de Kyrie. À ce sujet, un parallèle tordu (mais plausible pour certaines raisons) pourrait être fait entre les douze Seigneurs et les douze apôtres du Christ. Les douze apôtres doivent être témoins de la résurrection du Christ. Dans le cas des douze Seigneurs, il s’agirait d’être des témoins privilégiés du réveil de Kyrie en tant que Destruct. Le chiffre douze est particulier : il renvoie aux douze tribus d’Israël mais aussi à la totalité du peuple que Jésus doit mener à son accomplissement ou bien encore le peuple rassemblé par Dieu à la fin des temps. Cette notion de singularité et de tout se retrouve dans le nom des douze Seigneurs.  En plus d’être les représentants du peuple lycanthrope, leur nom est « générique »  puisque désignant une espèce et non un être en tant qu’individu. De plus, certains des Seigneurs souhaitent utiliser le pouvoir de Kyrie afin de purger le monde des humains. La destruction du monde par ce dernier pourrait être assimilé à la fin des temps, les lycanthropes, débarrassés des humains et des sangs mêlés, formant ainsi le peuple élu.

Pour conclure, World Destruction est un projet ambitieux. Cela se ressent mais, en même temps, il semble inachevé. Manque de moyen ? La DS était-elle le support adéquat ? Malgré un excellent background, le soft va diviser les fans de RPG sur bien des aspects : dirigiste, techniquement moyen, gameplay des combats… À l’instar de Chrono Cross, ou des Xenosaga (incluant Xenogears), il n’y a pas de véritable juste milieu. Tout dépend de la conception que l’on se fait d’un RPG. En revanche, vu le nombre de RPG que compte désormais la petite portable de Nintendo, World Destruction peut se targuer d’avoir un background solide et un scénario à la limite du philosophique.
 

TEST Sands of Destruction écrit par Xeen le 06 Apr 2009
13/20
Techniquement, mis à part certains lieux plutôt agréables à l’œil, l’ensemble est relativement moyen. La réalisation parait désuète en comparaison de ce que l’on peut voir actuellement sur DS. Idem pour les phases de combats qui sont graphiquement inégales. Par contre, les animations sont travaillées et l’on note pour celles-ci un réel souci du détail ; que ce soit pour les cinématiques utilisant le moteur du jeu ou les phases de combat.
12/20
Le véritable point faible du jeu. Seule une vingtaine d’heures de jeu seront nécessaires pour en venir à bout. Par ailleurs, avec l’extrême linéarité du jeu, la fréquence des combats et les boss particulièrement retors, beaucoup risquent d’en avoir assez dès les toutes premières heures.
15/20
Maîtriser le système de combat et ses subtilités requerra un petit temps d’adaptation. Par ailleurs, les boutons de la DS ayant plusieurs fonctionnalités durant ces derniers, il n’est pas impossible dans le feu de l’action de se tromper et ainsi déclencher une action non désirée. Les menus sont clairs et la gestion de l’équipe se fait aisément. Par contre, certains reprocheront une totale inutilisation du stylet.
16/20
Yasunori Mitsuda livre là un travail remarquable comme à son habitude. Certains morceaux sont vraiment magnifiques et l’on s’étonne d’en retenir certains. Bien sûr, les thèmes des combats, bien qu’agréables, finissent par lasser. La plupart des dialogues sont doublés. Tous ces éléments contribuent énormément à s’immerger dans l’histoire.
World Destruction fait partie de ces RPGs ayant une véritable identité : univers, scénario, character design inspiré… Qui plus est, l’ambiance musicale du titre et les doublages permettent de s’immerger complètement dans l’aventure. Seulement, le jeu est desservi par une réalisation technique plutôt moyenne et une « faible » durée de vie (20 heures tout au plus). Le reste est, hélas, bien plus subjectif, dépendant des goûts de chacun en matière de RPG. Certains ne seront pas gênés par le côté ultra dirigiste du scénario, alors que ceux préférant être totalement libres de leurs mouvements détesteront assurément. Cette même remarque peut également s’appliquer au système de combat ou bien encore à l’humour typiquement nippon de certaines scènes. Au final, World Destruction va diviser et non fédérer autour de lui, à l’instar des Xenosaga. Si vous êtes réticent, autant vous orienter sur un autre RPG. En revanche, ceux pour qui les particularités mentionnées ci-dessus ne sont nullement dérangeantes vivront une aventure particulièrement prenante
14/20
LEFT
1.jpg1.jpg10.jpg11.jpg12.jpg13.jpg14.jpg15.jpg16.jpg17.jpg18.jpg19.jpg2.jpg20.jpg21.jpg22.jpg23.jpg24.jpg25.jpg26.jpg27.jpg28.jpg29.jpg3.jpg30.jpg31.jpg32.jpg33.jpg34.jpg35.jpg36.jpg37.jpg38.jpg39.jpg4.jpg40.jpg41.jpg42.jpg43.jpg44.jpg45.jpg46.jpg47.jpg48.jpg49.jpg5.jpg50.jpg51.jpg52.jpg53.jpg54.jpg55.jpg56.jpg57.jpg58.jpg59.jpg6.jpg60.jpg61.jpg62.jpg63.jpg7.jpg8.jpg9.jpg1.jpgworlddesds (1).jpgworlddesds (2).jpgworlddesds.jpg
RIGHT
 
+ Le scénario
+ Le character design, l’ambiance générale
+ Les musiques
+ Système de combat et humour typiquement nippon…
 
- ... qui ne plairont pas à tout le monde
- Techniquement moyen
- Dirigiste de bout en bout
- Faible durée de vie
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

Vous devez être membre pour voter