TEST : LOST IN BLUE : SHIPWRECKED
UNE [jeu] Lost in Blue : Shipwrecked
Console :
console
Editeur :
Konami
Développeur :
Hudson Soft
Genre :
Aventure
Nombre de joueurs :
1 à 2
Informations :
test apperçu newsnews soluces
sortie JAP7 aout 2008
sortie USA23 septembre 2008
sortie EUR19 février 2009
forum podcast
signé :
TEST

 

Konami est un éditeur habitué à nous livrer des jeux de qualité. Ceci étant dit, on peut maintenant se demander pourquoi il continue à éditer des jeux qui ne sont pas à son image. La série Lost in Blue dans le cas présent, habituée à la console portable de Nintendo et non sa grande sœur à la manette virevoltante, revient une fois de plus prouver son incapacité à changer de formule malgré tout le mal qu’en pensent les joueurs. Et c’est là qu’on se demande ce qui est passé par la tête des développeurs chez Hudson Soft. Heureusement pour eux, Konami ne semble pas avoir pris la peine de tester le jeu avant de le livrer dans le commerce…

Jaquette de Lost in Blue : Shipwrecked
Image de Lost in Blue : ShipwreckedLost in Blue, pour rappel, est une série qui a débuté sur DS il y a de cela bientôt quatre ans. À l’époque, le principe était novateur et fortement approprié aux capacités de la console : aider un ou deux rescapés abandonnés sur une île déserte à survivre, en développant leur sens de la chasse pour tout ce qui s’avère être un nécessaire vital. En bref, manger, boire, dormir et, bien entendu, trouver un moyen de quitter cet enfer paradisiaque. Une antinomie qui nous est resservie chaque année peu ou prou identique à la précédente aventure, avec ses mêmes qualités, ses mêmes défauts. Lost in Blue: Shipwrecked marque la quatrième tentative du studio à nous faire gober une copié-collé, cette fois-ci sur console de salon, de sa célèbre franchise. Alors évidemment on se doute que la maniabilité sera différente, que la Wiimote servira à accomplir divers mini-jeux pour se sortir des pires situations mais, dans le fond, on redoute, et à raison, une fausse suite.

Premières secondes de jeu et le constat s’impose de lui-même. C’est moche, à tel point qu’on se demande comment les développeurs ont pu faire pire en 2008 qu’un Ocarina of Time d’il y a dix ans. Le comble étant cette cinématique d’introduction qui devrait sûrement figurer au panthéon des cinématiques les plus ridicules au monde. Aidan et son pote Hobo, un petit singe, sont à bord d’un navire de croisière qui soudainement prend feu sans explication. Tout le monde évacue sauf une jeune fille et son chien qui préfère rester à l’intérieur parce que le monsieur de la sécurité indique, je cite, « que le chien ne peut pas venir dans le canot de sauvetage ». On se demande d’ailleurs pourquoi vu l’espace libre restant dans ledit canot. À noter que, débordant d’humanité, ce même homme décide de faire partir le canot et de laisser la jeune fille à bord, sans même y réfléchir à deux fois. Aidan, quant à lui, a pu quitter le navire se noyant sous les eaux grâce à ce même canot mais, malheur, l’hélice de l’embarcation se coince et décide d’aller jeter un œil. Une vague, des remous, et le voilà tombé à la mer avec pour seul réconfort, sa valise remplie du strict essentiel Image de Lost in Blue : Shipwrecked: des bouteilles d’eau, un sac et un briquet. Cette cinématique étant marquée par l’absence de dynamisme et un doublage catastrophique ponctuant seulement une phrase sur cinq (allez savoir pourquoi), les développeurs auraient pu se contenter d’un prologue écrit de deux lignes.

Citation de Kiklox
Image de Lost in Blue : ShipwreckedHeureusement, le cœur du jeu ne résidant pas dans ses prouesses scénaristiques, on s’attaque au vif du sujet assez rapidement : survivre sur une île déserte et la quitter par tous les moyens. Accompagné de votre singe Hobo qui a survécu au naufrage en se servant de votre épaule comme d’une planche à voile, Aidan doit alors se mettre en chasse de nourriture. Les noix de cocos sur les arbres, à secouer soit à la Wiimote et au Nunchuk, ou en envoyant Hobo grimper les chercher en passant dans une vue subjective complètement désuète… les grappes de fruits qui jonchent les sols fertiles de l’île à cueillir, les plages à fouiller à coup de Wiimote pour creuser et espérer tomber sur une moule, une huître, un crabe ou autre… des activités qui pour la plupart se transforment en mini-jeux pas spécialement profonds, qu’il est possible de pratiquer avec un ami une fois débloqués en passant par le menu principal.  À la manière des Sims, il faut veiller à ce que son personnage ne finisse pas envoyé ad patres par un manque de calorie, d’hydratation ou de sommeil. Les jauges représentées sur le haut de l’écran indiquent un pourcentage à maintenir et lorsqu'on apprend qu’un deuxième personnage à gérer viendra se coller aux basques du premier et qu’il faudra également le gérer, on commence à prendre peur.

Image de Lost in Blue : ShipwreckedEn effet, les développeurs semblent avoir oublié que raconter une histoire c’est bien, mais qu’il est très vite facile de l’étouffer sous un mécanisme lourdingue tel que celui-ci. Gérer la survie des protagonistes pourra donc en décourager plus d’un tant elle prime sur l’aventure principale et qu’au final, on passe le plus clair de son temps à ramasser des noix de coco ou à boire aux ruisseaux qu’à trouver un moyen de quitter l’île. Frustrant. Le deuxième personnage étant Lucie, la jeune fille abandonnée avec son chien Max sur le navire qui se sont retrouvés à leur tour sur une île. Les débuts avec Aidan et son singe Hobo sont une partie de plaisir comparé au labeur que représente Lucie et son intelligence artificielle proche du néant. Celle-ci étant incapable de se débrouiller seule, finissant souvent par mourir seule dans son coin quand on l’abandonne une journée en quête d’une sortie de secours vers la civilisation. En bref, c’est un boulet de plus dans ce jeu qui dans son ensemble s’enracine dans sa propre glaise. L’impression d’avancer est inexistante, ce ne sont pas les mini-jeux qui sauvent la manche, comme les plats de cuisine à concocter façon Cooking Mama du pauvre, ce n’est pas non plus Lucie, ni grâce au gameplay et la maniabilité d’un autre âge. En bref, on en a vite ras-le-bol et seuls les plus persévérants parviendront à leurs fins. Dommage alors que le jeu soit avant tout destiné à un jeune public qui, à coup sûr, aura vite fait de passer à autre chose.

Lost in Blue avait beau surfer sur la vague de succès qui touchait la DS en 2005 et sur celui de la série Lost à la télévision, aujourd’hui la formule ne marche plus. Néanmoins, le potentiel est là, il est seulement gâché par une réalisation paresseuse, qui se moque des joueurs et de la console. Le jour où les développeurs le comprendront, peut-être que la série Lost in Blue aura repris de ses couleurs. Aujourd’hui, Shipwrecked ne fait que confirmer sa place au sein des jeux à éviter à tout prix.

Image de Lost in Blue : Shipwrecked Image de Lost in Blue : Shipwrecked
 

TEST Lost in Blue : Shipwrecked écrit par Kiklox le 02 Mars 2009
8/20
« On est sur Wii » me dit-on. J’ai encore du mal à croire que la Wii ne puisse pas faire mieux que de se présenter comme une Nintendo 64 en 480p. C’est dans ses moments-là que, la larme à l’œil, je pense à des jeux comme Super Mario Galaxy. Lost in Blue: Shipwrecked est raté en tout point visuellement.
12/20
Une bonne note car dans l’ensemble le jeu est assez long, après une bonne dizaine d’heures, on a l’impression de ne jamais en voir le bout. Ça plaira aux masochistes ou à ceux qui ont une volonté d’acier. Le fait de pouvoir jouer à deux aux mini-jeux est anecdotique.
10/20
Ni pratique ni catastrophique, le personnage se déplace lentement, met dix secondes à grimper une marche ou à en descendre une. Néanmoins la reconnaissance des mouvements de la Wiimote pour les mini-jeux est plutôt réussie.
5/20
Les musiques étant tellement kitsch dans le mauvais sens du terme, je me suis demandé s’il fallait en parler dans le test. En fait je crois qu’il va falloir éviter. Quant aux bruitages, à base de « Buip, Boup, Waah, Hobo ! Max ! », on repassera.
Quel dommage, Lost in Blue: Shipwrecked marque le retour d’une série qui pourtant avait bien démarrée sur DS. Mais au fil des épisodes, les nouveautés se comptant sur les doigts d’une main de Mickey, et les défauts toujours plus nombreux avec l’apparition pour cette version de la full 3D font que ce titre se destine avant toute chose à ceux qui ont du courage et l’argent à dépenser.
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RIGHT
 
+ L'ambiance "seul au monde"
+ Quelques mini-jeux sympatoches
+ Un vrai jeu pour les durs à cuir
 
- On devient dingue avant la scène de fin
- Graphismes à la bourre sur dix ans
- Aspect sonore raté
- Dialogues
- Répétitif et lassant, interface lourde
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

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