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TEST : DRAGON BALL : ORIGINS
Console :

Editeur :
Namco Bandai Games
Développeur :
Namco Bandai Games
Genre :
Aventure - Action
Nombre de joueurs :
1 à 2
Informations :

A force d'enchainer les Kamehameha et autres Final Flash dans des jeux de baston au casting toujours plus exhaustif, on en oublierait presque qu'avant d'être une succession de combats interminables entre des guerriers stéroïdés capables de détruire la galaxie d'un éternuement, Dragon Ball c'est avant tout l'histoire d'un gamin à queue de singe et d'une chipie aux cheveux turquoises partis à la recherche des légendaires boules de cristal capables d'exaucer n'importe quel souhait. Une histoire qui parodie avec bonheur le célèbre « Voyage en Occident » de Wu Cheng'en tout en laissant libre cours à l'esprit irrévérencieux et un brin pervers de ce cher Akira Toriyama. Alors lorsque Namco Bandai nous a dévoilé son nouveau jeu d'action-aventure censé nous faire revivre les premiers chapitres de la saga, notre sang de fanboy n'a fait qu'un tour et on espérait en secret retrouver tout ce qui faisait le sel des aventures du jeune Goku dans un titre de qualité. Mais ce con de Shenron n'exauce les voeux que de ceux qui lui touchent les boules et il semblerait que pour le coup le détecteur soit tombé en panne ...![]() N'est pas Link qui veut ... Le
problème c'est que les développeurs de Game Republic sont quand même
loin d'avoir le talent des p'tits gars de Nintendo EAD, et on s'en
aperçoit assez vite en jouant à ce Dragon Ball : Origins. En effet si le
jeu s'inspire beaucoup de Phantom Hourglass en proposant une
maniabilité presque entièrement au stylet, la construction en chapitre
introduit d'emblée une linéarité assez dommageable au plaisir de jeu,
d'autant plus que les phases d'aventure sont loin d'être passionnantes.
Ainsi Son Goku va enchainer des niveaux plutôt jolis mais au level
design peu inspiré et aux énigmes franchement classiques, tout en
tatanant divers adversaires et en se coltinant un boulet suicidaire en
jupette. En effet cette bonne vieille Bulma reprend avec brio le
flambeau des personnages féminins inutiles qui accompagnent bien trop
souvent un héros totalement dépassé par la propension de l'IA a en
finir avec la vie (ce qui bien entendu se solde par un joli Game Over),
et ce ne sont pas les deux-trois armes à acheter entre les chapitres ou
la présence d'une attaque spéciale au shotgun qui rendent notre chère
gourdasse plus efficace. Le pire dans tout cela, c'est que les quelques
bonnes idées apportées au fur et à mesure de l'aventure grâce à
l'acquisition par Goku de nouvelles capacités sont rapidement gâchées
par un enchainement d'énigmes sans grand génie usant et abusant des
capacités en question. Du coup s'il est plutôt sympathique d'apprendre
à transporter des flammes, de l'eau ou de l'électricité en faisant
tournoyer notre héros sur lui-même afin d'activer un quelconque
mécanisme, cela devient légèrement gonflant quand on enchaine cette
technique dix ou vingt fois dans le même niveau. Et comme en plus la
plupart des maps s'avèrent être passablement linéaires, ne s'autorisant
que quelques embranchements histoire d'aller récupérer un coffre caché,
la traversée du jeu s'avère parfois sympathique mais trop souvent
lassante. Heureusement qu'à coté de cette partie « aventure »
très basique et pas franchement réussie, les combats restent pour leur
part plutôt efficaces. Certes la maniabilité fait preuve d'une
imprécision gênante au début, d'autant plus que les différentes
techniques de Goku demandent des manipulations assez similaires à
réaliser au stylet. Mais avec un peu d'entrainement, on arrive à peu
près à faire ce qu'on veut et on peut alors vraiment s'amuser, surtout
contre les boss. Notre héros a ainsi à sa disposition deux styles de
combat différents - à mains nues et avec le bâton magique - avec une
bonne demi-douzaine de techniques pour chacun. Il est d'ailleurs
possible de faire évoluer ces techniques sur trois niveaux en dépensant
l'expérience accumulée grâce à de petits orbes bleus lâchés par les
ennemis vaincus. Enchainement de baffes, charges, coups de bâton
magique et autre Kamehameha, la palette de coup s'avère suffisamment
riche pour ne pas s'ennuyer, d'autant que certains ennemis ne sont
sensibles qu'à certains types d'attaques ce qui demande un minimum de
stratégie. Outre les classiques points de vie, on constate également la
présence d'une jauge de Ki qui diminue à chaque coup porté et qui une
fois vide laisse notre brave Son Goku étourdi pendant quelques
secondes. Il faut donc éviter de se la jouer bourrin et se ménager des
pauses lors des affrontements afin de laisser le temps à sa jauge de Ki
de se remplir à nouveau. Rien d'insurmontable cependant, et
l'utilisation d'objets allant du bol de nouilles régénérateur de PV à
l'herbe magique rendant invincible pendant quelques secondes facilite
grandement les rares combats un peu chauds. Du coup malgré une
difficulté toute relative l'aspect baston reste vraiment le point
fort du gameplay de ce Dragon Ball : Origins et contrebalance adroitement
des phases d'exploration légèrement gavantes. Notons enfin la présence
de phases en nuage magique qui si elles restent malheureusement
anecdotiques, s'avèrent fort sympathiques et brisent agréablement la
monotonie de certains chapitres. | ![]() Et un Paf-Paf pour la route ! Abordons
maintenant le chapitre épineux de la transposition de l'œuvre de Toriyama
dans cette nouvelle adaptation vidéo ludique. D'un point de vue
graphique tout d'abord on ne peut que féliciter les développeurs pour
la fidélité avec laquelle ils ont modélisé les différents personnages
de la série, même si certains second rôles n'ont pas fait preuve d'un
très grand soin et que d'avantage d'expressions faciales n'auraient pas
été de refus. Le jeu est donc plutôt joli sans non plus exploser la
rétine, mais le fan jubilera sans aucun doute à la vue de certaines
cinématiques très réussies comme le Kamehameha de Tortue Géniale
à la Montage de Feu, ou la transformation de Goku en gorille géant dans
l'antre du Roi Pilaf. Coté sonore en revanche le résultat est très
loin d'être satisfaisant, et les « musiques originales japonaises »
annoncées sur la jaquette s'apparentent méchamment à de la publicité
mensongère. En effet, mis à part le thème principal japonais qui tirera
une petite larme à certains, les musiques de DBO sont des compositions
totalement originales d'une qualité franchement médiocre. Et si
certaines s'intègrent plutôt bien dans à l'univers du jeu en reprenant
des sonorités assez proches de celles de l'anime, d'autres sont
totalement à l'ouest. Mention spéciale à la musique de certains donjons
(notamment le QG de Toto Lapin) qui s'avère être une répétition
ad-nauseum d'une pathétique partition de quinze secondes risquant fort
de rendre dingue le joueur un brin mélomane. Pas d'autre solution à ce
niveau que de couper le son sous peine d'avoir des envies de balancer
sa DS par la fenêtre ... Et ne parlons même pas des doublages
américains pitoyables et quasi inaudibles qui parsèment le jeu. Au delà de ce bilan technique mitigé il est absolument nécessaire de
rétablir une vérité que de nombreux sites spécialisés et fans peu
regardants ont tenté de dissimuler depuis la sortie du jeu : DBO n'est EN AUCUN CAS une adaptation 100 % fidèle au manga ou
à la série. Les différents chapitres du jeu suivent certes assez
fidèlement la trame scénaristique de l'œuvre originale mais le
traitement de chacun d'entre eux s'éloignent souvent de manière très
significative du script de base. Ainsi le deuxième chapitre verra par
deux fois Goku et Oloon s'affronter, alors que n'importe quel fan de
Dragon Ball sait pertinent que le petit cochon métamorphe n'a aucun
talent pour la baston. Quant au chapitre narrant la rencontre avec
Yamcha, il zappe totalement la mythique scène du camping car et
transpose certains événements qui s'y sont déroulés dans la planque du
« Roi du désert », en inversant même certains rôles au passage. Alors
Diptéro-sodomie de la part d'un fan désabusé ? Et bien non ! Car si on
se doute bien qu'une adaptation vidéo ludique peut difficilement être
100 % fidèle à un manga ou un anime, de nombreux rajouts et
modifications effectuées ici n'apportent strictement rien à l'histoire
et dans le même temps des scènes mythiques de l'œuvre de Toriyama sont
passées à la trappe. Pire encore, la plupart de ces rajouts ne servent
qu'à nous balancer des niveaux supplémentaires à l'intérêt ludique très
discutable et uniquement destinés à rallonger une durée de vie pas
franchement reluisante.![]() ![]() Mais ce ne sont même pas ces libertés prises par les développeurs par rapport au scénario original qui sont le plus dommageable. Ce qui déçoit c'est surtout le manque de caractère flagrant des dialogues et la psychologie rabotée de certains personnages. On est bien loin de la truculence du manga et de son petit coté impertinent. La plupart des allusions coquines de Toriyama ont ainsi été négligemment oubliées pour proposer un titre bon enfant adapté aux 12 ans et plus. Du coup Tortue Géniale ne veut plus toucher les seins de Bulma mais faire « une balade romantique avec elle », et le mythique Paf-Paf d'Oloon se transforme en pathétique « scéance d'entrainement ». Logique mais décevant, surtout que ces allusions n'ont jamais dérangé personne dans le manga, pourtant lu par des millions de ch'ti n'enfants. Qui a les boules ?Du
coup on se demande un peu à qui s'adresse ce Dragon Ball : Origins avec
son gameplay bancal, son ton un peu trop gentillet et ses libertés qui
risquent de décevoir le fan exigeant. Surement pas aux amateurs de
Zelda-like qui auront bien meilleur compte de se tourner vers Phantom
Hourglass ou d'attendre le prochain Spirits Tracks, mais plus
vraisemblablement aux fans de Dragon Ball qui aiment « refaire le
match » et ne s'offusqueront donc pas des modifications apportées au
scénario original. Ceux là trouveront sans doute un certain plaisir à
parcourir le jeu, d'autant qu'il faut bien avouer que ce dernier
réserve quelques moments de grâce, notamment à l'occasion des
cinématiques mentionnées plus haut.![]() ![]() |
TEST Dragon Ball : Origins écrit par Kayle Joriin le 19 Apr 2009
14/20
Très fidèle au matériel original, la réalisation de Dragon Ball Origins est d'une qualité fort honorable. Et même si le jeu ne rivalise clairement pas avec un Phantom Hourglass, il reste suffisamment beau et fluide pour séduire les fans de la série. On regrettera tout de même que certains personnages secondaires n'aient pas fait l'objet du même soin que Son Goku ou Bulma, que se soit en terme de modélisation ou de textures.
12/20
Très linéaire, le jeu se finit en onze à douze heures si on se limite aux chapitres de base. Viennent ensuite une grosse vingtaine de chapitres optionnels, la collecte des 200 statuettes bonus du jeu avec possibilité de se les échanger entre joueurs, et éventuellement un système de scoring qui poussera les plus courageux à refaire chaque niveau pour obtenir la note parfaite.
13/20
Entièrement jouable au stylet mais laissant la possibilité d'attribuer certaines commandes aux boutons et à la croix directionnelle, la maniabilité souffre d'un certain manque de précision qui fait qu'on se plante régulièrement entre des coups qui exigent des manipulations assez similaires. On finit par s'y habituer mais l'ensemble n'est clairement pas parfait et peut nuire à l'immersion.
8/20
Carton rouge sur ce point, car hormis le thème principal japonais qui ravira les fans de la série, le reste de bande son est d'une qualité franchement médiocre. Non seulement les musiques oscillent entre le tout juste correct et le profondément gavant, mais en plus les doublages anglais sont pitoyables.
Même s'il n'est pas foncièrement mauvais, on pouvait réellement attendre beaucoup plus de ce Dragon Ball : Origins, que ce soit en terme de Gameplay ou en terme de fidélité à l'oeuvre de Toriyama. Reste un titre plutôt joli, qui réservera quelques moments de grâce aux fans de la série mais qu'on ne peut raisonnablement pas conseiller aux amateurs de Zelda-like.
11/20

+ Plutôt joli
+ Combats sympathiques
+ Des scènes mythiques
+ La musique d'intro
+ Combats sympathiques
+ Des scènes mythiques
+ La musique d'intro
- Le reste de la bande son
- Phases aventures basiques et lassantes
- Des imprécisions dans la maniabilité
- Une fidélité toute relative
- Des digressions qui n'apportent rien
- Phases aventures basiques et lassantes
- Des imprécisions dans la maniabilité
- Une fidélité toute relative
- Des digressions qui n'apportent rien
Pas d'avis supplémentaire

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18 septembre 2008
4 novembre 2008
28 novembre 2008
Le
problème c'est que les développeurs de Game Republic sont quand même
loin d'avoir le talent des p'tits gars de Nintendo EAD, et on s'en
aperçoit assez vite en jouant à ce Dragon Ball : Origins. En effet si le
jeu s'inspire beaucoup de Phantom Hourglass en proposant une
maniabilité presque entièrement au stylet, la construction en chapitre
introduit d'emblée une linéarité assez dommageable au plaisir de jeu,
d'autant plus que les phases d'aventure sont loin d'être passionnantes.
Ainsi Son Goku va enchainer des niveaux plutôt jolis mais au level
design peu inspiré et aux énigmes franchement classiques, tout en
tatanant divers adversaires et en se coltinant un boulet suicidaire en
jupette. En effet cette bonne vieille Bulma reprend avec brio le
flambeau des personnages féminins inutiles qui accompagnent bien trop
souvent un héros totalement dépassé par la propension de l'IA a en
finir avec la vie (ce qui bien entendu se solde par un joli Game Over),
et ce ne sont pas les deux-trois armes à acheter entre les chapitres ou
la présence d'une attaque spéciale au shotgun qui rendent notre chère
gourdasse plus efficace. Le pire dans tout cela, c'est que les quelques
bonnes idées apportées au fur et à mesure de l'aventure grâce à
l'acquisition par Goku de nouvelles capacités sont rapidement gâchées
par un enchainement d'énigmes sans grand génie usant et abusant des
capacités en question. Du coup s'il est plutôt sympathique d'apprendre
à transporter des flammes, de l'eau ou de l'électricité en faisant
tournoyer notre héros sur lui-même afin d'activer un quelconque
mécanisme, cela devient légèrement gonflant quand on enchaine cette
technique dix ou vingt fois dans le même niveau. Et comme en plus la
plupart des maps s'avèrent être passablement linéaires, ne s'autorisant
que quelques embranchements histoire d'aller récupérer un coffre caché,
la traversée du jeu s'avère parfois sympathique mais trop souvent
lassante.
Heureusement qu'à coté de cette partie « aventure »
très basique et pas franchement réussie, les combats restent pour leur
part plutôt efficaces. Certes la maniabilité fait preuve d'une
imprécision gênante au début, d'autant plus que les différentes
techniques de Goku demandent des manipulations assez similaires à
réaliser au stylet. Mais avec un peu d'entrainement, on arrive à peu
près à faire ce qu'on veut et on peut alors vraiment s'amuser, surtout
contre les boss. Notre héros a ainsi à sa disposition deux styles de
combat différents - à mains nues et avec le bâton magique - avec une
bonne demi-douzaine de techniques pour chacun. Il est d'ailleurs
possible de faire évoluer ces techniques sur trois niveaux en dépensant
l'expérience accumulée grâce à de petits orbes bleus lâchés par les
ennemis vaincus. Enchainement de baffes, charges, coups de bâton
magique et autre Kamehameha, la palette de coup s'avère suffisamment
riche pour ne pas s'ennuyer, d'autant que certains ennemis ne sont
sensibles qu'à certains types d'attaques ce qui demande un minimum de
stratégie. Outre les classiques points de vie, on constate également la
présence d'une jauge de Ki qui diminue à chaque coup porté et qui une
fois vide laisse notre brave Son Goku étourdi pendant quelques
secondes. Il faut donc éviter de se la jouer bourrin et se ménager des
pauses lors des affrontements afin de laisser le temps à sa jauge de Ki
de se remplir à nouveau. Rien d'insurmontable cependant, et
l'utilisation d'objets allant du bol de nouilles régénérateur de PV à
l'herbe magique rendant invincible pendant quelques secondes facilite
grandement les rares combats un peu chauds. Du coup malgré une
difficulté toute relative l'aspect baston reste vraiment le point
fort du gameplay de ce Dragon Ball : Origins et contrebalance adroitement
des phases d'exploration légèrement gavantes. Notons enfin la présence
de phases en nuage magique qui si elles restent malheureusement
anecdotiques, s'avèrent fort sympathiques et brisent agréablement la
monotonie de certains chapitres.
Abordons
maintenant le chapitre épineux de la transposition de l'œuvre de Toriyama
dans cette nouvelle adaptation vidéo ludique. D'un point de vue
graphique tout d'abord on ne peut que féliciter les développeurs pour
la fidélité avec laquelle ils ont modélisé les différents personnages
de la série, même si certains second rôles n'ont pas fait preuve d'un
très grand soin et que d'avantage d'expressions faciales n'auraient pas
été de refus. Le jeu est donc plutôt joli sans non plus exploser la
rétine, mais le fan jubilera sans aucun doute à la vue de certaines
cinématiques très réussies comme le Kamehameha de Tortue Géniale
à la Montage de Feu, ou la transformation de Goku en gorille géant dans
l'antre du Roi Pilaf. Coté sonore en revanche le résultat est très
loin d'être satisfaisant, et les « musiques originales japonaises »
annoncées sur la jaquette s'apparentent méchamment à de la publicité
mensongère. En effet, mis à part le thème principal japonais qui tirera
une petite larme à certains, les musiques de DBO sont des compositions
totalement originales d'une qualité franchement médiocre. Et si
certaines s'intègrent plutôt bien dans à l'univers du jeu en reprenant
des sonorités assez proches de celles de l'anime, d'autres sont
totalement à l'ouest. Mention spéciale à la musique de certains donjons
(notamment le QG de Toto Lapin) qui s'avère être une répétition
ad-nauseum d'une pathétique partition de quinze secondes risquant fort
de rendre dingue le joueur un brin mélomane. Pas d'autre solution à ce
niveau que de couper le son sous peine d'avoir des envies de balancer
sa DS par la fenêtre ... Et ne parlons même pas des doublages
américains pitoyables et quasi inaudibles qui parsèment le jeu.
Au delà de ce bilan technique mitigé il est absolument nécessaire de
rétablir une vérité que de nombreux sites spécialisés et fans peu
regardants ont tenté de dissimuler depuis la sortie du jeu : DBO n'est EN AUCUN CAS une adaptation 100 % fidèle au manga ou
à la série. Les différents chapitres du jeu suivent certes assez
fidèlement la trame scénaristique de l'œuvre originale mais le
traitement de chacun d'entre eux s'éloignent souvent de manière très
significative du script de base. Ainsi le deuxième chapitre verra par
deux fois Goku et Oloon s'affronter, alors que n'importe quel fan de
Dragon Ball sait pertinent que le petit cochon métamorphe n'a aucun
talent pour la baston. Quant au chapitre narrant la rencontre avec
Yamcha, il zappe totalement la mythique scène du camping car et
transpose certains événements qui s'y sont déroulés dans la planque du
« Roi du désert », en inversant même certains rôles au passage. Alors
Diptéro-sodomie de la part d'un fan désabusé ? Et bien non ! Car si on
se doute bien qu'une adaptation vidéo ludique peut difficilement être
100 % fidèle à un manga ou un anime, de nombreux rajouts et
modifications effectuées ici n'apportent strictement rien à l'histoire
et dans le même temps des scènes mythiques de l'œuvre de Toriyama sont
passées à la trappe. Pire encore, la plupart de ces rajouts ne servent
qu'à nous balancer des niveaux supplémentaires à l'intérêt ludique très
discutable et uniquement destinés à rallonger une durée de vie pas
franchement reluisante.


