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TEST : THE KORE GANG
Console :

Editeur :
Pixonauts
Développeur :
Pixonauts
Genre :
Action - Aventure
Nombre de joueurs :
1
Informations :

Disponible dans les boutiques françaises depuis la mi-mars, The Kore Gang est un jeu d’action/plates-formes qui a connu une genèse pour le moins compliquée. Initialement développé pour la Xbox par les Suédois de Zoïnk Games et Unique Development Studios, le jeu fut dévoilé en 2003 avant d’être annulé l’année suivante à cause des difficultés financières de son éditeur, l’Allemand CDV. Il fallut ensuite attendre 2006 pour que la maison de production Games Foundation relance le projet avec pour objectif de le sortir sur Wii. Cette fois-ci développé par le studio allemand SnapDragon Games, toujours avec l’aimable collaboration de Zoïnk Games, le jeu finit par être édité par Pixonauts et distribué sur le territoire germanique en août 2010 dans une version PAL multilingue qui a donc mis plus de six mois à nous parvenir. Après un développement aussi long et une sortie en mode ninja, on pouvait donc légitimement se demander ce que valait ce petit jeu aux bandes-annonces plutôt sympathiques.
Tout commence lorsque Pixie, une sportive accomplie amatrice de sensations fortes, fait une chute vertigineuse depuis le haut d’un immeuble qu’elle vient d’escalader, passe par une bouche d’égout obligeamment laissée ouverte, et finit par atterrir dans un mystérieux laboratoire souterrain (le truc bien improbable donc). Dans le fameux laboratoire, elle découverte une armure étrange, appelée « Armure de Surcapacité », qui possède l’étrange faculté d’adapter ses fonctionnalités à la personnalité de son utilisateur. Ainsi lors du premier contact, elle « analyse » la personne qui se tient aux commandes afin de lui offrir une configuration adaptée à ses goûts. Bien contente de son nouveau joujou, la donzelle à couettes ne tarde pas à entrer en contact avec le créateur de l’armure, le Docteur Samuelson, qui saute sur l’occasion pour requérir l’assistance de notre héroïne. Ce scientifique un peu timbré est en effet retenu prisonnier dans un gigantesque vaisseau-foreuse dirigé par les Frères Krank, un trio d’intraterrestres aussi bêtes que méchants, qui ont décidé d’aller mettre le boxon à la surface. La petite Pixie va donc se lancer à l’aventure pour secourir le Docteur Samuelson et stopper « La Menace Intraterrestre ». Pour ce faire, elle pourra compter sur les conseils du scientifique et sur deux comparses rencontrés en chemin : un petit gars costaud du nom de Madboy, et son chihuahua, Rex. Viens dans mon gang, gros ! C’est évidemment avec l’arrivée de ces deux zozos qu’on prend toute la dimension de l’Armure de Surcapacité, qui en plus d’être suffisamment spacieuse pour contenir trois gugusses, propose des fonctionnalités très différentes en fonction du personnage aux commandes. Le gameplay s’axe donc autour de la complémentarité entre les trois membres du « Kore Gang » entre lesquels il est possible d’alterner d’une simple pression sur le bouton C. Pixie est ainsi spécialisée dans le déplacement et peut donc réaliser des doubles sauts, s’accrocher à diverses cibles grâce à ses bras télescopiques, et même voler sur de courtes distances en faisant la ballerine. Madboy, quant à lui, est le bourrin de service et son rôle consistera à dérouiller les bestioles improbables qui barreront la route du trio. En bon fan de baseball, il lui sera également possible de balancer divers projectiles et même d’en renvoyer certains avec une bonne baffe. Rex, enfin, est un pro de la reconnaissance, et grâce à ses sens canins, il lui sera possible de suivre une piste odorante, de crocheter divers coffres (?) ou d’espionner les conversations à distance. On notera également que la vitesse de déplacement de l’armure changera en fonction du personnage aux commandes. Madboy est ainsi relativement lent, alors que le mode « quatre pattes » de Rex s’avère presque trop rapide, Pixie étant finalement la plus équilibrée et la plus maniable. | Bien entendu, il faudra alterner entre les différents personnages pour bénéficier de leurs capacités spécifiques afin de progresser dans le jeu. On passera ainsi sans temps mort de phases de plates-formes pures, à des petits combats rapides et plutôt simples, en passant par de la recherche d’objets, ou par de petites phases de shoot. Les situations sont donc relativement variées et plutôt agréables, sans être pour autant très originales (sauf peut-être en ce qui concerne Rex). Malheureusement, le titre souffre d’un certain nombre d’approximations, au premier rang desquelles on trouve une gestion calamiteuse de la caméra qui donne parfois envie de balancer sa Wiimote par la fenêtre. Le jeu propose certes deux manières de contrôler ladite caméra (via la croix directionnelle, ou en maintenant le bouton Z appuyé et déplaçant le curseur vers les bords de l’écran), mais celle-ci reste particulièrement lourde à gérer et se bloque régulièrement dans le décor ou ralentit de manière assez inexplicable. Il reste bien la possibilité de recentrer la caméra derrière soi d’une simple pression sur le bouton Z, mais cela ne fonctionne pas toujours correctement. Du coup, cette satanée caméra devient l’ennemi numéro un du jeu, et l’on meurt finalement davantage à cause d’une mauvaise visibilité qu’à cause de la difficulté intrinsèque du jeu qui s’avère plutôt faible. Heureusement que les points de contrôle ultra-fréquents et le système de mort très permissif (pas de game over, c’est trop traumatisant) évitent que l’on se prenne trop la tête après une énième mort stupide. Et c’est évidemment sans compter sur les nombreux petits bugs de collision, qui provoquent de temps en temps de jolis plantages dans les décors (avec obligation de redémarrer manuellement au précédent checkpoint) ou des chutes intempestives dans certaines phases de plates-formes.Bref, il est vraiment regrettable que le jeu n’ait pas bénéficié de davantage de soin sur ces aspects. Car malgré le relatif classicisme du gameplay, le concept de l’Armure de Surcapacité s’avère fort sympathique et lorsque les conditions sont optimales, The Kore Gang est très agréable à jouer, notamment grâce à son ambiance visuelle et sonore de très bonne qualité. Malice au pays des orteils Bon, on ne va pas se voiler la face : un développement de presque dix ans, ça laisse forcément des traces. Initialement prévu sur Xbox, le jeu n’avait pas forcément impressionné son monde lorsqu’il avait été dévoilé en 2003, et sept ans après, il ne casse donc pas trois pattes à un canard d’un point de vue purement technique. La modélisation et les textures sont ainsi assez inégales, et alternent entre le très joli et le franchement pas terrible. De la même manière, certains effets visuels sont charmants alors que d’autres accusent clairement le poids des années. On peut cependant remarquer que le jeu dispose d’une bonne animation et sait rester fluide en toute circonstance, malgré une distance d’affichage relativement élevée qui permet souvent d’embrasser du regard l’ensemble d’un niveau. Un bon point donc, même si dans l’absolu les niveaux ne sont pas non plus immenses. En bref, The Kore Gang est techniquement correct pour un jeu Wii et il séduit surtout par son univers décalé, possédant une patte artistique certaine et s’appuyant sur une galerie de personnages hauts en couleur.Visuellement efficace sans être impressionnant, le jeu bénéficie surtout d’une excellente bande-son avec des musiques entraînantes et un doublage français de haute volée qui constitue sans aucun doute la grande force du titre. On s’attache ainsi rapidement aux trois héros (un peu en retrait malgré tout), aux méchants Frères Krank bien mégalomaniaques, et surtout aux PNJ bien barrés, comme ces boutons vermiformes SM qui nous supplient de les frapper avec un petit accent allemand. La palme du grand n’importe quoi est sans aucune doute remportée par ces personnages, alliés ou ennemis, qui s’introduisent en chanson et nous gratifient d’une chorégraphie complètement débile. Un petit trip comédie musical franchement sympa, mais malheureusement trop rare. ![]() Bref, même si l’humour reste clairement bon enfant (le jeu étant classé 7+), on sourit très régulièrement devant son écran en suivant les facéties des scénaristes. On atteint peut-être pas le délire et les références d’un Rayman, mais la qualité est là, et pour un « petit jeu » comme The Kore Gang, l’effort est franchement louable. |
TEST The Kore Gang écrit par Kayle Joriin le 26 Mars 2011
14/20
Techniquement correct, bien qu’assez inégal, The Kore Gang vaut surtout pour son ambiance visuelle et sa galerie de personnages tous plus barrés les uns que les autres. Bien que se déroulant majoritairement à l’intérieur du vaisseau Krank, les environnements s’avèrent plutôt variés puisque les intraterrestres adorent décorer leur intérieur aux couleurs du monde de la surface.
12/20
Avec moins d’une dizaine d’heures au compteur, l’aventure passe plutôt vite, d’autant que la difficulté n’est guère au rendez-vous. Le jeu propose bien un petit coté « collection », qui permet de déverrouiller des galeries d’artworks, seulement la fouille méthodique des niveaux se heurte rapidement aux problèmes de caméra qui rendent l’opération franchement laborieuse.
12/20
Si l’armure se manie plutôt bien en rase campagne, les errements de la caméra rendent le jeu souvent très frustrant lors de phases de plates-formes demandant un minimum de précision. On notera aussi de petits problèmes avec la détection de mouvement, ce qui rend certaines actions assez délicates à réaliser. Pour le reste, c’est plutôt classique, même si la complémentarité entre les personnages est plutôt bien pensée. Petit regret en revanche concernant l’utilisation exclusive du haut-parleur de la Wiimote lors des phases « d’écoute à distance » et l’impossibilité de rediriger le son vers ses enceintes ou son casque histoire de couper le son grésillant de la manette. En outre, une compatibilité avec la manette classique aurait été la bienvenue et aurait peut-être amélioré la gestion de la caméra via le second stick analogique.
16/20
Si les musiques sont entraînantes et collent bien à l’action, ce sont surtout les excellents doublages français qui portent le jeu et en font une aventure particulièrement agréable à découvrir. Mention spéciale au trip « comédie musicale » que se tape certains personnages, alliés ou ennemis.
Bénéficiant d’emblée d’un indéniable capital « sympathie » grâce à son ambiance drôle et décalée, The Kore Gang est donc un jeu agréable proposant un gameplay classique mais intelligent. Accusant quelque peu le poids des années, et offrant une aventure un peu trop courte et facile, le titre fait cependant montre de véritables qualités vidéoludiques et artistiques, et l’on regrette donc d’autant plus le manque de finition et les gros problèmes de caméra qui viennent régulièrement plomber l’expérience. Les amateurs d’action/plates-formes suffisamment patients y trouveront cependant leur compte, d’autant que le jeu est disponible à petit prix.
13/20

+ Bande-son et doublages de qualité
+ Univers drôle et décalé
+ Gameplay efficace
+ Agréable visuellement
+ Petit prix
+ Univers drôle et décalé
+ Gameplay efficace
+ Agréable visuellement
+ Petit prix
- Gestion calamiteuse de la caméra
- Techniquement inégal
- Des bugs agaçants
- Manque de challenge
- Techniquement inégal
- Des bugs agaçants
- Manque de challenge
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Non prévue
11 mars 2011
Docteur Samuelson et stopper « La Menace Intraterrestre ». Pour ce faire, elle pourra compter sur les conseils du scientifique et sur deux comparses rencontrés en chemin : un petit gars costaud du nom de Madboy, et son chihuahua, Rex.
C’est évidemment avec l’arrivée de ces deux zozos qu’on prend toute la dimension de l’Armure de Surcapacité, qui en plus d’être suffisamment spacieuse pour contenir trois gugusses, propose des fonctionnalités très différentes en fonction du personnage aux commandes. Le gameplay s’axe donc autour de la complémentarité entre les trois membres du « Kore Gang » entre lesquels il est possible d’alterner d’une simple pression sur le bouton C. Pixie est ainsi spécialisée dans le déplacement et peut donc réaliser des doubles sauts, s’accrocher à diverses cibles grâce à ses bras télescopiques, et même voler sur de courtes distances en faisant la ballerine. Madboy, quant à lui, est le bourrin de service et son rôle consistera à dérouiller les bestioles improbables qui barreront la route du trio. En bon fan de baseball, il lui sera également possible de balancer divers projectiles et même d’en renvoyer certains avec une bonne baffe. Rex, enfin, est un pro de la reconnaissance, et grâce à ses sens canins, il lui sera possible de suivre une piste odorante, de crocheter divers coffres (?) ou d’espionner les conversations à distance. On notera également que la vitesse de déplacement de l’armure changera en fonction du personnage aux commandes. Madboy est ainsi relativement lent, alors que le mode « quatre pattes » de Rex s’avère presque trop rapide, Pixie étant finalement la plus équilibrée et la plus maniable.
faudra alterner entre les différents personnages pour bénéficier de leurs capacités spécifiques afin de progresser dans le jeu. On passera ainsi sans temps mort de phases de plates-formes pures, à des petits combats rapides et plutôt simples, en passant par de la recherche d’objets, ou par de petites phases de shoot. Les situations sont donc relativement variées et plutôt agréables, sans être pour autant très originales (sauf peut-être en ce qui concerne Rex).
Malheureusement, le titre souffre d’un certain nombre d’approximations, au premier rang desquelles on trouve une gestion calamiteuse de la caméra qui donne parfois envie de balancer sa Wiimote par la fenêtre. Le jeu propose certes deux manières de contrôler ladite caméra (via la croix directionnelle, ou en maintenant le bouton Z appuyé et déplaçant le curseur vers les bords de l’écran), mais celle-ci reste particulièrement lourde à gérer et se bloque régulièrement dans le décor ou ralentit de manière assez inexplicable. Il reste bien la possibilité de recentrer la caméra derrière soi d’une simple pression sur le bouton Z, mais cela ne fonctionne pas toujours correctement. Du coup, cette satanée caméra devient l’ennemi numéro un du jeu, et l’on meurt finalement davantage à cause d’une mauvaise visibilité qu’à cause de la difficulté intrinsèque du jeu qui s’avère plutôt faible. Heureusement que les points de contrôle ultra-fréquents et le système de mort très permissif (pas de game over, c’est trop traumatisant) évitent que l’on se prenne trop la tête après une énième mort stupide. Et c’est évidemment sans compter sur les nombreux petits bugs de collision, qui provoquent de temps en temps de jolis plantages dans les décors (avec obligation de redémarrer manuellement au précédent checkpoint) ou des chutes intempestives dans certaines phases de plates-formes.
Bon, on ne va pas se voiler la face : un développement de presque dix ans, ça laisse forcément des traces. Initialement prévu sur Xbox, le jeu n’avait pas forcément impressionné son monde lorsqu’il avait été dévoilé en 2003, et sept ans après, il ne casse donc pas trois pattes à un canard d’un point de vue purement technique. La modélisation et les textures sont ainsi assez inégales, et alternent entre le très joli et le franchement pas terrible. De la même manière, certains effets visuels sont charmants alors que d’autres accusent clairement le poids des années. On peut cependant remarquer que le jeu dispose d’une bonne animation et sait rester fluide en toute circonstance, malgré une distance d’affichage relativement élevée qui permet souvent d’embrasser du regard l’ensemble d’un niveau. Un bon point donc, même si dans l’absolu les niveaux ne sont pas non plus immenses. En bref, The Kore Gang est techniquement correct pour un jeu Wii et il séduit surtout par son univers décalé, possédant une patte artistique certaine et s’appuyant sur une galerie de personnages hauts en couleur.