TEST : SUIKODEN TIERKREIS
UNE [jeu] Suikoden Tierkreis
Console :
console
Editeur :
Konami
Développeur :
Konami
Genre :
RPG
Nombre de joueurs :
1
Informations :
test apperçu newsnews soluces
sortie JAP18 décembre 2008
sortie USA17 mars 2009
sortie EUR19 mars 2009
forum podcast
signé :
TEST

 

Adaptation libre du roman chinois « Au bord de l’eau », le premier Suikoden est sorti au Japon en 1995 sur PS et fut l’un des premiers RPGs à sortir en Europe avec Final Fantasy VII. Les originalités apportées à un gameplay commun à la plupart des JRPGs ainsi que son univers fouillé ont permis à Suikoden de connaître plusieurs suites, sur PS et PS2, et généré une vraie communauté de fans à l’image de Final Fantasy ou Tales of. Aussi, l’arrivée de cette grande saga sur la DS constitue en soi un évènement même si ce n’est pas la première fois que Suikoden débarque sur une console Nintendo. Cependant, l’épisode en question, Card Stories, était un spin-off assez anecdotique et ne reprenait pas les éléments qui firent le succès de la saga mais celui d’un jeu de carte à acheter. De toute manière, il ne sortit qu’au Japon et reste relativement peu connu. Même en étant pas le vrai Suikoden VI mais un seulement un spin-off, Suikoden Tierkreis tend à montrer qu’il est digne de figurer aux côtés de ses principaux aînés en reprenant une partie de leur gameplay mais en y rajoutant aussi ses propres nouveautés. Sorti le 18 décembre 2008 sur l’Archipel et prévu pour le mois de Mars en Europe, Suikoden Tierkreis mérite-t-il d’être attendu par les fans de JRPGs, qu’ils soient ou non connaisseurs de la série ?

Jaquette de Suikoden Tierkreis
En réalité, Suikoden ne comprend pas qu’un seul et unique univers mais une multitude dont le nombre est indéfini. Ce pluri-univers est appelé Infinité. Bien que n’étant pas le thème central des précédents volets, il y est fait allusion de nombreuses fois. Certains protagonistes comme Jeane, Viki et Yuber sont supposés venir d’un autre monde, de même que le vaisseau fantôme de Suikoden IV. Le combat final de Rhapsodia se déroule quant à lui dans un univers appelé le Monde du Vide. Enfin, dans Suikogaiden Vol.2, Futch, Nash et Humphrey se rendent dans le Monde des Ailes et des Ecailles dans lequel sont apparus originellement les premiers dragons. Cet état de pluri-univers est représenté par un couloir sans fin flottant dans l’espace-temps donnant accès à l’ensemble des univers par l’intermédiaire de portes. Les portes dans les univers existent naturellement bien qu’il soit possible d’en créer comme c’est le cas avec les Vraies Runes que possèdent Leknaat et Windy. Le nombre de portes dans un même univers est variable. D’une manière générale, les univers sont différents et n’ont pas le même espace-temps impliquant que le temps s’écoule différemment d’un monde à l’autre. En revanche, il se peut que certains univers soient parallèles c'est-à-dire identiques à l’origine mais dont l’évolution en terme évènementiel serait différente. Il n’est donc pas impossible dans un autre univers de croiser son propre double mais avec un destin différent (thème abordé par la série Sliders).

Image de Suikoden TierkreisPar définition, toute forme de vie est libre de voyager d’un monde à l’autre. En revanche, elle n’est pas soumise à certaines lois de l’univers d’accueil. Entre autre, elle ne peut ni vieillir, ni être blessée, ni mourir ce qui fait d’elle un être immortel à tout point de vue. Les monstres sont eux aussi capables de voyager d’univers en univers. Dans ce cas, ils sont désignés sous le terme de Renégat. Un être venu d’un autre monde ne peut être tué physiquement que par un autre voyageur, le monde d’où il vient ayant aucune importance. Il existe quand même certaines restrictions. La première concerne les voyageurs eux-mêmes. Si le destin d’une personne est intimement lié à celui de l’univers dans lequel elle se trouve, elle ne peut le quitter tant que sa destinée n’est pas accomplie. Cette remarque s’applique aussi bien à un natif de cet univers qu’à un voyageur lambda. En revanche, il lui est toujours possible de voyager à travers les portes connectées au même univers. L’Infinité sert alors de moyen de téléportation. De même, il n’est parfois possible de repartir dans son monde d’origine que par la porte par laquelle on est arrivé. Le dernier point, mais uniquement théorique, établit qu’il est impossible, dans le cas de deux univers parallèles seulement, d’interagir sur l’évolution du deuxième à partir d’actes réalisés dans le premier.

Ainsi, Suikoden : Tierkreis ne se déroule non plus dans l’univers jusque là utilisé sans exception dans tous les volets de la saga mais dans un nouveau. Ainsi, il ne faut pas s’attendre à retrouver de personnages récurrents ni de liens scénaristiques avec les précédents volets. De même, les runes ont disparu. Il y a bien quelques clins d’œil comme un avec un garçon du nom de Hix (mais sans rapport avec celui des précédents Suikoden) ou bien un autre avec un héros du nom de Nagir qui ressemble à Lulu (Suikoden III) mais en un peu plus âgé. On retrouve cependant dans Tierkreis les cent hui héros, la stèle aux ce nt huit étoiles et l’inévitable forteresse. Ici, le rôle de Leknaat sera assumé par la prêtresse Zenoa. Cela rend ainsi ce nouvel épisode accessible autant aux fans qu’aux néophytes qui n’auront pas la vague impression d’être passés à côté d’éléments importants présents dans les précédents volets qui auraient permis une meilleure compréhension du scénario.

Image de Suikoden TierkreisL’histoire de Tierkreis débute dans le petit village de Citro. Le héros (aucun nom officiel pour le moment) s’amuse à jouer, avec son meilleur ami Liu et quelques autres comparses, les gardes pour le village. Dans la petite bande se trouve d’ailleurs Marika, l’une des filles de Rajim, le chef du village. Aussi s’occupent ils de faire des courses pour le village ou de le protéger des attaques de monstres errants. Alors qu’ils s’acquittent d’une nouvelle tâche dans les collines jouxtant la forêt de Frésélia non loin du village, les héros voient s’élever au milieu de cette dernière une immense statue à l’effigie d’un homme. S’en rapprochant, ils constatent que celle-ci présente une ouverture. L’intérieur ressemble à une sorte de temple. Alors qu’il s’apprête à en ressortir, le groupe est attaqué par des monstres bien plus puissants qu’eux et n’a alors d’autre choix que de s’engouffrer au plus profond de la statue pour enfin échouer dans une immense pièce centrale. Là, le héros découvre un livre posé à même le sol. Intrigué, il le touche et se sent soudainement envahi par une puissance. Le gamin est désormais marqué par le « Signe de l’Etoile » auquel se réfère le livre et se découvre des aptitudes à la magie ; idem pour ses compagnons. Ils parviennent alors à quitter sans mal le colosse de pierre et à retourner au village. Alors qu’ils vont à la rencontre de Rajim, celui-ci semble plutôt surpris de voir Marika avec le reste du groupe et pour cause, il vient de la voir quitter à l’instant le village en direction de la forêt de Frésélia dans une tenue plus qu’inhabituelle.

Image de Suikoden TierkreisSe rendant dans la forêt pour percer ce nouveau mystère, les héros sont arrêtés en chemin par Hotsuba et Moana, deux scientifiques de la tribu des Rumble, qui leur demandent s’il est possible d’escorter Hotsuba jusqu’aux ruines d’une ancienne forteresse dans laquelle ils souhaiteraient mener des recherches. Acceptant et faisant route vers la forteresse, le groupe nouvellement formé est attaqué par une créature semblant invulnérable. Alors que tout semble perdu, ils sont sauvés in extremis par une jeune fille qui parvient à tuer le monstre. Ils sont du fait tous surpris de voir que la jeune fille en question est un double de Marika. Cette seconde Marika leur avoue qu’elle doit elle aussi se rendre à la forteresse. Une fois là bas, Marika montre alors aux autres une porte donnant accès au multivers et leur fait un petit discours sur les fondamentaux à connaître sur l’Infinité avec démonstrations à la clé. Cela donnera l’occasion au héros de découvrir qu’il ne peut, contrairement à tous ses amis, voyager dans un autre univers. La seconde Marika repartie, les héros désirent en apprendre plus sur le multivers et sur le livre trouvé dans la statue et décident pour cela de se rendre dans la plus grande bibliothèque du continent située dans la Tour de Shirube située dans la ville de Saïnas.
Non sans quelques péripéties auparavant (dont l’acquisition d’un nouveau livre dans la ville de Greylich), le groupe arrive enfin à Saïnas et à la Tour de Shirube dans laquelle se trouve la bibliothèque. Hélas, en plus de n’avoir trouvé aucune réponse à leurs questions, les héros vont assister au moment de leur départ à un discours tenu par Belfrayd, dirigeant de Saïnas et leader d’un groupe militaro-religieux connu sous le nom de Société de la Vraie Voie. Belfrayd annonce qu’il possède désormais la puissance suffisante pour éradiquer son voisin, L’Empire Magique de Janam. Alors qu’ils s’apprêtent à repartir pour Citro, les héros vont découvrir que Belfrayd a l’intention de prendre pour cible la région de Citro afin de montrer à l’Empire l’étendue de ses nouveaux pouvoirs. Se retranchant dans les ruines de la forteresse qui sépare Saïnas de Citro, les héros tentent en vain de repousser l’assaut de l’armée de Belfrayd. Ils vont néanmoins être secourus et aidés par Asuaad, chef de la seconde Division des Sorciers de Janam, et Claudeguild, leader des Epéistes de la Nuit, l’Empire surveillant les agissements de Belfrayd et se préparant depuis longtemps à une éventuelle attaque. Impressionnés par le courage du héros et ses capacités au combat, Asuaad et Claudeguild lui propose de les accompagner jusqu’à El Karal, la capitale de l’Empire, pour y rencontrer l’empereur Danash VIII et peut être ainsi travailler pour lui. Le héros accepte la proposition sans se douter du destin exceptionnel qui l’attend. Avec Liu, il tentera de s’allier avec les autres royaumes et tribus afin de lutter contre Belfrayd mais aussi contre un ennemi bien plus puissant se faisant appeler le Roi Unique.

Vrai-faux Suikoden


A l’instar des principaux volet de la saga, Suikoden Tierkreis reprend l’élément qui en a fait toute l’originalité à savoir la quête des cent huit étoiles/cent huit héros. Pour les néophytes, le principe est simple : au cours de l’aventure, le héros se rend maître d’une forteresse qui va lui servir de quartier général ainsi qu’à cent sept autres héros qui se joindront à sa cause durant toutes les étapes de l’aventure. Si certains d’entre eux se joindront automatiquement à lui (pour des raisons scénaristiques), il faudra remplir pour d’autres (une large majorité) des conditions spécifiques. Cette recherche des cent sept héros constitue la principale quête annexe du jeu. Aussi, il n’est pas nécessaire de tous les recruter pour terminer l’aventure. Néanmoins, finir le jeu avec les cent huit personnages permet de débloquer des bonus supplémentaires comme la vraie fin. Les cent sept héros viennent d’horizons très différents : soldats, paysans, médecins, musiciens, forgerons, restaurateurs… Ainsi, certains d’entre eux ne sont pas des combattants. Ceux qui ne le sont pas vont contribuer tout de même au confort de la forteresse. Ainsi s’ouvriront au sein de celle-ci diverses échoppes, armureries, bars, hôtels, etc…Il sera ensuite possible de faire du commerce avec les régions aux alentours avec certaines denrées comme les légumes qui auront poussé dans les champs à proximité de la forteresse. Certains personnages permettront encore de revoir à l’envie les différentes cinématiques en animé, de modifier le visuel de l’interface,... Tout cela contribue à un véritable aspect communautaire et à une vraie sensation de vie. En revanche, bien que le héros s’installe dans la forteresse dès les premières heures de l’aventure, elle ne sera pleinement effective que vers quinze heures de jeu, au moment où il sauvera la princesse Manaril, découvrira une armure ayant appartenu à un héros qui lutta contre le Roi Unique et fera la rencontre de Zenoa. Cette dernière dès ce moment lui confiera la Stèle aux cent huit étoiles permettant d’avoir une idée du nombre de héros que l’on a déjà recruté.

Image de Suikoden Tierkreis Image de Suikoden Tierkreis

L’histoire se déroule donc en deux temps avec une première partie plus ou moins linéaire, mettant en place le contexte scénaristique et présentant les principaux protagonistes (durant environ quinze heures), et une seconde pour laquelle on est libre d’avancer dans la trame principale ou de partir à la recherche des cent huit héros. Pour ce nouvel épisode, l’histoire principale est découpée en missions qui pourraient correspondre à des chapitres. Généralement, la trame est linéaire faisant que les missions s’enchaîneront les unes à la suite des autres. Cependant, il est parfois donné la possibilité de faire les missions dans l’ordre que l’on souhaite comme lorsque le héros, après avoir rencontré l’empereur de Janam, devra s’acquitter de diverses tâches pour chacun des membres de la famille royale. Dans ce cas, pour débuter ces missions, il faudra aller parler à Moana pour se les voir confier. De même, cette dernière rétribuera le héros, pour chaque mission réussie ; point important car c’est l’un des seuls moyens dans Tierkreis, avec la vente d’objets ou le commerce, pour gagner de l’argent. Parallèlement à l’histoire principale, Moana confiera au héros diverses quêtes. Dans une grande majorité, elles sont toutes scénarisées et ont généralement pour finalité le recrutement d’un des cent huit héros. A noter que certaines ne se débloqueront qu’après avoir rempli des conditions spécifiques comme recruter certains héros ou parler à des PNJ spécifiques. Chose traître, certaines quêtes se soldent obligatoirement par un échec (elles ont pour vocation réelle d’en débloquer d’autres). De plus, le héros ne s’acquittera pas forcément de toutes les quêtes et devra choisir cinq de ses compagnons voire plus qui iront les accomplir pour lui. Evidemment, il faudra savoir choisir judicieusement les bonnes personnes sous peine de rater la quête. Tout comme les missions, les quêtes sont elles aussi rémunérées.


Citation de Xeen

Image de Suikoden TierkreisPour le reste, Tierkreis demeure un JRPG classique dans son déroulement avec le schéma type villes-carte-donjons. Tout comme dans Suikoden III, les déplacements sur la carte principale se font en choisissant le lieu dans lequel on souhaite se rendre. Certaines régions, comme celles de Citro ou Martina, possèdent néanmoins leur propre carte à travers laquelle se meut le héros. Y sont aussi indiqués des lieux n’apparaissant pas forcément sur la carte principale. Elément plus ou moins repris de Rhapsodia (Suikoden Tactics), le calendrier comprenant ici des mois de trente jours. Chaque déplacement sur la carte principale d’un point A vers un point B durera x jours. De même, les quêtes auxquelles ne participe pas le héros peuvent en durer plusieurs. Le calendrier n‘a pas d’impact sur l’histoire et influe seulement sur le commerce. Il s’agit plus ici de mois de floraison ou de récolte. Par exemple, certaines denrées, comme les fruits et légumes, ne seront disponibles que certains mois et rapporteront plus durant les mois où elles sont en pénurie. Tout comme la carte, les déplacements dans les villes ne sont plus libres. Celles-ci sont désormais découpées en plusieurs quartiers spécifiques que l’on choisit comme destination. Comme toujours, elles seront l’occasion de récolter diverses informations, de faire ses emplettes dans divers magasins (armes et armures, potions,…), de faire du commerce et bien sûr, de recruter de nouveaux héros.

Image de Suikoden TierkreisChose que regretteront certains fans, les phases de bataille et de duel ont été supprimées dans Tierkreis, seule celle des combats dits classiques a été conservée. Cependant, le système de combat, se déroulant toujours au tour par tour, revient à celui de quatre héros au lieu de six comme dans Suikoden IV, plus un héros de soutien. Les héros combattants pourront être disposés sur deux lignes de formation à raison de trois simultanément par ligne. La première ligne, offensive, est idéale pour placer les héros disposant d’armes au corps à corps alors que la seconde est davantage destinée aux archers, sorciers et autres guérisseurs. Les ennemis obéissent au même principe. Hormis si les héros peuvent attaquer à distance, les ennemis en seconde ligne ne pourront être attaqués qu’après avoir vaincu ceux présents sur la première. On retrouve les habituelles commandes d’attaque, d’utilisation d’objets, de compétences (magies, attaques spéciales) ou de fuite…A l’image des autres volets de la série, si des héros ayant une affinité particulière font équipe, il sera possible de lancer un combo meurtrier. Les héros de soutient n’apparaissent pas à l’écran et peuvent intervenir à différentes échelles : soigner les autres héros ou augmenter leurs statistiques, tuer d’un seul coup les ennemis les plus faibles…A la fin des combats, les héros récupèrent points d’expérience et objets. En revanche, les combats ne rapportent plus d’argent. Pour les néophytes, le système d’expérience des Suikoden est basé sur le niveau du héros en fonction de celui de l’ennemi qu’il affronte. En le tuant, il récupère x points. En revanche, plus le héros gagne en niveau, plus x diminue. Aussi, des héros recrutés ayant un faible niveau d’expérience, s’ils participent à des combats difficiles, peuvent gagner parfois jusqu’à dix niveaux en une seule fois. Ce système permet en outre de pouvoir incarner tous les héros du jeu et les faire monter en puissance sans se prendre la tête, vu leur nombre, à faire des heures de leveling up.

Les runes ayant disparu, les compétences s’acquièrent lors de la possession d’un livre marqué du signe d’une étoile à raison d’une compétence par protagoniste et par livre. Cependant, la compétence offerte par le livre diffère suivant le héros. Par exemple, le premier livre trouvé au début de l’aventure confèrera au héros une magie de feu alors que Marika aura droit à un sort de soin. Pour les combats, les héros pourront disposer au maximum de quatre compétences qui pourront être changées au quartier général. Les livres s’acquerront au fur et à mesure de la progression dans le scénario. Etant donné que le système de magie a changé, on se retrouve dans Suikoden Tierkreis un système de MP classique.

Le système des armes a lui aussi été modifié. Cette fois, plus question pour les héros d’upgrader dans les forges leur seul et unique arme. Désormais, ils peuvent en utiliser, suivant leur classe, de différents types que les armes soient à une ou à deux mains. Les soldats ou les guerriers auront à leur disposition des épées, des lances, des haches... Certains d’eux pourront utiliser deux armes simultanément ou s’équiper d’un bouclier pour augmenter leur défense. Les sorciers et guérisseurs utiliseront, vu leur frêle constitution, sceptres et dagues et les héros spécialistes en attaque à distance arcs, boomerangs et fusils. Chose plus qu’agréable, le changement d’arme se verra à l’écran durant les combats. Enfin, pour conclure cette partie gameplay, Tierkreis utilise les capacités WiFi de la DS. En se rendant dans l’Infinité, les joueurs pourront s’échanger leurs héros et les faire participer à des quêtes spécialement conçues à cet effet (il faudra là encore discuter avec Moana).

... mais RPG d'exception

Image de Suikoden Tierkreis Image de Suikoden Tierkreis

Pour ce spin-off, Konami, même en ayant conservé le principe de la quête des cent huit héros, a décidé de situer l’histoire dans un nouvel univers et de supprimer certains éléments de gameplay comme le système de runes ou bien encore les duels et les batailles. Sur ces points, Suikoden Tierkreis risque de s’attirer les foudres des fans purs et durs. Les autres globalement s’en moqueront totalement. De tout manière, Konami avait précisé depuis longtemps que cet épisode n’était pas un Suikoden VI et qu’il proposerait quelque chose de nouveau. On peut aussi se demander dans quelle mesure Konami n’essaie pas avec ce spin-off d’orienter la saga dans une nouvelle direction.

Jusqu’à présent, la série Suikoden a été plutôt réputée pour à la traîne techniquement quelque soit le support sur lequel elle a été, au point que cette austérité technique est considérée comme une marque de fabrique de la série ainsi que l’un de ses points forts. En somme, la classique remarque stipulant que les RPGs les moins aboutis techniquement sont les plus intéressants d’un point de vue gameplay. Ce ne sera cette fois pas le cas. Konami a déjà montré sur la DS sa maîtrise en matière de 2D dans le domaine du jeu d’action plate-forme avec le récent Castelvania : Order of Ecclesia. Là, le développeur persiste et signe pour celui du JRPG avec Tierkreis. C’est simple, la 2D est probablement l’une des plus belles vues à ce jour sur la console portable avec un degré de précision dans les décors jusque là rarement atteint. Pour le coup, le jeu semble plus être un jeu PS tendance fin de vie de la machine qu’un jeu DS. Les décors en forêt, qui ont d’ailleurs une petite touche Miyazaki, n’ont rien à envier à ceux d’un Tales of Eternia par exemple. Seules les séquences de combats sont modélisées entièrement en 3D mais là encore rien à dire. Les personnages, que ce soit durant les phases d’exploration ou de combat, sont modélisés en 3D. La précision apportée aux armes, aux tenues et aux visages des protagonistes se remarque bien vite. Pour en rassurer certains, les personnages sont en effet en SD mais le trait n’est pas vraiment accentué, comprendre par là que les proportions humaines sont relativement conservées et respectées, notamment durant les phases de combats. Pour conclure sur cette partie technique, les moments forts du jeu sont retranscrits dans de nombreuses séquences en animé parfois assez longues et toujours du plus bel effet avec un souci du détail dans l’animation des personnages, les décors ainsi que sur la compression.

Image de Suikoden TierkreisAutrement, Tierkreis apporte encore un changement vraiment de taille concernant le héros principal Les options de dialogue à certains moments de l’aventure sont toujours présentes. Il faudra faire attention au choix fait, surtout quand il s’agit de recruter certains héros car une mauvaise réponse fera que ces derniers, quoique l’on fasse ensuite, ne se joindront plus à l’équipe (c’est le cas par exemple de Hix, Balsam ou Yard). Sauf que cette fois, le héros est enfin doté de la parole et a désormais une vraie personnalité. Fini les avatars dénués d’émotions et anti-charismatiques. D’autant que le gamin a en général un sacré bagout. Autant le dire, il s’agit du héros principal le plus réussi et le plus attachant de la saga même s’il en exaspèrera certains à cause de sa bonne humeur constante et de son caractère borné, téméraire et de son petit côté hâbleur. Il rappelle un peu Pritz des OAV de Final Fantasy ou Toma de Shining Force Exa. Par une certaine inexpérience dans le domaine militaire et par un franc parlé, il sera toujours à deux doigts de frôler l’incident diplomatique pour le plus grand plaisir de Liu qui joue les stratèges sans bien savoir en quoi consiste exactement le poste. Cette complicité entre les deux héros est d'ailleurs un élément central de l’histoire. Au fil de l'aventure, Liu va prendre une place de plus en plus importante dans l'histoire et se révèlera être le second véritable héros du jeu une fois son passé dévoilé. De même, bien que Marika soit la première héroine incarnée, le principal protagoniste féminin s'avèrera être Claudeguild. A l’image du héros et de Liu dont les caractères sont plutôt enjoués, l’ambiance de ce Suikoden est résolument moins sombre, même si le scénario apportera toujours son lot de révélations, de trahisons et de désespoir. De plus, les héros dans Tierkreis sont beaucoup plus jeunes que dans les autres volets mais cela ne les empêche pas d’être charismatiques. Ceux qui ne supportent vraiment pas d’incarner des héros adolescents et post-ados vont détester assurément. Le design est globalement des plus réussis même si certains trouveront ridicules les Popas (des hommes-poissons) ou les membres des tribus Rumble et Furyroar. Plus que dans les précédents volets, l’univers de Tierkreis est imprégné d’influences provenant de diverses cultures : nordiques pour les royaumes d’Astracia et de Saïnas, moyen-orientales pour Janam ou bien amérindiennes pour la tribu des Furyroar.

Image de Suikoden TierkreisLes thème musicaux de ces villes et villages ont été pensés pour mettre en valeur ces diverses influences. Pour le reste, les compositions traduisent le souffle épique parcourant les moments forts et les batailles (au sens scénaristique) parsemant l’histoire avec quelque unes ayant des sonorités proches des musiques de Baten Kaitos notamment celle du château d'Astracia. Autrement, elles sont en adéquation avec le lieu visité. Les fans reconnaîtront certaines thèmes issus des précédents volets comme celui de la forteresse. Seuls les thèmes des combats et des boss se révèlent anecdotiques, à l’exception de certains plus ciblés comme celui de Frédégonde. Les séquences en animé sont intégralement doublées tout comme la plupart des dialogues ingame, contribuant à s’immerger davantage dans l’aventure. Si le doublage est de très bonne qualité et que les voix collent parfaitement aux personnages, cela ne prévaut pour le moment que pour la version japonaise à partir de laquelle est réalisé ce test.

Question jouabilité, rien à signaler. Les fans retrouveront très vites leurs marques, l’interface restant proche de celles des précédents Suikoden. Evidemment, elle a été somme toute repensée et adaptée pour le format portable via des menus à base d’icônes très explicites. Que ce soit pour le déplacement du héros ou la navigation dans les menus, l’ensemble peut se jouer intégralement au stylet ou de manière plus classique avec la croix et les boutons, voire les deux simultanément. L’utilisation du style reste la solution la plus ergonomique pour un plaisir de jeu optimum. Enfin, la durée de vie est elle-même au rendez vous. Une trentaine d’heures sera nécessaire pour voir la fin de l’aventure. Par contre, dans le cas où l’on s’attache à recruter les cent huit héros afin de voir la vraie fin du jeu, il faut compter alors compter au moins une dizaine voire une quinzaine d’heures supplémentaires. En réalité, la durée de vie pour cette quête est variable et dépendra de la faculté de chacun à comprendre plus ou moins rapidement les conditions requises pour les divers recrutements. La tâche se révèlera quand même assez ardue car certaines conditions sont particulièrement tordues. Aussi, les moins courageux se démotiveront assez rapidement.

Pour ce qui est des défauts objectifs, Suikoden Tierkreis n’en a aucun de vraiment notable. Le niveau de difficulté est peu élevé mais vu que la durée de vie est déjà assez conséquente, ce n’est pas bien grave. On peut ensuite citer la fréquence des combats qui peut s’avérer exaspérante dans les donjons labyrinthiques que l’on doit parcourir parfois plusieurs fois pour récupérer certains héros, surtout quand les dits combats ne rapportent plus de points d’expérience. Cependant, vu qu’il est très facile de les fuir… A la rigueur, on peut aussi en plus reprocher à Tierkreis son faible nombre de donjons, la plupart des lieux explorés étant à ciel ouvert. Au fond, les défauts sont principalement subjectifs et liés à la conception de chacun sur le RPG comme ce fut souligné précédemment. Finalement, le jeu risque de surtout décevoir une certaine communauté de fans de Suikoden purs et durs pour qui un bon Suikoden est une sorte de copié-collé du second ou du cinquième volet.
Quoiqu’il en soit, Suikoden Tierkreis est un RPG d’exception qui prend le risque à la fois de décevoir et d’innover dans le but d’apporter peut être un nouveau souffle à la saga. Tout frôle ici la perfection au point que Tierkreis s’inscrit peut être même comme l’un des meilleurs épisodes de la série alors qu’il n’en est qu’un spin-off. Si It’s a wonderful world (The world ends with you) avait été le JRPG de 2007 à posséder absolument sur DS, Suikoden Tierkreis fut incontestablement celui de 2008. Avec le JRPG de Konami, la portable de Nintendo a fini l’année en beauté.
 

TEST Suikoden Tierkreis écrit par Xeen le 23 Janvier 2009
18/20
Konami montre avec Tierkreis sa réelle maîtrise de la machine. La 2D est superbe et les décors sont très détaillés au point de penser que l’on ait davantage sur une PS en fin de vie que sur une DS. La modélisation 3D des personnages est elle aussi des plus réussies avec un réel souci du détail pour les animations (héros comme ennemis). Pas un seul ralentissement n’est à observer. Quant aux séquences en animé, très nombreuses, elles sont parmi les plus belles réalisées à ce jour sur la portable de Nintendo avec un vrai peaufinage sur l’animation des protagonistes et une excellente compression. Non, il n’y a pas à dire, Tierkreis est une vraie vitrine technique.
17/20
Bien que le niveau de difficulté soit peu élevé, la durée de vie est conséquente. Il ne faut pas s’attendre à voir la fin du jeu avant au minimum une trentaine d’heures. Pour ceux qui se lanceront dans la recherche des cent huit héros, il faut compter une bonne dizaine d’heures supplémentaires voire plus, la tâche s’avérant parfois relativement ardue.
18/20
Même si Tierkreis peut autant se joueur à la croix et aux boutons qu’au stylet, on sent que la jouabilité a été pensée en priorité pour l’utilisation du stylet avec des interfaces claires et des icônes explicites. Que ce soit pendant les phases d’exploration ou de combat, utiliser le stylet se révèle être du pur bonheur. Difficile de faire plus maniable et intuitif.
17/20
Hormis les musiques des combats qui s’avèrent assez anecdotiques, l’ensemble est de très bonne qualité avec un souffle épique retranscrit dans les moments les plus importants du scénario (certains thèmes ont des sonorités proches de Baten Kaitos). Les musiques les plus réussies restent celles des villes et villages mettant en valeur les influences culturelles de ce nouveau volet. Certains thèmes de la saga sont aussi présents. Les séquences en animé sont intégralement doublées tout comme la plupart des dialogues ingame renforçant l’aspect immersif du titre. Le doublage est de très bonne qualité et les voix collent bien aux héros…Du moins, pour cette version japonaise.
Même en tant que spin-off, Suikoden Tierkreis prend le parti de décevoir la majorité des fans de Suikoden en développant un univers totalement inédit et moins sombre, en reprenant des éléments de gameplay des épisodes les plus controversés et en en supprimant certains auxquels ils été attachés. Aussi, les fans qui s’attendaient à un copié-collé de Suikoden II et Suikoden V version DS seront inévitablement déçus et ne prêteront aucune attention à ce nouvel épisode. Qu’importe, le constat est là : Suikoden Tierkreis est un RPG exceptionnel : véritable vitrine technique, univers cohérent et immersif, héros charismatiques et attachants, ambiance sonore, durée de vie conséquente et jouabilité parfaite....Tout frôle la perfection, au point que Suikoden Tierkreis s’avère même, en tant que dérivé, être meilleur que la majorité des principaux volets de la saga. Un JRPG indispensable pour qui se dit fan du genre, connaisseur ou non de la série.
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+ Réalisation technique au sommet (2D, 3D, séquences en animé).
+ Scénario et univers d’une grande richesse.
+ Character design très inspiré et personnages attachants.
+ Durée de vie conséquente.
+ Gameplay toujours aussi prenant et addictif.
+ Maniabilité intuitive.
 
- Niveau de difficulté peu élevé.
- La fréquence des combats parfois exaspérante.
- La quête des cent huit héros en découragera certains.
- Certains regretteront l’absence des runes, batailles et duels.
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

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