TEST : KIZUNA
UNE [jeu] Kizuna
Console :
console
Editeur :
Jaleco Entertainment
Développeur :
Jaleco Entertainment
Genre :
A-RPG
Nombre de joueurs :
1
Informations :
test apperçu newsnews soluces
sortie JAP28 mai 2009
sortie USA
sortie EUR
forum podcast
signé :
TEST

 

De mémoire de joueur, Jaleco aura été un éditeur et un développeur prolifique. La plupart des titres proposés furent certes sympathiques mais pas forcément mémorables : Rushing Beat, Carrier …Toutefois, Jaleco se fit remarquer l’automne dernier avec l’annonce d’un nouveau RPG, Ôgon no Kizuna, littéralement Les Liens d’Or. Seulement, en plus d’une communication inexistante, Kizuna souffrit d’un développement chaotique, la firme se retirant du monde vidéoludique en janvier dernier. Toutefois, le projet ne fut pas abandonné et le jeu sortit le 28 mai dernier dans l’indifférence totale. Il faut dire qu’il écopa d’une des pires notes jamais données par le magazine Famitsu. Kizuna est-il aussi catastrophique que cela ?


Jaquette de Kizuna sur Nintendo Wii

Ecrit par Miwa Shouda (FFXII, Saga Frontier), le scénario relate le conflit opposant depuis des années le royaume de Navigatria à un seigneur démoniaque, Galvran, dont le but est de s’accaparer la puissance du Tarsos qui pourrait faire de lui l’égal d’un dieu. Le Tarsos est un immense arbre de cristal, symbole de l’Existence, situé au cœur du royaume et protégé par le Temple de l’Eau sous l’égide de la « Sainte » Sofia, grande prêtresse et représentante de l’Entité de l’Eau : Undine. Voyant que le conflit tourne à l’avantage de Galvran et que l’issue semble inéluctable, le roi Abhram décide en dernier recours d’envoyer un puissant héros, Gerrard, combattre le démon. Gerrard se rend alors dans des ruines situées non loin du Tarsos où s’est rendu Galvran afin d’accomplir son destin, accompagné de Gaston, le fils du roi mais aussi un sorcier servant l’Entité du Feu Salamander, et de Lian (ou Lien), son fils devenu récemment membre des Resolvers, une guilde de mercenaires au service du roi comme de n’importe quel habitant du royaume, et accessoirement le héros principal. Là bas, après maints combats, Gerrard se retrouve alors en duel avec Galvran. Malgré sa puissance, Gerrard sent qu’il ne peut résister à la force du seigneur noir. Aussi décide-t-il de lancer un sort devant emprisonner à jamais Galvran et sceller ses pouvoirs. Mais le sort n’a pas l’effet prévu et les deux combattants disparaissent sous les yeux de Lian et de Gaston. Pourtant, les sbires de Galvran semblent nullement affectés par la disparition de leur maître et n’ont pas battu en retraite. Plus que jamais, ils souhaitent plonger le royaume dans le chaos. En espérant savoir ce qu’il est advenu à son père, Lian va devoir continuer le combat et protéger Aina, la fille du roi ainsi que la future Sainte, devenue la convoitise des forces maléfiques.

Retour vers le passé

S’il fallait décrire Kizuna, il s’agirait d’un mélange entre un RPG antédiluvien pour ses phases d’exploration dans les villes, dans la veine des premiers Dragon Quest (voire même Ys), et un Dynasty Warriors pour ses combats dans d’immenses donjons ou sur des champs de bataille. L’un des avantages que présente Kizuna par rapport à d’autres softs est de poser d’emblée durant la première heure de jeu ses qualités et défauts, se montrant finalement intéressant pour les uns mais apparaissant comme un puissant répulsif pour les autres qui l’abandonneront aussitôt, et donc avant même que l’aventure n’ait commencé.

Image de Kizuna sur Nintendo WiiChacun des lieux dans lesquels se rendra Lian est accessible via une grande carte représentant Navigatria. Les villes sont elles aussi représentées dans leur immensité par une map à partir de laquelle on sélectionne le quartier ou la maison que l’on souhaite visiter. A l’heure où certains RPGs tendent à renouer avec le old-school ou à en véhiculer certaines sensations, Kizuna, lui, l’est complètement. Parler dans les villes à chaque habitant est primordial, en sachant que les quartiers peuvent en compter plus d’une dizaine. Même le citadin le plus anodin, celui auquel on ne prête guère attention, détient parfois l’information cruciale pour progresser dans le scénario. Certains donneront aussi à Lian des objets qu’il lui faudra échanger. Cela implique dans tous les cas de fréquents allers-retours entre quartiers et plus tard entre villes. A titre d’exemple, ce type de cheminement correspond à la première quête scénaristique, néanmoins indispensable pour poursuivre l’histoire et constituant la première demi-heure de jeu. Kizuna vérifie en grande partie l’adage stipulant que ce sont les RPGs old-school qui nécessitent le plus la compréhension de la langue.

Image de Kizuna sur Nintendo WiiTechniquement, les premiers pas dans le jeu permettent d’observer un rendu graphique assez original. Kizuna fait partie de ces jeux pour lesquels images et vidéos ne rendent pas compte de la réalisation technique. Cette dernière fut d’ailleurs été confiée à Youichi Kawaguchi, un ancien membre du studio Level-5 qui travailla sur Dark Chronicle et Dragon Quest VIII. En plus de graphismes et de cinématiques entièrement réalisés en pencil-shading, un procédé dérivé du cel-shading donnant à l’image l’aspect d’une illustration faîte au fusain, les développeurs ont appliqué aux cités un filtre faisant que leur rendu global est proche de celui d’une peinture à l’huile. Lian évolue dans des quartiers entièrement en 3D précalculée grouillant de vie. S’il est possible de parler à pléthore de citadins, d’autres ne sont là qu’à titre figuratif. Les habitants parlent entre eux, font leurs achats de la vie de tous les jours, des oiseaux fendent le ciel, des papillons virevoltent et des charrues vont et viennent... La vue adoptée pour l’intérieur des maisons est une vue de dessus en isométrique, avec des décors fourmillant de détails. Tout n’est cependant pas parfait au niveau même de la finition. Les temps de chargement peuvent être assez longs, pouvant durer une dizaine de secondes, et il arrive une fois le décor chargé que certains citadins mettent quelques secondes à s’afficher à l’écran. En revanche, défaut inhérent aux Dynasty Warriors like, les environnements des aires de combat sont un peu vides, en plus d’accuser quelques problèmes de clipping. Mais ces problèmes ne sont nullement gênants vu que l’aspect le plus important de ce genre de jeu est purement et simplement le combat. Plus subjectivement, le côté old-school du jeu, l’univers un peu plus adulte et mature que d’habitude ainsi que les personnages non japanim feront que Kizuna paraîtra désuet ou austère à certains. Toutefois, l’austérité n’a pas empêché des titres comme Suikoden V ou les Legaia de satisfaire nombre de rôlistes. Le jeu de lumière et les éclairages y est aussi peut être pour quelque chose : si l’intérieur des maisons est relativement éclairé, les extérieurs peuvent paraître ternes car baignant sous un ciel gris ou un crépuscule, très certainement pour renforcer l’ambiance « fin du royaume ».

Image de Kizuna sur Nintendo WiiImage de Kizuna sur Nintendo Wii

Dans le même ordre d’idée, les dialogues in-game constituant le gros du jeu ne sot pas doublés, à l’inverse des cinématiques. Il faudra se contenter de lire le texte et de regarder les sprites changer de posture suivant le contexte de la situation. Mêmes si elles ne resteront pas gravées dans les mémoires, les compositions musicales sont réussies (notamment le thème de la guilde) et collent à l’univers du jeu en étant généralement mélancoliques et/ou pesantes, parfois empruntes de légèreté ou « space » lors de situations comiques ou grotesques. Celles des affrontements sont assez rythmées et convaincantes, même s’il leur manque une petite dimension épique.

Citation de Xeen

Jeune, deviens équarrisseur de monstres

Image de Kizuna sur Nintendo WiiVenons-en maintenant aux combats. Les donjons sont composés de plusieurs zones entièrement réalisées en 3D dans lesquelles se déplacent librement Lian qui a à sa disposition une carte des lieux pour éviter de se perdre, le level-design étant plus ou moins labyrinthique. Au cours de ses pérégrinations se dressent alors devant lui moult groupes de monstres qu’il faut pulvériser. Armé d’une épée, Lian peut exécuter divers mouvement et combos comme dans n’importe quel beat’em all comme lancer un spécial propre à l’épée qu’il détient, mais il en lui coûtera une partie de sa jauge de technique, prévue à cet effet. Le nombre de coups possibles à réaliser varie suivant le type d’arme. Lian peut aussi bien effectuer seulement trois coups de bases comme une dizaine. Si les enchainements accomplis sont longs et le nombre de coups portés (hits) important, il pourra regagner progressivement de l’énergie et amasser de l’or, tout en récupérant divers objets des cadavres de ses adversaires. Afin d’orienter plus facilement le héros, une cible bleue que l’on bouge avec la Wiimote permet de focaliser le monstre que l’on souhaite tailler en pièces. Si les ennemis présents dans les premiers environnements se déplacent en nombre réduit, ils ne tarderont pas, passé le premier donjon (une mine), à se déplacer par dizaines pour finir par hordes de cinquante ou soixante. Malgré le nombre parfois impressionnant d’ennemis présents à l’écran, les combats ne souffrent d’aucun ralentissement et sont particulièrement dynamiques avec une animation fluide. On assiste alors à de véritables boucheries. Les commandes sont des plus simplistes et Lian réagit au doigt et à l’œil. Bien que le gameplay des combats soit répétitif (autre défaut inhérent aux Dynasty Warriors), la présence des phases d’exploration dans les villes et l’alternance qu’elles induisent permet d’équilibrer le tout, évitant ainsi de se lasser. Seul le dernier donjon est véritablement éprouvant car en plus d’être particulièrement long, les monstres apparaissent à l’infini. Terminons pour finir sur l’un des points qui marqua un peu les esprits : les colosses qui font office de boss. En revanche, le gameplay de ces affrontements n’a aucun rapport avec Shadow of the Colossus. Dans un premier temps, il faudra attaquer le colosse à la manière d’un A-RPG classique en essayant de briser ses défenses et/ou de le déstabiliser. Une fois ceci fait, Lian pourra grimper sur le mastodonte. S’enchainera alors plusieurs séquences en QTE dont le but est de localiser ses points vitaux à l’aide de la cible et d’attaquer quand elle virera au rouge.

Toutefois, les premiers combats de Kizuna sont peu passionnants avec des ennemis certes en faible nombre mais aussi complètement léthargiques, probablement pour préparer le joueur à ce qui l’attend : une difficulté d’un autre âge. Les dites bestioles sont il est vrai peu réactives mais peuvent tuer Lian en deux coups, quand ce n’est pas un. En plus d’augmenter rapidement en nombre, elles deviendront bien plus agressives et tenaces, n’hésitant pas à attaquer Lian de toute part et à l’encercler. Une autre difficulté consistera aussi à tenir compte de son champ de vision. S’il peut vaguement voir les ennemis l’attaquant sur les flancs, ce n’est pas le cas des ennemis se trouvant dans son dos. Il faudra garder ainsi un œil sur le radar présent dans le coin de l’écran. De plus, il est impossible de sauvegarder à l’intérieur des donjons. On meurt et c’est le game over avec pas d’autre choix que celui de les refaire intégralement.

Image de Kizuna sur Nintendo WiiEn conséquence, à la manière des RPGs à l’ancienne, Lian devra être monté en puissance quitte à le rendre quasi-invulnérable. Contrairement à la plupart des jeux du genre, il n’y a aucun système d’expérience. Les quatre caractéristiques du héros (vie, technique, attaque et défense) sont améliorables de deux manières, toutes deux fortement recommandées. La première consiste à se procurer nouvelles épées et pendentifs qui permettent une amélioration temporaire des statistiques ; la seconde à acheter des herbes à un marchand se trouvant dans le cimetière de Zelios (la première ville du jeu), augmentant définitivement chacune des quatre caractéristiques d’un nombre de point donné mais dont les prix deviennent de plus en plus élevés à chaque nouvel achat. Vu que dans les deux cas les sommes d’or demandées sont importantes, Lian doit accomplir diverses quêtes disponibles dans les guildes de Resolvers du royaume. La plupart d’entre elles consistent à de l’équarrissage de bébêtes dans des environnements clos correspondant aux zones des donjons. En revanche, d’autres quêtes sont purement scénaristiques et uniquement basées sur de l’exploration au sein même des villes (voir plus haut dans le test). C’est durant ces dernières que Lian rencontrera les personnages secondaires du jeu. Hormis la toute première nécessaire pour progresser dans l’histoire, les autres quêtes scénaristiques sont annexes. Néanmoins, les faire aura une incidence non négligeable sur le déroulement des combats du dernier donjon. Une fois un petit pécule accumulé, Lian pourra aussi acheter, auprès de nombreux marchands, potions de soin, de technique, haricots améliorant temporairement l’attaque ou la défense…S’équiper au mieux avant de partir en croisade sera indispensable. En effet, dans les donjons, Lian n’a pas accès à son inventaire. Impossible donc de changer d’épée ou de pendentif. Quant aux items, il ne peut se servir que de quatre sortes d’entre eux, au préalable assignés à chaque direction de la croix de la Wiimote.

Image de Kizuna sur Nintendo WiiPourtant, même relativement difficile, Kizuna se termine assez rapidement. Une quinzaine d’heures « en moyenne », sont suffisantes pour le terminer, quêtes scénaristiques comprises, cette estimation ne prenant pas en compte le nombre de fois où l’on verra apparaître l’écran de game over. Tout dépend aussi si l’on est un habitué des DW-like ou non. Par contre, une fois l’aventure terminée se débloqueront deux nouvelles villes et de nombreuses quêtes (scénaristiques ou purement combat), de nouveaux colosses seront aussi à vaincre. Les plus acharnés mettront aussi du temps pour récupérer toutes les armes du jeu et accomplir l’intégralité des quêtes. Bien que Kizuna soit court, l’histoire a quand même été travaillée, même si elle n’est pas exempt de certains clichés. Les personnages sont détaillés juste ce qu’il faut et l’évolution psychologique de Lian est visible tout au long de l’aventure, tout comme celle des liens qu’il entretient avec les autres protagonistes. Au début de l’aventure, Lian est un garçon à l’égo surdimensionné qui ne pense qu’à lui-même et jouit de la célébrité de son père. Les raisons qui l’ont poussé à être Resolver sont uniquement liées à son goût pour le combat. A cause de cela, il ne va pas soutenir son père et Gaston quand ces derniers se battront contre Galvran, trop occupé à en découdre avec des créatures lambda, obligeant son père à avoir recours au sort d’emprisonnement. La disparition de son père va le ramener très vite à la réalité. En plus d’être conscient de son erreur et de ses lourdes conséquences, il va être dénigré et méprisé par Gaston, puis le roi lui-même qui continuera bon gré mal gré à faire appel à lui à cause de son potentiel, mais en ne lui accordant plus sa pleine confiance. Au-delà de son désir de retrouver son père et de sa lutte contre les sbires de Galvran, c’est la rédemption et le rachat que Lian recherchera.

En conclusion, Kizuna n’est pas intrinsèquement un mauvais RPG mais il est déconseillé à la plupart des joueurs qui ne lui trouvera vraisemblablement aucun intérêt. Premièrement à cause d’une certaine austérité, Kizuna étant un RPG old-school dans le vrai sens du terme, limite en décalage avec la production actuelle. Ensuite parce que le gameplay des combats n’est pas celui d’un A-RRPG classique mais celui d’un Dynasty Warriors, soit orienté très beat’em all avec forcément un côté répétitif. En conséquence, Kizuna s’adresse davantage à des rôlistes ayant connu les prémices du RPGs et qui en le parcourant se remémoreront peut être avec nostalgie les RPGs d’une époque maintenant révolue, ainsi qu’aux fans de DW-like. Par contre, il faut reconnaître que le mélange des deux genres est réussi. Pour peu que l’on y adhère, évoluer dans cet univers plus mature et adulte qu’à l’accoutumée en compagnie d’un héros attachant et charismatique sera une plaisante aventure. Dans tous les cas, Jaleco tire de belle manière sa révérence.
 

TEST Kizuna écrit par Xeen le 26 Août 2009
14/20
Le rendu graphique en pencil-shading est agréable visuellement et donne un certain cachet au jeu, sans parler de l’aspect peinture à l’huile des différentes villes fourmillant de détails. Seuls les environnements des donjons font parfois vides. On notera par contre quelques bugs d’affichage mais peu gênants. Les animations sont fluides lors des combats qui ne souffrent d’aucun ralentissement, même quand le nombre de monstres à l’écran est impressionnant. En revanche, l’aspect old-school et austère de l’ensemble en rebutera beaucoup.
13/20
L’histoire n’est pas très longue et dure environ une quinzaine d’heures mais la difficulté est assez relevée. De nouvelles villes et quêtes seront accessibles une fois l’aventure finie. D’autres colosses pourront être affrontés. Terminer l’intégralité des quêtes demandera aussi de l’investissement.
16/20
Rien à signaler. Les différents menus sont explicites, les commandes durant les phases d’exploration ou de combats sont des plus simples et Lian réagit au quart de tour.
14/20
Les musiques collent parfaitement à l’ambiance sombre et chaotique du jeu, tout comme aux différentes situations rencontrées. Les musiques des combats sont convaincantes et rythmées bien qu’il leur manque un petit souffle épique. On regrettera l’absence de doublage durant les dialogues in-game, même ceux importants, à l’inverse des cinématiques.
Malgré une réalisation technique convaincante, un gameplay dynamique, Kizuna croise, de belle manière d’ailleurs, le RPG old-school pour sa partie aventure et le beat’em all façon Dynasty Warriors pour ses combats. De ce fait, bien qu'étant intrinsèquement un sympathique A-RPG, il est déconseillé au plus grand nombre : les uns le trouveront trop austère, les autres répétitif ou trop difficile. Ainsi, Kizuna s’adresse davantage aux fans de RPGs de la vielle époque et aux fans de DW-like, qui lui reprocheront seulement une histoire principale se terminant un peu trop rapidement.
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RIGHT
 
+ Le rendu graphique
+ Les musiques
+ Les combats dynamiques
+ L’univers mature et adulte
+ Lian, attachant et charismatique
 
- Quête principale assez courte
- Difficile
- Austère et old-school
- Répétitivité inhérente au genre des Dynasty Warriors
- Les loadings qui en exaspèreront certains
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

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