TEST : POKEMON ROUGE FEU
UNE [jeu] Pokémon Rouge Feu
Console :
console
Editeur :
Nintendo
Développeur :
Game Freak
Genre :
RPG
Nombre de joueurs :
1 à 5
Informations :
Câble Game Link
Site officiel
Link NGC/GBA
test apperçu newsnews soluces
sortie JAP29 janvier 2004
sortie USA7 septembre 2004
sortie EUR1 octobre 2004
courrier forum chat
signé :
TEST

 

En 1995 sortit au Japon sur Gameboy l'épisode fondateur d'une série qui allait devenir mythique : Pokémon version verte. Cet opus vous est peut-être inconnu et c'est normal, puisqu'il n'est jamais arrivé jusque dans nos contrées. Il fallut attendre octobre 1999 pour qu'apparaissent en France, toujours sur Gameboy, des versions plus abouties techniquement parlant que la version verte : les fameuses versions Rouge et Bleu (au Japon depuis février 1996). Grâce notamment au manga et à l'animé, le succès fut vraiment phénoménal (plusieurs millions d'exemplaires de chacun vendus en Europe dans l'année qui suivit). Dès lors de nombreuses autres séquelles, plus ou moins originales, suivirent sur la plupart des consoles de Nintendo, lui rapportant énormément d'argent mais aussi lui collant cette fameuse étiquette "gamine" dont la compagnie a eu tant de mal à se défaire. Les deux dernières d'entre elles viennent de sortir au Japon : ce sont deux versions "remixées" de Pokémon Vert et Rouge, nommées Pokémon Leaf Green (Vert-Feuille en Français) et Fire Red (Rouge-Feu). Alors, y a t'il des nouveautés ? La série ne commence-t-elle pas à s'essouffler ? Autant de questions, et bien d'autres encore, qui trouveront ici leurs réponses.


Le concept du jeu


Afin que tout le monde soit logé à la même enseigne, il convient en premier lieu de rappeler brièvement le principe du jeu Pokémon (mais est-ce vraiment utile ?).

Le mot "Pokémon" est l'abréviation francisée de "Pocket Monsters", c'est-à-dire « monstres de poche ». En effet, les pokémons, ce sont ces petites bestioles que l'on peut trouver un peu partout dans le monde de Kanto (où se passe l'action). La plupart ressemblent beaucoup à des animaux connus ou imaginaires, si ce n'est quelques différences majeures. Tout d'abord, les pokémons sont tous domesticables. Ils obéissent donc relativement tous à leur dresseur, qui peut leur donner des ordres sur des actions à effectuer. Ces actions peuvent être de deux types : soit dans la vie courante (couper des herbes, surfer sur son dos, etc.), soit dans des combats. En effet, les pokémons ont cette particularité de pouvoir se combattre entre eux. Bien sûr, ce ne sont pas des combats sauvages et des règles strictes les régissent.

Le système de jeu est alors identique à celui d'un RPG, à savoir que vos bébêtes montent progressivement de niveau, en gagnant des points d'expériences au fur et à mesure des combats. Le passage d'un niveau à un autre fait inévitablement augmenter leurs caractéristiques, divisées en 6 catégories : PV (points de vie), Attaque, Défense, Attaque Spéciale, Défense Spéciale et enfin Vitesse. Lorsque vous aurez passé un nombre suffisant de niveaux, se produira alors pour certains pokémons un phénomène spécial appelé « évolution », qui transformera votre bébête en une « super bébête » (on va dire ;-) ), ressemblant physiquement un peu à la précédente, mais aux statistiques bien plus élevées.

Les combats se déroulent au tour par tour : celui qui a la plus haute vitesse commence. Vous choisissez une "action" (attaque) à effectuer parmi les quatre que connaît votre pokémon. Vous pouvez aussi choisir de changer de pokémon ou de vous aider d'objets que vous aurez acheté (ou trouvé) durant votre quête.

Les attaques des pokémons sont elle-même divisées en plusieurs groupes, ceux des éléments les plus connus, tels que : normal, glace, eau, feu, acier, plante, dragon, etc. Vos pokémons appartiennent également à au moins un, voire deux, de ces types. Le rapport entre tout ceci est alors orchestré par un principe similaire au jeu "pierre papier ciseau", à savoir par exemple que les attaques de type feu sont très efficaces contre les pokémons de type glace, les attaques de type plante contre les pokémons de type eau, ou bien au contraire les attaques de type plante sont peu efficaces contre le feu. Avec un nombre assez conséquent de types, on voit bien que les possibilités stratégiques deviennent très intéressantes. On notera que vos attaques sont limitées en nombre par leur PP (points de pouvoir) : quand vous en utilisez une, son quota de PP diminue de un. Lorsque vous arrivez à zéro, vous ne pouvez plus utiliser cette attaque. De même, lorsque votre total de PV atteint zéro, votre Pokémon devient "K.O." et vous devez en changer (vous pouvez en amener jusqu'à 6 avec vous, le reste étant stocké sur votre PC). Vous rencontrerez cependant tout au long de votre aventure de nombreux "Centres Pokémon" dans lesquels une infirmière soignera instantanément votre Pokémon, lui redonnant ainsi PV et PP au maximum.


Un pokémon, ça tombe du ciel ?


Non, bien évidemment, vous devrez travailler dur pour obtenir plein de pokémons. En fait, un pokémon « s'attrape » grâce à une « Ball », dans laquelle il restera enfermé jusqu'à ce que vous ayez besoin de lui (comme un génie dans une lampe, en somme). Il existe plusieurs sortes de Ball, que vous ne pourrez utiliser qu'en combat contre des pokémons dits « sauvages », c'est-à-dire n'appartenant pas à des dresseurs. Pour augmenter vos chances de capturer le pokémon souhaité, il vous faudra l'affaiblir, et / ou l'endormir, le paralyser, etc. Bien sûr, les pokémons sauvages ne se trouvent pas tous au même endroit : certains sont dans des herbes sur telle route, d'autre dans telle caverne... Bref, vous devrez beaucoup voyager et avoir beaucoup de chances pour les capturer tous !

Et il y en a des tas ! On retrouve l'intégralité des anciens de tous les épisodes pokémon sortis jusqu'à ce jour, c'est-à-dire pas moins de 386 pokémons (même si vous ne pourrez attraper les 236 derniers qu'après avoir « fini » le jeu) ! Autant vous dire que finir le jeu à 100 % sans tricher sera quasi-impossible, sans compter le fait que certains pokémons ne sont donnés que par Nintendo à l'occasion d'évènements spéciaux... A noter également qu'il n'y a pas 386 pokémons présents dans chaque cartouche.
En occultant les pokémons rarissimes donc, on peut en effet être sûr qu'il vous manquera une bonne vingtaine de pokémons à votre pokédex (sorte d'appareil qui recense tous les pokémons que vous avez vu et capturé). Vous devrez donc recourir à l'échange (via le câble link ou le module Wireless, sans fil, vendu en bundle avec ces deux versions) avec un autre dresseur possédant une version différente du jeu pour tous les avoir. Mais cela ne suffira encore pas, car vous aurez souvent durant l'aventure des choix à faire entre plusieurs pokémons. Il vous faudra donc recommencer également le jeu, ou bien trouver un autre pigeo... euh ami avec qui échanger. :D Pour rester dans le même thème, sachez que vous pouvez échanger également avec les versions Rubis et Saphir. Mais n'espérez pas transférer votre Kyogre niveau 70 tout de suite en début de partie, car pour cela il vous faudra arriver dans un centre pokémon spécial, et trouver une plaque rubis et une plaque saphir, ce qui n'arrivera que très tard dans le jeu (après l'avoir « fini » en réalité). Un câble link ou un module Wireless ne servant pas qu'à cela, vous avez également la possibilité de combattre vos amis (jusqu'à 4 joueurs en combat à 2 vs 2), ou bien d'échanger des tas d'informations sur votre personnage, vos victoires, etc. Comme sur les versions Rubis et Saphir en fait.


Le scénario, meilleur que celui de Mario (si, si )


Le scénario n'est, certes, ni très complexe ni très original puisqu'il reprend le scénario des premières versions de Pokémon, c'est-à-dire que vous incarnez un garçon ou une fille qui, à 10 ans, s'est mis dans la tête de devenir « Maître Pokémon », et va donc quitter la maison familiale pour accomplir ce rêve. Votre premier pokémon vous sera donné par le bien connu Professeur Chen, dont le petit-fils sera votre « rival ». En fait, c'est un adversaire relativement puissant que vous retrouverez périodiquement au cours de votre périple, et qui vous servira de « baromètre » (si vous perdez contre lui, mieux vaut revoir sérieusement votre tactique et / ou vos pokémons). Je ne vous raconterai pas la suite, mais sachez qu'elle est quasi-identique aux versions originales, à ceci près qu'assez tard dans le jeu (je ne vous dirai pas quand :-p ) vous aurez la possibilité d'accéder à de nouvelles îles : les îles Arc-en-ciel, au nombre de neuf, où se passeront des tas de nouvelles choses.

La durée de vie et l'intérêt s'en trouvent ainsi considérablement rallongés. En effet, d'un jeu prenant au maximum 15 heures pour battre la ligue pokémon, et en moyenne une trentaine d'heure pour attraper les 150 pokémons présents dans Kanto, on se retrouve avec un jeu long comme l'appendice sexuel d'un Draco, à savoir une bonne grosse soixantaine de millimè... pardon, d'heures, pour attraper la majorité des 386 pokémons et finir les diverses quêtes supplémentaires proposées par les habitants de ces îles. Que du bonheur pour les fans !


Un lifting ! Un lifting ! Un lifting !


En effet, force est de constater que, d'un point de vue sonore comme d'un point de vue graphique, le jeu a subi une impressionnante cure de jouvence. Les graphismes se rapprochent en fait de ceux des versions Rubis et Saphir (le même moteur a certainement été utilisé par souci d'économie), et on a même souvent l'impression qu'il y a plus de détails dans Leaf Green ou Fire Red et que le niveau global est en réalité un léger cran au-dessus des autres versions. Bref que du bon, et encore heureux dirons-nous, vu que les graphismes des précédents opus étaient déjà critiqués car ils n'exploitaient pas à fond les capacités de la console. Alors imaginez le scandale créé si Nintendo avait osé mettre en vente à prix fort des jeux GBA avec des graphismes de Gameboy « simple » ! A noter que le design des pokémons a été intégralement refait, ce qui devrait éviter une certaine lassitude (ou tout du moins la retarder), même pour les grands maîtres pokémons que vous êtes ;).

Côté sonore, la qualité est identique à celle des versions Rubis et Saphir, à savoir honorable sans être exceptionnelle. Vous pourrez retrouver avec joie les musiques des tout premiers pokémons (vous savez, cet air qui vous trotte dans la tête), ainsi que plusieurs nouvelles d'aussi bonne facture. Certains nouveaux bruitages ont également été ajoutés.

Le gameplay se rapproche lui aussi beaucoup des versions Rubis et Saphir, ne reprenant que le meilleur pour jeter le reste (et aussi afin de garder une certaine cohérence par rapport aux jeux originaux). Vous retrouverez donc les Baies mais elles occuperont une place bien moins importante qu'auparavant, pour ainsi dire insignifiante, tout comme dans une certaine mesure les combats en double dont le nombre a été réduit. Il est dommage que les « grottes secrètes » aient disparu (même si certains n'ont toujours pas compris leur utilité :p), mais elles sont remplacées par quelques nouveautés réjouissantes, dont une télé portable depuis laquelle un entraîneur vous enseignera diverses tactiques, un « voice check », sorte d'appareil vous permettant de collecter des tas d'informations sur les personnages qui vous entourent, la possibilité à chaque fois que vous redémarrez le jeu de voir vos quatre dernières actions importantes, mais aussi une sorte de sifflet qui va stimuler les dresseurs dans votre champ de vision, afin qu'ils vous défient à nouveau (ils auront à cette occasion des pokémons plus puissants). Des nouveautés qui renouvellent elles aussi quelque peu l'intérêt de cette aventure.




Nota bene : La version Leaf Green (« Vert Feuille ») fut remplacée lors de sa sortie aux Etats-Unis et en Europe par une version Aqua Blue (« Bleu Aqua » ou « Bleu Eau »). Les différences entre ces deux versions étant minimes. Cela n'altère en rien la sortie simultanée avec la version Fire Red (« Rouge Feu »), et bien sûr le fait que les deux versions furent vendues avec le module wireless.
TEST Pokémon Rouge Feu écrit par Laurent le 22 Avril 2004
14/20
Le jeu n’exploite pas trop les capacités de la console, mais un effort a tout de même été fait, qu’il faut saluer. Le tout reste agréable à voir et c’est l’essentiel.
19/20
Un jeu à la durée de vie illimitée pour peu que vous preniez goût à la capture de ces sales bestioles !!
17/20
De pokémon en pokémon, elle reste constante, et ce n’est pas une mauvaise chose vu qu’elle est, tout comme l’interface, très claire et intuitive.
14/20
Le niveau d’ensemble ne réalise pas d’énormes prouesses, mais il est très correct. On n’en demande pas plus à un jeu de ce genre.
Il faut tout d’abord saluer Nintendo, qui pour une fois ne nous a pas servi une réédition « plate », et « simpliste » d’un de ses vieux hits. La note varie énormément en fonction de plusieurs paramètres : si vous n’avez jamais joué aux versions premières, le jeu mérite amplement 17. Si vous êtes un fan inconditionnel, il mérite largement 18. Si vous ne faîtes pas partis d’un de ces deux cas, alors le jeu vaut 15.
16/20
LEFT
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RIGHT
 
+ 386 pokémons !!!!
+ Les îles Arc-en-Ciel
+ Le wireless
+ L’ensemble des nouveautés
 
- L’ensemble de ce qui a disparu
- Les graphismes simples
- Ca reste une réédition...
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

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