TEST : LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : LES DEUX TOURS
UNE [jeu] Le Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours
Console :
console
Editeur :
Electronic Arts
Développeur :
Griptonite
Genre :
A-RPG
Nombre de joueurs :
1 à 2
Informations :
Câble Game Link
test apperçu newsastuces soluces
sortie JAP13 février 2003
sortie USA19 novembre 2002
sortie EUR8 novembre 2002
courrier forum chat
signé :
TEST

 

Aaaaah ! Les deux tours ! Honnêtement, quels sont ceux d'entre vous qui ont osé manquer le rendez-vous que leur avait donné Peter Jackson en décembre dernier ? Un rendez-vous avec le fantastique et le splendide, une porte ouverte sur un monde autrement plus immersif que le nôtre, un bon gros gâteau fait de petits héros attachants, de preux chevaliers et de méchants dragons. Personne ? Bon, c'est bien ce que je pensais ! Alors rentrons sans plus attendre dans le vif du sujet.


Aïe ! Un jeu à licence !

Et oui c'est peut être la première phrase qui nous vient à l'esprit lorsqu'il nous incombe la lourde tâche de tester un jeu tiré d'un film à succès. On peut alors, en général, classer cette précieuse petite cartouche sans même y jeter un œil dans la catégorie « article de merchandising sans intérêt, destiné à venir grossir les poches de certains types pas très honnêtes qui doivent d'ailleurs déjà avoir le portefeuille plein à craquer ». Oui j'admets que cette appellation est peut être un peu longue, mais que voulez-vous, c'est l'appellation officielle alors ... on fera avec !

Voilà donc le gros à priori qui nous frappe lorsque l'on émet le souhait d'essayer Les Deux Tours sur GBA. Et bien mes amis, croyez-moi ou pas (en fait non, croyez-moi puisque je dis la vérité), ce jeu est une véritable petite bombe ludique ! La surprise est en effet de taille lorsque l'on se rend compte que l'on vient de passer, sans s'en rendre compte, plus de quatre heures sans interruption les yeux fixés sur l'écran sombre et ténébreux de notre chère et tendre petite Gameboy Advance (vivement la GBA SP ^-^ )



Quelques grammes de barbarisme dans un monde de ... euh ... barbares


Ami bourrin, ce jeu est fait pour toi ! Voilà, comme ça, au moins c'est clair ! La version Gameboy Advance des « Deux Tours » se présente donc sous la forme d'un pur et dur beat'em all. Attendez-vous donc à mener un nombre incalculable de bastons de catégorie « seul contre tous », comme au bon vieux temps. Enfin ... comme au bon vieux temps : on est tout de même loin d'un Final Fight ! En effet, la vue ici adoptée est une plongée totale (en clair, on voit l'action d'en haut), ceci apportant sans aucun doute un certain souffle d'aventure sur une action réellement omniprésente (et c'est d'ailleurs tout à fait logique, Le Seigneur Des Anneaux faisant à la base clairement office de messie dans la catégorie du récit d'aventure aux yeux d'un très grand nombre de fans). Le joueur aura donc droit tout au long de l'aventure à tout un tas de petits détails vraiment rafraîchissants, au côté très « RPG », comme des points d'expérience répartissables sur différentes capacités, ou encore des sortilèges à maîtriser ... Tout ceci afin de donner toujours plus d'intérêts aux combats, ces derniers constituant sans aucun doute le centre nerveux de cette cartouche. « Les Deux Tours » n'est donc pas qu'un simple beat'em all, c'est en fait un véritable diablo-like. Sauf que nous sommes ici plongés en plein cœur de la Terre du Milieu.



Une réalisation à se damner


C'est en effet l'un des gros points forts de cette adaptation vidéoludique. Visuellement, le jeu est superbe : les personnages sont incroyablement bien animés, héros comme ennemis. De plus le jeu se permet d'afficher à l'écran un nombre très souvent hallucinant de créatures démoniaques, ce qui donne immédiatement droit à des joutes possédant une pêche incroyable ! Un autre aspect du jeu renforçant cet aspect quasi-jouissif des combats réside bien entendu dans la bande-son, qui reprend directement les thèmes du film et s'adapte en toute circonstance à la situation du joueur. Cette bande-son va parfois même, lors de certaines « séquences-clés » (à défaut de dire cultes) jusqu'à reprendre carrément des digits de chœurs présents dans le film !

Par exemple, dans la tombe de BalIn, on affronte le troll des cavernes sur un fond de chants grégoriens ! Impressionnant quand on connaît les possibilités sonores somme toute limitées de la GBA. On n'oubliera pas également de citer la cinématique ouvrant le jeu : un petit clip vidéo directement tiré du film lui aussi, ce qui ne manquera pas de faire plaisir aux fans.



Une durée de vie conséquente


Soyons clair : pour qui ne s'y essaye qu'une seule fois, « Les deux Tours » n'est pas vraiment très long à terminer. Cinq ou Six heures tout au plus seront nécessaires afin de mettre un terme aux assauts de Saroumane sur le Gouffre de Helm. Mais le vrai joueur, lui, tout comme le vrai fan, prendra un malin plaisir à recommencer l'aventure avec un personnage différent. Car c'est en effet cinq personnages que l'on a ici la possibilité d'incarner, tous se jouant de manière très différente, et n'ayant pas forcément accès aux mêmes niveaux, conséquence logique de la scission de la communauté de l'anneau.
Tout d'abord, il y a Aragorn, qui peut être considéré à bien des égards comme étant le perso de base : c'est un guerrier pouvant maîtriser quelques sortilèges, mais c'est dans le corps à corps qu'il montrera sa véritable force, surtout lorsqu'il acquerra la possibilité de se battre à deux épées (une dans chaque main, mais il ne portera alors plus de bouclier).
Ensuite il y a Legolas, qui possède, tout comme dans le film, une certaine classe (d'autres diront « un certain côté homosexuel » :-) ). Ce personnage vous fera appréhender le combat d'une tout autre manière, puisqu'il privilégiera les assauts à distance grâce à ses flèches légendaires (et quasi téléguidées). Son parcours, tout comme dans le film, sera le même que celui d'Aragorn.
N'oublions notre vieux magicien de service, j'ai nommé Gandalf, qui, vous l'aurez deviné, se sert énormément des sortilèges destructeurs dont il dispose. Son principal intérêt vient du fait que son aventure diffère de celle des autres à partir de sa chute au pont de Kazahd - Dum.
Et puis enfin il y a Frodon, qui n'a rien d'un guerrier puisqu'il est même très faible, mais aussi très rapide. La fuite sera donc votre meilleure arme, ainsi que votre anneau qui vous rendra invisible aux yeux de l'ennemi durant un certain temps (avec un effet « comme dans le film »). Mais attention car trop en abuser serait certainement vous attirer les faveurs de vos amis les Nazguls, qui vous repèreraient immédiatement pour vous pourchasser sans relâche (une excellente idée que cette utilisation à double tranchant de l'anneau !).
Comme vous pouvez le constater, ces personnages entraînent dans leur sillon un gameplay très propre à chacun d'entre eux, rendant ainsi l'aventure on ne peut plus agréable à rejouer encore et encore. Petit regret, cependant : le cinquième personnage n‘est autre que Eowyn, dont on se carre un peu l'oignon, si vous me passez l'expression. Personnellement, l'idée d'incarner une jouvencelle en jupe longue ne me tente guère ...argh mais où est passé Gimli, mon perso-fétiche ?! Et bien en fait notre pauvre petit nain de service s'est vu transformer en un simple « sortilège » de Legolas s'intitulant (tenez-vous bien) « Appeler Gimli ». Ce brave John Ryes Davis se voit donc transformé en sidekick de base, à mon grand désarroi. Sniff ...



Fait par des fans et pour des fans


« Les Deux Tours », malgré ses multiples qualités, n'est pas exempt de défauts. En fait, il hérite directement des faiblesses propres au genre qui le touche (le diablo-like), à savoir une répétitivité des actions pouvant devenir rapidement très lourde pour qui n'accroche pas, ainsi qu'une difficulté évoluant progressivement vers le « mode Titanesque » avec un grand T. Le jeu vous demandera en effet sur la fin de carrément bousiller le bouton de votre GBA attribué à la fonction « meuler comme un gros porc » ^_^. Les ennemis devenant innombrables et indestructibles, vous aurez à coup sûr besoin d'un bon miracle (ou d'un bon action replay, c'est vous qui voyez) pour terminer le jeu. J'exagère à peine, rassurez-vous, m'enfin tout de même j'en ai encore mal au pouce. Les furieux qui, comme moi, décideront d'aller jusqu'au bout sans se lasser seront essentiellement des fanatiques du film, qui prendront un pied monumental à charcler chacun des orcs de cette enflure de Saroumane. Les autres joueurs risqueront d'en avoir bien vite assez ... A vous de voir dans quelle catégorie vous vous rangez.

TEST Le Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours écrit par Goonpay le 03 Juin 2003
15/20
Loin de proposer des couleurs chatoyantes agréables à l’œil, les graphismes des Deux Tours tirent toute leur force de l’animation des multiples et innombrables persos affichés en même temps à l’écran. Une prouesse !
15/20
5 à 6 heures pour le joueur lambda, beaucoup plus pour le pur et dur qui se retapera le jeu plusieurs fois pour réellement terminer l’aventure à 100%.
14/20
Extrêmement simple, voire simpliste : un bouton pour frapper, un autre pour lancer le sortilège préalablement sélectionné. Pas de combos, ici, nous sommes dans un diablo-like.
16/20
Le second point fort du jeu, juste après les graphismes. C’est la BO de Shore, alors forcément ça calme.
Une excellente surprise que ces « Deux Tours » qui permettront aux fans de patienter jusqu’à la sortie du film en DVD !! Les autres passeront bien vite leur chemin.
15/20
LEFT
RIGHT
 
- une réalisation somptueuse
- les différents persos jouables
- l’anneau de Frodon, exemple type de l’adaptation vidéoludique intelligente
- un jeu vraiment trippant pour n’importe quel fan
 
- une action finalement répétitive qui lassera très vite le joueur lambda
- Mais où est passé Gimli ?
On s’en fout d’Eowyn !
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

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