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TEST : SILENT HILL : SHATTERED MEMORIES
Console :

Editeur :
Konami
Développeur :
Climax
Genre :
Survival-Horror
Nombre de joueurs :
1
Informations :

La série des jeux Silent Hill, c’est tout d’abord onze années d’expériences sur le psyché humain, autant de temps de frissons et de sueurs froides qui, combinés à des histoires recherchées (pour la plupart) font de cela un univers à part entière, original et finalement tout à fait prenant. Quittant pour la seconde fois les studios de la Silent Team, à qui l’on doit les quatre premiers volets, pour passer entre les mains du studio Climax, Silent Hill s’offre même ici le luxe d’une réécriture. Voilà ce qu’est Silent Hill : Shattered Memories, une bouffée d’air frais, une nouvelle vision d’un conte pour adulte prêt à tout pour questionner l’esprit.![]() Silent Hill est toujours cette
ville à mi-chemin entre réalité réelle et réalité parallèle, sûrement
davantage dans cet épisode qui ose réécrire de A à Z l’histoire du
premier Silent Hill paru sur Playstation en 1999. A la suite d’un
accident de voiture à la sortie d’un parc d’attraction, Harry et sa
fille se retrouvent propulsés dans une version alternative de leur
ville, qui manifestement semble souffrir d’un hiver pernicieux. Suite au
choc, Harry se réveille seul, et part donc en toute logique à la
recherche de sa fille Cherryl. S’en suit donc une aventure de certes
moins de 10 heures chrono en main, mais néanmoins palpitante de bout en
bout. Car, et c’est bien là sa force, ce Silent Hill repose
essentiellement sur sa mise en scène et son histoire, totalement
flexible en fonction du joueur et de son expérience «vécue». Composé
d’une dizaine de chapitres, Silent Hill : Shattered Memories est
entrecoupé de nombreux passages chez un psychiatre, chacun d’entre-eux
annonçant la couleur des événements qui suivront et déterminant selon
votre profil et vos réactions ce qui risque d’arriver par la suite. En
clair, le psychiatre vous analyse, et comme le dit si bien l’accroche au
lancement du disque Wii, ce «jeu s’amuse autant avec vous que vous vous
amusez avec». De nombreux mini-jeux ponctuent ces analyses, comme par
exemple une séance de coloriage qui influencera les couleurs utilisées
dans le jeu, une séance de thérapie morale sur le couple, le mariage et
le divorce. Chacun de vos choix impliquant une conséquence et entraînant
plusieurs fins possibles. On apprécie cette ouverture d’autant qu’elle
engage à rejouer sous un autre angle, et qu’elle fait monter dans
l’esprit du joueur cette sensation de n’être qu’une vulgaire marionnette
maltraitée par le jeu.Sans rentrer dans les détails, Silent Hill : Shattered Memories repose à 90% sur l’expérience ressentie à cause de l’histoire et ses enchaînements plus que sur ce que proposait jusque-là la série de Konami, à savoir la peur. Effectivement, si les deux premières heures il est tout à fait possible de sursauter pour des sonorités et bruits de fonds bien placés, on prend très vite ses aises en constatant qu’il n’y a ni monstres menaçant, ni armes à disposition. Peu ou pas d’action dans ce volet donc, car si l’on passe le plus clair de son temps à chercher des indices sur la disparition de sa fille dans une ville déserte, il arrive tout de même que de temps en temps, la réalité alternative prenne le pas sur l’histoire. De ce fait, les monstres sont bien présents, mais peu farouches et se ressemblant tous. La seule solution pour leur échapper étant la fuite, ces séquences font cependant monter la tension dès lors qu’on ignore où se diriger, cherchant à tout prix une zone tranquille. Les monstres ouvrent les portes, sautent par-dessus les murs, de véritables petits Némésis que l’on pourra stopper grâce à des meubles à renverser sur le chemin, des torches à allumer ou des énigmes résolues. Pour la plupart de ces course-poursuites, on se contente de foncer tête baissée dans les premières portes que l’on voit (tout objet à pousser ou mur à traverser sont signalés en bleu fluo pour pas les rater), mais plus on avance dans le jeu, plus il faut alors réfléchir au chemin à emprunter. De véritable casse-tête dès l’instant où il faut ouvrir le téléphone portable de Harry faisant aussi office de carte. Une carte sollicitée qu’à deux ou trois moments cruciaux du jeu, pour le reste on se fie à son instinct (tiens, je suis déjà passé par-là ?). | ![]() Parlons-en de
ce téléphone. Véritable couteau-suisse, en plus de pouvoir passer des
appels, Harry peut également se servir de son appareil photo intégré
pour prendre des clichés (à sauvegarder sur la mémoire de la console ou
non) de traces «fantomatiques» afin de développer des petites histoires.
De même, Harry reçoit aussi des SMS qui lui indiqueront des endroits à
visiter ou l’aideront à résoudre des énigmes. Ces énigmes qui ne sont
pas spécialement d’un haut niveau, se résumant pour la plupart du temps à
une combinaison de chiffres ou de couleurs à mettre dans le bon ordre,
et surtout à de l'observation des lieux. A chaque appel ou message reçu,
le portable sonne (cinq sonneries sont disponibles) et l’appel est
alors retranscrit dans le haut-parleur de la Wiimote. Une très bonne
chose qui joue beaucoup sur l’immersion, d’autant que la Wiimote se met
très souvent à grésiller en approche d’un monstre ou d’un indice. Harry
est aussi équipé d’une lampe torche efficace, dirigeable à l’aide de la
Wiimote. La maniabilité étant excellente et sans anicroche, on s’y fait
très rapidement pour mieux se laisser prendre dans l’aventure. Cette
lampe torche a d’ailleurs la fâcheuse tendance à mal éclairer dans les
zones les plus obscures ou disons, potentiellement effrayantes.
Malheureusement, dès lors qu’on prend conscience que les monstres ne
sont présents que lorsque Silent Hill se transforme en gigantesque
patinoire (synonyme de réalité parallèle), on ne prend même plus le
temps d’ouvrir les portes avec précaution pour éviter de réveiller des
esprits malins, car ils n’existent pas. La peur procurée par Silent Hill
: Shattered Memories est tout autre que celle autrefois suscitée par
les volets des développeurs de la Silent Team (ne parlons pas de
Homecoming, le dernier jeu désastreux de Double Helix Games). On a là
une peur plus réfléchie, plus liée à l’inconscient du joueur. Car tout
le jeu repose sur sa façon de concevoir un monde d’horreur, un monde
disloqué, où les liens familiaux ne reposent sur rien d’autre que sa
propre interprétation (il s’agit-là du sujet phare du jeu), où
finalement la vie n’est que l’illusion qu’on s’en donne. Est-ce
peut-être là la raison du dénouement final, qui varie d’un joueur à
l’autre, et qui dresse le profil psychologique de chacun façon
«horoscope du dimanche» mais de manière bien plus poussée et
personnalisée ?![]() ![]() Silent Hill : Shattered Memories relance d’une manière surprenante la franchise. Adieu donc le brouillard et les cendres de la ville de Silent Hill, bonjour la neige et les glaciers. On supprime les monstres et on construit finalement sa propre peur, doucement sous ses yeux. L’interprétation étant laissée au bon vouloir du joueur, mêlant différentes émotions, différents sentiments humains comme la passion, le désir, le besoin, la nécessité, le dégoût, la tendresse, la haine et la violence. Ce genre d’expérience sur Wii se fait rare, il serait donc bête de passer à côté surtout quand il s’agit d’une production de haute-volée pour la console, avec une ville bien modélisée et des jeux de clairs/obscurs somptueux, mettant votre notion de la perspective à rude épreuve par moment. Un excellent titre donc, qui déroutera sûrement les habitués mais qui séduira sans aucun doute ceux qui avaient du mal avec la licence de Konami. ![]() |
TEST Silent Hill : Shattered Memories écrit par Kiklox le 16 Avril 2010
15/20
Propres et plutôt jolis pour de la Wii, la ville de Silent Hill est bien modélisée. Quant aux personnages, ils surprennent par leurs visages hauts en couleurs, retranscrivant très bien les différentes émotions éprouvées.
10/20
Le jeu est très court, 7 à 10 heures tout dépend si on s’acharne à récupérer tous les éléments disséminés tout le long de l’aventure. Néanmoins le jeu pousse à recommencer l’aventure, dévoilant de nouveaux secrets, de nouvelles possibilités et de nouvelles fins. Une véritable plus value pour un jeu Wii !
17/20
Maniable, efficace, le combo Wiimote/Nunchuk est utilisé à bon escient afin de faciliter l’immersion dans l’aventure. Tellement qu’on en oublie souvent qu’on tient une télécommande en main. Tout juste peut-on chipoter sur des mouvements mal interprétés par la console lors des énigmes demandant d’activer un mécanisme manuellement.
17/20
Akira Yamaoka signe son dernier travail sur la série Silent Hill, et quelle réussite ! On est tout de suite immergé, l’ambiance variant de sonorités métalliques à des sonorités plus mélodiques lors de passages «sécurisés». Sans oublier deux chansons originales plutôt réussie, du tout bon donc aux côtés d’une ambiance sonore aux petits oignons.
Félicitations à Climax qui a parfaitement compris l’idée de faire du neuf avec du vieux. Silent Hill : Shattered Memories plonge le joueur dans un tout nouveau cauchemar interactif, qui évolue selon ses propres peurs et interprétations. Que l’on apprécie ou non cette volonté de mettre en avant l’histoire au profit de la peur et de l’action, le jeu a le mérite de sortir du lot et d’être inédit en son genre sur la console de Nintendo.
16/20

+ L'ambiance
+ L'histoire revisitée de Silent Hill
+ Plus accessible
+ Mécanismes bien pensés
+ L'histoire revisitée de Silent Hill
+ Plus accessible
+ Mécanismes bien pensés
- Court
- On a peur dix minutes
- A quand la suite ?
- On a peur dix minutes
- A quand la suite ?
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8 décembre 2009
25 février 2010
Silent Hill est toujours cette
ville à mi-chemin entre réalité réelle et réalité parallèle, sûrement
davantage dans cet épisode qui ose réécrire de A à Z l’histoire du
premier Silent Hill paru sur Playstation en 1999. A la suite d’un
accident de voiture à la sortie d’un parc d’attraction, Harry et sa
fille se retrouvent propulsés dans une version alternative de leur
ville, qui manifestement semble souffrir d’un hiver pernicieux. Suite au
choc, Harry se réveille seul, et part donc en toute logique à la
recherche de sa fille Cherryl. S’en suit donc une aventure de certes
moins de 10 heures chrono en main, mais néanmoins palpitante de bout en
bout. Car, et c’est bien là sa force, ce Silent Hill repose
essentiellement sur sa mise en scène et son histoire, totalement
flexible en fonction du joueur et de son expérience «vécue». Composé
d’une dizaine de chapitres, Silent Hill : Shattered Memories est
entrecoupé de nombreux passages chez un psychiatre, chacun d’entre-eux
annonçant la couleur des événements qui suivront et déterminant selon
votre profil et vos réactions ce qui risque d’arriver par la suite. En
clair, le psychiatre vous analyse, et comme le dit si bien l’accroche au
lancement du disque Wii, ce «jeu s’amuse autant avec vous que vous vous
amusez avec». De nombreux mini-jeux ponctuent ces analyses, comme par
exemple une séance de coloriage qui influencera les couleurs utilisées
dans le jeu, une séance de thérapie morale sur le couple, le mariage et
le divorce. Chacun de vos choix impliquant une conséquence et entraînant
plusieurs fins possibles. On apprécie cette ouverture d’autant qu’elle
engage à rejouer sous un autre angle, et qu’elle fait monter dans
l’esprit du joueur cette sensation de n’être qu’une vulgaire marionnette
maltraitée par le jeu.
Parlons-en de
ce téléphone. Véritable couteau-suisse, en plus de pouvoir passer des
appels, Harry peut également se servir de son appareil photo intégré
pour prendre des clichés (à sauvegarder sur la mémoire de la console ou
non) de traces «fantomatiques» afin de développer des petites histoires.
De même, Harry reçoit aussi des SMS qui lui indiqueront des endroits à
visiter ou l’aideront à résoudre des énigmes. Ces énigmes qui ne sont
pas spécialement d’un haut niveau, se résumant pour la plupart du temps à
une combinaison de chiffres ou de couleurs à mettre dans le bon ordre,
et surtout à de l'observation des lieux. A chaque appel ou message reçu,
le portable sonne (cinq sonneries sont disponibles) et l’appel est
alors retranscrit dans le haut-parleur de la Wiimote. Une très bonne
chose qui joue beaucoup sur l’immersion, d’autant que la Wiimote se met
très souvent à grésiller en approche d’un monstre ou d’un indice.
Harry
est aussi équipé d’une lampe torche efficace, dirigeable à l’aide de la
Wiimote. La maniabilité étant excellente et sans anicroche, on s’y fait
très rapidement pour mieux se laisser prendre dans l’aventure. Cette
lampe torche a d’ailleurs la fâcheuse tendance à mal éclairer dans les
zones les plus obscures ou disons, potentiellement effrayantes.
Malheureusement, dès lors qu’on prend conscience que les monstres ne
sont présents que lorsque Silent Hill se transforme en gigantesque
patinoire (synonyme de réalité parallèle), on ne prend même plus le
temps d’ouvrir les portes avec précaution pour éviter de réveiller des
esprits malins, car ils n’existent pas. La peur procurée par Silent Hill
: Shattered Memories est tout autre que celle autrefois suscitée par
les volets des développeurs de la Silent Team (ne parlons pas de
Homecoming, le dernier jeu désastreux de Double Helix Games). On a là
une peur plus réfléchie, plus liée à l’inconscient du joueur. Car tout
le jeu repose sur sa façon de concevoir un monde d’horreur, un monde
disloqué, où les liens familiaux ne reposent sur rien d’autre que sa
propre interprétation (il s’agit-là du sujet phare du jeu), où
finalement la vie n’est que l’illusion qu’on s’en donne. Est-ce
peut-être là la raison du dénouement final, qui varie d’un joueur à
l’autre, et qui dresse le profil psychologique de chacun façon
«horoscope du dimanche» mais de manière bien plus poussée et
personnalisée ?

