TEST : NBA STREET V3
UNE [jeu] NBA Street V3
Console :
console
Editeur :
Electronic Arts
Développeur :
EA Big
Genre :
Sport
Nombre de joueurs :
1 à 4
Informations :
Site officiel
Espace mémoire : 34 blocs
test apperçu newsnews soluces
sortie JAP26 mai 2005
sortie USA8 février 2005
sortie EUR17 février 2005
courrier forum chat
signé :
TEST

 

Electronic Arts... Electronic Arts, en ce moment, c'est un petit peu le grand méchant loup. Accusé depuis plusieurs années déjà de trop user de ses licences phares (The Sims, Fifa...) et de prendre grand nombre de joueurs pour des vaches à lait, le premier éditeur mondial est d'autant plus au premier plan de l'actualité vidéoludique depuis son premier pas vers un gobage d'Ubi Soft, seul réel éditeur occidental pouvant lui tenir tête. Le marché français de l'industrie s'effondrera-t-il d'ici la fin de l'année avec "l'américanisation" de l'éditeur français? Personne ne peut en être sur, mais aujourd'hui un constat s'impose: Electronic Arts fait "grincher". Les jeux estampillés de la marque sont de plus en plus critiqués, et les joueurs ont une actuelle tendance à généraliser le dicton EA = caca.

Ne brillant pas par sa maturité, ce constat est-il tout simplement d'actualité? Est-il vrai que EA nous prend pour des consommateurs moyens, sortant à un rythme impressionnant suites sur suites? Aujourd'hui, voici le test de NBA Street V3 sur Gamecube; au-delà de la qualité du soft lui-même, le jeu peut-il nous prouver, après 2 premiers épisodes réussis, que la franchise californienne d'Electronic Arts n'est pas à bouder? La réponse sans plus attendre, tout de suite maintenant.

Et Dieu créa l'arcade


E3 2001, Electronic Arts, déja éditeur numéro 1 mondial, présentait un nouveau soft: Nba Street. Se démarquant clairement de son "homologue" et franchise NBA Live, dite réaliste, NBA Street proposait un gameplay totalement déjanté, très simple à prendre en main, se rapprochant du mythique NBA Jam, dont les épisodes Super Nes et Playstation en avaient fait une franchise mythique. Sorti fin 2001 chez nous, tandis que nous attendions encore les sorties Pal de la Xbox (14 mars 2002) et du Gamecube (3 mai 2002), et donc uniquement sur Playstation 2, NBA Street a su convaincre les joueurs grâce à un gameplay jouissif, basé sur la surenchère et le challenge de l'adversaire, et ce avec les licences NBA, proposant donc pour la 1ere fois d'imaginer des actions invraisemblables avec des joueurs bien réels. Disposant de bons graphismes et d'une durée de vie boostée grâce à un long mode Story, mettant aux prises son propre personnage aux légendes de la "Street" et aux légendes NBA, le premier opus a donc rencontré un succès franc (notamment aux Etats Unis). Il faudra attendre mai 2003 et la sortie du second opus, NBA Street Volume 2, simultanément sur PS2, Xbox et Gamecube pour voir la franchise décoller, enterrant NBA Jam qui tenta d'ailleurs un ultime come-back en 3D, totalement loupé, fin 2003. NBA Street 2 proposait des graphismes sublimes, servis par une bande son fabuleuse orientée Hip Hop ricain, et surtout une ambiance ainsi qu'un fun incomparables à plusieurs. Le mode Story était aussi de la partie, vous proposant une nouvelle fois d'incarner un jeune basketteur New-Yorkais à la recherche de la gloire des playgrounds...


Votre équipe constituée, vous partiez à la conquête du respect, notion très importante dans le jeu et matérialisée par des points de réputation. Parsemé de quelque "boss", au charisme indéniable, le jeu était long, fun, beau, jouissif. Il rencontra cette fois ci un succès en Europe, grâce à son format multiplateforme bien sûr, mais aussi probablement grâce à l'émergence de ce noble sport qu'est le basket-ball chez nous... Quoi qu'il en soit, le succès du soft inspira bien des choses à Electronic Arts, qui annonçait quelques mois après, lors de son salon annuel, en Juillet, le développement d'un nouveau jeu estampillé "Street"... NFL Street. Sorti début 2004 chez nous, passé inaperçu car le football américain n'étant que peu populaire ici, NFL Street fut une bonne surprise dont les joueurs européens ne purent profiter sur GC, seule la version PS2 ayant été sortie en Pal, même pas traduite. Rebelote pour NFL Street il n'y a pas si longtemps, avec le second opus sorti fin 2004 déjà aux Etats Unis, et qui s'apparenta cette fois à un NFL Street 1.5...

Début d'une franchise gâchée? L'avenir nous le dira. Pour le reste de l'actualité, EA a d'ores et déjà annoncé Fifa Street qui ne devrait pas tarder (prévu pour mars chez nous), ainsi que NBA & NFL Street sur la PSP. Les Street sont à la mode, donc. EA a-t-il raison de tant miser dessus? NBA Street 3 est enfin disponible chez nous, sur PS2, Xbox et Gamecube.



Gamebreaker style


Ce troisième opus, second sur le Cube, donc, s'apparente plus a un nouvel épisode qu'à une version améliorée du Volume 2, merci bien. Développé par les auteurs du fabuleux SSX3, NBA Street V3 devait marquer l'apogée de la franchise, l'arrivée à maturité d'une une série concentrée sur notre génération 128 bits de consoles de salon. D'entrée de jeu, la patte graphique touche: le jeu est magnifique, doté de ce petit grain qui fait le charme de la série, rendant le jeu presque "cartoonesque".

Les animations sont une nouvelle fois extrêmement fluides. Le principe n'a pas changé: 2 équipes, chacune composée de 3 joueurs, s'affrontent dans des matchs à mort ou plutôt des matchs de basket-ball. Jusqu'ici, rien de transcendant. Mais la nouveauté instaurée à l'époque par le tout premier épisode se trouve en la charmante présence du gamebreaker. Dans l'épisode 2, le joueur avait désormais la possibilité de "réserver" son gamebreaker afin de déclencher le gamebreaker... volume 2 bien sur.

Ce gamebreaker consistait en une action de grande classe, parfaitement exécutée par la machine seule, et dont l'impact ne se limitait pas qu'au moral de l'adversaire détruit par tant de féerie, mais aussi au tableau d'affichage: +1, +2 voir +3 pour l'auteur du Gamebreaker, et -1 pour la victime. Il est donc clair qu'au-delà du basket-ball de base, il fallait briller.



Et en effet, car le Gamebreaker ne pouvait s'obtenir qu'en ayant rempli une jauge de style, dont le volume augmentait selon vos performances: Vous contentant de jouer au basket-ball "de base", la jauge ne décollait pas. Mais à partir du moment où le joueur arrivait à placer de jolis dribbles, quelques balles dans la figure, et le tout ponctué par un ravageur dunk, les points "tricks" s'envolaient, le jeu récompensant largement et presque outrageusement les combos, suites de tricks. Ce troisième épisode propose ici quelque chose de neuf: Le gamebreaker volume 2 n'est plus disponible, et alors que le joueur devait se contenter dans le second épisode de regarder la cut-scene mettant en scène l'action collective magnifique de son équipe, sans pouvoir interagir avec, le gamebreaker de NBA Street V3, unique, se déroule plus intelligemment.

Tandis que vos adversaires "freezent" pour ne pas vous gêner, le porteur de balle de votre équipe s'envole en temps réel donc, et c'est à vous de réaliser des figures assez extravagantes à l'aide du stick C jaune. Et la bonne idée se situe dans la récompense de votre prise de risque: si vous osez réaliser des mouvements plus compliqués, comme passer la balle à un autre coéquipier qui aura décollé à votre suite, la jauge du Gamebreaker augmentera à nouveau, portant votre bonus de points à 2 pour un gamebreaker simple, jusqu'a 4 si vous réalisez les figures dans le bon timing!


Une très bonne idée qui rajoute un peu de piment à la chose, car la chute est possible, et louper un Gamebreaker est très frustrant, forcément. Ici donc, le risque paie, mais a des conséquences...



Show me the Street


Dans ce troisième épisode, l'ambiance "gangsta-ricaine" a été poussée à son paroxysme, à l'aide d'une bande son encore une fois magistralement composée d'artistes de hip-hop différents. Ainsi on retrouve une nouvelle fois Mc Lyte, Pete Rock, ainsi que de la soul qui signe un magnifique titre à l'allure funk psychédéliquement bonne, tandis que les autres titres se cantonnent à du rap ricain, plus classique donc efficace. Il faut néanmoins être fan du genre ou le prendre au second degré, car la musique est au service de "la mentalité" du jeu. Cette dernière pourrait se rapprocher de celle du second épisode. Tandis que NBA Street V2 nous proposait d'incarner un jeune espoir qui doit faire ses preuves de playground en playground, le troisième épisode est plus basé sur la notion de "respect": les points de réputation sont toujours présents, mais le concept est transcendé par une possibilité de customisation qui renvoie celle du 2 aux vestiaires, tant la nouvelle est bien plus complète. A l'instar du second Def Jam, sorte de Catch Street, finalement, habiller son avatar est d'un plaisir fou, car les possibilités sont extrêmement nombreuses et bien pensées. La customisation ne s'arrête pas qu'à l'apparence, car les dribbles peuvent aussi être choisis, rendant chaque perso du mode Street unique. Un très bon point pour ce troisième épisode, dont la durée de vie est encore une fois très satisfaisante: proposant un mode Street s'étalant sur 70 jours, NBA Street est aussi fun en solo qu'en multi, jusqu'à 4, bien sûr. Les parties à plusieurs sont donc jouissives. Mais pour revenir au mode Street, le fonctionnement de celui ci est plutôt décevant. Certes les modes de jeu au sein de celui-ci sont nombreux et variés (match ou seuls les dunks comptent, pas de points tricks, 1ere équipe arrivée à 250 000 pts tricks...), mais son déroulement semble morne. Heureusement que les quelques tournois viennent égayer le quotidien de notre apprenti basketteur, car les matchs s'enchaînent parfois trop vite, mais c'est surtout la conclusion de ce mode Street qui s'avère décevante, un seul tableau récapitulatif étant proposé au joueur. Pas de boss final comme dans le deux, pas de possibilité de revoir son parcours via la carte des Etats Unis comme dans le deux toujours, bref le mode Street se termine un petit peu brusquement.

Mais l'impressionnante quantité de persos et de terrains débloquables (les légendes NBA jouables, le luxe) permet d'y revenir une seconde fois. La nouveauté de ce mode de jeu vient du concours de dunks. A l'instar de NBA Live 2005, qui avait déçu de ce coté là, NBA Street V3 propose vous vous en doutez bien quelque chose d'assez excessif, mais étonnamment jouable en guise de Dunk Contest. L'entraînement aidant, bien sûr, ce mode pourrait devenir rapidement l'un de vos préférés à une seule condition, celle d'accrocher. Car on peut adorer, comme n'y déceler aucun intérêt. Encore une fois, cette nouveauté est à saluer du côté de chez EA.



Nba Street V3, catch it


NBA Street V3 est donc d'excellente facture. Les modes de jeux présents ne sont pas d'une impressionnante quantité, mais d'une sage qualité. Seulement, quelques défauts, mineurs cependant, sont à signaler. Tandis que le tutorial du second épisode était jouable, et extrêmement bien fait, ce V3 doit se contenter de quelques vidéos, à l'image du 1er Def Jam. Il s'agit ici d'un aspect "flemmement" mis de coté par les développeurs, ce qui est regrettable.

Autre chose, les musiques ont beau être très appropriées à l'ambiance, il est fort possible de ne pas accrocher, et dans ce cas-là, autant couper tant elles sont toutes de la même veine. Souffrant également d'une durée limitée, de 2 à 3 minutes chacune, il est surtout étonnant de voir un nombre si faible composer la EA Trax (13). Il faut également signaler que lorsque l'on est en match, on joue avec les instrumentales, chose appréciable tant la qualité de celles-ci sont de rigueur. Autre petit détail avec lequel les habitués du second risquent d'être choqués, le stick C. Comme dit plus haut, c'est celui-ci qui nous permet de réaliser les tricks, que ce soit en l'air pour les Dunk Contest ou les Gamebreaker, ainsi qu'à terre, pour les dribles. Pouvant être dopés grâce aux touches "turbo", L, R et Z, l'emploi du stick jaune est d'une utilité douteuse, tant l'utilisation du Y était judicieuse dans le V2. Ici, il peut arriver d'être usurpé par la sensibilité du stick en question, mais encore une fois il s'agit d'un détail mineur.

Le titre dispose d'un fun indéniable, mais parfois la gravité y est tellement faible que l'on peut apercevoir des joueurs prendre pied d'appui depuis la ligne des 3 points ou même de derrière l'arceau, mettant en valeur les quelques bugs ici et là... On ne baigne heureusement pas dans un NBA Jam, mais "l'excessivité" certaine du gameplay peut fatiguer, lorsqu'elle est poussée à son paroxysme. Le seul gros reproche est donc une certaine monotonie qui s'installe au fil du mode Street... mais rien de très grave.



To the Street


Bénéficiant de graphismes travaillés, d'animations fluides et agréables à l'œil, ainsi que d'une bande son jouissive, NBA Street V3 a tout du titre sérieusement finalisé. Les quelques bugs présents font grincher, mais la richesse du gameplay, sublimée par le fun que le jeu dégage, offre une expérience ludique jouissive pour tout fan de basket-ball qui se respecte. A noter l'absence dans la version PAL des Beastie Boys. Jouables tous les 6, ces bonus ne sont pas extraordinaires, mais poussent à la "partie pour la route", simplement à remettre le CD dans la console, lorsque quelques potes sont de passage. Riche grâce à son solo, complété par des bonus, un multi fun et quelques bonnes idées dont le Dunk Contest, NBA Street V3 est une réussite.

 Moins marquant que le second épisode en son temps car moins révélateur d'une franchise qui prendra probablement son envol dès la prochaine génération de consoles de salon, la V3 est néanmoins jouissive, longue et riche. A tous les fans de basket-ball, get the playground. Pour les autres, le jeu est simplement bon, à essayer au moins.
TEST NBA Street V3 écrit par Wazapawa le 22 Février 2005
17/20
Très joli, ayant des animations magnifiques (mention à Mario), rien à dire de ce coté-la !
16/20
Le solo est parfois lassant, mais long (environ 20h). Les bonus sont funs, et poussent à rejouer une dernière fois.
15/20
Si certains "grincheront" contre le Stick C, les autres ne pourront qu'apprécier la simplicité du gameplay au service de la richesse et l'intelligence du jeu. Très jouable, fun immédiatement.
16/20
Une très bonne bande son, orientée Hip-Hop seulement. Les instruments et le rythme sont magnifiques.
NBA Street V3 marque donc bien l'arrivée de la série à maturation. Souffrant de défauts seulement mineurs, le titre est un must have pour tous les fans de basket, tant il est riche et fun. Long à 1, le titre est jouissif à plusieurs: une petite bombe, estampillée EA Big encore une fois.
17/20
LEFT
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RIGHT
 
- La Team Mario
- Le graphisme
- L'ambiance sonore
 
- Des bugs gênants
- Pas vraiment d'innovations
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

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