Quel
doux souvenir d'enfant, quelle musique aux oreilles des vieux du jeu
vidéo qui, malgré les années qui passent, n'ont pas oublié les grands
de l'ancien monde vidéoludique. Parmi les inoubliables ils se
souviendront bien sûr de Prince of Persia qui vous mettait dans la peau
d'un jeune prince devant sauver sa belle princesse et qui devait pour
cela parcourir des donjons truffés de pièges.
Prince of Persia : The Sands of Time (Les Sables du Temps ) Rares sont les jeux, à l'époque actuelle, où nous avons pu redécouvrir
un véritable soft de plate-formes où l'habileté à la manette était
recommandée avant toute chose. C'est un peu ce retour aux sources qui
fait déjà de ce jeu Prince of Persia the Sands of Times un
incontournable. La difficulté importante de l'époque se
retrouvera-t-elle ici ? Prendrons-nous toujours autant de plaisir à
éviter les multitudes de pièges qui hantent les nombreuses pièces du
jeu ? A cela, une seule recommandation, lire ce qui va suivre
ci-dessous !
Un retour réussi ! Si
l'histoire de Prince of Persia n'était pas des plus originales avant,
elle ne l'est pas non plus aujourd'hui. Cependant il faut noter qu'elle
est accrocheuse et que c'est bien là l'essentiel, surtout dans ce type
de jeu où, en
règle générale, on se penchera beaucoup plus sur le Gameplay que sur
autre chose. Parti de Perse avec votre père, pour une campagne
militaire en Inde, vous allez être poussé à voler, dans un magnifique
palais, la légendaire Dague du Temps. Pendant ce temps, votre paternel
prendra possession des Sables du Temps. Mais l'irréparable sera commis
lorsque vous libérerez accidentellement ces Sables et que vous
transformerez les habitants de ce palais en monstres sanguinaires.
Tout, autour de vous, commencera à s'écrouler.
Le palais, jadis marbré
et orné de milles et unes choses toutes plus précieuses les unes que
les autres subiront un impitoyable courroux mystique. Vous vous rendrez
compte alors que tout est manipulé par le Vizir et que vous n'êtes pas
le seul à ne pas avoir subi de transformation puisque Farrah, la fille
du maharadjah, sera là pour vous épauler tout au long de l'aventure.
Car
dans cette impitoyable suite, il vous faudra veiller sur elle comme un
bijou trop précieux. C'est elle qui vous débloquera de plusieurs
endroits en se faufilant dans les nombreuses fissures qui décorent
désormais cet environnement lugubre et macabre. Vous déclencherez alors
le système d'autodéfense du palais, une succession de pièges mortels
qui mettront sur vos talons une mort grandissante et ce tout au long du
jeu...
Dès le début de l'aventure, une sorte de didacticiel fera
son apparition afin de vous apprendre en douceur les nombreuses
possibilités du prince. Ainsi il sera possible de courir
horizontalement et verticalement sur un mur, de s'élancer
dans le vide afin d'agripper un vieux morceau d'échelle rouillé pendu
dans un précipice sans fond. Vous devrez aussi enchaîner les mouvements
habiles en courant par exemple horizontalement sur un mur puis en
appuyant sur le bouton de saut au bon moment afin d'atteindre une paroi
difficile et opposée.
Car si vous n'avez pas le bon timing un cruel et
douloureux sort vous attend et vous fera vous rappeller les dures
réalités de la vie. Prince of Persia vous demande avant toute chose une
grande habileté à la manette, une sorte de retour aux sources oubliées
jadis par les développeurs partis à la course de la puissance graphique
(Il s'agit du genre du jeu). C'est un des plus gros points positifs du
jeu, on a devant nous une espèce disparue et très peu représentée de
nos jours.
Mais ne pensez pas qu'en évitant seulement les milliers
de pièges qui s'élèvent devant vous que vous obtiendrez vite votre
liberté car les monstres veillent à ce que vous n'y parveniez jamais !
Des combats haletants et difficiles ! Vous
n'aurez pas comme dans les jeux conventionnels une grande panoplie
d'armes. Ici, vous ne disposerez que de deux choses : votre épée et la
Dague du Temps. Les ennemis sont coriaces mais aussi nombreux et ils ne
peuvent pas mourir
seulement de votre sabre. C'est pourquoi, lorsque vous serez attaqué de
tous les cotés sans avoir une seule seconde pour respirer, vous devrez
les frapper afin de les faire tomber puis vous devrez une fois qu'ils
sont à terre les achever avec votre dague du temps. Quelques points
d'eau disséminés à travers le palais vous rendront votre énergie. Les
combats sont épuisants de par le fait qu'ils sont difficiles, longs et
que vous n'avez pas une seule seconde pour faire un break. Assailli de
tous les cotés, vous devrez user de la bonne technique pour vous
débarrasser le plus rapidement de vos ennemis.
Car ils arrivent en
général par fournée de 5, une fois qu'un ennemi meurt un autre
ressuscite et s'ils réussissent à vous mettre à terre ils s'acharneront
sur vous. L'intelligence artificielle est donc bien réelle ici car il
sera dur de se relever si 5 ou 6 ennemis vous encerclent une fois que
vous êtes tombé à terre à cause d'un coup trop violent que vous aurez
reçu. Vous pourrez utiliser votre épée afin de parer les coups et
pourrez utiliser les murs à votre guise pendant les combats. Mais
n'oubliez pas que vous êtes en compagnie de Farrah, la jeune princesse
et que vous devrez la défendre tout en restant vous-même en vie
(Lorsque vous êtes assaillis par une trentaine d'ennemis il faudra
savoir s'esquiver de temps à autre pour venir aider la princesse. Un
timing important si vous ne voulez pas la voir mourir) !
Dans
certains combats vous recevrez même par mégarde l'une de ses flèches
qui vous enlèvera considérablement d'énergie. Ainsi on frôlera sur un
ou deux passages dans le jeu la crise de nerfs (notamment lors d'un
certain ascenseur géant, dans une chambre du château… que nous vous
laissons goûter avec plaisir lorsque vous aurez acheté le jeu). |
A
quoi sert la Dague du Temps ? C'est simple, vous avez une jauge
d'énergie qui s'agrandira au fur et à mesure que vous trouverez les
sables qui sont disséminés un peu partout dans le palais. Lorsque vous
avez assez de sable dans cette
jauge vous pouvez faire un retour dans le passé. Ainsi, si vous sautez
de colonne en colonne et que vous dosez mal votre coup et par
conséquent mourez, vous pourrez user de la dague du temps afin de
revenir au point initial et ainsi retenter votre chance.
Il est
essentiel que vous récupériez tous les sables car des sauts ou des
combats manqués vous en aurez et si vous ne désirez pas reprendre à la
dernière sauvegarde et ainsi perdre parfois 20 minutes de jeu c'est là
l'unique solution.
Les points positifs de Prince of Persia ne
manquent pas mais s'il en est un dont nous devions vous parler plus en
détail ce serait sans hésiter l'animation du personnage. Que dire
devant tant de facilité et de souplesse, devant tant de réalisme et de
plaisir ? On reste bouche bée devant une telle réalisation. Le balai
est enfin retiré des fesses et nous évoluons avec béatitude dans des
niveaux jonchés de pièges mortels. Beaucoup d'entres vous prendront un
malin plaisir à courir pour rien le long des murs, à sauter, à rouler…
juste pour le plaisir des yeux, pour l'animation ! Et quand nous
parlons de la maniabilité, s'il y avait un meilleur mot pour la
désigner qu'exemplaire, celui-ci serait encore trop peu pour exprimer
le réel sentiment qui s'en échappe !
L'équipe d'Ubi Soft a réalisé
quelque chose d'irréprochable sous tous les angles et dieu sait que
c'est important dans un  jeu où vous ne vous basez pratiquement que sur la
maniabilité. On aurait pu penser être gêné par les caméras, alors on
évolue une heure, puis 2 puis 3 sans jamais réussir à se dire que la
caméra nous a gênés pour réaliser telle ou telle action ! Les joueurs,
aguerris par de nombreuses années de jeux, savent à quel point les plus
talentueux des développeurs se sont cassés les dents devant le problème
des caméras. Graphiquement, c'est dans l'ensemble très beau.
Le personnage est superbement modélisé, les ennemis le sont également
et les décors ont bénéficiés d'un souci du détail évident. On prend
plaisir à évoluer dans un monde aussi bien réalisé. L'ambiance
retranscrite est magistrale, et est agrémentée de musiques bien
trouvées saupoudrées de diverses sonorités réalistes ! Le mal des
cachots s'il en est risque bien de reparaître ici même, au détour d'une
pièce trop longue et trop éloignée de la lumière du jour.
Une durée de vie obligatoirement gênante ! Au
commencement de l'aventure, lorsque vous n'aurez réalisé que 2 ou 3
heures de jeux vous verrez sur votre point de sauvegarde le nombre de
pourcentage du jeu réalisé. Inutile de se le cacher, on prend peur de
voir à quelle vitesse ce pourcentage se rapproche des 100% ! Il faut
cependant vous rassurer car, lorsque vous atteindrez les 65% du jeu,
tout va se ralentir considérablement du fait que les niveaux vont se
corser beaucoup plus. Vous allez mourir beaucoup plus,
recommencer certains niveaux et sécher sur certaines énigmes telles que
celle des miroirs (Certains vont se régaler avec ce joli casse-tête que
vous trouverez en fin de jeu).
Mais globalement le jeu a une durée de
vie moyenne. Il serait dur de notre part de dire que la durée de vie
n'est pas bonne car on est face à un jeu qui vous durera environ une
dizaine d'heures (Ceci est plus une moyenne qu'une représentation
exacte) ce qui n'est pas mal du tout compte tenu des productions
actuelles. Cependant, Ubi Soft aurait pu nous rajouter quelques heures
de plus mais lorsque le plaisir est aussi intense que dans cette
production là, même en ayant une vingtaine d'heures, nous ne serions
pas contents !
Le soft passionne à tel point que vous ne voyez
pas les heures défiler devant vous et lorsqu'on sait depuis quelques
semaines qu'il ne s'est pas bien vendu dans le monde que ce soit en
Europe (pour la version ps2 uniquement) ou aux USA (version Gamecube,
PS2 et Xbox) on ne peut que s'affliger d'un tel fait établi ! Comment
se peut-il qu'une telle réalisation fasse un bide pareil ? A cela,
aucune réponse valable donnée si ce n'est que, malheureusement, le
marché est dominé par un grand public qui n'achète que par matraquage
publicitaire ou parce qu'on lui offre des jeux de foot ou de la
violence !
Et pourtant, Ubi soft méritait beaucoup plus de
reconnaissance face à une telle production ! De peur que le jeu ne
se vende pas en Europe, Ubi sortira chez nous, sur Gamecube, un Prince
of Persia : les Sables du Temps à seulement 30€ ! A ce prix là, vous
comprendrez bien que c'est un gros cadeau fait aux joueurs et que vous
avez tous à y gagner en vous le procurant.
On en redemande ! Prévu
pour débarquer en Europe le 23 février prochain, Prince of Persia : The
Sands of Time vous propose un envoûtement sans retour qui vous mènera à
un degré de plaisir inoubliable.
Habile mélange entre de l'action,
de la plate-forme et de la réflexion, Ubi ranime avec enchantement et
facilité cette série mythique venue bercer nombre de joueurs sur des
consoles jadis couvertes de gloire. Un soin particulier fut apporté à
cette réalisation impeccable, mariant les excellents graphismes à
l'ambiance magistrale tout en n'oubliant pas les animations sans faille
et la maniabilité irréprochable. On ne pourra cependant pas s'empêcher
de râler devant un spectacle trop court et une fin qui manque
légèrement de panache, mais qui amusera sans doute le public masculin
via l'utilisation nécessaire de la Dague du Temps (Pour comprendre,
terminez le jeu!). On en redemande !
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