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En recevant Super Mario Sunshine début août 2002 en version japonaise je me suis attendu à un Mario hors norme de part son coté moins plate-forme avec une touche supplémentaire dans l'aventure. Et je n'avais pas tord.![]() Du renouveau dans l'ambianceOn se rend bien compte que dès les premières secondes, il y a une chose de jamais vu, certes pas bien étincelante aux vues de tous mais bien présente : de la synthèse dans Mario. Cela devait arriver tôt ou tard et force est de reconnaître que parfois on ne différencie pas la synthèse d'intro du jeu en temps-réel. Pour l'histoire vous devez la connaître mais voici toutefois un petit rappel de la situation. Mario après des aventures mouvementées, prend un peu de repos avec la famille Toad et la princesse Peach. Une fois arrivé sur l'île, au lieu de la couronne de fleurs habituelle on lui passe des bracelets (Il y a perdu au change, un bracelet tout en fer). Bref il se rend vite compte qu'il est accusé d'avoir pollué les îles de l'archipel et qu'il doit entièrement réparer ses méfaits. Bon, reconnaissons déjà que l'histoire change un petit peu de la sempiternelle Peach se faisant capturer par Bowser tortue épineuse, bête et méchante qu'on prend plaisir à latter depuis près de 20 ans. Bref vous voici à ce moment précis parti à la recherche de vous-même, condamné à nettoyer toutes les saloperies que vous êtes accusé d'avoir balancées sur les îles. C'est bien entendu de la peinture dont il est question, celle-ci répandue par votre double qui semble composé d'eau, affublé d'un joli pinceau. Vous tomberez rapidement nez à nez avec ce personnage, ce double, cet empêcheur de tourner en rond...
Il ne vous faudra pas plus de quelques secondes pour vous habituer à la maniabilité du perso. Elle n'a jamais été bien compliquée mais là c'est le must. Mario bouge bien, avec tact et réalisme. On retrouve les mêmes possibilités que dans Mario 64 et de ce fait on est encore moins désorienté. Une réussite exemplaire dont peu de jeux peuvent se targuer. On réalise n'importe quelle action très facilement sans pour autant avoir passé toute la nuit à s'esquinter les yeux afin de réussir un des très nombreux minis jeux. Les minis jeux, les quêtes.. Une histoire de goût ! Parlons en justement de ces minis jeux puisque vous allez vous y frotter plus souvent que vous ne le pensez. Ils sont très pauvres au niveau graphique, tout cela étant bien entendu voulu, histoire de différencier le véritable jeu du mini jeu. Prenons par exemple les minis jeux les plus fréquents, c'est à dire les phases de plate-formes. Et le mot est bien ridicule puisque vous vous retrouvez au tout début d'un endroit suspendu dans le vide et devez arriver jusqu'au bout parfois dans un temps limité. Alors bien entendu dans ces phases là il faut être très cool et si la nervosité prend le dessus vous êtes bon pour ne jamais réussir. Car les plus mauvais d'entre vous (Oui faut pas s'en cacher) risque de s'arracher les poils du cul en recommençant le mini jeu 10 fois sans jamais réussir. Hop on saute sur la plate-forme qui tourne juste devant, celle-ci tourne sur elle-même ce qui veut dire que si vous ne vous dépêchez pas de partir vous tombez dans le vide, ensuite on saute sur des paliers qui s'effondrent en les frôlant. et plus vous avancerez dans le jeu plus ils seront coriaces et longs.
Mais mis à part cela vous avez les missions dites normales que chaque monde renferment et qui sont souvent au nombre de 8 (dont quelques cachées). On appelle ça les Shines et ils sont au total 120 parsemés un peu partout sur l'île principale et sur les îles avoisinantes. C'est sur l'île principale que vous allez au fur et à mesure débloquer les mondes. Car parfois pour y accéder, il vous faudra acquérir certaines particularités avec votre Pistolet à eau (oui, c'est un peu négligeant comme présentation pour un ami qui vous servira non seulement à essuyer la peinture mais aussi à tuer les ennemies, à vous faire voler, à vous faire sauter très haut ainsi qu'à vous faire courrir plus vite...)
| Les ennemis n'ont que très peu changé et on retrouve avec plaisir ces satanées plantes carnivores qui veulent toujours autant votre mort. Pour les tuer, la seule solution sera de les gaver d'eau. Car l'eau est bien le thème principal du jeu. Les mondes changeront au fil des étoiles récoltées, ce qui enlève la monotonie habituelle et incite donc à avancer dans l'aventure.
Un peu partout dans la presse spécialisée ou sur les sites Internet vous avez pu apercevoir des personnes qui ont à mon sens très mal jugé ce Super Mario Sunshine. Si bien qu'il est presque possible qu'ils aient massacré le jeu afin qu'on agrémente un peu la polémique autour d'eux même et autour du jeu. Très objectif de leur part reconnaissez-le. Les graphismes sont jugés moche par certains. Mais parlons en de ces fameux graphismes puisque nous n'en avons pas encore abordé le thème. On ressent parfois, de part certains passages graphiques, une vague impression de cel-shading. Les couleurs criardes au possible ne font que rajouter un peu plus dans l'immersion fantastique du jeu. Car ce qui est fabuleux dans ce Mario par rapport à celui sur N64 c'est qu'il a subi un travail fastidieux sur l'ambiance. On remarque parfois une haie faite de pixels et on se demande alors pourquoi cette bassesse graphique, compte tenu que certains autres passages sont splendides. La réponse est sans doute bizarre mais on a bien l'impression que cela a été fait exprès afin de s'éloigner au possible du réalisme. Parfois, des effets saisissants de réalisme apparaissent comme si Miyamoto avait voulu mettre la puissance là où il jugeait bon qu'elle soit (reflets dans l'eau, lumière du soleil etc.) Des musiques encore jamais vues. Jamais dans un Mario les musiques n'ont participé autant à l'ambiance du jeu mais chose encore plus surprenante c'est qu'elles sont carrément différentes de celles qu'on avait déjà pu entendre dans les précédents opus. On a là, une musique un peu rétro à mi-chemin entre le blues et le classique. Bien trouvées, entraînantes, enchanteresses. plongeon total dans le jeu vidéo, déconnexion du monde réel, ça y est vous êtes parti vers la planète nintendo jusqu'à ce qu'on vienne vous importuner.
Ce plongeon ne se fait évidemment pas avec uniquement les musiques mais avec le mix de toute cette ambiance générale qui règne dans SMS. Les bons joueurs devraient en finir au bout d'une vingtaine d'heures de jeu (voir quinze pour les lapins), les autres en auront pour une petite trentaine d'heures de jeu en y jouant tranquillement, en s'amusant à gambader pour admirer ce jeu un peu plus profondément. Yoshi vient aussi vous prêter main forte, afin de débloquer stages et items. D'abord sous forme d'ouf, vous devrez lui apporter son fruit préféré avant qu'il ne daigne sortir. Au bout d'un certain laps de temps il se fait aspirer par le ciel sauf si bien entendu vous le nourrissez suffisamment en fruits divers. Obtenez 50 pièces pour une vie et 100 pièces pour obtenir une étoile.
Ce jeu est trop immense pour en faire un test très précis mais nous avons essayé dans ce test de faire partager ce qu'on a ressenti face à ce jeu. Pour contrer certaines mauvaises langues qui tendaient à dire que cet opus n'était pas bon, Super Mario Sunshine est à ce jour le meilleur jeu de Plate-Forme 3D au monde, et on défie quiconque de nous montrer un soft au-dessus de celui-ci. Cessons de juger les Mario par rapport aux précédents épisodes, jugeons les par rapport à leurs qualités actuelles. Certes SMS n'a pas créé la révolution comme l'avait fait en son temps Mario 64 mais les données étaient bien différentes en 1996. Messieurs préparez vos besaces de 60€ parce que ça arrive le 4 octobre et ça va faire mal une fois de plus. ![]() |

