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Qu’il est difficile de noter Steel Diver. Attendu comme le sauveur du line-up de la 3DS, il semblerait qu’il ne remplisse pas exactement sa mission en nous laissant sur notre faim côté contenu. Fort heureusement, la réalisation, le fun et la difficulté sont au rendez-vous, mais ça ne sera pas forcément suffisant pour tout le monde. Ce qui est certain, c’est qu’un second épisode gardant toutes les recettes du premier en y ajoutant du contenu serait clairement un incontournable de la console. En l’état, Steel Diver est donc recommandable, mais vous devrez garder en mémoire ses défauts, sous peine d’être déçu. Dommage.
Verdict !

Les +


  • Une immersion totale
  • Gameplay intéressant et original
  • De la difficulté
barre

Les -


  • Durée de vie trop juste
0 commentaire(s)
Steel Diver
Par Manmedaz, le 10 May 2011

Premier jeu Nintendo vraiment inédit sur 3DS, Steel Diver est une simulation de sous-marin que le géant de Kyoto a co-développé avec Vitei, petit studio créé en 2002 par l'éminent Giles Goddard (Star Fox, Super Mario 64, 1080 Snowboarding). Après une attente de plus d'un mois, les joueurs européens vont enfin pouvoir découvrir ce que certain estiment être le jeu qui pourrait sauver un line-up souvent jugé peu original par les joueurs. Pourtant, d'autre n'hésitent pas à montrer Steel Diver du doigt pour son apparent manque de contenu. Qu’en est-il finalement ?



Steel Diver est un jeu au concept assez simple à saisir. Dans la droite lignée d’un Flight Simulator ou d’un Steel Batallion, le jeu de Nintendo se pose en simulation assez poussée. Cependant, bien loin des rapides et agiles avions ou des puissants et versatiles méchas, Steel Diver prend place dans de vastes et silencieuses étendues d’eau, et vous met aux commandes de sous-marins. C’est un océan de lenteur et d’inertie qui s’ouvrira à vous, le tout avec des contrôles suffisamment complexes pour nécessiter un temps d’adaptation assez long pour chaque vaisseau proposé.

Au nombre de trois, ceux-ci représentent en quelque sorte autant de mode de difficulté. Le premier, le ND-01 Manatee, est petit et maniable, en plus de pouvoir tirer vers l’avant et vers le haut. Le ND-03 BlueShark, second vaisseau, reste assez maniable tout en prenant cependant un peu en longueur. Il voit d’ailleurs disparaitre le tir de torpille vertical du ND-01, sa capacité de tir horizontal étant en contrepartie doublée. En revanche, il bénéficie de l’apport d’un volant permettant de gérer de façon plus fine l’inclinaison du bâtiment, sans que celle-ci ne dépende directement de la direction dans laquelle il est lancé. Enfin, le ND-05 Serpent est extrêmement imposant. Il dispose notamment de quatre torpilles horizontales et d’un volant beaucoup plus précis que le ND-03.



Ces trois sous-marins seront disponibles dans deux des quatre modes de jeu de Steel Diver, en l’occurrence le mode Campagne et le mode Contre la Montre, qui représentent le gros du jeu. Les modes Périscope et Bataille Navale, dont nous parleront plus tard, viennent compléter l’affiche en apportant un peu plus de variété au jeu. Les deux modes principaux de Steel Diver sont graphiquement similaires. Ils montrent votre sous-marin, préalablement choisi parmi les trois submersibles proposés, vu de côté à la façon d’un side scroller dans des décors en 3D. Les graphismes du jeu sont fins et détaillés, comptant de nombreux effets sympathiques, comme par exemple la lumière du jour qui filtre à travers la surface de l’océan en laissant de longues trainées blanches, et en laissant des reflets sur votre submersible. A cela s’ajoute un effet de couches apporté par la 3D stéréoscopique et assez bienvenue. Celui-ci prendra toute sa dimension lors de passages où vous serez attaqué par des sous-marins situés en arrière-plan, ou lorsque vous côtoierez certains animaux marins assez massifs, qui passeront d’un plan à l’autre. En dehors de cela, elle ne vous permettra vraiment que de distinguer nettement ce qui se passe en arrière-plan et au niveau de votre sous-marin, l’écran étant parfois un peu chargé.



Le mode Campagne consiste en un didacticiel, cinq missions débloquées d’emblée, et deux autres à récupérer en complétant les missions précédentes avec tous les submersibles. Sept missions au total donc, chose assez maigre, d’autant que celles-ci se termine en cinq à quinze minutes, pour un total de temps de jeu à situer entre 3 et 5 heures. Ceci étant, il convient de préciser plusieurs choses à ce sujet. Tout d’abord, chaque mission est unique et propose un environnement spécifique. Dans la jungle, près d’un volcan sous-marin en éruption ou sous les glaces des icebergs du pôle nord, les paysages aquatiques dépeints sont magnifiques et dépaysant. Ils n’en sont pas plus accueillant pour autant, que ce soit du point de vue de la faune locale, de l’agencement du terrain parfois assez tordu, ou plus généralement des mines, sous-marins et bateaux ennemis qui grouillent sur votre chemin.

D’ailleurs, quelques boss viendront s'ajouter à ces obstacles vous donneront du fil à retordre, vous obligeant à vraiment maitriser le gameplay du jeu pour les vaincre.



Une fois que vous aurez parcouru chaque mission avec chaque sous-marin, vous débloquerez un nouveau niveau de difficulté, le niveau expert. Il vous permettra de rejouer à l’intégralité du mode Campagne avec des ennemis placés différemment, et une difficulté globale revue à la hausse. De quoi ajouter quelques heures à votre compteur de temps de jeu donc. Et une fois que vous en aurez terminé, vous pourrez toujours tenter de battre le fantôme des développeurs dans chacun des niveaux en normal et en expert, ce qui devrait vous rajouter encore plusieurs heures de temps de jeu étant donnée la difficulté de l’exercice. Afin de vous aider dans cette tâche, vous pourrez d’ailleurs sélectionner un des 23 emblèmes à débloquer, qui améliorera certaines capacités de votre sous-marin. Ils vous permettront par exemple d’aller plus vite, de faire plus de dégât avec vos torpilles ou d’en prendre moins en cas de collision avec le décor. Ces emblèmes se récupèrent uniquement via des sessions chronométrées de Périscope, après chaque mission terminée, chaque navire ou sous-marin coulé rapportant un emblème au hasard. Pour débloquer les effets d’un emblème, vous devrez en trouver un nombre donné, et donc passer du temps à refaire des missions afin de tous les obtenir.



Le mode Contre la Montre n’est que ce que son nom indique : un ensemble de huit cartes sur lesquels vous devrez aller le plus rapidement possible d’un point A à un point B en évitant mines et obstacles. Vous y contrôlerez votre sous-marin exactement de la même façon que dans le mode Campagne, et n’aurez pour seul but que de passer la ligne d’arrivée le plus rapidement possible afin de battre le fantôme des développeurs. Bien que peu évident de prime abord, il faut avouer que la difficulté est ici bien moindre que celle du mode Campagne surtout si vous maitrisez un minimum les submersibles.

Toutes les cartes étant disponibles dès les premières secondes de jeu, en terminer une n’apporte par conséquent que peu de satisfaction, si ce n’est des médailles. D’autant plus que vous devriez avoir terminé toutes les cartes avec chaque sous-marin et remporté toutes les médailles en une à deux petite heures seulement.
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Octobre Rouge

Le mode Périscope est assez explicite. Comme son nom l’indique, vous vous retrouverez aux commandes d’un sous-marin (unique cette fois-ci). L’écran supérieur vous permettra de voir votre environnement à travers le périscope. Votre but sera alors de descendre tous les ennemis à l’écran le plus rapidement possible, en utilisant les commandes disposées sur l’écran du bas ou, chose spécifique à ce mode, les boutons de la console. Le gyroscope doit être utilisé à bon escient afin de regarder autour de vous et de viser précisément, bien qu’une boussole située sur le tableau de bord vous permette de tourner plus rapidement et sans avoir à bouger. Vous pourrez également zoomer afin de voir les ennemis les plus éloignés, ou encore esquiver leurs attaques en faisant plonger votre bâtiment. Vous aurez le choix entre trois contextes différents, à savoir l’attaque de bateaux en mer calme, en mer agitée, ou l’assez corsée attaque de sous-marins. Mention spéciale d’ailleurs à la bataille en mer agitée, qui est

vraiment impressionnante en 3D et donnerait presque le mal de mer.



Enfin, le mode Bataille Navale est la seule partie du jeu jouable à deux personnes, bien que vous puissiez également jouer contre la console. Le mode multijoueur est mono-cartouche uniquement, ce qui signifie que pour jouer à deux, il est nécessaire qu’un des joueurs passe par la chaine téléchargement et télécharge le jeu, et ce même s’il a également la cartouche. Fort heureusement, ce téléchargement est plutôt rapide. Derrière le nom Bataille Navale, se cache en fait un jeu de stratégie au tour par tour aux règles relativement simples. Le champ de bataille est divisé en deux zones distinctes pour chacun des deux joueurs. Sur les trois types d’unités disponibles, sous-marin, escorte et transport, seul le premier pourra se rendre dans le territoire ennemi. Le transport est une unité de 5 bateaux à protéger à tout prix. Pour ce faire, vous pourrez utiliser plusieurs unités de bateaux, les escortes, à disposer dans la zone qui vous appartient. Ceux-ci vous permettront de quadriller votre camp, à la recherche du sous-marin ennemi. Ce mode commence par le placement semi-aléatoire de vos unités, lors duquel vous ne pourrez choisir qu’entre accepter la disposition proposée et en tirer une nouvelle. Si la fin d’une partie est entrainée par la destruction de tous les transports, il faut également être particulièrement attentif à son sous-marin, dont la perte sera également éliminatoire. Son sonar jouera d’ailleurs un rôle parfois capital sur les plus grandes cartes.



Les parties sont donc un mélange entre la recherche de votre objectif ultime, et la défense de vos cargos, le tout à un rythme assez peu soutenu, surtout dans les cartes les plus grandes. Les confrontations seront cependant l’occasion d’un peu plus d’action. En effet, lorsque votre sous-marin attaquera un navire quelconque ou le sous-marin ennemi, vous interviendrez directement via le mode Périscope adéquat, où vous pourrez tirer jusqu’à quatre torpilles en trente secondes. En défense contre un sous-marin, vous ne pourrez cependant que regarder le bâtiment ennemi vous canarder. Enfin, l’attaque d’un navire sur un sous-marin donnera lieu à une scène spécifique. Lors de celle-ci, le navire choisira parmi trois valeurs la profondeur à laquelle il enverra une charge explosive, le sous-marin devant l’éviter en choisissant une profondeur différente.

Trois cartes différentes sont disponibles initialement pour ce mode de jeu, six de plus étant déblocables par la suite. Les graphismes de Bataille Navale sont assez simples, chaque déplacement de votre part étant appuyé d’une animation à l’écran supérieur. L’écran du bas pour sa part montre généralement la carte, exception faite des confrontations à votre initiative, qui sont en tous points semblables au mode Périscope et lors desquelles l’écran inférieur affiche donc les commandes du sous-marin. Qualitativement, Bataille Navale possède donc une durée de vie potentielle bien plus élevée que le mode Périscope, d’une part grâce au nombre de cartes disponibles, mais aussi plus simplement grâce à la possibilité de jouer à deux.

Les rats quittent le navire

Steel Diver est un jeu qui est forcément polarisant. Coté réalisation, il se révèle excellent. Si l’on accroche à la maniabilité complexe et a l’inertie rythmant les mouvements de ces énormes tas de ferraille, on est certain de passer un bon moment, qui se transformera même en un moment jouissif lorsqu’on mènera enfin ces géants de fer au doigt et à la baguette. En revanche, il est clairement possible d’y être allergique, auquel cas le jeu prendra bien rapidement la poussière. Idem côté durée de vie : si l'on est séduit par le concept, il est possible de tirer jusqu’à plus d’une quarantaine d’heures de jeu de Steel Diver, mais cela implique de refaire plusieurs fois les mêmes niveaux pour battre tous les fantômes et débloquer tous les emblèmes. Si vous ne voulez que faire une fois chaque niveau et que la course au score et aux récompense ne vous intéresse pas, vous passerez probablement 4 ou 5 heures sur le jeu avant de le lâcher pour un autre. Il est donc difficile de dire que Steel Diver répond à ce qu’on attendait de lui. L’une de ses plus grandes faiblesses est que, en voulant ne pas trop frustrer les joueurs, les développeurs ont offert trop de contenu d’entrée, au lieu de forcer le joueur à réaliser un bon score sur une

mission ou une course avant de débloquer la suivante.



On ne gagnera en jouant que très peu de nouveau contenu vraiment significatif, un peu à la façon de Super Street Fighter IV 3D Edition, où il n’y a aucun nouveau personnage à débloquer. Du côté de la durée de vie, Steel Diver s’apparente donc beaucoup à Pilotwings Resort. On en fait le tour en quelques heures, mais la durée de vie du jeu peut en attendre plusieurs dizaines si on prend la peine d’essayer de compléter tous les défis qu’il contient. C’est donc un jeu à acheter en connaissance de cause, après si possible avoir pu y jouer pour être certain d’apprécier la conduite de sous-marin made in Nintendo.
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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo 3DS
Editeur
  • Nintendo
Développeur
  • Vitei
Genre
  • Action - Stratégie
Nombre de joueurs
  • 1 à 2
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   6 mai 2011
   27 mars 2011
   12 mai 2011

Site officiel
http://steeldiver.nintendo.com/
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