TEST : ULTIMATE SPIDER-MAN
UNE [jeu] Ultimate Spider-Man
Console :
console
Editeur :
Activision
Développeur :
Treyarch
Genre :
Action
Nombre de joueurs :
1
Informations :
test apperçu newsnews soluces
sortie JAPNon prévue
sortie USA21 septembre 2005
sortie EUR14 octobre 2005
courrier forum chat
signé :
TEST

 

Tissant toujours plus haut leur toile, les développeurs de chez Treyarch ne cessent de nous surprendre d’année en année avec la série Spider-Man, qui, il faut l’avouer, gagne en assurance avec le temps. Elle est loin l’époque de la Dreamcast et des toutes premières aventures de l’homme araignée… Voici l’ère ultime !



Impossible de ne pas faire référence aux deux premiers jeux estampillés Spider-Man développés par la même équipe. Le tout premier titre à licence de Treyarch prenait comme personnage principal Peter Parker et proposait au joueur de se lancer à l’aventure en profitant des superpouvoirs de ce héros hors du commun. Très controversé lors de sa sortie, notamment à cause d’une certaine histoire de « toile satellite » qui s’accrochait dans le ciel on ne sait où, il a néanmoins rencontré un succès tel que l’éditeur Activision supposa bon de laisser ce même studio s’occuper une fois de plus de cette licence bien juteuse. Et à l’approche de l’apparition du second volet dans les salles obscures, Treyarch a une fois de plus réussi à surprendre tout le monde. Une sensation de liberté et de vertige non négligeable, additionnée à des graphismes plus qu’honnêtes et un plaisir de jeu bien présent : Spider-Man 2 était tout comme le film, très plaisant.

Ce qui logiquement nous amène quelques mois plus tard, lorsqu’une annonce confirme le développement d’un tout nouveau jeu se basant non plus sur les mésaventures filmiques de l’homme araignée, mais sur celles de la bande dessinée Ultimate Spider-Man. Encore faut-il accrocher à cet univers assez décalé, sachant que Peter Parker ici est extrêmement déformé quand il se vêtit de son costume rouge et bleu : une tête énorme pour un petit corps. Et puis, beaucoup de gens ne connaissant pas le comic étaient réticents à l’idée de passer d’un univers plus ou moins réaliste à celui du cel-shading. Mais finalement, qu'en est-il une fois plongé dans le bain ?

This is the Ultimate !


Alors premièrement, à peine rentré dans le jeu, le ton est donné. Musique entraînante, menu simple mais très bien présenté, tout augure du meilleur. Très peu de modes étant donné que le jeu se joue seul, et non à plusieurs : on peut déjà rayer de la carte l’envie de tisser sa toile entre potes dans New York. En même temps là n’est pas le but principal, et on peut se rabattre sur les bonus disséminés dans l’aventure, un peu comme dans Marvel Nemesis... sauf que cette fois-ci, il faudra se contenter de couvertures de comics et quelques artworks de-ci de-là. Sans oublier les fameux costumes permettant de se vêtir sous différentes couleurs, costumes très difficiles à obtenir et vous obligeant à traverser la ville de long en large, plusieurs fois. D’ailleurs parlons-en de cette ville. Ceux ayant déjà mis la patte à Spider-Man 2 l’an passé reconnaîtront sans mal les lieux où l’action prend ici sa place. La ville de New York est en partie modélisée avec notamment tout Manhattan, car c’est là que Peter Parker vit la plupart de ses aventures. Mais à la différence de l’ancien jeu de Treyarch, il n’est plus question de vitres à reflets réalistes, plus question de lune ou de ciel réalistes, non, ici l’aspect cartoon prime. Et dès les premières minutes de jeu, ça se ressent, et c’est une bonne chose !

Un petit air de WTC ?
 
Les buildings ont donc volontairement un look très dessin animé, avec leurs vitres bleues non transparentes. De même le ciel est déformé, la mer, bien que loin d’être aussi détaillée que dans Wind Waker, a ses charmes aussi en cel-shading. Les passants dans les rues ont un effet crayonné très bien travaillé, effet qui se retrouve souvent dans les cinématiques, qui sont de toute beauté. N’y allons pas par quatre chemins, rares sont les jeux avec un tel cachet de dynamisme dans leurs cinématiques, d’autant plus qu’ici c’est le moteur graphique du jeu qui est mis à l’épreuve ! Et qu’est-ce que c’est beau ! Pour une fois qu’on n’a pas envie de les zapper, l’effort est à souligner. Elles sont un peu à l’image du jeu : très surprenantes. Les développeurs ont délibérément voulu se rapprocher du comic en racontant l’histoire par vignettes, et parfois même s’offre le plaisir de briser les règles en faisant sortir le personnage de sa vignette pour interagir avec une autre vignette… C’est très intéressant à voir. Graphiquement, on peut donc dire que le jeu dégage une personnalité, et malgré quelques petits détails qui peuvent chagriner l’enquiquineur, comme par exemple la distance d’affichage qui, même si profonde, n’est pas très jolie à observer (encore faut-il être grimpé sur le plus haut gratte-ciel du jeu pour pouvoir s’en assurer), la plupart des décors ayant pris une allure des plus basiques : quelques cubes et couleurs pour distinguer des parcs de verdure parmi de nombreux immeubles.

Rhino fait des siennes

Outre les graphismes, on peut se demander finalement si il y a un intérêt quelconque à se procurer Ultimate Spider-Man si on possède déjà Spider-Man 2. Eh bien, sans laisser plus de suspens que cela, oui il y a un intérêt, un gros même ! A savoir que même si on était en droit de s’attendre à des nouveautés, on a aussi la surprise de ne pas retrouver tout à fait les mêmes bases de gameplay que dans le volet précédent. Ainsi, l’idée des coups et combos à acheter par exemple a été tout simplement supprimée ; de même, les mini-jeux comme jouer les Pizzaïolos ou vendeurs de journaux ne sont plus de la partie. Restent toujours les défis, bien plus nombreux et disposés différemment sur le terrain. Sous forme d’icônes, libre au joueur de décider de participer à tel ou tel défi, que ce soit une course, des combats de rue, ou un contre-la-montre. A noter que dans l’aventure principale, il est parfois nécessaire de passer par certains d’entre eux pour accéder à la mission suivante. Par exemple, des personnages issus de l’univers Marvel pourront faire fort de leur présence pour vous défier : la Torche Humaine des Quatre Fantastiques, Wolverine des X-Men etc…

Tisser plus haut, ou avoir du mordant ?


Mais là où Ultimate Spider-Man arrive à surprendre davantage, c’est qu’il s’offre le luxe de proposer deux jeux en un. L’un où il est possible d’incarner Peter Parker, le pauvre héros à qui il n'arrive que des ennuis, et l’autre où il faudra incarner son ami mais aussi ennemi Eddie Brock, alias Vénom. Bien entendu, tout cela reste dirigiste, afin de faire avancer le scénario, et on incarne chacun à leur tour les deux personnages.
Mais une fois le jeu terminé, les développeurs ont eu la bonne idée de laisser le joueur contrôler le personnage de son choix avec un système très simple et pratique de switch à partir du menu de pause. Et on parle de deux jeux en un car chaque personnage ne se joue pas de la même façon. Spider-Man a comme d’habitude la possibilité de s’accrocher à l’aide de sa toile à tous les objets ou obstacles croisant sa route... tous ou presque, car étrangement, ici, il y a bien moins de points d’accroche possibles que dans Spider-Man 2, on ne peut plus coller sa toile sur les lampadaires par exemple, mais que sur les immeubles et quelques grosses bâtisses.

Le tisseur en action

Et en tant que super héros, Spidey se doit de sauver les personnes en détresse, ainsi faut-il souvent aider un homme sur le point de tomber d’une haute corniche, ou transporter un malade à l’hôpital dans un temps limité, ou mettre un terme à des violences de rue… et plein d’autres bonnes actions typiques du gentil héros. Pour Vénom c’est autre chose, déjà de base sa jauge de vie se réduit toute seule car il doit manger. Oui, Vénom doit « manger » ! Mais manger quoi ? Des feuilles, de la laitue, des poissons fraîchement pêchés de la rive de Manhattan toute polluée ? Eh non rien de toute cela, d’ailleurs il est intéressant de voir le didactiel proposé par Treyarch pour apprendre à doser sa vie : manger un enfant qui a perdu sa maman. Pour cela, Vénom attrape la cible à l’aide de ses tentacules et l’avale d’un seul coup d’un seul dans son corps afin de lui ronger son énergie. Puis, violemment, il recrache le corps vide de toute force. Qu’ils sont pervers ces développeurs ! Mais il est impossible de nier le plaisir qu’on prend à gober le moindre passant qui ose se trouver sur son chemin. Que ce soit un vieillard ou une jeune fille, ce jeu fait ressortir un peu le côté obscur qui sommeille en chacun de nous. De même, Vénom n’ayant pas de toile, il se déplace en sautant sur de larges distances. Ces sauts sont impressionnants d’autant plus qu’ils provoquent un fracas sans pareil à l’atterrissage. A l’inverse de Spider-Man, Vénom ne craint pas les sauts vertigineux et c’est donc tout naturel de s’essayer en sautant du plus haut gratte-ciel du jeu : vertige assuré !

 

Alors que Vénom peut détruire à tout va en balançant les voitures sur les soldats qui s’opposent à lui, ou fracasser le crâne d’un pauvre malheureux sur le sol sans aucune pitié, Spider-Man lui perd un peu de son talent d’acrobate par rapport à l’opus précédent. Plus question de faire des pirouettes dans tous les sens en pressant un peu tous les boutons, ici tout est automatique, et alors que l’on pouvait améliorer ses capacités avec des points auparavant, cette fois-ci c’est en accomplissant diverses missions qu’elles augmenteront, de leur plein gré, mais sans toutefois apporter de grosses modifications de gameplay. Autre petit regret à souligner : Spider-Man ne peut plus « marcher », et alors qu’avant on pouvait le faire courir sur les murs, on ne peut plus que le faire grimper à quatre pattes, ce qui est plus lent et désagréable. Mais en échange, la petite araignée gagne de la détente, car elle peut désormais faire un double saut bien pratique et se la jouer Mario en sautant de mur en en mur.
Des pertes et des gains, voilà ce qu’est Ultimate Spider-Man. Ce qui a l’avantage de nous enlever l’impression de jouer à un jeu plus ou moins similaire. Alors, êtes-vous plutôt gros méchant violent ou petit gentil agile ?

Une ambiance si Spidey !


Mais là où ce jeu fait plus fort que son aîné, c’est bien son ambiance sonore ! Les voix françaises sont d’excellente qualité pour la plupart et font souvent monter le sourire aux lèvres, et certaines répliques ont même l’audace de faire rire, ce qui n’est pas rien, et rire dans le bon sens, bien entendu. Peter Parker par exemple ne rate pas une occasion de sortir une vanne à deux balles en rapport avec la situation, ou au contraire, complètement hors sujet ! Se parlant à lui-même ou provocant l’ennemi, les dialogues sont parfois cocasses : « Le super saut de l’araignée ! L’impressionnante toile humaine ! L’incroyable débile qui se parle à lui-même ! » ou encore durant une poursuite avec un méchant prêt à détruire la ville : « Eh, t’aurais pas envie d’une gaufre ? Parce que moi si, allez je t’invite ! ». Sur ce coup les doubleurs ont fait fort, même s’il est un peu dommage que les voix ne collent pas toujours avec les mouvements des lèvres lors des cinématiques.



Pour ce qui est des musiques, elles sont très entraînantes… quand elles sont là. Car on entend plus souvent le bruit des klaxons de voiture et de la circulation que les musiques, qui ne se font remarquer qu’en combat ou en mission. Tout le reste est très crédible, les passants n’hésitent pas à se lancer dans des monologues fort intéressants quand on les croise, ce qui rend la ville plus vivante et donc agréable à parcourir, la sensation de liberté étant toujours aussi présente. Petit bémol, et juste un petit coup de gueule tout minime : pourquoi les développeurs ont-ils enlevé l’accès à la Statue de la Liberté bon sang ! Impossible d’y grimper vu qu’il n’y a aucun moyen de l’atteindre, sachant qu'elle est encerclée d’eau. Et c’est bien connu, les super héros n’aiment pas l’eau. Sinon ils pourraient quitter leurs villes quand ils le voudraient et il n’y aurait plus de films ni de séries.

Venom prêt à tout casser

L’aventure principale en elle-même n’étant pas aussi longue qu’elle est palpitante (la fin laissant sur sa faim justement), on aurait envie d’en découvrir plus mais on se contente alors de partir à la recherche des bonus cachés dans la ville et de se balader, en attendant une suite qui saurait proposer une durée de vie gonflée à bloc. Car s’il y a bien un défaut majeur à Ultimate Spider-Man, ça serait sa durée de vie, trop courte, même si rehaussée par la quête secondaire de bonus qui n’intéressera que les passionnés. Mais pour la dizaine d’heures de joie et de plaisir qu’il nous offre, la frustration finale aura payé son prix, car Treyarch a su une nouvelle fois surprendre, et proposer le jeu « Spider-Man le plus innovant jamais conçu » (comme le dit si bien la boîte). Et en un sens, c’est vrai. Jouissif, agréable, drôle, Ultimate Spider-Man est l’expérience ultime en la matière, pour le moment.
TEST Ultimate Spider-Man écrit par Kiklox le 17 Novembre 2005 à 00:05
17/20
Splendides, et à part un minimaliste scintillement, rien à reprocher à cet aspect cartoon du plus bel effet qui donne un cachet si spécial au jeu.
12/20
Le point faible qui brise le tableau qu’avait réussi à peindre Treyarch, sans cela Ultimate Spider-Man aurait pu se vanter d’être un excellent jeu, avec il ne se contente que d’être un très bon jeu un peu trop court.
15/20
Aucun soucis de ce côté-là, même si la caméra est un peu capricieuse par moment, c’est chose rare et finalement rien ne nuit au plaisir qu’on prend à se balader d’immeuble en immeuble à l’aide d’une toile, ou à sauter de longues distances avec la force de Vénom.
15/20
Un ensemble de très bonne qualité, même si les musiques restent trop discrètes. Une mention spéciale aux dialogues des personnages, qui sont parfois tordants.
Treyarch a réussi à faire mieux que l’an passé avec cet Ultimate, qui est un concentré de l’expérience acquise sur les autres jeux, et qui gagne donc en maturité. Bien developpé, on aurait cependant aimé que la possibilité d’améliorer soi-même son personnage soit gardée, mais mis à part ce petit chagrin, tout va bien dans le meilleur des comics, et le fan comme le non fan peuvent se jeter dessus sans risque !
16/20
LEFT
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RIGHT
 
+ L'univers coloré
+ L'humour
+ Le plaisir de se balader
+ Les deux jeux en un (Vénom / Spider-Man)
+ Les clins d'oeils aux films et comics
+ Les bonus
 
- La caméra parfois hasardeuse
- Des défis excessivement trop durs ou trop simples
- Une durée de vie écourtée
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

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