Test The Lapins Crétins 3D - Nintendo-Différence

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Malgré un certain manque d'originalité et de personnalité, ce premier jeu de plates-formes 2D estampillé Lapins Crétins constitue une entrée en matière plutôt convaincante et une piste intéressante pour le futur de la série. Les amateurs du genre un peu exigeants passeront surement leur chemin, mais les néophytes et ceux qui cherchent simplement un petit jeu sympathique pour passer le temps trouveront surement leur bonheur avec The Lapins Crétins 3D. Bref, un jeu fort plaisant, mais qui ne marquera pas nécessairement l'esprit des fans de Mario.
Verdict !

Les +


  • Plutôt efficace
  • Accessible
  • Assez joli
  • Musiques sympathiques
  • Les lapins enfin intéressants ?
barre

Les -


  • Très classique
  • Très simple
  • Un peu répétitif
  • 3D dispensable
  • Voyage dans le temps sous
  • exploité
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The Lapins Crétins 3D
Par Kayle Joriin, le 16 Avril 2011

Cela fait déjà plus de quatre ans que les Lapins Crétins ont investi les consoles Nintendo, et même si leur humour potache a su en faire sourire plus d'un, il faut bien avouer que la série tourne méchamment en rond depuis quelques temps. Du coup, à l'occasion de la sortie de la 3DS, Ubisoft a décidé de mettre les petits plats dans les grands en offrant à ses mascottes aux yeux globuleux leur premier vrai jeu de plate-forme. Une renaissance au goût de trahison pour ce bon vieux Rayman, puisque le héros sans bras leur avait obligeamment servi de faire-valoir à leurs débuts et qu'il n'a pour sa part eu droit qu'à un simple remake sur la nouvelle console de Nintendo. Entourloupe commerciale ou vrai bon calcul, c'est ce que nous allons voir.



Tout d'abord, même si son titre français se garde bien d'y faire référence, The Lapins Crétins 3D reprend l'univers de l'épisode « Retour vers le Passé » sorti sur Wii en novembre dernier. Seulement, au lieu de se contenter d'un énième Party Game, Ubisoft a décidé d'opter cette fois-ci pour un jeu de plates-formes 2D, totalement inédit et exclusif à la 3DS. Le joueur y incarne un lapin envoyé « accidentellement » dans le passé qui va devoir revenir à son point de départ en parcourant différentes époques grâce à la fameuse « machine à laver à voyager dans le temps ». Il ne faut cependant pas s'attendre à retrouver dans cet épisode 3D de quelconques références historiques rigolotes comme celles qu'avaient pu nous faire miroiter les trailers de la version Wii. Le concept de voyage temporel est ici totalement sous-exploité et ne sert en fait qu'à justifier les différents environnements proposés.

Quant au pseudo-scénario, qui tient sur une feuille de ce papier toilette dont les lapins sont si friands, il n'est illustré que par deux petites cinématiques d'introduction et de conclusion. Or, si l'on ne demande pas forcément à un jeu de plates-formes de nous proposer une histoire inoubliable, on aurait tout de même aimé avoir au moins « quelque chose ».

Mario & Sonic contre les Lapins Crétins

Coté gameplay, le jeu d'Ubisoft arrive pourtant avec quelques prétentions et surtout de sacrées sources d'inspiration. Si la « 2,5D » et le lapin bondissant rappellent ainsi immédiatement un certain New Super Mario Bros, certaines phases de jeu plus rapides, durant lesquelles notre bestiole enchaîne rampes et bumpers, évoquent quant à elles les aventures 16-bits du célèbre hérisson bleu. Le problème, c'est qu'entre ces deux références absolues du jeu de plates-formes 2D, les lapins ont un peu de mal à trouver leurs marques et leur originalité. Du coup, leurs péripéties à travers le temps restent extrêmement classiques et se contentent de survoler un genre sans réellement y laisser leur empreinte. Un peu décevant donc, surtout quand on connait le passé d'Ubisoft dans le domaine. Cependant, le jeu reste incontestablement

plaisant à jouer grâce à une recette éprouvée et plutôt bien maîtrisée.



Bon élève, notre lapin dispose ainsi des aptitudes typiques de tout bon héros de jeu de plates-formes, comme le fait de pouvoir sauter, courir, donner des coups de patte, ou pratiquer le développé-jeté sur divers objets et ennemis. Bien entendu, d'autres petites subtilités viennent enrichir la palette de mouvements à notre disposition, comme un saut « rodéo » à la Mario qui permet notamment d'étourdir les ennemis, d'activer de gros interrupteurs, ou de projeter en l'air des cubes sur lesquels il est ensuite possible de prendre appui pour atteindre des zones autrement inaccessibles. Grand démolisseur devant l'éternel, notre lapin peut également porter des attaques plus puissantes en courant, afin de briser ou de déplacer des blocs un peu trop imposants. Enfin, deux « costumes » offrant une invincibilité temporaire ou une capacité de saut momentanément accrue peuvent être dénichés ici ou là, même s'il faut avouer qu’ils ne servent pas toujours à grand-chose.

Comme dans tout bon jeu de plates-formes, l'essentiel du gameplay repose cependant sur la capacité du joueur à diriger son personnage dans les différents environnements, en évitant de nombreux pièges et en ramassant un maximum de bidules plus ou moins brillants (ici des pièces et des canards en plastique) histoire de gonfler son score.



#row_endOn saute donc de plates-formes en plates-formes (qu'elles soient mouvantes, friables ou piégées), on esquive des fosses remplies de pics ou de gaz mortel, et on court à perdre haleine pour éviter de se faire écraser par le décor ou par une saleté de mur mobile. Bref, on enchaine des phases de jeux que l'on a déjà faite mille fois, mais le jeu réussit à se renouveler suffisamment pour garder l'expérience agréable, à défaut d'être originale.



2,21 Gigabwaaaaatts !!!

Coté contenu, le titre d'Ubisoft se montre également plutôt correct avec plus d'une soixantaine de niveaux répartis sur quatre époques (Préhistoire, Égypte, Grèce Antique et Moyen-Age), que l'on parcourt en une petite dizaine d'heures. Il est cependant possible de rejouer la plupart de ces niveaux et de remplir des objectifs secondaires afin de gonfler son score et de compléter ses collections d'images ou de figurines 3D animées. La progression entre les niveaux, qui utilise un système de carte similaire à New Super Mario Bros. (pour ne citer que lui), est malheureusement très linéaire et ne propose aucun véritable embranchement. Chaque époque se décompose ainsi en une dizaine de niveaux obligatoires, auxquels s'ajoutent deux types de niveaux bonus. Les premiers sont accessibles lorsque notre lapin a récupéré suffisamment d'objets altérant le temps, et proposent des situations somme toute assez similaires à celle des niveaux classiques. Les seconds, en revanche, ne se débloquent qu'une fois atteint un certain score global et permettent d'obtenir de nouveaux vêtements pour notre lapin à condition de réussir à remplir une jauge

de points en un temps limité.

Malheureusement, si le level design s'avère plutôt sympathique et que des chemins alternatifs nous sont parfois proposés, nous sommes tout de même assez loin de la qualité d'un Mario ou d'un Sonic. Ainsi, outre le fait que les niveaux manquent cruellement de zones bonus et autres raccourcis, on regrettera surtout que les différentes époques ne se distinguent finalement que par leur aspect visuel. En effet, là où certains titres du genre proposent un gameplay en adéquation avec les environnements visités, The Lapins Crétins 3D ne tire absolument pas partie de la richesse potentielle des quatre époques proposées, et c'est bien dommage... Les phases de jeux sont donc totalement interchangeables d'une époque à l'autre, et on a du mal à ressentir une quelconque cohérence dans tout cela.



Par ailleurs, la grande facilité du titre, si elle le rend accessible au plus grand nombre, risque clairement de décevoir ceux qui recherchent un minimum de challenge. Certains passages demandent certes un peu de concentration et de dextérité, mais les checkpoints sont si fréquents, les vies engrangées si nombreuses, et la barre d'énergie (représentée par des rouleaux de papier toilette) si difficile à vider, que l'on progresse dans les niveaux sans rencontrer de difficulté particulière. Ajoutons à cela que le jeu ne propose aucun combat de boss, pourtant essentiels dans tout bon jeu de plates-formes qui se respecte, et nous obtenons donc une aventure certes plaisante à jouer, mais un peu trop plate et finalement guère gratifiante.

Auto-stéréoscopie, lapin compris...

Concernant la réalisation enfin, le jeu s'avère plutôt agréable à l'œil mais aussi quelque peu inégal. Si les graphismes sont relativement fins et que certains décors fourmillent de petits détails, on note souvent des éléments à la modélisation ou aux textures assez grossières, qui jurent avec le reste. Le jeu souffre également d'un manque de fluidité dans le défilement de l'écran, qui, sans être véritablement gênant, reste assez incompréhensible vu que la qualité graphique de l'ensemble est tout de même loin d'arracher la rétine. D'autre part, il faut bien avouer que malgré ses graphismes plutôt colorés, le jeu d'Ubisoft manque tout de même un peu de personnalité avec ses thèmes visuels plutôt génériques et son bestiaire uniquement composé de lapins déguisés. Et comme en plus, le nombre d'époques proposées est relativement limité, la variété des

décors en prend également un coup.

Quant à la 3D, elle propose certes des effets de profondeur et de relief plutôt convaincants, mais souffre de soucis de conception qui risquent de pousser certains joueurs à la diminuer, voire carrément à la désactiver. En effet, outre le fait que certains environnements soient un peu trop chargés en éléments, ce qui peut distraire le joueur, on note deux problèmes plutôt gênants qui viennent régulièrement casser l'effet de relief. Tout d'abord, l'interface située en haut à gauche de l'écran supérieur, qui renseigne le joueur sur son score ou son stock de vies, ne bénéficie étrangement d'aucun effet de surimpression lorsque la 3D est activée. Du coup, cette interface reste toujours sur le même plan et casse totalement l'effet de relief des éléments affichés au même endroit. Se pose également un problème inhérent à l'affichage d'éléments en relief sur un écran de petite taille, surtout dans un jeu à défilement horizontal. En effet, si certains éléments du décor semblent réellement « sortir de l'écran » lorsqu'ils sont affichés dans leur intégralité, cet effet de relief est largement perdu lorsque l'objet « rencontre » les bords de l'écran, qui arrive évidemment en permanence. En bref, l'utilisation de la 3D a beau être ici plutôt intéressante, elle ne se marie pas vraiment avec les exigences d'un jeu de plates-formes 2D, et il est donc assez dommage de voir qu'Ubisoft a négligé d'autres pistes qui auraient été surement plus pertinentes au niveau du gameplay. On pense notamment à une utilisation de l'effet de profondeur pour offrir des niveaux sur plusieurs plans, comme ce qu'a récemment proposé l'excellent Donkey Kong Country Returns sur Wii.



En conclusion, si les nombreux petits défauts énoncés dans ce test pourraient laisser penser que ce Lapins Crétin 3D est un jeu somme toute plutôt médiocre, il faut bien avouer qu'aucun d'entre eux n'est réellement rédhibitoire. Malgré ses lacunes, le titre d'Ubisoft arrive en effet à proposer une expérience de jeu simple, agréable et sans prise de tête. Et même si le jeu ne profite quasiment pas des fonctionnalités de la 3DS (hormis la 3D), il constitue tout de même un premier jet plutôt honorable sur la nouvelle console de Nintendo. Espérons que les lapins aient enfin trouvé leur voie, et fassent preuve d'un peu plus d'originalité et d'inspiration la prochaine fois.
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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo 3DS
Editeur
  • Ubisoft
Développeur
  • Ubisoft
Genre
  • Plate-formes
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 3
Sorties
   31 mars 2011
  
   24 mars 2011

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