TEST EXPRESS : KIRBY'S DREAM LAND
UNE [jeu] Kirby's Dream Land
Console :
console
Editeur :
Nintendo
Développeur :
HAL Laboratory
Genre :
Plate-formes
Nombre de joueurs :
1
Informations :
test apperçu newsnews soluces
sortie JAP27 avril 1992
sortie USAcourant aout 1992
sortie EUR1992
forum podcast
signé :
TEST

 

Qu’est-ce qui a la peau rose dépourvue de poils, qui est plus enclin à se servir de sa bouche que de ses mains et qui passe son temps à avaler n’importe quoi ? Que ceux qui ont répondu autre chose que « Kirby » baissent les yeux de honte… Après une telle introduction, difficile de prendre au sérieux l’un des personnages fétiches de Nintendo, et pourtant Kirby mérite toute l’attention du joueur averti. Ne serait-ce que pour l’héritage vidéoludique qui a débuté en 1992 avec Kirby’s Dream Land, un jeu de plates-formes qui a vu le jour sur ce bon gros rectangle blanc, le Game Boy.



Mais… il lui manque des mains, non ?

Au début des années 90, le président de Nintendo n’était pas Satoru Iwata mais un certain Yamauchi. Satoru, bien loin des feux des projecteurs, coordonnait la production des jeux au sein du studio de développement Hal Laboratory. Oui ! La même société qui concevra plus tard la série des Smash Bros. Et notre cher Iwata travaillait main dans la main avec Masahiro Sakurai, concepteur génial qui réalisa pour le compte de Nintendo Kirby’s Dream Land. Au départ, la petite boule rose n’était pas destinée à devenir l’un des personnages-phare de la firme de Kyoto, mais le design simpliste et mignon de Kirby plut tellement au staff de l’équipe qu’il fut adopté comme héros d’une longue série de jeux à paraitre sur consoles Nintendo. D’ailleurs, pour l’anecdote, un léger conflit se créa entre Hal et Shigeru Myamoto quant au choix de la couleur de Kirby.



Il était une fois une contrée merveilleuse, où tous les habitants se prenaient la main et faisaient des bisous. Dans ce monde lointain, l’occupation principale des autochtones se résumait à se bâfrer durant de longues orgies romaines. L’Histoire a pourtant appris que lorsqu’un peuple sombre dans la décadence, l’empire qui le gouverne est proche du déclin. Cette loi universelle est aussi valable à Dreamland, et la fin annoncée du Pays des Rêves se présente sous la forme du Roi (autoproclamé) Dadidou. À l’inverse de tous les pingouins qui passent leur temps à glander sur la banquise en costard, Dadidou a monté une armée composée de féroces Waddle Dee, des petits monstres adorables qu’on aurait bien du mal à prendre au sérieux. Et Dadidou compte bien prouver qu’il est le roi de Dreamland, aussi fomente-t-il un plan démoniaque qui fait passer l’annexion de la Belgique et la Blitzkrieg pour une partie de Puissance 4. Le fourbe, l’ignoble pingouin ventru et sa horde, profitent des préparatifs d’une grande fête dans le royaume pour en voler toute la nourriture ! Kubrick peut aller se cacher (ça tombe bien, il est décédé), une telle impétuosité dans le scénario relève du génie !
Et c’est à cet instant qu’un héros dit « non », qu’une petite boule dénuée de mains lève ses moignons au ciel et jure qu’il défiera Dadidou ! S’il ne veut pas mourir d’anémie, Kirby doit parcourir le Pays des Rêves et défaire l’infâme dictateur.

La Mécanique du ventre



Kirby’s Dreamland est un jeu de plates-formes classique pour ce début des années 90. La petite boule rose avance dans les niveaux par un scrolling horizontal vu et revu, mais à l’inverse de beaucoup de jeux à cette époque, il n’est pas nécessaire de sauter sur les ennemis pour les abattre : dans un geste ample directement inspiré à l’époque par Tabatha Cash (pure supposition, d’un esprit tordu), Kirby ouvre la bouche et avale les adversaires qui se trouvent à portée puis les recrache.

Alors que le joueur s’attend à contrôler un amour de petit être rondouillet, il comprend avec stupeur qu’il va diriger dans cette courte aventure un ogre, un gargantuesque estomac sur pattes dont l’insatiabilité est sans limite. Et ça tombe bien, parce que de la racaille, il va en avoir à bouffer ! Kirby peut ingurgiter ses adversaires et les garder en bouche à loisir, jusqu’à les recracher sur un autre pour le tuer. Une base de gameplay simple mais diablement efficace, qui a fait la réputation de la sphère affamée de Hal. L’autre spécificité du jeu se situe dans le déplacement du personnage : un bouton pour sauter, un autre pour avaler, et le haut de la croix directionnelle pour voler. Car oui, Kirby peut planer à sa guise en avalant de l’air et passer ainsi au-dessus des obstacles qui lui barrent la route. Et mine de rien, toutes ces caractéristique apportent du souffle à l’aventure…
Les cinq niveaux du jeu proposent un parcours aux paysages hétéroclites : une plaine merveilleuse, un château magnifique, une plage enchantée, des nuages soyeux et une surprise de fin qu’il serait malhonnête de spoiler. Chaque zone est gardée par un adversaire en milieu de parcours puis un autre bien plus coriace à la fin.
En parlant d’ennemis, la faune qui compose le jeu est assez amusante et on a bien du mal à prendre au sérieux les adversaires que l’on croise, tout droit sortis du cerveau d’un Japonais kawaii élevé à la guimauve. La mort des petites créatures que Kirby digère sans état d’âme ferait presque de la peine…



Des gros et des bas…

Techniquement impressionnant en 1992 sur une petite portable, Kirby’s Dreamland a quelque peu perdu de sa prestance aujourd’hui. Il n’en reste pas moins un jeu agréable à regarder, les graphismes sont nets, les traits sont gros, comme dessinés aux pinceaux ou avec les moignons de Kibry. Le manque de couleurs de la machine est largement compensé par un Game Design intéressant, faisant la part belle aux rondeurs (à la Valérie Damidot) et aux formes généreuses. Ce Kirby semble inspiré de livres de conte pour enfants, tout est mignon et sent la pomme d’amour dès que la console s’allume. Même les ennemis sont adorables et cela fait mal au cœur de les détruire avec cruauté ! Les niveaux sont splendides et respirent la gaité, dans une variété d’environnements certes classiques, mais drôlement efficaces.
Les musiques de Kirby’s Dreamland, composées par un certain Jun Ishikawa, sont à l’image du soft : gaies, rythmées et envoutantes. Une partie de la bande-son est d’ailleurs recyclée dans la série des Super Smash Bros. avec brio…



Par contre, le jeu comprend deux défauts qui nuisent aux soft de manière gravissime. Tout d’abord, il propose une facilité déconcertante pour le joueur averti, qui n’aura aucun mal à finir les quatre premiers niveaux sans perdre une seule vie. Même les boss sont risibles tellement il est aisé de les défaire.
Et pour finir, la déception ultime du jeu provient de sa durée de vie. Les cinq zones se traversent les doigts dans le nez, et trois quart d’heure suffisent pour en faire le tour.
Heureusement, conscient des carences de son bébé, Hal Laboratory a prévu une petite surprise pour ceux qui le finiront une première fois…
 

TEST EXPRESS Kirby's Dream Land écrit par Artemus le 27 Nov 2011
Pour un essai, c’est presque un coup de Maître ! Kirby’s Dreamland est un jeu prenant, aux graphismes soignés, premier opus d’une longue série qui vient égayer par la suite les consoles Nintendo. Il est vraiment navrant que la durée de vie ne soit pas à l’honneur…
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RIGHT
 
+ Très joli
+ La maniabilité
+ Musiques enivrantes
 
- Trop facile !
- Et du coup, trop court !
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

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