TEST : TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES
UNE [jeu] Teenage Mutant Ninja Turtles
Console :
console
Editeur :
Konami
Développeur :
Konami
Genre :
Beat them up
Nombre de joueurs :
1
Informations :
test apperçu newsnews soluces
sortie JAPNon prévue
sortie USA24 octobre 2003
sortie EUR21 novembre 2003
courrier forum chat
signé :
TEST

 

Ah la la, les Tortues Ninja, série télévisuelle mythique des années 80, qui nous aura sans doute tous marqués. Qui ne se souvient de Leonardo, Donatello, Michelangelo, Rafarino ? (pour ce dernier la fiabilité n'est pas assurée à 100 % :D) Et bien, vous savez quoi ? Nos quatre mutants sont de retour à la télévision dans une nouvelle version re-stylée ! Et, pour compléter notre bonheur, une non moins nouvelle adaptation de cette série en jeux vidéos va sortir (soit beaucoup d'années après la précédente). Mais en fait, bonne ou mauvaise chose ? Réponse ici et pas ailleurs.


Le principe du jeu : la simplicité et l'action


Bon alors déjà, vous êtes prévenus, le nouveau style graphique imposé à la série (surtout remarquable dans le design des personnages, leur allure et leur charisme) a au moins cela de pratique : on aime bien ou on déteste. Moi (et je ne suis pas le seul dans l'équipe de ND), je déteste. Pour vous faire votre propre opinion (ce qui est le plus important en somme), regardez les images (non mais regardez moi cet air niais ! Qu'ont-ils fait à nos tortues ? Bon, ok, j'arrête...).

Ce jeu est un beat-them-all, en 2D à scrolling horizontal, fausse impression de 3D (c'est-à-dire que sur certains plans vous pouvez sauter sur des éléments placés en arrière dans le décor). Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un beat-them-all, le résumé pourrait se faire en quelques mots : vous marchez, paf ! Quatre ennemis au moins « tombent du ciel » (ou plus souvent sortent par des portes ce qui est plus logique :D), et à vous de les combattre en utilisant toutes les forces à votre disposition.

Une fois vos pauvres adversaires vaincus, vous continuez à marcher, et paf ! De nouveaux ennemis encore plus balèzes ! Et ainsi de suite jusqu'au boss de fin de niveau (à savoir que dans ce jeu il n'y a pas toujours de boss à la fin de chaque niveau).

Alors oui, ici, nous touchons au cœur du problème des beat-them-all, qui est la répétitivité de l'action et la lassitude relative que celle-ci engendre. Mais cela a le mérite d'être clair : vous savez pourquoi vous êtes là et ne risquez pas de vous tromper de but. En plus, cela sert de défouloir ! Bref, les beat-them-all sont un genre à part (très présent à une époque et en déclin de nos jours malheureusement, c'est pour cela également qu'il faut saluer la sortie de ce jeu), qui lui aussi vous fera prendre partie chez les détracteurs ou chez les fans ! Mais les développeurs ont tenté, tant bien que mal, de rompre cette monotonie commune à la plupart des beat-them-all...


« Utis, non abutis » (« Utiliser, ne pas abuser »)


Déjà, les quatre reptiles (oui, les tortues sont des reptiles ;) ) différents ont permis à nos amis programmeurs (oui, les programmeurs sont les amis des joueurs ;) ) de développer un gameplay différent pour chaque personnage. En effet, chacun a son arme propre (Leonardo : Sabre, Rafaelo : deux Tridents, Michelangelo : deux Nunchaku, Donatello : Bâton) avec les caractéristiques qui lui sont associées. Comme exemples de paramètres dépendants de l'arme, on pourra citer la portée, la puissance, et le coup spécial. Ah, je ne vous l'ai pas dit ? Vous disposez en haut à gauche de votre écran d'une jauge de coup spécial (qui représente la concentration de votre quadrupède). Appuyez sur B pendant relativement longtemps, et votre jauge se charge de plus en plus. Si vous appuyez trop longtemps, votre personnage s'immobilise car fatigué, si vous avez un timing moyen, vous sortirez un bon coup (jauge dans l'orange), et si vous avez un bon timing, vous sortirez un coup spécial (jauge dans le rouge), bien utile en cas de pépin.

Ce qui nous amène à un point délicat du jeu : la complexité des commandes. Bon, d'accord, la GBA ne comporte pas deux cent boutons et le jeu est un beat-them-all, mais tout de même !

Jugez-en. A : bouton de saut (possibilité de faire un double-saut plus ou moins bien selon les personnages, ce qui est louable); B : bouton pour frapper (plusieurs fois et combinez avec la croix multidirectionnelle pour faire des enchaînements sommaires); R : bouton pour déclencher un coup particulier, très efficace mais qui vous fera perdre un peu de vie si vous touchez un ennemi avec. Quelle complexité !!!!!!!!!!!!! Qui plus est, le « coup R » peut être fait avec un enchaînement particulier de A et de B (donc, le bouton R est presque inutile)... Bref un peu plus de difficulté dans les commandes aurait été de mise, pour obtenir un gameplay plus riche, tout de même efficace et simple à comprendre.

Toutefois, la monotonie du jeu est rompue lors de certaines phases spéciales (un niveau par personnage), dont le type diffère totalement du beat-them-all. Ces phases sont : pour Michelangelo, un circuit de skateboard dans les égouts ; pour Leonardo, une phase de shoot ; pour Rafaelo, une course de moto en pleine rue ; pour Donatello, un parcours en deltaplane. Elles sont toutes intéressantes, de bonne facture, et apportent vraiment un plus qui vient rafraîchir l'ambiance du jeu. Une excellente initiative ! Malheureusement, il n'y a qu'une déclinaison de « phase spéciale » par personnage, ce qui va servir de transition avec la partie suivante qui pose problème : la durée de vie.


Le test classique : durée de vie, son, graphismes, scénario


La durée de vie du soft est un peu faiblarde. En effet, même en jouant en Moyen ou Hard (le mode Facile est fortement déconseillé car trop... facile justement), avec un peu d'entraînement et grâce aux Continues infinis, vous n'aurez pas trop de mal à le torcher en moins de sept ou huit heures (en l'ayant fini à 100 %). Encore faut-il que le jeu ne vous gave pas entre-temps (ben oui comme on l'a dit plus haut, les beat-them-all, soit on est scotché soit on gerbe ;) ) ! De toute façon, pour la durée de vie, la cause était déjà presque perdue d'avance : 4 niveaux différents (mais vraiment différents : histoire, ennemis, décors, etc.) par personnage (en comptant le « niveau spécial »), ce qui fait 16 niveaux en tout, 17 en comptant le niveau du boss final (cadavre de Shredder si tu m'entends :D). Si les niveaux avaient été un peu plus longs, peut-être que cela serait passé, mais non, ils se finissent vraiment trop vite. Dommage ! Au passage, la sauvegarde entre ceux-ci est automatique (trois slots de sauvegarde présents). On regrettera aussi l'absence totale d'un mode multijoueurs, pour péter la gueule à ses potes ou massacrer du robot à deux, ce qui aurait considérablement augmenté l'intérêt du soft.

Côté son, hormis la musique d'introduction, qui mine de rien vous rentrera bon gré mal gré dans la tête, le reste est plutôt bof. Les musiques sont certes rythmées et pourraient accompagner plutôt bien l'action, si elles ne se faisaient pas toutes discrètes lorsque celle-ci arrive. En effet, pris dans le feu de l'action, vous n'y prêterez guère attention. En plus, et surtout, les bruitages deviennent omniprésents à ces moments-là.

En parlant des bruitages, ils sont relativement de bonne facture (quoiqu'un poil trop digitalisés à mon goût, mais je suis exigeant ^^), et rapidement vous ne pourrez plus vous passer d'entendre votre épée fendre ces ******* de robots de métal. :D

En ce qui concerne les graphismes, nous pouvons dire d'eux qu'ils sont beaux, sans être vraiment à tomber par terre. Les détails sont présents partout, les sprites sont larges, les courbes bien dessinées, les effets plutôt jolis, et l'animation reste parfaite, même quand beaucoup d'ennemis sont présents à l'écran. Du travail qui fait plaisir aux yeux !

Concernant le scénario, à la base on pouvait penser que les développeurs ne se fouleraient pas trop, vu que c'est un beat-them-all, pour nous pondre un scénario qui tienne la route. Que nenni ! Le scénario est très compliqué, et passe par des phases de dialogues entre des personnages dessinés, phases vraiment très longues soit dit en passant. Très longues ? Trop longues. De fait, vous ne suivrez jamais plus de la moitié de ce qui se dit, tout simplement parce que c'est chiant, et inutile à la progression dans les niveaux. Pour résumer, gloire à celui qui a inventé le bouton Start (qui permet de passer ces dialogues :D) !

TEST Teenage Mutant Ninja Turtles écrit par Laurent le 23 Novembre 2003
15/20
Bien faits sans être géniaux, cela reste un régal pour les mirettes !
13/20
Un bon nombre de niveaux, des niveaux originaux, mais trop courts, beaucoup trop courts… Et puis pas de multijoueurs !
15/20
Efficace, simple, néanmoins trop simple pour être très intéressante. La diversité est une bonne chose.
14/20
Musiques discrètes qui laissent place aux autres sons, de toute façon bien plus soignés.
Pour les autres, cela reste un bon petit jeu, agréable quelques temps mais qui vous agacera vite, une fois que vous serez arrivé relativement loin dans le jeu. Peut-être que la licence aurait pu être mieux exploitée avec un peu plus de temps de développement. Un prochain épisode, un hit ? Possible...
14/20
LEFT
RIGHT
 
- Diversité des niveaux
- Les Tortues Ninja !
- Le genre du Beat-them-all
 
- Le scénario et les phases de dialogue chiantes
- Les commandes trop simples
- Le Character design
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

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