TEST : PYRAMIDS (3DSWARE)
UNE [jeu] Pyramids (3DSWare)
Console :
console
Editeur :
Enjoy Gaming Ltd.
Développeur :
Visual Impact
Genre :
Réflexion - Plate-formes
Nombre de joueurs :
1
Informations :
test apperçu newsnews soluces
sortie JAPNon prévue
sortie USA27 octobre 2011
sortie EUR20 octobre 2011
forum podcast
signé :
TEST

 

La vie est toute de même bien faite. Alors qu’une majorité de joueur se plaignent que l’eShop de Nintendo n’est pas assez étoffé, un petit jeu, sorti de nulle part, arrive sur la plateforme de téléchargement. Vaut-il les 4€ demandés ? Est-ce un bon jeu ? Pourra-t-on incarner Patrice Laffont et Pépita ? Autant de questions qui trouveront réponse dans le texte qui suit…



Journal d’un aventurier

13H30 – un vent chaud soulève le chapeau de l’aventurier et s’infiltre dans sa barbe. L’explorateur se tient fermement devant la pyramide millénaire qui se dresse devant lui. Ce mausolée, tombe d’un ancien pharaon, recèle des trésors inimaginables, car son antre est resté inviolée depuis toujours. Bien décidé, le cœur vaillant,  le voyageur franchit la porte du monument. Il connait les pièges qui habitent la pyramide. Il sait qu’il va devoir passer de nombreuses épreuves pour parvenir jusqu’à la dernier salle, mais le danger ne l’arrête pas. Lorsqu’il sortira de l’imposant temple, il sera riche ! « Fortune et Gloire » murmure-t-il entre ses lèvres, « Fortune et Gloire ».



16H – une flèche frôle le haut du chapeau de l’aventurier qui soupire de soulagement. Les poches remplies d’artefacts anciens, il avance dans le corridor d’un pas prudent. Son revolver contient encore deux cartouches et il est certain que ces dernières lui seront utiles par la suite. Au bout du couloir, il aperçoit un objet brillant dans le noir. Son cœur bondit de joie. Il s’empare de l’Ankh et sait maintenant qu’il possède la clef nécessaire à l’ouverture de la porte bloquée. Malgré son grand âge, l’explorateur rebrousse chemin en courant et aperçoit la sortie à une dizaine de mètres. Malheureusement, le vide s’ouvre devant lui. Aucun humain ne peut franchir cet espace, même le meilleur athlète. Aucun humain, sauf lui… car il possède un pouvoir bien utile dans cette grande pyramide. Il tend le bras en avant et un bloc de pierre apparait comme par magie, flottant dans les airs. Il pose un pied, crée un autre bloc et accède enfin à la porte. Grâce à sa faculté et avec l’aide de l’Ankh, l’aventurier pénètre dans une autre salle.



18H30 – le sac d’or tombe dans une crevasse. L’explorateur peut presque entendre le tintement cristallin du métal au fond du gouffre, mais ses oreilles ne fonctionnent plus. La morsure du serpent commence à faire effet, et déjà le poison s’infiltre dans ses veines. L’aventurier est pourtant près du but, mais il est trop tard pour lui. La Pyramide a eu raison de sa pugnacité et son cadavre va rejoindre les squelettes qui ornent le sol massif du monument. Après avoir échappé aux boules de feu et aux pics mortels, un simple serpent a suffit à mettre en berne ses ambitions. Heureusement qu’il a plusieurs vies !

Solomon’s Key + Rick Dangerous = Pyramids

Pour les vieux de la vieille, les anciens gamers élevés aux sprites et aux pads directionnels, Pyramids rappellera de bons souvenirs. Réalisé selon une recette antique, mais géniale, le jeu met en scène un aventurier d’un certain âge qui a pour but de traverser une pyramide afin d’en rafler les trésors. Le studio Visual Impact Productions s’inspire ainsi allégrement de Solomon’s Key pour le game design de son petit bébé. Rappelons à ceux qui débarquent que Solomon’s Key était un jeu original, construit en tableaux, dans lequel le héros devait trouver une clef pour ouvrir la porte du niveau. Le personnage pouvait en outre créer des blocs de pierres pour aménager des plateformes et parcourir ainsi la zone à sa guise.





Et bien Pyramids… c’est pareil ! Le concept est même tellement identique qu’on pourrait penser à une copie éhontée et sans scrupule, tout du moins dans les premiers temps. Notre aventurier, un ersatz d’Indiana Jones version 2008 (avec les rides, la prostate et toutes ces joyeusetés qui caractérisent la vieillesse) doit récupérer dans chaque niveau un Ankh, symbole de la vie chez les égyptiens antiques, afin d’ouvrir la porte et passer à la zone suivante. En vue de profil, le grabataire doit affronter mille et un dangers pour parvenir à ses fins, mais heureusement, la nature l’a doté d’un pouvoir hors du commun. Une pression sur la touche Action et notre héros crée par magie un bloc de pierre qui fait office de plateforme de fortune. Cette faculté est au cœur de Pyramids et tout le gameplay tourne autour, comme dans Solomon’s Key. Toutefois, le jeu prend sa distance avec son ancêtre dans les dangers rencontrés par le héros. Pics, serpents, statues cracheuses de feu ou boules ambulantes, autant d’obstacles qui vont barrer le passage de l’aventurier dans une ambiance que ne renierait pas le personnage de Spielberg et Lucas. Le vieil homme doit donc faire preuve d’ingéniosité pour prendre possession de l’Ankh, dans des niveaux qui se compliquent au fur et à mesure qu’ils se succèdent.

Jeu d’action dans les premières secondes, Pyramids devient rapidement une suite de casse-têtes qui mettent les méninges en pleine ébullition. Le jeu est certes très simple au début, mais les cellules nerveuses du joueur sont mises à rude épreuve dès qu’un certain cap est passé. Les ennemis deviennent de plus en plus nombreux et sadiques, les salles révèlent des pièges aussi fourbes que Belloch dans les Aventuriers de l’Arche Perdue, et l’agencement des zones pourrait rendre fou le Dalaï-lama, d’un naturel plutôt placide. Par chance, l’explorateur peut obtenir à différents endroits des cartouches de revolvers afin d’anéantir des ennemis qui bloquent le chemin. Qui a dit Rick Dangerous ?



Pyramids est purement un jeu « à scoring », dans lequel la volonté d’être plus fort que le logiciel est surprenante. Si l’objectif affiché est de faire main-basse sur l’Ankh pour ouvrir la porte du niveau, le joueur comprend vite que ce n’est pas le seul but du tableau. En effet, des étoiles sont accordées à chaque salle, faisant office de note générale. Lorsque l’on passe la porte, une étoile est donnée. Si on ramasse tous les trésors et que l’on finit dans le temps imparti, ce sont trois étoiles qui sont accordées. C’est à cet instant précis que Pyramids devient génial ! Chaque zone est constituée d’un ensemble de neufs niveaux et pour passer à la partie suivante, il faut récupérer un certain nombre d’étoiles. Il ne suffit donc pas de finir les salles pour avancer dans le jeu, il faut les conclure avec panache !  Faire et refaire les passages qui n’ont eu qu’une étoile en récompense, afin d’augmenter suffisamment son capital pour accéder aux zones suivantes, voilà un challenge corsé qui plaira aux aventuriers du pad, mais qui bloquera surement les joueurs du dimanche…

« Service après-vente des missions, bonjour »

Techniquement, le jeu est propre et ne s’encombre pas de fioritures inutiles. Les tableaux sont clairs et bien animés, même si un niveau de détail plus poussé aurait tout de même été appréciable. Le jeu pourrait ainsi parfaitement tourner sur une DS pour ce qui est du graphisme. Cependant, quitte à se répéter, le jeu est impeccable en 2D et c’est tout ce qui importe pour un titre de cet acabit qui rend hommage aux années 90. Quant à l’option 3D, il faut avouer que si elle est bien rendue, elle n’en reste pas moins dispensable. Pas de serpents qui sortent de l’écran, par exemple, et c’est bien dommage… Le son n’est pas en reste, avec une musique légère, subtile, aux rythmes mystérieux d’une symphonie orientale. En fermant les yeux, c’est toute l’Egypte Antique qui déboule dans les oreilles. Quel dommage qu’il y ait si peu de pistes !



Le grand atout de Pyramids provient toutefois de sa durée de vie. Il faut en effet un certain temps pour finir le jeu, car la collecte des étoiles nécessaires aux petits contrôles d’étapes n’est pas une mince affaire. Si les premiers tableaux se terminent en se curant le nez avec une main, la suite requiert toute l’attention du joueur et un calme olympien. Et si certains pensent que 54 niveaux, ce n’est pas suffisant, il reste une option bien sympathique offerte par les concepteurs. En photographiant avec la console un QR code lâché au gré de la volonté de l’éditeur, de nombreux tableaux viennent se greffer dans le Passage Secret, une section du jeu qui permet l’obtention de nouveaux niveaux. La 3DS peut en stocker neuf, sachant qu’il est possible de les effacer à volonté. Si ça ce n’est pas du service après-vente !
 

TEST Pyramids (3DSWare) écrit par Artemus le 19 Nov 2011
13/20
La 2D a encore de beaux jours devant elle, Pyramids en est la preuve. Les décors égyptiens sont bien rendus et l’animation est de bon aloi, mais l’option 3D est plus un gadget qu’un réel apport.
17/20
54 niveaux de pur acharnement sadique ! Et si ça ne suffit pas, les options de téléchargement via les QR codes viendront achever les gamers les plus chevronnés.
16/20
Très maniable, répondant au doigt et à l’œil, le vieil aventurier de fera pas de crasse au joueur. L’écran tactile n’est quasiment pas mis à contribution et tant mieux, car son utilisation aurait été inutile.
12/20
Trop peu nombreuses, les musiques aux sonorités orientales sont néanmoins agréables à écouter. Quant aux bruitages, ils sont malheureusement anodins.
La vie révèle bien des surprises au joueur curieux. Qui aurait misé un kopeck sur Pyramids lors des premières présentations ? Et pourtant, sur une 3DS qui ne contient que peu de titres en téléchargement pour le moment, le jeu de Visual Impact Productions fait office de phare que beaucoup d’éditeurs devraient prendre comme repère. Sans être forcément très original et sans disposer d’une programmation technique à tomber à la renverse, Pyramids est suffisamment intéressant pour partir en pôle position des jeux à acheter sur eShop. D’autant que les concepteurs ont choyé leur bébé avec de nouvelles missions à télécharger, gratuitement cela va sans dire. Pour 4 euros, voilà certainement le titre le plus rentable pour l’heureux possesseur d’une 3DS.
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+ Addictif
+ Les QR Codes
+ La durée de vie
+ 4 € !
 
- Techniquement banal
- Prise de tête à certains niveaux.
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

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