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PODCAST #91
E3 2019 : le grand débriefing
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Pour Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2, Game Freak a pris les idées et le moteur des versions Noire et Blanche, les a retouchés et améliorés, puis a rajouté des nouveautés qui viennent enrichir l’expérience. Cependant, l’histoire de cette suite n’est pas au niveau de la précédente, et il faut attendre longtemps avant de jouir pleinement du jeu dans son intégralité, surtout pour ceux qui connaissent déjà bien Unys. Mais la patience est récompensée, puisque collectionner, combattre et interagir avec d’autres joueurs sont autant d’ingrédients de la recette Pokémon qui se montrent toujours aussi efficaces et addictifs. Il faut ajouter à cela un Pokéwood amusant, une Galerie Concorde qui motive à rencontrer d’autres dresseurs, et un Pokémon World Tournament bien corsé pour accroître une durée de vie pourtant déjà infinie. Si Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 ne révolutionnent pas vraiment la série, ils constituent un aboutissement magistral de la cinquième génération, et se montrent riches en promesses pour la sixième génération à venir sur 3DS.
Verdict !

Les +


  • Une cinquième génération de Pokémon aboutie
  • De nouveaux éléments apportés à l’histoire d’Unys
  • Un système de jeu toujours aussi efficace
  • Des lieux inédits
  • Des nouveautés enthousiasmantes
  • Une connectivité poussée
  • Une durée de vie presque infinie
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Les -


  • Une histoire en régression par rapport à la précédente, sans grande surprise
  • Beaucoup de lieux déjà bien connus
  • Un potentiel qui met du temps se révéler
  • Des retouches parfois malvenues dans les musiques
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Pokémon Version Noire 2
Par Ejis, le 12 Nov 2012

Après les versions Noire et Blanche de la désormais célèbre série de RPG Pokémon, qui introduisait une cinquième génération de créatures, les fans ont longtemps spéculé sur une éventuelle version Grise ou un remake des versions Rubis et Saphir. Game Freak a alors créé la surprise en annonçant une suite, qui se décline, comme à l’accoutumée, en deux versions : Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 sur DS. Les épisodes précédents ont été le signe d’un élan de maturité dans une série longtemps vue comme surtout réservée aux enfants. Nous allons donc voir si leur suite se montre comme une digne succession.



Une histoire qui donne « grave la haine, là »

Pokémon a toujours fonctionné selon le même principe : dans un monde où vivent des créatures du nom de Pokémon, les humains peuvent les capturer, les dresser et les faire combattre. Les Pokémon sont de plusieurs types élémentaires différents, disposent donc de capacités plus ou moins puissantes selon la situation, et ont des noms élaborés sous forme de calembours. Le personnage principal est un jeune dresseur qui quitte sa ville natale pour parcourir le monde à la recherche de Pokémon à capturer, et dont le but est de devenir un maître au terme d’une collecte de badges d’arène détenus par des champions. Il est aussi invité à remplir le Pokédex, une encyclopédie sur les Pokémon. En cours de route, il doit faire face à une organisation criminelle qui sévit dans sa région. Comme dans les versions Noire et Blanche, Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 prennent place dans la région d’Unys, deux ans après les premiers épisodes et avec de nouveaux protagonistes, le joueur devant choisir entre un garçon et une fille. Le personnage principal part de la ville de Pavonnay, qui est un nouveau lieu, et découvre une région transformée, peuplée de nouveaux Pokémon issus des générations précédentes. Son ami Matis part en même temps que lui, mais dans un but qui reste mystérieux. D’emblée, le héros rencontre des personnages connus de ceux qui ont joué aux épisodes précédents, comme Bianca, qui remet son premier Pokémon au héros, ou Tcheren, devenu champion de la première arène. Il ne faut pas attendre longtemps pour voir que la Team Plasma, qui avait été démantelée deux ans avant, est de retour pour jouer un mauvais tour. Il faudra donc découvrir leurs nouvelles motivations et qui est derrière tout ça.



Si la perspective d’une suite aux versions Noire et Blanche pouvait faire saliver, notamment parce que l’histoire de ces dernière recelait des réflexions intéressantes sur l’asservissement de l’animal par l’Homme ou le passage à l’âge adulte et le choix à faire pour son existence, il faut reconnaître que celle de Pokémon version Noire 2 et de Pokémon version Blanche 2 est une belle régression. Les motivations de Matis s’avèrent peu convaincantes, à tel point que même les antagonistes le raillent, et l’ensemble trahit un manichéisme facile, voire naïf. Il faut attendre la fin pour enfin sortir de l’ennui, et ce n’est qu’après avoir fini que le plus intéressant se produit enfin, au terme d’une quarantaine d’heures. Il y a bien une réflexion qui ressort, mais elle est maladroitement présentée. Bien que voir ce qu’Unys est devenue est assez agréable, le parcours se complaît dans ce classicisme avec lequel il avait pourtant rompu dans les versions Noire et Blanche. Il est d’ailleurs regrettable qu’il n’y ait pas de surprise majeure. Heureusement, de nouveaux lieux viennent par moments susciter l’intérêt, mais il en aurait peut-être fallu plus. Bien sûr, le joueur n’a pas forcément à attendre une grande histoire d’un jeu Pokémon, mais la barre avait été placée tellement haut qu’une certaine déception s’en dégage, à tel point que les versions Noire et Blanche passeraient presque pour un accident. Les explications apportées sur le Pokémon Kyurem restent néanmoins intéressantes, et justifient de partir à l’aventure malgré tout.



Toujours un système de jeu qui « twiste la tête »

L’histoire de Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 a beau s’avérer en deçà de ce qui pouvait être espéré, force est d’admettre que le système de jeu se montre toujours aussi efficace. Comme dit précédemment, Pokémon est un RPG, et il s’agit de faire combattre les six bestioles qui composent l’équipe dans des joutes au tour par tour. Il y a toujours deux types de combats : ceux contre des Pokémon sauvages et ceux contre des dresseurs. Les premiers sont déclenchés en se promenant dans les hautes herbes ou dans certains bâtiments, de manière aléatoire, sachant que les Pokémon rencontrés diffèrent selon le lieu. Le principe est de baisser la barre de PV (Points de Vie) de l’adversaire de sorte à ce qu’il soit bien affaibli sans être mis K.O. Le dresseur peut alors le capturer en lui lançant des Poké Balls. Les seconds sont enclenchés quand le héros croise le regard d’un autre dresseur ou quand il lui parle. Le but est alors de mettre l’équipe de l’adversaire au tapis. Les Pokémon ayant combattu gagnent des points d’expérience quand un adversaire est mis K.O. Ils peuvent alors gagner des niveaux, voire évoluer à un certain stade. Les Pokémon changent alors de forme, et deviennent plus puissants. Durant un combat, le type d’un Pokémon et les capacités qu’il utilise sont primordiaux et peuvent faire la différence. Quand les Pokémon sont blessés, ils peuvent être soignés gratuitement et à tout moment dans des Centres Pokémon accessibles dans chaque ville. Bien sûr, combattre n’est pas toujours la clé pour obtenir un Pokémon, puisqu’il faut parfois en accoupler ou en échanger.



Le type de combat le plus fréquent est le combat solo, dans lequel un seul Pokémon de l’équipe se bat contre un autre. Il existe néanmoins d’autres types de combat, comme le combat duo et le combat trio, qui voient des Pokémon s’affronter à deux contre deux ou à trois contre trois. Dans le cas du combat rotatif, trois Pokémon sont envoyés sur le terrain, mais seulement un se bat, et il faut les faire permuter selon les besoins stratégiques. Durant la partie, tous les types de combat sont expérimentés contre les dresseurs. Il peut même y avoir des affrontements en combat duo contre des Pokémon sauvages. Durant l’aventure, le héros est ponctuellement accompagné par un autre protagoniste qui se joint aux combats et soigne les Pokémon de l’équipe. Il est appréciable que, comparés aux versions Noire et Blanche, Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 offrent plus d’opportunités de s’adonner à tous types de combats, ce qui apporte de la variété à l’aventure et permet de rompre la monotonie. La recette habituelle de la série est donc appliquée avec toujours autant de brio.



Les déplacements se font en vue de dessus, en marchant ou en courant. La région d’Unys est composée de plusieurs villes qu’il faut atteindre en parcourant des routes ou des grottes, où attendent des dresseurs prêts à en découdre. Il est aussi possible de trouver des objets qui deviendront utiles en route, outre le fait que certains sont invariablement en vente dans les boutiques de chaque Centre Pokémon, comme notamment les potions et les Poké Balls. Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 s’avèrent parfois assez difficiles, voire quelque peu épuisants, ce qui rend salutaire la présence d’infirmiers au milieu de certains parcours. Cependant, la difficulté se montre parfois inégale, et certains boss sont même plutôt simples à battre même s’il est parfois nécessaire d’aller gagner des niveaux contre des Pokémon sauvages. Mis à part les nouveaux lieux, les connaisseurs des versions Noire et Blanche ne seront pas trop dépaysés, les localités qu’ils connaissent déjà ne subissant pas toujours de modifications majeures. Il faut néanmoins remarquer que les arènes sont souvent très intéressantes, et poussent encore plus loin le principe d’arènes à thèmes, jusqu’à donner une musique d’ambiance différente avant chaque champion, ce qui contribue aux différentes atmosphères.

Les menus ne changent pas par rapport aux versions Noire et Blanche. Que ce soit en terrain ou en combat, tout est toujours aussi navigable, et la présence d’un raccourci vers le dernier objet utilisé reste un bel atout. En combat, sélectionner une action à effectuer reste simple et clair, tout comme le sac en terrain, qui propose toujours un système de raccourcis grâce au bouton Y, qui déploie un menu spécial permettant d’accéder directement à un objet spécial, comme la bicyclette, par exemple. Bien évidemment, la possibilité de naviguer grâce à l’écran tactile est très confortable.



Ainsi, si ces suites ne prétendaient pas révolutionner la série, Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 offrent plus de finition à un système de jeu déjà sublimé par les versions Noire et Blanche. Bien entendu, des nouveautés sont présentes, et sont là pour donner leur intérêt à ces versions.

Du nouveau dans la région d’Unys

La majorité des activités proposées par les versions Noire et Blanche sont conservées dans Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2. Le métro de combat permet toujours d’affronter des dresseurs dans des rames de métro afin d’accumuler des points de combat qui peuvent être échangés contre des objets. Le Music-hall offre toujours la possibilité à un des Pokémon de l’équipe de se donner en spectacle. La région est toujours rythmée par l’heure et les saisons, ce qui peut modifier les Pokémon rencontrés. Il est donc indispensable de visiter et revisiter Unys pour tous les attraper.



La région d’Unys étant quelque peu transformée, de nouveaux Pokémon issus de toutes les générations peuvent y être trouvés, et offrent une grande complémentarité avec les versions Noire et Blanche, ce qui ne déplaira pas aux collectionneurs ne possédant pas les versions des générations précédentes. Ces versions en comportent 300 à elles seules sur les 649 existants. En plus de Pokémon dont la présence peut s’avérer surprenante dans cette région, Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 introduisent deux monstres jamais vus dans la série : Kyurem Noir et Kyurem Blanc. Il s’agit en réalité de deux nouvelles formes redoutables du Pokémon Kyurem, apparues grâce à un phénomène expliqué durant l’aventure. Il faut attendre très longtemps avant de pouvoir les obtenir, ce qui est plutôt frustrant. Ils possèdent les capacités Éclair gelé et Feu Glacé, qui sont très puissantes et peuvent même paralyser ou brûler. Kyurem Noir et Kyurem Blanc, qui ont été la première nouveauté présentée, tiennent donc leur promesse et s’avèrent être des atouts bien puissants.


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Le Pokédex peut désormais contenir des informations sur les habitats. Il est ainsi possible de savoir quels Pokémon vivent dans chaque lieu d’Unys, ce qui donne des précisions utiles sur le lieu dans lequel le héros se trouve. Un autre ajout concerne le sac, puisqu’il contient désormais une poche supplémentaire : le fourre-tout, grâce auquel on peut avoir directement accès à un objet utilisé fréquemment sans avoir à le chercher dans les autre poches, très vite bien remplies. Toujours dans le sac, il y a maintenant plus de choix dans les critères de classement des objets, selon les besoins du joueur.

Parmi les nouveaux lieux accessibles se trouve le Pokéwood, la ville du cinéma. Elle offre au héros la possibilité de tourner des films qui peuvent alors être projetés. Le but est de respecter le script et d’enthousiasmer la critique. Les scénarios sont très variés, et sont un hommage délectable aux différents genres des films hollywoodiens. Les parodies et les clins d’œil sont légion, et regarder ses films après leur réalisation est un régal. L’interface de tournage est héritée de celle des combats, puisque les films mettent tous en scène des combats de Pokémon intégrés à une histoire. Il s’agit donc d’exécuter la bonne attaque à chaque scène, et de choisir la bonne réplique lorsque cela est nécessaire. Il faut donc garder un œil attentif sur le script pour que le film soit un succès. La réception du public se voit pendant la projection, et se retrouve chiffrée au Box Office. Si le film marche bien, le héros peut alors être convié à jouer dans une suite. Le but est bien sûr de devenir une star du cinéma Pokéwoodien, et le tout est bien motivant et amusant, bien que les films ne soient pas de vraies séquences animées, mais plutôt des combats scriptés.



Autre nouveauté : le Pokémon World Tournament, qui propose au joueur de se mesurer aux dresseurs d’Unys dans des championnats, mais aussi aux champions régionaux, voire aux champions nationaux, venus de toutes les régions du monde de Pokémon depuis la première génération. Ainsi, le héros est confronté aux meilleurs dresseurs dans des combats sans merci, au terme desquels il reçoit des points de combat, échangeables contre des objets. Des dresseurs peuvent être aussi téléchargés, comme les champions du monde 2012, histoire de voir si l’équipe est à la hauteur. Le Pokémon World Tournament est une idée très stimulante, voire jouissive, puisqu’elle mêle la nostalgie à la rage de vaincre.

Afin de se mettre à la page, Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 proposent une collecte de médailles, similaire aux prouesses de la Place Mii de la 3DS. Elles sont remises dès lors que le joueur a accompli des actions comme dépenser une certaine somme ou faire un certain nombre de pas. Afin d’aider le joueur au fur et à mesure dans sa collecte, des Médailles-Indices sont distribuées. En soi, la quête des médailles n’est pas indispensable, mais elle offre un défi supplémentaire aux joueurs les plus assidus, qui pourront alors arborer fièrement leurs meilleures récompenses sitôt entrés en contact avec d’autres joueurs.



Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 proposent plusieurs nouvelles options dans le Lien Unys, qui viennent enrichir le jeu, notamment le Trousseau, qui se voit débloqué une fois le jeu fini une première fois, et qui propose des options telles que changer la difficulté des combats. Il y a un Trousseau différent dans chaque version, et il faut échanger les clés pour tout débloquer. Le Chrono-Lien propose de synchroniser le jeu avec les versions Noire et Blanche, afin de débloquer des événements supplémentaires dans le jeu. Cela peut se faire en local en utilisant deux DS, ou sur Internet via le Pokémon Global Link. Le Lien Nintendo 3DS permet d’obtenir les objets et les Pokémon provenant du logiciel RAdar Pokémon. Le Lien Unys est une nouveauté bienvenue qui permet de vivre le jeu différemment.

Les nouveautés présentes dans Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 sont un plus indéniable par rapport aux versions Noire et Blanche, et permettent de renouveler l’intérêt d’une cinquième génération déjà riche. Et la connectivité n’est pas en reste.



La connectivité encore plus au service de l’entraide

Dans Pokémon, le joueur ne peut jamais finir complètement le jeu seul, puisque la déclinaison en deux versions rend certains Pokémon introuvables dans l’une ou l’autre. Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 continuent bien sûr d’exploiter ce principe, et les dresseurs doivent donc effectuer des échanges pour pouvoir remplir leur Pokédex. Outre les échanges, les dresseurs peuvent faire combattre les Pokémon qu’ils ont entraînés pour se mesurer les uns aux autres. L’un des moyens d’effectuer ces actions est de passer par la Salle Union, accessible depuis un Centre Pokémon, en sans-fil ou sur Internet via la connexion Wi-Fi grâce aux Codes Amis. Plusieurs joueurs sont alors réunis dans une salle et peuvent se parler les uns aux autres. Il est aussi possible d’échanger et combattre en ligne contre des inconnus. La GTS propose de laisser un Pokémon contre lequel une autre créature peut être demandée. Des échanges peuvent être aussi faits en direct. Cependant, il n’est pas rare de tomber sur des tricheurs, qui ont tendance à proposer des Pokémon aux statistiques toutes étonnamment excellentes ou à proposer des Pokémon communs contre de grosses raretés. Le plaisir est alors gâché, et il vaut mieux faire confiance à ses amis pour jouer dans les règles.



Comme dans les versions Noire et Blanche, le héros se voit remettre un appareil : le C-Gear, qui dispose de plusieurs fonctions sans-fil comme en Wi-Fi. Grâce aux ports infrarouges incorporés dans les cartes de jeu, les joueurs peuvent interagir rapidement pour combattre ou échanger leurs Pokémon et leurs Codes Amis. Comme le StreetPass de la 3DS, le C-Gear permet de détecter les autres joueurs à proximité et d’obtenir quelques informations sur eux. La connexion sans fil propose aux joueurs d’effectuer des missions dans la forêt du Heylink, située au centre de la région d’Unys. Le joueur s’y voit proposer plusieurs missions, auxquelles les autres peuvent prendre part en s’invitant dans son monde. Toujours grâce au sans-fil, le joueur peut s’amuser à faire des sondages sur les joueurs alentours afin de réunir des informations amusantes sur leurs habitudes de joueurs. Sur Internet, la Synchro-Jeu permet d’endormir un Pokémon pour l’envoyer dans le Pokémon Dream World, accessible via son navigateur sur le Pokémon Global Link. De plus, la Synchro-Jeu de Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 est un moyen de faire fonctionner le Chrono-Lien. Il faut remarquer que le C-Gear a troqué les alvéoles des versions Noire et Blanche contre une interface circulaire plus épurée, et de ce fait plus ergonomique.



Le Pokémon Dream World, évoqué précédemment, propose au joueur une expérience en ligne dans laquelle il peut cultiver des baies, acheter des objets pour sa maison et interagir avec d’autres joueurs pour obtenir des objets rares. Différents lieux exclusifs sont accessibles et permettent de croiser certains Pokémon qui seraient introuvables dans Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2. Pour les obtenir, il faut se lier d’amitié avec eux en jouant à des mini-jeux. Ils peuvent alors être ramenés dans la forêt du Heylink puis capturés une fois le Pokémon réveillé. Qui plus est, des évènements sont parfois organisés sur le Pokémon Global Link, et permettent d’obtenir des Pokémon très rares ou de nouvelles interfaces pour le Pokédex et le C-Gear. En ligne, le jeu prend une tout autre dimension à la fois complémentaire et amusante.



Des aspects hérités de la Place Mii de la 3DS ont été apportés à Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 grâce au C-Gear. Un autre nouveau lieu a fait son apparition dans la région d’Unys : la Galerie Concorde. Déserte au départ, ce centre commercial doit être rempli par le joueur et gagner en réputation. C’est là que le C-Gear intervient, puisque les dresseurs croisés circulent dans cette galerie. Ils peuvent alors être invités à ouvrir des commerces tels que des magasins, des restaurants ou des stands de jeu. Il faut alors inciter ceux qui circulent à fréquenter ces commerces en fonction de ce qui les intéresse, et ainsi faire monter le niveau des étalages. Plus ces étalages sont fréquentés et appréciés, plus la Galerie Concorde gagne en réputation. Les objets proposés deviennent alors de moins en moins chers, ce qui peut s’avérer pratique dans le jeu solo. L’idée de cette galerie est excellente, et montre la direction plus "sociale" à prendre pour les futurs jeux Pokémon qui paraîtront sur 3DS. Comme il est plus improbable, en France, de croiser d’autres joueurs de Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 que de faire du StreetPass en ville, la Galerie Concorde peut être peuplée grâce aux joueurs rencontrés en ligne, ce qui offre plein de manières de jouir de cette fonction.



Une réalisation qui fonctionne toujours aussi bien

Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 utilisent le même moteur que les versions Noire et Blanche. Graphiquement, il s’agit toujours de la même 2,5D qui a tendance à pixelliser de temps en temps, pour des raisons liées aux capacités de la DS. Le tout est toujours agréable à l’œil, même si ce n’est pas toujours magnifique. Certains environnements ont même tendance à se démarquer, et les modifications liées aux changements de saison rendent la région d’Unys très vivante. Il y a toujours de petits effets de caméra par-ci par-là, ce qui donne un peu de vie. Quelques modifications ont été faites sur le rendu des combats afin de mieux appuyer la 3D, et des effets visuels ont été légèrement améliorés. À vrai dire, même si c’est graphiquement très similaire aux épisodes précédents, les petits ajouts et retouches rendent l’ensemble plus savoureux. Les musiques, composées, entre autres, par Jun’ichi Masuda, sont quasiment les mêmes qu’avant, sauf bien sûr pour les nouveaux lieux. Seuls certains thèmes de combat ont été retravaillés, mais ces nouvelles versions semblent étonnamment plus fades et arrivent parfois même à retirer plus qu’elles n’apportent, ce qui est dommage. Cela reste une jolie bande-son, et les ambiances sont bien retranscrites sans agresser l’oreille. Du point de vue du maniement, les boutons ne trahissent pas le joueur lors des déplacements, et les menus tactiles sont très ergonomiques et lisibles. Les jeux Pokémon n’ont jamais été ce qui ce fait de mieux techniquement, mais le tout tient très bien la route et utilise à merveille les capacités de la DS.



L’aboutissement d’une génération

La cinquième génération trouve en Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2 une belle conclusion, malgré une histoire un peu décevante par rapport à ce qui avait été fait dans les versions Noire et Blanche. Sitôt passé cet écueil, la recette est toujours appliquée avec brio, et se voit agrémentée de nouveaux ingrédients qui relancent l’intérêt de la région d’Unys, et de Pokémon en général, tant en solo qu’à plusieurs, garantissant une durée de vie presque infinie pour les joueurs les plus enthousiastes. Une simple version Grise se serait probablement révélée bien fade à côté de ces versions, devenant indispensables pour ceux qui possèdent les épisodes précédents et désirent prolonger l’aventure.


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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo DS
Editeur
  • Nintendo
Développeur
  • Game Freak
Genre
  • RPG
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   12 octobre 2012
   7 octobre 2012
   23 juin 2012

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