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Si la DS permet de faire un tas de choses avec son écran tactile, peu de jeux permettent vraiment au joueur d'apporter sa contribution à l'univers qu'il traverse. Il y a déjà eu quelques expérimentations, comme Pac'n Pix qui permettaient de dessiner un Pac-Man de son crû, mais c'est à peu près tout. Drawn To Life compte bien changer la donne, en vous permettant de dessiner à votre guise le monde qui vous entoure.![]() Votre nom : Dieu.Attention, dans Drawn To Life, vous n'êtes pas un petit lutin paumé ni un plombier qui se balade dans des tuyaux dégoûtants. Là, vous endossez un rôle autrement plus important : celui du Créateur. Tout commence dans le monde des Raposa (sans s au pluriel, comme les Pokémon), qui, à cause de Wilfre, le méchant de l'histoire, dépérit à vue d'œil.Tout le village est recouvert par les ténèbres et tous les Raposa qui y habitaient sont partis voir ailleurs, de peur de se faire engloutir par les nuages noirs. Seuls sont restés le maire, sa fille et son ami, espérant qu'un jour le Créateur réponde à leur appel pour les sortir de la panade. C'est là que vous entrez en jeu. Car un jour, le Créateur décide enfin de se bouger le derrière pour faire quelque chose et crée un avatar pour le représenter dans le monde des Raposa. Votre mission consistera donc à contrôler cet avatar, afin d'aller sauver tous les Raposa qui se sont perdus en quittant le village, aider à reconstruire le-dit village, et enfin vaincre le terrible Wilfre afin de faire disparaître les ténèbres à jamais. Bref, vous voilà avec une mission de la plus haute importance. Le scénario du jeu se veut assez original et même s'il n'évolue pas beaucoup au fur et à mesure de votre progression, il reste suffisamment intéressant pour donner envie de connaître la suite. Partons donc à l'aventure, et n'oubliez pas votre stylet, vous allez en avoir besoin.
Tout reste à faire.La grande originalité de Drawn To Life, comme son nom l'indique, c'est de vous offrir la possibilité de dessiner vous-même un paquet des éléments qui vous entourent. Tout commence par l'avatar qui vous représentera. Quand le moment sera venu de le créer, un éditeur de dessin tout simple s'affichera sur votre écran, vous permettant de créer tout ce qui vous passe par la tête. Bien sûr, il ne s'agit pas là de transposer un Paint Shop Pro sur DS. Vous avez juste à votre disposition une trentaine de couleurs, deux épaisseurs de crayon, une gomme et un pot de peinture pour remplir toute une zone. Mais c'est bien assez pour laisser libre cours à votre imagination.Il suffit donc de choisir une couleur puis de barbouiller la zone qui vous est offerte pour créer ce que vous désirez. Il est possible de zoomer une ou plusieurs fois afin d'être plus précis. Et si le stylet n'est pas votre fort, vous pouvez toujours dessiner plus classiquement à l'aide de la manette, en suivant une grille qui vous permettra de corriger les imperfections. Bref, cet éditeur de dessin vous sera bien utile et se relève bien suffisant pour ce que vous allez en faire. Nous en étions restés à la création de votre avatar. Le jeu vous laisse un choix total sur ce que vous pouvez dessiner. La seule limitation, c'est que votre personnage doit avoir une forme un tant soit peu humaine : deux jambes, deux bras, une tête, le minimum syndical pour qu'il soit assemblé et animé correctement. Mais en dehors de ça, c'est vous qui décidez de ce que vous allez dessiner : cela peut tout autant être un animal qu'un humain, un objet ou n'importe quoi d'autre. Et vous avez intérêt à faire quelque chose qui vous plaît, car votre personnage vous accompagnera tout le long de votre aventure chez les Raposa. Une fois votre avatar créé et nommé, vous partez enfin à l'aventure afin de collecter des pages du Livre de la Vie et secourir les Raposa perdus. Mais bien sûr, votre avatar n'est pas l'unique chose que vous allez devoir dessiner. Au cours de votre aventure, vous allez devoir jouer du stylet très souvent. Lorsque vous êtes dans le village, on vous demandera parfois de dessiner un élément : cela pourrait être le Soleil qui brillera dans le ciel, ou le cadran de l'horloge de la mairie. Une autre fois, vous devrez aussi dessiner vous-même les armes qui vous serviront dans les niveaux. À vous de vous dessiner un petit flingue ou un gros bazooka, voir n'importe quoi d'autre si ça vous chante. Enfin, dans les niveaux que vous traverserez, vous rencontrerez parfois des chevalets qui permettent de dessiner des éléments du niveau. Cela peut être des blocs sur lesquels vous marcherez, des plate-formes, des interrupteurs, des véhicules, ou tout un tas d'autres choses. Une fois que vous avez fini de dessiner un élément, il apparaîtra ensuite tel quel dans le monde et vous le retrouverez parfois au détour d'un autre niveau. Il est amusant par exemple de revoir les nuages que l'on a dessinés dans le premier niveau une fois qu'on a atteint le dernier monde. La seule limitation qui vous sera parfois imposée, c'est de respecter la forme générale de l'objet à dessiner. La plupart du temps, votre limite reste un gros rectangle, où vous êtes libre de dessiner n'importe quoi. Mais parfois, vous serez limité par une forme un peu plus restrictive, notamment lorsque vous dessinerez les armes que vous utiliserez. Cependant, ces formes sont loin d'annihiler toutes vos possibilités. Bref, Drawn To Life offre de nombreuses occasions de montrer de quoi vous êtes capable. Et pas besoin d'être un virtuose du dessin pour faire des petits trucs sympathiques. | Du moment que vous ne dessinez pas du
n'importe quoi complet, tout ce que vous créez est intégré de façon
très crédible dans le jeu. Bien sûr, il est impossible de faire des
choses tellement belles qu'elles pourraient se confondre avec le vrai
décor, mais les possibilités restent tout de même très étendues. Voilà
donc un concept très bien trouvé, qui plaira à ceux qui aiment
personnaliser les jeux auxquels ils jouent. Rien que le fait de créer
de toute pièce son héros est une bonne idée, mais le fait de pouvoir
ensuite créer l'univers qui l'entoure est encore mieux. Bien entendu,
cela n'a aucun effet sur le gameplay en lui-même (même si vous dessinez
un personnage sans bras, il pourra se servir de ses armes), mais voir
ses créations intégrées dans le jeu reste très amusant.
Mais c'est pas tout !Cependant, si Drawn To Life ne reposait que sur ce concept, cela ferait un jeu sans grand intérêt. Voilà pourquoi le jeu offre deux phases de gameplay bien distinctes.Dans la première, vous vous baladez dans le village des Raposa, en vue de dessus comme dans un RPG. Vous pouvez discuter avec les villageois, mais la plupart du temps, vous n'aurez qu'un seul objectif qui consistera à aller voir tel personnage ou aller à tel endroit. Ce n'est pas la phase la plus palpitante, mais elle permet de se reposer entre deux aventures et vous permet en outre de faire avancer le scénario, qui reste assez intéressant sans être très complexe. C'est là également que vous pourrez acheter différents éléments à l'aide des pièces collectées pendant votre aventure, afin de vous aider à progresser. Vous pourrez par exemple acquérir des nouvelles couleurs, des tampons (par exemple, des yeux à appliquer sur votre avatar), ou encore des mouvements supplémentaires. Bref, cette phase de balade dans le village reste assez intéressante. Mais le plus gros de votre aventure se fera dans la seconde phase, celle de la plate-forme. Dans celle-ci, vous contrôlez votre avatar comme dans n'importe quel jeu du genre : une touche pour sauter, une autre pour attaquer, et c'est parti. Vous allez devoir faire face à un tas d'ennemis, récolter des pièces, délivrer des Raposa, collecter des morceaux de page du Livre de la Vie et bien évidemment éviter de tomber dans le vide en sautant entre deux plate-formes. Vous allez donc traverser différents niveaux, eux-même découpés en zones qui contiennent chacune un ou plusieurs Raposa, et un ou plusieurs morceaux de page. Chaque zone est vaste, c'est pourquoi vous allez devoir les fouiller en long, en large et en travers pour trouver tous les secrets qu'elle renferme, car le jeu ne vous laissera pas passer à la zone suivante tant que vous n'aurez pas libéré tout le monde et collecté tous les morceaux que la-dite zone referme. Une bonne chose, puisque cela vous empêche d'oublier des choses en route, vous obligeant, une fois arrivé à la fin du niveau, de revenir tout au début parce que vous y avez oublié un petit morceau de page. Drawn To Life est donc, en gros, un jeu de plate-forme assez classique, mais efficace. En dehors de la possibilité de dessiner votre environnement, le jeu n'offre pas de superbes innovations dans le genre, mais reste tout de même très intéressant et amusant. Les niveaux sont vastes, nombreux et n'ont rien à envier à ceux des ténors du genre. Il est bon de voir que l'équipe de développement n'a donc pas tout misé sur la possibilité de créer ce qui vous entoure, puisque le jeu resterait très bon même sans cela.
Dessinez c'est gagnéEn conclusion, Drawn To Life est un très bon jeu, non seulement de par la très bonne idée qu'on eut les développeurs de vous permettre de dessiner tout ce qui vous passe par la tête, mais en plus parce qu'il s'agit là d'un jeu de plate-forme plus que correct pour la console portable de Nintendo.Le jeu n'est pas horriblement long, mais suffisant pour vous tenir en haleine jusqu'au bout. Il contient en effet quatre mondes, chacun ayant quatre niveaux, tous assez vaste pour vous permettre d'y passer de nombreux minutes. De plus, tous renferment différents secrets (des bulles que vous pouvez collectionner et qui contiennent de nouvelles palettes de couleurs, des tampons ou des musiques) à côté desquels il est très facile de passer. Bref, il vous faudra tout de même du temps pour en venir à bout. 5TH Cell nous offre donc là un soft très sympathique, pour peu que vous soyez prêt à retrousser vos manches afin de dessiner ce qu'on vous demandera. Même si l'idée aurait sans doute pu être encore mieux exploitée, tout cela est déjà très bien utilisé. Si en plus, le reste du jeu est loin d'être mauvais, les amateurs de plate-forme n'auront aucune raison de bouder ce petit jeu. En plus, vu son éditeur, il ne se verra sans doute pas offrir une énorme distribution ni une campagne de pub éclatante. Alors, si le concept vous attire, n'hésitez pas. |

