© 2002-2008 nintendo-difference.com


En matière d’action-RPG, les joueurs ne sont pas vraiment aux anges sur Nintendo DS. Après un Children of Mana plus que moyen, voici que débarque ce Final Fantasy Crystal Chronicles : Ring of the Fates. Square Enix était attendu au tournant après un premier épisode sorti sur GameCube en 2004 qui n’avait pas du tout convaincu l’ensemble des joueurs. La faute à un système de combat mou du genou, allié à la nécessité de devoir posséder quatre Game Boy Advance et les amis qui vont avec pour pouvoir profiter pleinement du jeu. Ce nouvel opus sur DS arrivera t’il à corriger les errances de son grand frère ?Une lune rouge, et des monstres pas contentsQuand le soleil disparaît, certains soirs, une grande lune rouge annonciatrice du mal qui pervertit le royaume, envahit la nuit. C’est dans un univers empli de magie que nous retrouvons les deux héros de très jeune âge, Yuri et Chelinka, jumeaux vivant dans un bled de trois baraques, éduqués par leur père bûcheron et leur deux tuteurs aux passés obscurs, Alhanalem et Meeth. Les deux jumeaux vont découvrir qu’ensemble, ils disposent d’un pouvoir dont ils ne soupçonnaient pas jusque là l’existence et vont un jour gaiement partir à l’aventure. Durant leur premières cambrioles, ils vont se retrouver face à d’étranges créatures mutées en monstres hargneux à cause d’un morceau de cristal rouge incrusté dans leur corps. Les deux jumeaux décident de savoir d’où provient cet étrange cristal mais une ombre rôde sur leur pas… Le monde de FFCC est composé de quatre races à la psychologie et aux coutumes différentes. Yuri et Chelinka appartiennent aux Clavats, l’équivalent des hommes. Viennent après les Yukes dont Alhanalem fait parti, de grands humanoïdes au coup d’autruche dont l’accoutrement en ferait rire plus d’un. C’est une race très ancienne qui s’est spécialisée dans les arts magiques depuis des siècles. Suivent ensuite les Selkies peuplant les profondeurs de la forêt. Ce sont des sauvageons armés d’arcs et n’alignant pas plus de deux mots et enfin vient le peuple des Lilties dont Meeth est originaire, le croisement inattendu entre un hobbit et un chou fleur. De nature protectrice, ils sont tournés vers l’alchimie. La première chose qui frappe en démarrant une partie de ce Final Fantasy est sa qualité technique. Après nous avoir surpris graphiquement parlant dans Final Fantasy III, Square Enix nous démontre une fois de plus ici sa maîtrise de la DS. Comme quoi, la petite portable est capable de très belles choses en matière de 3D lorsque les développeurs s’en donnent les moyens. Le plus surprenant est que le tout reste fluide, excepté quelques petits ralentissements pas du tout gênants lorsque l’écran commence à être trop surchargé. Et pourtant il faut dire que les processeurs de la console sont mis à rude épreuve, entre votre équipe composée de quatre personnages, les nombreux monstres affichés, les sorts éclatant dans tous les sens... Mention spéciale aussi à la fluidité des animations des personnages qui sont dans l’ensemble détaillées et très naturelles. Quant à la bande sonore de Kumi Tanioka, elle est composée de nombreux thèmes médiévaux de qualité et collant parfaitement aux différents environnements. Regorgeant de variétés, l’univers de FFCC vous amènera au cours de votre quête à voyager l’épée à la main dans des grottes obscures, des forêts étranges, ou encore dans des ruines antiques regorgeant de magie. Le chara-design assez enfantin en irritera plus d’un, surtout quand on le découvre durant les premières heures, plongé dans une histoire niaise au possible. Mais au bout de quelques donjons, un scénario assez sombre et surprenant se dévoile laissant place à une grande quête comme il se doit pour tout action-RPG digne de ce nom. | Un gameplay qui part au quart de tourComme pour le premier épisode, on se retrouve face à un action-RPG avec vue en 3D isométrique. En parcourant le premier niveau, une espèce de tutoriel rempli de Moogles à chaque recoin, on prend conscience de la profondeur peu commune du gameplay qui nous est servit dans cet Action-RPG. En effet votre personnage pourra enchaîner d es coups normaux, charger en maintenant le bouton appuyé un coup à la Link, porter des objets, sauter sur des monstres, exécuter des spéciaux monnayant quelques points de compétences…Vous stockerez par ailleurs dans votre inventaire tout un tas de magies appelées magilithes. Reprenant les sorts classiques de la saga (feu, glace, soin, etc.), elles seront en usage limité et accessibles à partir de l’écran tactile de la DS.Et ce n’est pas tout car très tôt dans l’aventure, votre équipe se verra étoffée par l’arrivée de nouveaux personnages. Sans trop vous en dévoiler, chaque membre aura ses propres armes et spécialités (magie, combat, tir à l’arc) mais aussi des fonctionnalités comme le double saut, faire apparaître des éléments invisibles. Chose originale, un des personnages se servira de sa… marmite pour réaliser tout un tas d’actions. Comme se lancer à l’interieur pour striker en plein dans le mille les adversaires, créer des magilithes en touillant au stylet ou encore s’envoler en s’accrochant sur sa marmite pour atteindre des plateformes jusque là inaccessibles. Quand vous jouerez seul, par une simple pression sur l’écran tactile, vous pourrez switcher entre les différents personnages. Si jamais un de vos équipiers se retrouve bloqué contre un mur ou se meurt au fond d’un gouffre, à l’aide d’un petit clic sur le bouton L, vous pourrez le faire réapparaître à vos côtés. Le meilleur Action-RPG de la DS![]() En définitif, Final Fantasy CC : The Ring of the Fates est une excellente surprise. Techniquement au top de ce que propose la DS, il possède également un gameplay très chiadé. On ne décroche pas un instant tant les donjons s’enchaînent parfaitement les uns après les autres, se situant toujours dans des environnements variés et servis par une ambiance sonore des plus réussies. |

