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PODCAST #84
Switch, Pokémon et indés : la Triforce
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N'est pas nanar qui veut. Ce n'est pas en annonçant à l'avance qu'une œuvre sera nanardesque qu'elle le devient automatiquement. Shaq Fu : A Legend Reborn rate totalement le coche dans son approche, que ce soit dans ses aspects techniques à la rue ou son travail d'habillage ni drôle pour la plupart du temps, ni satirique dans ses punchlines. Après plus de quatre années de développement, le résultat, se cachant derrière un insipide second degré, n'est finalement même pas à la hauteur de son illustre ancêtre qui avait su obtenir le statut de jeu culte tout au long de deux décennies. Cette suite, elle, même offerte gratuitement, sera oubliée en 2019.
Verdict !

Les +


  • Les origines du héros bien trouvées
  • Quelques vannes rigolotes
  • La bande-son de qualité
  • Gratuit pour certains...
barre

Les -


  • ... Beaucoup trop cher pour les autres
  • Un humour lourd et douteux la plupart du temps
  • Techniquement inacceptable
  • Un gameplay foireux
  • Les animations et hitboxes à la rue
  • Hyper court et sans véritable rejouabilité
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Shaq Fu : A Legend Reborn
Par Chozo, le mercredi 25 juillet 2018

Véritable monstre physique, technique et médiatique durant toute sa carrière en NBA, Shaquille O'Neal est l'un des rares athlètes (à l'exception évidente des simulations sportives) à bénéficier d'une exploitation de licence dans l'univers du jeu vidéo. Malheureusement, les coûts souvent astronomiques d'exploitation de l'image et du nom d'une star engendrent souvent des titres peu inspirés qualitativement. Shaq Fu, sorti en 1994, ne dérogeait pas à la règle, mais conserve aujourd'hui étonnement une aura positive, la nostalgie ayant convenablement fait son travail. Désigné par beaucoup de critiques spécialisés parmi les dix pires titres de l'histoire, ce jeu de combat mettant en scène Big Diesel, a marqué son époque avec beaucoup de second degré et de médiocrité, à un tel point que le site web Shaqfu.com s'est dévoué à détruire toute copie du titre en achetant le jeu à quiconque le possède. C'était sans compter sur le studio Big Deez Productions, dont les membres sont originaires de projets divers, comme les franchises HALO, Street Fighter, Final Fantasy ou Alan Wake. Ce studio avait lancé en 2014 un projet de suite à Shaq Fu aux moyens d'un financement participatif sur la plate-forme Indiegogo. Ce nouveau titre, intitulé Shaq Fu : A Legend Reborn, est parvenu à récolter 458 884 de dollars et a été officiellement annoncé en mai 2017. Reprenant ce ton décalé, le jeu propose selon ses développeurs un beat-them-all classique, mélangeant les mécanismes de Street Fighter et de Devil May Cry. Oui, rien que ça.

Shaqtin' A Fool

Parlons d'un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître. Les souvenirs restent un mystère dans ce qu'un cerveau choisit d'enregistrer ou non pour l'inscrire tel Joie de Vice-Versa dans la mémoire à long terme d'un individu. Pour le rédacteur de ce test, trois événements principaux lui reviennent à l'esprit pour cette année 1994 somme toute aujourd'hui plutôt lointaine. Le premier est ce quart de finale mythique de la coupe du monde aux États-Unis entre le Brésil et la Hollande, se terminant par le score de 3 à 2, voyant surtout l'attaquant Bebeto dédier son but à son bébé fraîchement né en imitant son bercement avec ses bras. Le second est ce passage hilarant entre Samuel L. Jackson et John Tavolta dans Pulp Fiction, s'offusquant du fait que les Hollandais (oui encore eux) accompagnent leurs frites avec de la mayonnaise. Enfin, le troisième est Shak Fu, ce jeu jugé tellement mauvais qu'il en est devenu un monument culte, surtout que le fan de NBA cherchait coûte que coûte à récupérer toute œuvre en lien avec cette ligue américaine. Une ligue inaccessible à cette époque, les décodeurs de Canal +, en complément d'être essentiellement utilisés pour les premiers samedis du mois, ne permettant de ne voir qu'un seul match par semaine (et ce tard dans la nuit). Faisant fi des avis des critiques, les fans que nous étions ont acheté le jeu les yeux fermés, engendrant des chiffres de vente en décalage total avec les ridicules propositions offertes par le titre. Le succès est tel que le plus grand joueur de tous les temps (le GOAT, seuls les vrais savent), Sir Michael Jordan himself, a imité le gros Shaq quelques mois après en autorisant l'exploitation de son image dans le non moins douteux Michael Jordan : Chaos in the Windy City. Mais cette fois, le public était déjà prévenu : grosse licence, type de jeu en dehors de la zone de confort de la célébrité mise en avant, concept d'action /combat avec des balles de basket de feu et de glace, le tout est bien trop gros pour se faire berner une seconde fois.

La culture du nanar et la nostalgie de bons souvenirs d'enfance aidant, à l'image des mauvais films d'action des années 90 que le public garde pourtant bien au chaud dans son cœur, Shaq Fu n'engendre aujourd’hui que des sentiments de sympathie, et c'est sur cette base que s'est construite la velléité d'en produire une suite qui n'a pourtant aucun lien avec le jeu original, avec bien entendu la volonté d'en imiter le succès commercial. Mais avec la communication et le pouvoir d'internet, les premiers doutes émergent. Une suite opportuniste se moquant de ses origines peut-elle donner un vrai bon jeu ? Après le doute et les questions vient la certitude. Saber Interactive proposant la gratuité de Shaq Fu : A Legend Reborn aux joueurs Switch en compensation de son travail honteux sur son titre de basket précédant, NBA Playgrounds, il semble que même ses développeurs le savent déjà : ce sera un mauvais jeu. Mais sera-t-il culte ?

Drunken Master

Le jeu se lance, et première déconfiture : des temps de chargement incroyablement longs (tiens ça rappelle NBA Playgrounds, n'est-ce pas ?) pour n'afficher qu'un écran de menu principal. Ça commence très mal. On enchaîne avec le lancement d’une nouvelle partie, et bim, une barre de chargement atteignant allègrement la minute et demie apparait puis la cinématique démarre enfin... et trouve pourtant encore le moyen de saccader. L'histoire est présentée, pour découvrir que le joueur devra suivre les aventures de Shaq Fei Hung, un orphelin du village de Hunglow (la finesse est de mise, Hunglow étant une expression signifiant littéralement « grosse bite qui pend très bas », éloignez les enfants de l'écran s'il vous plait) et chauffeur de pousse-pousse de son état, qui suit en parallèle une formation de maître de kung-fu auprès des paysans qui l'ont élevé. Identifié comme l'élu devant sauver le monde, il devra faire face au maléfique Yen-Lo-Wang, qui a ouvert une brèche vers un univers parallèle, libérant l'accès à des démons choisissant de se mettre dans la peau de célébrités dont le web adore se moquer, comme Donald Trump, Kim Kardashian ou encore Justin Bieber. Le problème est que l'humour ici instauré dès le départ ne prend absolument pas, entraînant même certaines vannes faussement satiriques très discutables, toutes droites sorties des blagues tolérées encore dans les années 90, mais qui aujourd'hui devraient faire hérisser les poils de tous les SJW de la planète (humour dans le ton du titre, vous êtes prévenus). Il n'y a que quelques soupçons d'humour qui font mouche, notamment dans l'explication des véritables origines du héros en toute fin de jeu. Mais avant, il va falloir subir les choix de narration et de réalisation d'un titre qui n'aurait finalement jamais dû voir le jour.

Shaq Fu était à l'époque un jeu de combat en un contre un très mal fichu, Shaq Fu : A Legend Reborn transforme la « franchise » en un beat-them-all générique en scrolling horizontal, dont les défauts mettent d'emblée une bonne patate dans la tronche de l'utilisateur. Ennemis copiés/collés des centaines de fois, level design aux fraises, animations composées au plus de trois images, character design insipide... Rien ne sauve l'aspect visuel du titre, surtout que le studio avait déjà été sanctionné par le public avec des problèmes du même acabit sur NBA Playgrounds, des soucis heureusement corrigés dans l'énorme mise à jour qui lui a été apportée. Le tout se résume à une suite de tableaux aux actions répétitives à outrance, surtout que niveau gameplay, on est loin d'un Street Fighter ou d'un Devil May Cry. Mis à part quelques séquences particulières voyant Shaq endosser des costumes lui octroyant des pouvoirs spéciaux pendant quelques minutes, la limitation des coups finit même par détacher l'intérêt du joueur, qui enchaînera les sessions sans chercher à sortir des combos élaborés. L'architecture du titre étant composée de six petits niveaux aux graphismes criards, le joueur ragera d'autant plus que les masques de collision sont incompréhensibles et aléatoires dans leurs gestions des distances, et une foutue latence des coups achève un travail bâclé de bout en bout, si ce n'est la bande-son plutôt cool, composée pour l'occasion et collant très bien au côté décomplexé du titre. Et le fait que le jeu soit honteusement court, étant terminé en approximativement 3h30, est paradoxalement une excellente chose, permettant au joueur de se libérer d'un titre ne méritant ni un investissement de temps plus long, ni les 40 euros à débourser pour ceux qui ne peuvent pas se le procurer gratuitement.

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