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Mascottes bien connues de Final Fantasy, les chocobos n'avaient jusque-là pas eu beaucoup de chance dans leurs propres virées vidéoludiques. Course ou donjons, rien de bien reluisant pour les bestioles à plumes jaunes. C'est donc l'oeil méfiant que l'on guettait Final Fantasy Fables : Chocobo Tales. Comment s'exciter outre mesure pour une aventure constituée de mini-jeux, avec un zeste de RPG ? Tour d’horizon d’un titre plutôt surprenant.![]() Plus jaune qu'un citron...Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes à la ferme des Chocobos : comme toujours, harmonie, sérénité et béatitude extrême étaient les maîtres mots des lieux. Résultat, nos compères emplumés et leurs amis se la coulaient douce. Ca, c’était avant que ne débute l’aventure, puisque malheureusement pour les Chocobos – et tant mieux pour nous – un livre magique ramené un beau jour par le mage noir des lieux recelait le terrible démon Bebuzzu. Ce dernier, en bon méchant machiavélique qui se respecte, s’empressa une fois libéré d’enfermer toute la populace de l’île dans des livres de contes pour enfants, et de les éparpiller aux quatre vents. Et à qui revient la lourde tâche de sauver tout le monde, bouter le suppôt du mal hors des lieux et restaurer un état de farniente intégral ? Bingo ! Esope ft Final Fantasy, un clash inédit, maintenant dans les bacs. Car oui, Chocobo Tales reprend les grands classiques de la littérature que sont les fables et autres contes pour enfants, mais à la sauce FF. Lièvre et tortue se muent en Cactuar et Adamantoise pour leur course; quant au petit garçon qui criait au loup, il en vient à bluffer avec Leviathan. Que ceux qui ont une subite montée au crâne se rassurent : pas besoin de suer sang et eau pour les mémoriser, chaque nouveau livre servira simplement de base pour un nouveau mini-jeu, dont la réussite conditionne l'avancée dans l'aventure, ainsi que la libération des autres Chocobos. Et ceux qui craignaient de se retrouver devant un sous-Wario Ware sauce FF en seront pour leur frais : du côté des mini-jeux, FFF : CT surprend dans le bon sens du terme.
Chocobo WareToutes entièrement jouables via le tactile, ces épreuves se trouvent être au final rondement menées, apportant un tour plutôt inattendu à un univers que l'on pensait déjà largement rebattu. Que ce soit course, réflexion, mémorisation, rythme, ou bataille de pièces, tous les grands classiques sont revisités, et généralement d'une façon réussie, la touche FF apportant un charme indéniable à l'ensemble. Bien évidemment, impossible d'échapper ni à une certaine répétition, ni à quelques maillons faibles dans le lot, mais ils sont heureusement plutôt rares, et la qualité globale des mini-jeux reste donc de bonne qualité. De plus, une difficulté croissante permettant de débloquer d'autres épilogues, et donc d'autres endroits de l'île, assure un bon challenge pour les acharnés du 100%. Et pour ceux à qui cela ne suffirait encore pas, une bonne plâtrée de micro-jeux tout à fait optionnels sont également disponibles. |
Si les mini-jeux constituent la plus grosse partie de l'aventure, les moments majeurs de la quête de FFF : CT seront aussi ponctués par des combats de cartes au tour par tour, nommés Pop-Up Duel. Car oui, comme la lessive, SquareEnix propose avec son Chocobo Tales du 2 en 1, garanti sans tâches. Sûr, il ne faut pas s'attendre à quelque chose du niveau d'un TCG, mais la recette fonctionne. Chaque carte dispose de quatre cases sur les côtés, soit vides, soit dôtées d'une épée ou d'un bouclier. A chaque tour, le joueur pioche une carte parmi trois prises au hasard dans son deck pour invoquer un monstre, et l'attaque sera portée avec succès si la case correspondante sur la carte ennemie est vide, l'épée divisant les dégâts par deux, et le bouclier assurant une défense parfaite. Ajoutez à cela un système d'attaques spéciales pour chaque monstre via des cristaux élémentaux s'accumulant au fil des tours, des forces/faiblesses selon l'élément, et les duels prennent un petit tour stratégique qui s'avère au final plutôt prenant, même si la difficulté reste calibrée sur "bas". Grâce à ce double gameplay empêchant de sombrer dans la monotonie, le rythme de Final Fantasy Fables : Chocobo Tales ne connaît que peu de tendances à la baisse durant la dizaine d'heures que dure la quête principale. Un meilleur partage entre les phases aurait certes été souhaitable, les duels de cartes ne constituant finalement qu'un morceau un peu trop maigre du gâteau, chose dommageable compte tenu de leur qualité. Pas de quoi crier à l'hérésie non plus, l'aventure des Chocobos est d'une qualité suffisante, alternant intelligemment entre exploration, épreuves et combats pour plaire aux petits comme aux grands. Et puis, ne reniant pas son inspiration party-game de base, Chocobo Tales propose également un aspect multijoueur aussi complet que le pain, avec mini-jeux en local ou carrément Pop-Up Duels online, qui prennent alors leur vraie dimension stratégique. Couplé avec un solo bien garni en contenu secondaire, FFF : CT a tout de même un bon paquet d'arguments à offrir.
Tout Kweh qu'il estGraphiquement, FFF : CT assure plus que l'essentiel, puisque le moteur déjà étrenné sur Final Fantasy III est à nouveau utilisé. Square Enix prouve donc encore une fois qu'il est possible de pondre un univers graphique en 3D, certes un peu carré mais néanmoins cohérent, sur le hardware limité de la DS, l'ultime touche irrésistiblement kawaii des bestioles jaunes faisant le reste. Quant à la bande-son, pour faire original, elle se retrouve principalement composée de remix des huit premiers Final Fantasy. Dire qu'elle vaut son pesant de Gysahl Greens relève donc de l'euphémisme carrément honteux. Référence directe qui touchera d'autant plus les vieux de la vieille, ceux-là même qui risquent d'entrer dans un état proche de la transe au premier boss venu, accompagné du thème correspondant tiré de FF VI... |

