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PODCAST #87
Nintendo Switch, la réalité virtuelle déploie ses ailes !
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Si on ne peut décemment pas occulter les évidentes faiblesses techniques de ce portage Switch, avec surtout cet aliasing qui agresse régulièrement la rétine, Ys VIII n’en demeure pas moins un Action-RPG de grande qualité qui propose une aventure classique, mais maîtrisée, avec de nombreuses heures de jeu en perspective. Il serait donc dommage de s’arrêter à son emballage et de ne pas lui donner sa chance. Surtout si on souhaite montrer à Nihon Falcom et Nippon Ichi Software que la série peut avoir un avenir sur console Nintendo, le prochain épisode n’étant pour le moment prévu que sur PlayStation 4. Néanmoins, on comprendra que les amateurs du beau tournent promptement les talons devant cette aventure aussi passionnante sur le fond que peu glorieuse sur la forme.
Verdict !

Les +


  • Système de combat complet et dynamique
  • Excellente bande son
  • Scénario simple, mais bien mené
  • Explorer l’île est un vrai plaisir
  • Personnages attachants
  • Très bonne durée de vie
  • Cinq niveaux de difficulté pour satisfaire tout le monde
  • Plutôt réussi sur le plan esthétique
barre

Les -


  • Portage techniquement indigne de la Switch
  • Un aliasing de compétition
  • Les murs invisibles
  • VF plutôt moyenne
  • Quelques légers soucis de caméra
  • IA alliée un peu mollassonne
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Ys VIII : Lacrimosa of DANA
Par , le mercredi 20 février 2019

Dans le monde du RPG nippon moderne, le nom de Nihon Falcom n’est sans doute pas aussi connu que celui de Square-Enix, Atlus ou encore Bandai Namco. Pourtant la société fondée en 1981 par Masayuki Kato fut l’un des précurseurs du genre, et notamment de sa branche « Action », avec les franchises Dragon Slayer et Ys. Si de nos jours les productions du studio semblent plutôt réservées à un public de fidèles et de connaisseurs, il ne faut donc pas oublier la place qu’il a pu avoir dans la genèse du jeu de rôle japonais, en particulier sur les PC de l’époque comme le X1 de Sharp ou le PC-8801 de NEC. Un choix de support qui n’est sûrement pas étranger au manque de reconnaissance internationale dont souffre aujourd’hui l’éditeur par rapport à des concurrents ayant privilégié dès le départ les consoles de salon. Bien que toujours très présente sur PC, la firme a d’ailleurs changé peu à peu son fusil d’épaule et les machines de Sony sont désormais sa cible principale de développement. L’arrivée d’Ys VIII : Lacrimosa of DANA sur Switch, grâce à Nippon Ichi Software, constitue par conséquent une occasion rare pour les fans de Nintendo de goûter à l’une des plus anciennes franchises d’Action-RPG de l’archipel. À condition évidemment que le portage soit à la hauteur, ce qui n’est pas gagné…

Attention, ça va piquer un peu

Annoncé simultanément sur PlayStation Vita et PlayStation 4, ce huitième opus volet est d’abord sorti sur la portable de Sony en 2016, puis sur sa frangine de salon l’année suivante. Un temps de développement supplémentaire mis à profit pour rehausser un peu la fiche technique avec une modélisation affinée, des décors enrichis et l’incontournable 1080p/60fps. Le fait que cette version « supérieure » serve de base pour le portage sur Switch était donc de bon augure. D’autant que les premières annonces et vidéos semblaient aller dans le sens d’une adaptation fidèle. Malheureusement, le résultat final est loin d’être à la hauteur des attentes, et ce, quelle que soit la configuration choisie. En premier lieu, il faut se contenter d’un frame rate à environ 30 images par seconde avec quelques saccades par ci par là, essentiellement lors de cinématiques. En soi, ce n’est pas un problème, le jeu restant suffisamment fluide pour ne pas vraiment gêner le gameplay. Le souci, c’est qu’à côté de cela, les développeurs ont également fait pas mal de concessions sur le rendu visuel. Outre l’absence étonnante d’effets graphiques présents sur les autres machines, l’utilisation d’animations simplifiées pour les ennemis lointains et une gestion des ombres marquée par des clignotements fort disgracieux, le titre souffre d’un aliasing extrêmement prononcé. Ce dernier étant même particulièrement violent dans les zones dotées d’une végétation au sol assez dense, ce qui transforme l’un des ajouts sympathiques de la version PS4 en une réelle source de désagrément. Enfin, le 1080p est remplacé par une définition d’image adaptative entraînant un léger flou sur certaines scènes et qu’on soupçonne également d’être à l’origine des étranges « quadrillages » apparaissant parfois à l’écran (a priori lors des changements de définition).

Pour être tout à fait honnête, plusieurs de ces défauts étaient déjà présents sur la version Vita, mais sa plus grande sobriété et la taille réduite de l’écran avaient tendance à les atténuer, ce qui est moins le cas ici. Du coup, au lieu de nous faire bénéficier du meilleur des deux mondes, ce portage Switch apparaît comme une version un peu bâtarde, à la fois larguée par la PS4 en mode salon et pas forcément supérieure à la Vita en mode portable. Toutefois, si ces errances techniques pourront faire fuir les joueurs un minimum exigeants, elles ne sont pas totalement rédhibitoires. Malgré une réalisation globale guère éblouissante, la direction artistique, et notamment le character design, s’avèrent en effet plutôt efficace. Les décors sont variés, tout en restant cohérents avec le contexte scénaristique, et le bestiaire est également réussi, avec des boss souvent impressionnants. La mise en scène n’est certes pas d’une grande modernité, abusant souvent du fameux « on se met tous en cercle et on discute en bougeant les mains ». Pourtant, les personnages restent attachants et savent se rendre expressifs sans tomber dans la surenchère. Quant à la bande-son, tout bonnement excellente, elle alterne entre douces mélodies, refrains aux sonorités exotiques et morceaux de rock dont les solos de guitare héroïques mettent une vraie patate. Un vrai régal pour les oreilles, surtout avec le doublage japonais de rigueur.

Le monde perdu

Après ce premier contact mitigé, à cause d’un portage peu soigné, Ys VIII a heureusement tout le loisir de démontrer le savoir-faire de Nihon Falcom dans le domaine de l’Action-RPG en nous proposant une expérience vidéoludique de très bonne qualité. Sans esbroufe, sûr de son talent, le titre joue ainsi une partition familière, mais parfaitement maîtrisée, que ce soit en termes de gameplay ou de scénario. Comme à l’accoutumée, le joueur incarne le célèbre Adol Christin, surnommé « Adol le Rouge » en raison de sa flamboyante chevelure. Engagé avec son pote Dogi au sein de l’équipage du Lombardia, le rouquin s’imaginait sans doute traverser tranquillement la Mer de Goethe pour chercher de nouvelles aventures dans la province de Greek. C’était sans compter sur le traditionnel élément perturbateur venant abréger brutalement la plupart des voyages en mer se déroulant en introduction d’un RPG. En l’occurrence, l’attaque surprise d’un gigantesque Kraken qui envoie le navire par le fond avec ses passagers et toute sa cargaison. Désormais échoué sur l’île de Seiren, dont la sinistre réputation ne donne pas trop envie d’y ouvrir un club de vacances, le héros va devoir s’allier avec les autres rescapés afin de survivre suffisamment longtemps pour quitter cette terre hostile. Et par hostile, il faut comprendre qu’au milieu des nombreuses bestioles peuplant les environs, on trouve quand même des dinosaures, aussi résistants que dangereux.

Face à cette situation pour le moins inconfortable, les naufragés vont dès lors s’organiser sous la houlette de l’expérimenté Capitaine Barbaros pour fonder un petit village qui leur servira de foyer et de base d’opération. En aventurier chevronné, Adol aura bien entendu un rôle important à jouer, que ce soit pour secourir les survivants éparpillés sur l’île, sécuriser des ressources ou protéger le village contre les attaques de bêtes sauvages. Au cours de ses pérégrinations, il découvrira en outre l’histoire de cette surprenante contrée, notamment par le biais d’étranges rêves lui dévoilant la vie de Dana Iclucia, une jeune prêtresse éternienne avec laquelle il semble posséder un lien puissant. Très terre à terre durant ses premières heures, la trame principale prend néanmoins peu à peu de l’ampleur jusqu’à un final épique et un épilogue poignant. L’ensemble reste certes assez classique, jouant sur des ressorts connus et des archétypes de personnages éprouvés. Pourtant, l’écriture réussit à ne pas se perdre dans des circonvolutions inutiles et on suit l’histoire avec plaisir, pardonnant au passage les quelques incohérences et facilités du scénario. Si certaines références aux anciennes aventures d’Adol éveilleront des souvenirs chez les habitués, il n'est pas nécessaire pour autant de connaître la série pour apprécier ce huitième volet, et la présence d’une traduction française, bien que moyenne, le rend plutôt accessible aux néophytes.

Adol ou la vie pas si sauvage

Concrètement, le joueur devra partager son temps entre l’exploration de l’île, des affrontements musclés contre les créatures autochtones et des haltes régulières au village des naufragés. L’occasion de se réapprovisionner, de tisser des liens avec les autres rescapés et de profiter des services qu’ils proposent, chacun apportant sa contribution à la survie du groupe et certains accompagnant même Adol au combat. On prend d’ailleurs un réel plaisir à voir le camp de fortune des débuts se transformer au fil des jours en un quartier-général tout confort, avec forge, artisan, médecin, marchand, tailleur et petit jardin potager. Un havre de paix qui sera cependant régulièrement la cible de bestioles vindicatives ne goûtant guère la présence d’humains dans les environs. Après avoir renforcé les défenses du village, on pourra donc s’atteler à repousser les assauts des bêtes sauvages, voire même lancer des raids sur les positions ennemies, le but étant alors d’affaiblir et de détruire des nids de monstres, avant d’occire leur chef. Comme la plupart des quêtes proposées par les villageois, ces missions restent globalement optionnelles, mais les récompenses offertes n’en demeurent pas moins utiles pour progresser, a fortiori lorsqu’on opte pour l’un des modes de difficulté supérieurs (le jeu en comptant cinq). Vu le contexte, il n’est en effet pas question d’acheter simplement son équipement à la boutique du coin contre quelques pièces d’or. Pour améliorer ses armes, forger une nouvelle armure, concocter une potion de résurrection ou se mijoter de bons petits plats, il est par conséquent nécessaire de disposer des ingrédients adéquats, obtenus à la faveur de services rendus ou en exploitant les ressources locales.

Durant leurs pérégrinations, Adol et ses compagnons vont ainsi récolter une quantité faramineuse d’objets en tout genre qui serviront à alimenter le village et surtout à optimiser l’équipement de la petite troupe pour faire face aux nombreux dangers rencontrés. Il faut dire que le terrain de jeu proposé est plutôt vaste et abrite de nombreuses créatures, de plus en plus résistantes. Les amoureux de mondes ouverts pourront certes pester contre un découpage en zones relativement petites et linéaires, notamment du fait d’agaçants murs invisibles qui obligent souvent à regarder la carte pour savoir où il est possible de passer. Le titre n’en regorge toutefois pas moins de secrets, de raccourcis et de zones cachées parfois complexes à atteindre, surtout lors de quelques pseudo-phases de plateformes un peu imprécises. Du coup, si la progression reste relativement guidée, que ce soit par l’acquisition progressive de nouvelles compétences ou le fait que certains passages nécessitent un nombre minimum de villageois pour être débloqués, on a également de nombreuses occasions se balader librement dans les lieux déjà visités, ce qui casse efficacement la routine. D’autant qu’il est possible de se téléporter entre les points de sauvegarde, histoire de gagner du temps. Réussir à compléter la carte à 100 % en explorant les moindres recoins de l’île, en dénichant tous les trésors et en trouvant chaque point de récolte, constitue de fait un objectif de longue haleine, qui pourra facilement occuper pendant plus de 70 heures au cours desquelles on s’ennuie rarement, grâce à un rythme bien maîtrisé.

Falcom Punch !

Or, ce rythme, on le doit essentiellement à un système de combat très efficace qui reprend les bases posées par Ys Seven, tout offrant un dynamisme accru et une plus grande versatilité. On contrôle toujours un trio de combattants entre lesquels il est possible d’alterner à tout moment, afin de profiter de leurs compétences propres et surtout du type de dégâts qu’ils peuvent infliger (tranchant, perforant ou contondant), la plupart des ennemis étant vulnérables à l’un d’entre eux. Dans la mesure où l’équipe complète rassemble jusqu’à six membres, chaque type est logiquement représenté par deux personnages. On a alors le choix de les faire se battre ensemble, afin qu’ils bénéficient d’un bonus de dégâts, ou bien d’opter pour une composition plus équilibrée, augmentant au passage les chances de récupérer des objets rares. De quoi affiner sa formation en fonction du but recherché, tout en gardant à l’esprit qu’il est évidemment impossible d’en changer au beau milieu d’un affrontement.

Dans tous les cas, les personnages disposent chacun d’un panel de mouvements assez fourni avec esquive, parade, saut et combo de base, auxquels s’ajoute une jolie liste de capacités spéciales pouvant être associées à quatre raccourcis dédiés. Débloquées au fil de l’aventure, ces techniques se caractérisent par différents attributs, comme la portée, le nombre de coups, la puissance, ainsi que la capacité à étourdir l’ennemi ou à briser sa garde pour l’affaiblir considérablement. Les possibilités étant plutôt variées, on prend un réel plaisir à définir son style, puis à améliorer ses techniques préférées en leur faisant gagner des niveaux. Il ne faut toutefois pas trop en abuser, car les plus puissantes peuvent vider la jauge de SP du groupe à toute vitesse. On doit alors se rabattre sur les attaques normales pour remplir à nouveau ladite jauge, tout en esquivant les coups adverses. Sachant qu’avec le bon timing, il est possible de lancer de puissantes contre-attaques ou de ralentir le temps pour enchaîner tranquillement les ennemis. Et dans le pire des cas, on peut dépenser l’intégralité de sa jauge d’EXTRA pour lancer une attaque ultime particulièrement dévastatrice.

Gourmand croquant

En pratique, tout cela fonctionne parfaitement bien avec des combats omniprésents, mais rarement lassants. On ne se situe certes pas au niveau de dynamisme d’un Beat Them All, et donc de certains Action-RPG qui s’en inspirent, mais les affrontements n’en demeurent pas moins rapides et spectaculaires. Hormis une caméra qui peut parfois se bloquer dans le décor, notamment lorsqu’on la garde verrouillée sur un ennemi, l’un des rares reproches qu’on pourrait éventuellement faire au titre de Nihon Falcom concerne donc l’IA un peu molle des combattants contrôlés par l’ordinateur. Cela ne porte cependant pas vraiment à conséquence vu qu’il est possible de switcher à volonté entre eux et qu’on a tôt fait de se débrouiller tout seul. De toute façon, ils n’auraient guère eu d’utilité en tant que support puisque les techniques non-offensives sont très rares et qu’en l’absence de sorts dédiés au soin, la santé du groupe se gère uniquement par le biais d’objets allant de la simple potion médicinale aux bons petits plats, dont les puissants effets sont compensés par un délai de réutilisation.

Au final, on se retrouve donc face à un jeu convaincant et bien équilibré, avec un scénario sobre et efficace, une esthétique plaisante, une réelle profondeur dans l’exploration, des combats dynamiques et un sympathique trip « vis ma vie de naufragé ». Fondamentalement, Ys VIII : Lacrimosa of DANA a donc tout ce qu’il faut pour séduire l’amateur d’Action-RPG à la japonaise et le possesseur de Switch curieux. Malheureusement, entre sa réalisation un peu vieillotte et les étonnants manquements de ce portage Switch, il est probable que nombreux joueurs n’oseront pas forcément sauter le pas. Et si on ne pourra pas leur en tenir rigueur, on aurait tout de même envie de leur conseiller de tenter le coup, car l’aventure d’Adol et ses amis en vaut la peine.

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COMMENTAIRES

Support
  • Switch
Editeur
  • NIS America
Développeur
  • Nihon Falcom
Genre
  • Action - RPG
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 12
Sorties
   vendredi 29 juin 2018
   mardi 26 juin 2018
   jeudi 28 juin 2018

Site officiel
http://ysviii.com/fr/
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