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PODCAST #82
E3 2018 : Le grand débriefing
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Mais qu'est-ce qu’ils prennent chez Nintendo pour sortir un concept pareil, qui apparaît pour certains comme un énorme doigt d’honneur à la course aux armements opérée pas les deux principaux concurrents de la firme ? D'une inventivité de tous les instants, d'une robustesse prouvée et validée même par les plus petits, ce Nintendo Labo totalement déconcertant incarne toute l'histoire de la société avant qu'elle ne se spécialise dans le jeu vidéo. Ensemble de jouets destinés aux enfants avant tout, les Toy-Con prennent vie comme dans un monde imaginaire, sans que la lassitude ne se fasse ressentir, du moins si les parents se donnent le temps pour participer petit à petit à la construction et l'explication de ces accessoires aux mécaniques remarquables. Une préférence assez marquée s'oriente plutôt vers le multi-kit, le robot restant tout de même relativement unilatéral dans sa jouabilité et ses apports ludiques. Nintendo n'oublie ainsi personne dans le pack numéro 1, de la plus jeune de la famille aux parents pas forcément bricoleurs, en passant par le grand frère généralement impatient d'avoir le résultat de son travail. Ou plutôt si, le concept oublie en effet les joueurs traditionnels, qui ne jurent que par la manette et le skill. Mais pour ceux-là, la ludothèque de la Switch se révèle suffisamment riche pour les occuper un petit moment. Ici, le temps est au partage et à la créativité simple, deux notions souvent mises de côté dans un tel média ces dernières années. Si on lui donne sa chance, de l'énergie, de la patience et du temps, le Nintendo Labo saura nous récompenser.
Verdict !

Les +


  • Une créativité sans limites
  • Des cartons robustes et souples
  • Des activités pour tous les âges dans le multi-kit
  • Les explications claires et précises
  • Un Switch élaborée pour ce concept, sollicitant toutes ses fonctionnalités
  • Un côté magique indéniable
  • Favorise les temps en famille autour d'un concept qui récompense ses utilisateurs
  • La programmation simple et aux possibilités multiples
barre

Les -


  • Certains montages très longs et demandant un peu de biscotos
  • Quelques éléments plus fragiles que d'autres
  • Le kit Robot, plus en retrait et un peu trop cher
  • Demande à fractionner les sessions de montage pour éviter la lassitude
  • Prend énormément de place
  • Avec plusieurs enfants, l'attente est longue
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Nintendo Labo
Par Chozo, le lundi 21 mai 2018

17 janvier 2018, 23 heures. Nintendo rassemble internet, la Tweettosphère, la Facebooksphère, tout ce qui peut se terminer en « sphère », les pros et haters pour découvrir ce qui avait été présenté la veille de l'annonce par certains gros studios, Ubisoft en tête, comme un concept familial qui allait « casser le web ». Hype à 500 %, théories à foison, la firme n'avait pas encore dévoilé quoi que ce soit qu'elle avait déjà gagné le pari du coup de comm'. Pokémon ? Animal Crossing ? Star Fox ? Toutes les licences pouvant potentiellement réunir petits et grands devant une proposition de jeu innovante ont été envisagées, mais non. Pendant que la concurrence continue à jouer à celui qui a la plus grosse, Nintendo dévoile un concept d'accessoires en carton qui nous rappelle l'histoire de la société depuis sa création au 19ème siècle... Et donne du grain à moudre à toute la communauté anti-Mario, qui n'en demandait pas tant pour continuer à accuser Shigeru Miyamoto et ses équipes de profaner les tombes du gameplay et du game design tellement marquants des dernières décennies, au profit du casual gaming familial facile et abrutissant. D'un autre côté, une autre frange du public ayant assisté à la présentation s'est réjouie de cette nouveauté, voyant là une tentative enthousiasmante de solliciter ensemble enfants et parents autour de ce vrai/faux jeu vidéo, en les faisant participer à la fois à la construction des Toy-Con en mode arts plastiques et aux jeux eux-mêmes. Pour créer des clivages et marquer les esprits, ils sont fort ces Japonais.

Hypothèse de départ

Rappelons avant tout que ce test a été réalisé en prenant en compte la cible annoncée par le constructeur. Ainsi, les points de vue seront partagés depuis les yeux et les sentiments d'enfants avec leurs parents, souhaitant évaluer le potentiel ludique et rassembleur du concept proposé ici. Le rédacteur de ce test a donc sollicité ses deux enfants, une petite fille de 4 ans et un garçon de 7 ans et demi (il insiste sur le demi), deux cobayes de choix, puisque leurs âges permettront d'évaluer l'adaptabilité du Nintendo Labo en fonction de leurs possibilités motrices, leur synchronisation des gestuelles, leur compréhension des indications de montage, ainsi que l'intérêt à court, moyen et long terme qui sera porté à l'ensemble. Il sera également évalué ici le degré d'interventionnisme du parent en fonction de l'accessoire, histoire d'estimer le temps et l'énergie à accorder à ce moment familial. Ce point de vue semble important, nombre de rédacteurs de sites spécialisés et de youtubeurs ont fait le choix de tester le concept eux-mêmes, en posant leur regard de joueur sur un procédé qui n'est, semble-t-il, pas destiné à être jugé de cette manière-là. Le conseil d'achat de ces kits sera ainsi donné pour la cible clairement identifiée par Nintendo. Les hardcore gamers et autres joueurs traditionnels qui souhaitent tenter l'expérience seuls, en couple sans enfant ou entre potes sont bien évidemment invités à le faire, tout en ayant en tête que le Nintendo Labo propose avant tout une activité parent/enfant et qu'il a été élaboré sous cet angle de vue. Voilà, vous êtes prévenus.

En trois minutes de vidéo, Nintendo a ainsi présenté ses kits de loisirs créatifs divisés en deux packs différents, partageant le même concept. Le Toy-Con 1 multi-kit, proposant la construction d'une petite voiture, une canne à pêche, une maison étrange, un guidon de moto et un piano, et le Toy-Con 2 kit Robot qui amène parents et enfants à créer un véritable exosquelette, permettant de s'imaginer piloter un cousin éloigné de Goldorak. Les premières remarques négatives se sont rapidement répandues, questionnant sur la pertinence du prix (50 - 60 € pour le multi-kit, 60 - 70 € pour le robot en fonction des revendeurs) pour des planches de carton, la résistance et l'intérêt à long terme. Même si les parents ayant apprécié la présentation se montrent enthousiastes, ce n'est pas forcément le cas des enfants, puisque nos deux cobayes sont restés assez détachés par rapport à ce qui était proposé, comme s'ils attendaient d'avoir les cartons entre les mains pour se faire réellement une idée. Cette annonce en vidéo était avant tout une première démo essentiellement destinée aux parents, charge à eux de vendre le concept et de créer de l’enthousiasme après des petits au travers du dialogue. Oui, le travail relationnel parent/enfant a déjà commencé en janvier, sans que personne n'ait le moindre carton sous la main. Le père des petits qui ont testé les Toy-Con pour ce retour d'expérience est formidable, il a su donner des étoiles dans les yeux à ses enfants.

Paramètres spéciaux

Une fois les grosses boîtes Labo réceptionnées, le premier constat est très clair. Le carton, avec ses deux millimètres d'épaisseur, est parfaitement adapté à ce à quoi il est destiné. Le plus souvent très souple pour faciliter le pliage et l'assemblage, il est surtout robuste et résistant à n'importe quelle manipulation brutale d'un jeune enfant. Bien entendu, cela exclut de marcher sur les accessoires ou de pogoter à un concert de black métal la canne à pêche Labo à la main. Pareil pour le découpage des formes, toutes les pièces, même les plus fines, ou celles composées de tous petits éléments, se détachent très simplement et très rapidement sans aucune déchirure, que ce soit des mains de la petite fille ou du plus grand garçon. Certaines pièces, identifiées comme les plus fragiles par Nintendo, sont d'ailleurs proposées en double, assurant une longévité potentiellement importante des accessoires. Le lancement de chacune des deux cartouches accompagnant les deux kits révèle quant à lui l'énorme point fort de l'ensemble du concept, son ergonomie. Pas à pas, le programme matérialise précisément chaque pièce en prodiguant clairement chaque action à réaliser. Mieux que dans n'importe quel mode d'emploi de montage, les étapes sont présentées de manière totalement intuitives, puisque la tablette permet à la fois de tourner autour des éléments, de zoomer, de retourner la pièce, cela en un petit glissement de doigt sur l'écran. Le montage progresse au rythme d'animations et d'effet sonores on ne peut plus limpides, agrémentés de photos fixes et de vidéos pour les passages les plus complexes. 

Que ce soit la plus jeune ou le plus âgé des enfants, tous deux ont immédiatement pris en main les cartons et commencé à monter le petit étui à Joy-Con qui sert évidemment d'échauffement avant de passer au vif du sujet. Cependant, même si pour cette première construction l'intervention de l'adulte est pratiquement inexistante, celui-ci se rendra vite compte qu'il aura d'abord à charge de suivre les étapes au rythme des petits, ne pouvant pas faire avancer rapidement certains passages, même si cela est possible. En effet, chaque glissement vers l'action suivante nécessite de rester appuyé plusieurs secondes sur un bouton de l'écran, ces étapes pouvant être accélérées en étirant le bouton vers la droite. Mais cela restera forcément inutile, surtout avec des enfants de la tranche d'âge de nos petits testeurs. Autre mission du parent, veiller au bon maintien de la console, puisque le Labo prouve que le petit pied de la Switch demeure bien trop faible pour en assurer sa sécurité. Comme il s'agit de plier des cartons, de les manipuler, il reste fort à parier que le plan de travail soit amené à bouger et à trembler, entraînant quelques fois la chute à plat de la console sur la table. Le fait d'appuyer sur l’écran en maintenant le bouton, surtout si ce sont les enfants qui s'en occupent, entraînera également le glissement de la tablette vers les rebords dangereux du support. Gage au parent de rester vigilant sur ce point, surtout qu'il est également possible de lancer l'application sur l'écran du téléviseur en mode docké, les boutons d'un Joy-Con servant à avancer dans les descriptions du montage.

Nintendo est connu pour son travail énorme apporté au gameplay de ses créations, et force est de constater que cet effort a largement été partagé sur l'élaboration des Toy-Con. L'effet Waouh se lit dans les yeux des enfants, témoignant de l'ingéniosité des assemblages. Le montage ouvre également à la curiosité, surtout du plus grand, quant au réel fonctionnement de chaque accessoire, la petite admirant plutôt les pliages, le résultat final et les fonctionnalités proposées. Ne nécessitant ni agrafes, ni scotch, ni colle, ni ciseau, le tout est étudié dans son moindre détail à un degré encore jamais vu dans ce type d'activité. Des concepts de loisirs créatifs existent bien sûr, il suffit de se rendre dans n'importe quelle enseigne d'arts plastiques et de « jouets éducatifs » pour le constater, mais aucun ne va aussi loin dans la richesse et la facilité des créations ou leur utilisation ludique. Et ce sont les enfants qui le disent. Rien n'est ici laissé au hasard, les cartons s'emboîtent très naturellement, le tout renforcé par des pliages successifs, des languettes maintenant les éléments les uns contre les autres ou des œillets en plastique très efficaces quand il s'agit de faire tenir plusieurs pièces ensemble, tout en apportant un système de pivot utile pour ouvrir et refermer certains morceaux de l'accessoire. Nous le verrons plus loin, mais c'est aussi ici en partie que l'adulte s'amuse réellement, à la fois en participant aux assemblages les plus complexes, mais aussi en expliquant clairement tous les fonctionnements créés par les petites mains des enfants, émerveillés et récompensés après parfois plusieurs heures de travail sérieux et appliqué.

Méthodologie expérimentale

Mais comment cela fonctionne-t-il justement ? Et bien, l'autre force du Nintendo Labo est sa capacité à exploiter absolument toutes les fonctionnalités de la Switch, et surtout de ses manettes. Détection des mouvements, vibrations HD, écran tactile, configuration hybride de la console, l’ensemble des technologies répondent présent, avec des délais de réactions presque immédiats. Chaque mouvement, chaque touche de clavier appuyée, tout est élaboré pour que l'enfant comprenne de manière immédiate la principale possibilité offerte par l’accessoire qu'il vient de construire, tout en conservant de manière très maline des fonctionnalités cachées qu'il découvrira de manière presque magique au fil de son utilisation. 

Cependant, l'élément le plus sollicité, celui qui jusque-là demeurait un mystère quant à sa présence sur le Joy-Con droit, est bien entendu la caméra/capteur à infra rouge qui fait également office de vision de nuit. C'est essentiellement ce composant qui donnera vie aux Toy-Con, en captant les petits adhésifs réfléchissants qu'il faudra fixer de manière précise sur certaines pièces des accessoires. En insérant un élément, comme les petites manivelles de la maison, la caméra détectera ces adhésifs et fera donc apparaître l'élément correspondant. Pour le piano, chaque touche étant garnie d'une de ces bandes réfléchissantes, elle sera systématiquement reconnue par le capteur qui fera produire le son qui lui est propre. Le robot fait monter et descendre des poids situés dans l'imposant sac à dos et rattachés aux fils tirés par l'utilisateur, qui eux aussi sont composés d'éléments détectables par cette même caméra. Oubliez le malaise 1, 2, Switch, seul jeu utilisant un tant soit peu ce capteur, le Nintendo Labo est en réalité le véritable Wii Sports de la console hybride, puisqu'avec cette application, l’existence, la forme, les différentes configurations de jeu, les caractéristiques des manettes, tout trouve ici sa genèse et sa raison d'être. La console est hybride, parce que cela était nécessaire pour l'élaboration de ce concept, il aura finalement fallu attendre plus d'un an après la sortie de la machine pour s'en rendre compte.

Finalement, avant de présenter chacun des Toy-Con, leur montage et leur pertinence, l'impression générale, même plusieurs jours après avoir commencé les montages, demeure excellente en dehors de quelques points sur lesquels nous reviendrons. Nintendo surprend et réussit son pari de proposer une activité enrichissante, que ce soit du côté des enfants ou des parents, une sorte de bulle indépendante des jeux vidéo classiques proposés sur Switch. Est-on dans une activité vidéoludique ? Pas forcément, mais ce n'est pas ici le plus important. Ce qui compte, c'est ce que chacun se donne le temps et l'énergie de réaliser, en coopération avec les petites têtes blondes avides de découvertes et de nouveautés. Pour répondre aux craintes manifestées dès l'annonce en janvier, il faut dire que oui, ce sont des jouets en carton. Oui, le carton est très résistant et à part quelques morceaux plus fragiles que d'autres, le tout tient largement la route, surtout que les kits proposent quelques pièces de rechange. Oui, sur la durée, l'intérêt pour ces Toy-Con est toujours présent, malgré une hiérarchie bien marquée dans les préférences de chacun des enfants. Et enfin oui, les prix, certes conséquents, restent plutôt justifiés (plus pour le multi-kit que pour le kit Robot, mais nous y reviendrons), en témoignent les heures passées au montage, mais aussi les jeux, certes limités en gameplay et en contenu, mais suffisamment intéressants pour des sessions régulières de plusieurs dizaines de minutes. 

L’inconvénient restant que lorsqu'il y a deux enfants ou plus, chacun devra patiemment attendre son tour, les activités se limitant à des expériences solos, même si certains jeux, avec des contre la montre ou des scores de pêche, ouvrent à une certaine compétition. Le Labo propose également un mode « Découvrir », proposant des épreuves qui débloqueront des mini-jeux pour mieux maîtriser les accessoires. Bien que proposant une légère extension d'expérience, ce mode manque un peu de fun, se limitant à des séquences facilement imaginables par les enfants eux-mêmes dans le mode de jeu libre. Il faudra en outre prendre en compte le côté relativement imposant de l'ensemble de ces accessoires, et réfléchir à l'avance aux possibilités de rangement. Car une fois construits, les Toy-Con ne pourront que très difficilement se démonter, au risque de les endommager. Une réflexion à avoir, surtout au vu de la taille du coffre du robot et des éventuels futurs accessoires encore non révélés.

Test in vitro

Pour présenter chaque Toy-Con, il faut comprendre le contexte de leur montage et de leur test. L'ensemble des accessoires a été monté en quatre jours, soit quatre phases, dont chacune s'est déroulée soit un week-end, soit pendant un jour férié de ce mois béni qu'est le mois de mai. C'est assez rapide au vu de la durée demandée pour le montage de certains accessoires, mais il était nécessaire de ne pas perdre trop de temps pour ce test, tout en laissant les enfants exprimer leurs sentiments au fur et à mesure des constructions. En fonction des Toy-Con, et comme cela sera évoqué ci-dessous, il est cependant conseillé d'étaler au maximum les sessions de montage afin de conserver toute l'attention nécessaire à une bonne coopération des petits sans éveiller de lassitude. Les testeurs ayant ici été briefés et menacés d'abandon dans la forêt proche de la demeure de Michel Fourniret à la moindre manifestation de frustration, le tout s'est relativement bien passé, malgré un rythme plutôt soutenu.

Jour Nintendo Labo 1 : l'étui à Joy-Con, la voiture téléguidée et la canne à pêche

Après l'étui simple et rapide à réaliser, la magie opère auprès des petits dès la construction de la voiture. Première bonne nouvelle, deux planches sont disponibles, il est donc possible d'en construire une seconde. Il faudra cependant une deuxième paire de Joy-Con pour pouvoir l'utiliser. La voiture est vraiment simple à assembler, les enfants l'ayant montée sans l'intervention du parent en une dizaine de minutes. Une fois celle-ci terminée, ils ont énormément apprécié leur création et se sont bien amusés à la manipuler. La valorisation de l'effort produit se ressent tout de suite, et voir un carton s'animer de la sorte a vraiment un côté magique, à la manière des objets vivants du château de la Belle et la Bête. Seul bémol, les pattes de la voiture semblent quand même assez fragiles et ne résisteront pas longtemps aux chutes et déplacements à répétition. C'est peut-être aussi pour cette raison qu'une seconde voiture est réalisable. L'utilisation de la caméra du Joy-Con droit est ici pour la première fois bien sollicitée, le contrôle de la voiture en vue de nuit étant une vraie bonne idée, ajoutant un côté aventurier à l'ensemble. Sur la tablette, en mode classique, seuls deux boutons apparaissent, faisant vibrer les manettes, soit uniquement celle de gauche pour tourner à gauche, soit celle de droite pour tourner à droite, soit les deux en même temps pour aller tout droit. Très intuitif, le dispositif devient même encore plus surprenant en vue de nuit, puisqu'il est possible d'entrevoir les alentours directement sur la tablette tout en réglant les degrés de luminosité et de vibration. Bref, simple, ludique et efficace.

La famille passe aux choses sérieuses avec la canne à pêche, un montage bien plus long (environ 1h30) qui a fini pas décourager la petite fille un quart d'heure avant la fin, justifiant le découpage du montage en deux sessions. Même le plus grand a  décroché par moments. Tout ici est cependant génial d'inventivité, tant dans les pliages que dans les mécanismes créés uniquement avec des cartons et des ficelles. Encore une fois, le montage est simple avec la possibilité de revenir en arrière dans les étapes, de zoomer sur l'objet ou de tourner autour. Une fois chaque pièce confectionnée, les enfants ont été bluffés de voir que chaque pièce s'emboîtait parfaitement avec, au final, une canne à pêche très robuste qui résiste aisément aux manipulations les plus brutales. Un petit dispositif imite même le son du clapet d'un moulinet, avec une pièce qui vient taper contre le dispositif rotatif. Cette pièce est d'ailleurs disponible en deux exemplaires, histoire de prolonger l'expérience à 100 % et d'en assurer une bonne durée de vie. 

Le jeu en lui-même questionne cependant quant à son intérêt sur le long terme. Il ne s'agit en fait qu'un simple jeu de pêche où il faudra lancer sa ligne plus ou moins profondément, attendre qu'un poisson morde à l'hameçon, pour rapidement remonter sa ligne en faisant attention de ne pas la casser, et lever sa canne à pêche pour valider la capture. Un score sera donné en fonction de la rareté et du poids de la bestiole. Ce jeu sera donc plutôt adapté à des séances très courtes, afin d'éviter la lassitude. Mais la magie opère encore une fois, entre une canne à pêche fonctionnelle et une chasse aux poissons qui donne de très bonnes sensations, notamment grâce au Toy-Con et aux vibrations. Présence d'un parent obligatoire, certains pliages demandent un peu de force et d'autres concernent certaines parties plus délicates. Pareil pour la ficelle, avec laquelle il faudra faire des nœuds et l'intégrer au mécanisme. Du grand art, accessible à tous les âges, la petite s'étant énormément amusée une fois le montage terminé, le jeu étant très bien adapté, lisible et simple dans les gestuelles demandées.

Jour Nintendo Labo 2: étui à Joy-Con, la maison et le guidon

Place à la jolie petite maison, qui cache la construction la plus longue et la plus complexe jusqu'à présent, mais aussi de loin la plus ludique. Avec deux heures largement dépassées, le montage a connu ses moments laborieux, il est ainsi également conseillé d'étaler cet atelier sur deux jours pour éviter de perdre les petites mimines en cours de route. Les explications sont toujours aussi claires, même si cette fois l'aide d'un adulte est indispensable pour des actions de pliage, de collage et d'assemblage bien plus élaborées. Petit problème, les sessions de collage, dont la précision nécessite une maîtrise plus expérimentée, sont très longues. Et pendant ce temps, les enfants risqueront de sortir du cadre de la création pour s'occuper différemment. Mais le côté magique emporte tout, surtout avec les interrupteurs/poussoir/manivelle qui font des merveilles. Chaque insertion d'un accessoire et chaque combinaison provoquent un événement dans le quotidien du personnage du programme, allant d'un robinet inondant la pièce à un mini-jeu de wagon de mine à la sauce Indiana Jones et le Temple Maudit. Les enfants se retrouvent clairement devant une sorte de Tamagotchi amélioré, puisqu'il faudra nourrir, veiller au sommeil et occuper la petite bestiole régulièrement dans la journée. Entre scènes rigolotes et passages demandant un peu de réflexes, la maison et son concept sont cependant plutôt réservés aux 3/4/5/6 ans maximum. Le grand garçon n'y trouvant finalement qu'un intérêt assez limité, tandis que pour la petite, le personnage dont il faut gérer la vie est pratiquement devenu son nouveau doudou. 

Cette maison lance également les séances d'ateliers de décoration personnalisée, puisqu'après avoir joué une vingtaine de minutes, la demoiselle a emporté l'accessoire dans sa chambre pour l'orner de gommettes et de dessins au feutre, ce qui témoigne d'encore une autre possibilité offerte par le concept, qui n'a de limite que celle de l'imagination de l'enfant. En matière de durée de vie et d'intérêt, il s'agit peut-être du meilleur dispositif pour les plus jeunes, d'autant plus que l'ensemble est très robuste. En tout cas, la vision de Nintendo d'allier parents et enfants dans un processus de création commune, d'amusement immédiat et de customisation trouve certainement ici son principal ambassadeur, peut-être bien au-delà de tous les autres Toy-Con. Surtout, le retour à l'accessoire est régulier, et même obligatoire pour éviter que le cadre de vie du personnage ne se transforme en dépotoir.

En passant au guidon, les enfants découvrent qu'il s'agit certainement de l'accessoire dont le concept est le plus simple à appréhender. Avec un montage moins long que la maison, environ 1h20, avec des mécanismes de klaxon, de frein et d’accélération, le tout se révèle très fidèle aux sensations d'un véritable pilotage de moto. La petite a un peu lâché l'affaire sur l'activité, peu d'éléments étant facilement manipulables pour elle, entre certains cartons rudes à plier, de très petits adhésifs réfléchissants compliqués à placer et des élastiques que les gros doigts du rédacteur de ce test ont pris du temps à correctement fixer. La famille  a aussi fait le constat que suivre les indications à la télévision avec la Switch dans son dock rend l'ensemble encore plus lisible que sur la tablette, surtout lorsque trois paires d'yeux scrutent l'écran, d'autant plus que cela libère de la place sur le plan de travail. Le résultat est bluffant dans son fonctionnement et le jeu de course est plutôt bien réalisé, malgré des sensations de vitesse peu présentes, en tout cas dans les premières courses. L'éditeur de circuit est quant à lui très simple d'accès et intuitif pour le grand garçon qui ne l'a plus lâché, avec une prise en main au guidon ou avec la mini-moto à monter dans laquelle il faut intégrer le Joy-Con. Autre fonctionnalité étonnante qui utilise la caméra de la manette, il est possible de créer des circuits en scannant n'importe quel objet qui donnera la forme et le relief au circuit dans le jeu avec le petit pistolet à construire. La communication de Nintendo montrait l'exemple de la main qui se matérialisait ensuite en circuit, mais encore une fois, il n'y a pas de limite à la créativité.

Au contraire de la maison, cet accessoire sera plutôt réservé aux sept ans et plus, l'accélération par rotation du manche du guidon nécessitant un peu plus de force et de coordination. Idem pour le klaxon et le démarreur sur lesquels une pression assez importante est nécessaire. Même si la durée de vie du jeu en lui-même semble satisfaisante, c'est plutôt celle du guidon qui interroge. En poussant fort sur les boutons et en exerçant une pression constante sur l'accélérateur, l'utilisateur voit déjà certains éléments légèrement s'affaisser. En outre, la tablette et les manettes s'intègrent en ouvrant et en refermant des petits clapets dont la résistance n'est pas forcément garantie. Plusieurs pièces de l'accessoire sont heureusement proposées en double, ce qui reste bien réfléchi. Le guidon est clairement l'accessoire préféré du plus grand jusque-là, qui l'utilise régulièrement depuis deux semaines pour des sessions de course et de création de circuits cumulant rapidement la demi-heure de jeu.

Jour Nintendo Labo 3 : le piano

Toy-Con le plus mis en avant pas les campagnes marketing de Nintendo, le piano est long, très long à monter avec plus de trois heures de labeur, mais il reste l’accessoire le plus élégant, celui que l'on peut aisément poser sur une étagère dans le salon. Après une construction plutôt répétitive pour toutes les touches à fabriquer une à une, des passages techniques avec un nombre incalculable d'adhésifs à coller, l'émerveillement est bien là et l'impression de robustesse aussi, surtout au niveau des touches, qui constituent l'élément le plus sollicité. Non seulement le concept redouble d'originalité dans ses nombreuses mécaniques, mais l'objet ouvre également à la créativité, même des plus petits, presque immédiatement après l'avoir pris en main. Le piano propose plusieurs sons activables en changeant de molette (quatre molettes différentes), allant d'une sonorité classique aux cris de chats, en passant par des chants fantomatiques ou des gémissements de vieillards qui devront reprendre régulièrement leur souffle. La musique est ainsi incarnée par des personnages tous plus loufoques les uns que les autres. Pour un peu, on se croirait dans Qui Veut la Peau de Roger Rabbit, avec ce pistolet utilisé par Eddy Valiant qui libère des balles vivantes composées de différents toons complètement mabouls. L'objet permet également de changer d'octave via un interrupteur, de réverbération et de puissance en tournant les molettes, ou de laisser le piano prendre vie de lui-même en appuyant sur le bouton de démo, pendant laquelle l'enfant peut intervenir pour tourner le morceau à sa sauce. 

Mais le plus bluffant reste la molette destinée à faire vibrer la seconde manette (puisque seul le Joy-Con droit doit être intégré au mécanisme) et à produire des notes à partir de ces vibrations. L'effet est assez étrange au départ, les enfants ne comprenant pas exactement ce qui se passe. Ce n'est pas posée sur une table que la manette parvient à produire des sons reconnaissables, mais plutôt dans la paume de la main. Une fois le Joy-Con maintenu, celui-ci utilise les résonances des vibrations sur la peau (ou tout autre contenant d'ailleurs) pour enfin révéler son potentiel musical. C'est véritablement magique aux yeux des petits. Enfin, autre fonctionnalité qui montre les prémisses des possibilités en termes de programmation du concept, le mode piano propose également une activité qui modélise un aquarium sur l'écran de la Switch. De là, l'enfant est invité, soit à utiliser les petits cartons accompagnant le Toy-Con, soit à créer ses propres découpages en papier, et à insérer l'élément dans la fente située sur le dessus du piano. Celui-ci scannera ainsi ce petit objet pour en matérialiser l'aspect sous la forme d'un poisson qui prendra ensuite vie au sein de l'aquarium, après lui avoir ajouté une paire d'yeux. Le tout demeure très amusant, que ce soit sur le moment de la découverte ou même plus tard, l'imagination tournant à plein régime. C'est beau. 

Jour Nintendo Labo 4 : le robot

Avec son énorme coffre rappelant la carapace d'une Tortue Ninja, ce dernier accessoire demeurait malgré tout jusque-là celui qui suscitait le plus d'intérêt de la part des petits. Et pour cause, ce véritable exosquelette en carton en impose, à un tel point qu'avant de se le procurer, il va falloir se demander où il sera rangé. Le montage est bien entendu le plus long de tous, avec presque cinq heures cumulées sur deux jours. Un étalage sur trois à quatre jours est d'ailleurs vivement conseillé. La construction paraîtra en effet laborieuse si elle est trop longue, surtout pour les moins de six ans, qui ne pourront pas aider à la majorité des assemblages. Plusieurs heures de labeur sont donc nécessaires, accumulant torsions de cartons, création de contrepoids, fixation des sangles, collage des adhésifs et nœuds assez solides pour supporter les coups les plus rudes. Le résultat est certes très ingénieux, mais finalement moins impressionnant que prévu pour les petits, avec des mécanismes malins, mais un cran en dessous des géniaux pianos, canne à pêche ou autre guidon. C'est peut-être aussi le fait que le cœur du fonctionnement de l'ensemble est ainsi caché dans ce coffre fermé de toute part, ne permettant pas de réaliser tout ce que la tension du moindre fil provoque en termes de mécanismes. L'enthousiasme est tout de même de mise au moment d'enfiler l'ensemble. Gros problème, il faudra au préalable systématiquement réajuster l'ensemble en fonction de chaque morphologie. Et ces réglages sont assez longs pour finalement frustrer les petits, qui ne souhaitent que découvrir ce que le jeu leur réserve. 

L'accessoire interroge également sur sa robustesse à long terme, non pas dans le mécanisme du coffre et de ses manettes de main et de pied, mais dans ces réglages à répétition qui consistent à sortir les fils et les sangles des éléments pour les resserrer ou au contraire leur donner du mou. Et les attaches étant en carton, le fait de les solliciter en forçant tout de même assez souvent inquiète un peu. Quand bien même, c'est surtout le plus grand enfant qui est le plus intéressé. Bien que la jeune fille ait pu tester et être plutôt emballée, les enfants de son âge ne sont clairement pas la cible de l’accessoire, davantage favorisé pour les plus grands, un peu plus délicats et plus synchronisés dans leurs mouvements. Les enfants à partir de sept ans sont tout à fait aptes à correctement utiliser l'ensemble des fonctionnalités offertes. La manipulation de mécanisme dans le jeu s'avère en effet tout de même plus énergique et brutale que tout ce qui a été proposé jusqu'à maintenant. Et la déception se fait également un peu ressentir ici. Plutôt limitée pour une activité plus chère que le pack multi-kit de base, le jeu du robot se réduit à des phases de contre la montre dans lesquelles il faudra simplement détruire le plus de buildings, de voitures, de mobilier urbain et de soucoupes volantes possible. Heureusement, le jeu apporte son lot de surprises, puisqu'il sera possible entre autres de passer en vue à la première personne en baissant la visière, de se transformer en voiture tirant des rayons lasers, en gérant le temps de quelques secondes ou en s'envolant dans les airs. Le tout s’enclenche en respectant une position spécifique et répond à merveille, malgré une certaine lenteur dans les déplacements. Et c'est un peu tout, du moins en solo. Un mode deux joueurs, sous la forme d'un jeu de combat à la Street Fighter en bien moins dynamique est également disponible, ce qui signifie qu'il faut deux Kits Robot... Et deux jeux... Et quatre manettes... Il semble difficile d'imaginer les parents d'un copain l'autoriser à venir à la maison avec tout cet attirail, pour des parties aussi limitées en temps et en intérêt. L'ensemble reste tout de même satisfaisant pour les enfants et promet des sessions certes courtes, mais très intenses. Au contraire du multi-kit qui permet de jouer à plusieurs jeux sur des sessions courtes, mais avec de multiples accessoires, le robot reste un robot, avec finalement une seule vraie expérience de jeu.

Pour conclure cette présentation, il est donc plutôt conseillé d'acquérir en priorité le multi-kit, plus diversifié, avec des activités et interactions réellement adaptées à tous les membres de la famille. Le robot n'est pas en reste, mais en faisant la comparaison avec les deux packs, celui-ci reste uniquement adapté aux enfants plus grands qui n'ont pas forcément envie de passer énormément de temps à incarner un Transformer. Il faut avouer que le concept global témoigne de toute l'énergie et de la prise au sérieux accordées par les têtes pensantes de Nintendo, avec une difficulté progressive des constructions, alliée à une jouabilité de plus en plus complexe et ouvrant toujours plus à la découverte et à la curiosité des enfants. Les parents auront (officiellement) fini leur mission après avoir expliqué les mécanismes de chaque jeu, leur intérêt étant tout de même un peu trop limité pour les accrocher à une simple partie de pêche ou à des courses de motos assez simplistes. Il ne faut pas oublier le potentiel de la personnalisation des accessoires, pouvant énormément remplir les journées pluvieuses, tout en permettant aux enfants de réellement s'approprier les Toy-Con en leur donnant un aspect unique. Un kit d'éléments décoratifs est proposé à la vente par Nintendo, mais celui-ci s'avère relativement inutile, l'enfant trouvera aisément tout ce qu'il lui faut pour décorer son objet à sa guise. 

En outre, les petits remarqueront un certain nombre de cartons encore non utilisés dans les boîtes. Ceux-ci seront utilisés lors des parties dans le mode « Découvrir » déjà évoqué, permettant d’approfondir la compréhension de fonctionnement de manettes et de leurs accessoires. Avec 83 sections d'apprentissage, ce mode se montre complet quoiqu'un peu ennuyant à la longue, mais il reste indispensable à parcourir pour ouvrir aux enfants les portes de la création libre avec l'ensemble des cartons restants, leurs feutres et leurs gommettes. Même terminée, l'expérience de création continue donc à s'étendre de manière infinie. Le programme comprend en plus une sorte de tutoriel de réparation des éléments éventuellement endommagés avec des vidéos encore une fois très simples et bien réalisées. Ce mode permet enfin de transformer les accessoires déjà construits, en modifiant par exemple la voiture en tracteur-pelle ou en éléphant, mais aussi en créant des panneaux de signalisation dotés d'adhésifs réfléchissants, que la caméra de la manette droite détectera, les faisant éviter par la voiture. Celle-ci pourra ainsi dans ce mode s'avancer en mode totalement automatique, rendant l'ensemble encore plus magique aux yeux des enfants.

Extrapolation des résultats

En guise de complétude d'un programme déjà très riche et chronophage, Nintendo a agrémenté son concept d'un mode de programmation, qui se débloque une fois tous les Toy-Con construits. L'Atelier Toy-Con, remarquable en termes ludiques et intuitifs, apprend aux (pas trop) jeunes et aux moins jeunes néophytes les bases de cette activité ô combien addictive, si l'on prend le temps de s'y attarder. D'une simplicité notable, le programme invite l'utilisateur à connecter différents blocs d'entrée et de sortie à l'écran, dans le but d'inventer et de personnaliser une multitude d'effets, à partir de l'ensemble des fonctionnalités offertes à la fois par la console et ses manettes, mais aussi des Toy-Con déjà créés. Il sera possible par exemple de faire en sorte que la pression d'un bouton provoque une vibration, un son, ou un certain affichage sur l'écran. Pour y ajouter de la complexité tout en gardant cet aspect très accessible, il est également possible de rajouter des effets ou de les casser par un modificateur en respectant le système classique des boucles de programmation. Il est ainsi envisageable de transformer le robot en batterie, chaque coup en avant du bras ou du pied provoquant un son propre à cet instrument, ou un manche à balai en guitare, en y fixant les manettes et la tablette. Pour cette dernière, la création des six cordes sur l'écran se fait en programmant six boutons correspondant chacun à une note lorsque le doigt vient le toucher. Le modificateur sert ensuite à ajouter des octaves aux notes lorsqu’on appuie sur un des boutons du Joy-Con, rendant un effet très fidèle à un vrai instrument.

Pour démarrer, le programme de l’atelier propose quelques sessions d'entraînement, familiarisant l'utilisateur aux possibilités offertes par ce mode aux fonctionnalités infinies. Et c'est bien ce mot qui caractérise tout le concept du Nintendo Labo : l'infinité des possibilités. Aux détracteurs de la première heure voyant ici de simples cartons à monter sans prise au sérieux des utilisateurs, Nintendo répond par une créativité sans fin, dont la programmation sera cependant réservée aux moins jeunes. C'est ici que le parent s'éclate (officieusement) une fois les petits couchés, et leur réserve la surprise de son invention le lendemain matin. C'est aussi un concept au potentiel communicatif absolument énorme. Lorsque les grands studios annonçaient que Nintendo allait casser internet avec cette nouvelle idée, ils n'avaient peut-être pas tort. Chaque jour, de nouvelles inventions sont partagées sur les réseaux sociaux, avec des créations bien plus incroyables encore que les kits de bases proposés. Il n'y a qu'à visionner la séquence des Roots dans l’émission de Jimmy Fallon, reprenant un titre d'Ariana Grande uniquement avec des Toy-Con reprogrammés pour comprendre que pour l'instant, le concept prend, et semble marquer les esprits. Reste à savoir s'il résistera au temps, les modes changeant régulièrement et les enfants grandissant si rapidement.

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COMMENTAIRES

Support
  • Switch
Editeur
  • Nintendo
Développeur
  • Nintendo
Genre
  • Inclassable
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   vendredi 27 avril 2018
   vendredi 20 avril 2018
   vendredi 20 avril 2018

Site officiel
https://www.nintendo.fr/Nintendo-Labo/Nintendo-Labo-1328637.html
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