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PODCAST #81
E3 2017 : Ce qu'il ne fallait surtout pas manquer !
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Tout n’est pas à jeter dans Castle of Heart, et si la première, deuxième, voire troisième impression n’est guère flatteuse, il est possible avec pas mal d’abnégation et un brin de masochisme d’y trouver un certain plaisir. Sauf qu’entre sa maniabilité lourdingue, ses idées de gameplay contestables, sa réalisation médiocre et son scénario sans grand intérêt, la malédiction de William est définitivement trop puissante pour être totalement levée, même en pleurant toutes les larmes de notre corps.
Verdict !

Les +


  • Le système d’armes secondaires, pas déplaisant
  • Quelques passages visuellement sympas
  • Durée de vie correcte
  • Surmonter les soucis du jeu devient un challenge en soi
barre

Les -


  • Inertie et latence dans les contrôles
  • Perte de vie permanente
  • La double peine aux abords de la mort
  • Combats mous et sans finesse
  • Phases de plateforme crispantes
  • Réalisation sans éclat
  • Scénario ultra basique
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Castle of Heart
Par Kayle Joriin, le mercredi 18 avril 2018

Successeur spirituel de Demon’s Souls, lui-même héritier des King’s Field, Dark Souls a définitivement assis la réputation de son créateur, Hidetaka Miyazaki, en s’imposant comme l’un des titres les plus marquants et influents de la décennie. De nombreuses productions se sont ainsi inspirées de manière plus ou moins directe du jeu de FromSoftware qui est rapidement devenu une véritable référence vidéoludique. Du coup, il faut reconnaître les appellations un brin galvaudées n’ont pas manqué de fleurir sur le net et certain auront peut-être entendu parler de Castle of Heart comme un « Dark Souls du jeu d’action-plateforme ». Mais si son univers de Dark Fantasy, son challenge relevé et son héros adepte des roulades peuvent en effet prêter à confusion, le premier bébé des Polonais de 7Levels n’a malheureusement pas grand-chose à voir avec son modèle supposé.

Like a Rolling Stone

Alors qu’un méchant sorcier terrorise son village depuis des années, exigeant des offrandes de plus en plus importantes, le courageux William décide un beau jour de s'élever contre la tyrannie du cruel arcaniste. Un tantinet susceptible, ce dernier réplique donc en lançant une bonne grosse malédiction sur la bourgade, pétrifiant le héros au passage et lui piquant sa copine pour faire bonne mesure. Le vil despote a toutefois sous-estimé le pouvoir de l’amour puisque le sort qui devait être fatal à William est en partie rompu par la douce larme que verse sa dulcinée avant de se faire enlever. En partie seulement, car bien qu’il puisse à nouveau se mouvoir et passer ses adversaires au fil de l’épée, le brave chevalier reste avant tout un gros caillou ambulant avec toute l’agilité que cela suppose. Et comble de malchance, son nouveau corps de pierre s’effrite peu à peu, ce qui se traduit en pratique par une diminution inexorable de sa jauge de santé.

Au-delà d’un scénario guère passionnant, Castle of Heart est ainsi construit autour d’un concept de gameplay qui a déjà largement fait ses preuves dans l’univers très concurrentiel des fausses bonnes idées. Un concept qu’il est préférable de manier avec doigté et modération afin de ne pas provoquer d’effets indésirables, allant de gentille petite insulte à la crise de nerfs avec destruction de mobilier. Or, non seulement ce n’est pas le cas ici, mais le reste est également plutôt bancal. Entre l’inertie du personnage, la petite latence dans les contrôles et la précision toute relative des collisions, les séquences de plateforme s’avèrent par exemple bien frustrantes. A fortiori lorsqu’elles se complaisent dans un Die & Retry bête et méchant. Quant aux combats face à des ennemis aussi hargneux que décérébrés, leur intérêt principal réside dans les stratégies qu’ils poussent à mettre en place afin de les écourter au maximum. D’une part, car ils peuvent très rapidement entraîner la mort de William. D’autre part, car les phases de corps-à-corps à proprement parler sont franchement bourrines et soporifiques.

Juste un bras

Alors bien entendu, il existe différentes manières de se soigner, que ce soit en tuant des ennemis, en dénichant des orbes de vie dans les niveaux ou en atteignant l’un des nombreux points de contrôle offrant une régénération complète. En outre, il est possible d’augmenter sa jauge en récoltant des orbes d’expérience, ce qui laisse alors un peu plus de marge de manœuvre. Néanmoins, Castle of Heart reste un titre frustrant et punitif, qui prend un malin plaisir à occire le joueur à la moindre occasion, même s’il n’est pas toujours évident de distinguer ce qui relève de choix conscients des développeurs ou de lacunes de game design (les deux n’étant pas incompatibles). Le jeu pratique d’ailleurs l’art de la double peine avec un certain sadisme en privant le héros de son bras droit lorsque sa santé est à son minimum, l’empêchant au passage d’utiliser une bonne partie de l’arsenal nécessaire à sa survie. Car William a beau être équipé par défaut de sa fidèle épée, celle-ci montre rapidement ses limites contre les adversaires les plus costauds. Il est dès lors plus sage de compter sur les différents explosifs ramassés çà et là, ainsi que sur les nombreuses armes secondaires lâchées par les ennemis ou obligeamment mises à disposition sur divers râteliers.

Il n’est certes possible d’en transporter qu’une à la fois et leur efficacité ne peut être évaluée qu’en combat réel (aucune statistique n’étant disponible), mais ce système d’armes constitue sans doute l’une des rares qualités du titre. Il faut même reconnaître qu’on ressent un certain plaisir à dénicher les plus efficaces afin de dézinguer vite fait les sbires du sorcier maléfique et s’éviter un combat bien gonflant. Paradoxalement, c’est donc dans cette façon qu’il a de nous pousser à surmonter ses défauts que le jeu de 7Levels arrive à attiser un peu l‘intérêt, offrant un trip méta un peu masochiste et basculant dans le quasi-nanar. Après plusieurs heures compliquées, durant lesquelles l’envie de balancer la manette et de rédiger une critique assassine se fait souvent ressentir, les choses finissent en effet par se tasser un peu et, plutôt que se concentrer sur tout ce qui ne va pas, on arrive à percevoir quelques points positifs. Difficile de savoir si ce sont les idées des développeurs qui finissent par payer ou s’il s’agit d’un banal syndrome de Stockholm vidéoludique, mais l’effet est bien là et il incite à la clémence.

Force est par exemple de reconnaître qu’au-delà de la vingtaine de niveaux proposés, qui se bouclent en six ou sept heures, l’aventure propose un minimum de rejouabilité avec la recherche d’une centaine de cristaux qui donne a priori accès à une fin alternative (mais très honnêtement nous n’avons pas eu la patience de vérifier). En outre, malgré une direction artistique banale et une réalisation qui oscille entre le moyen et le mauvais (notamment en ce qui concerne la bande-son), certains passages ne sont ainsi pas vilains et les environnements, bien que peu nombreux, s’avèrent parfois assez détaillés. De là à recommander Castle of Heart, même aux joueurs les moins exigeants, il y a toutefois un pas que nous ne pouvons franchir. Surtout sur une Switch qui propose déjà des productions bien plus convaincantes dans le domaine de l’action-plateforme (avec souvent une composante aventure associée). Simplement, il ne s’agit sans doute pas non plus de l’immonde bouse que certains décrivent et il reste donc une petite lueur d’espoir pour les irrécupérables curieux ou les acheteurs compulsifs qui, par l’exclusivité alléchée, auraient déjà dépensé leurs précieux deniers.

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