Test Yonder : The Cloud Catcher Chronicles - Nintendo-Différence

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PODCAST #82
E3 2018 : Le grand débriefing
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Loin d'être une perte de temps, Yonder : The Cloud Catcher Chronicles demeure une expérience plutôt décevante dans son ensemble. La question se pose s'il n'est qu'un moyen de se familiariser aux bases du A-RPG avec ce titre modeste avant de s'attaquer au mastodonte Zelda, ou s'il représente un vrai jeu à part entière. La réponse est oui pour les plus jeunes et les rêveurs allergiques au challenge dans ce titre ô combien soigné en termes de direction artistique. La réponse est non pour les joueurs attendant un peu plus qu'une invitation au voyage zen, déjà vécu dans d'autres titres disponibles et plus réussis dans ce domaine-là.
Verdict !

Les +


  • Une direction artistique chatoyante
  • L'exploration dans son plus simple appareil
  • Une porte ouverte au genre pour les débutants
  • Les nombreuses possibilités de craft
  • Plus joli encore en mode portable
  • Les musiques très agréables
  • Une île plutôt vaste à traverser
barre

Les -


  • Techniquement pas au point
  • Des quêtes répétitives et ennuyeuses
  • Une version Switch downgradée, avec des saccades supplémentaires
  • Les fonctionnalités de la console mal exploitées et mal calibrées dans leur utilisation
  • Court dans son aventure principale
  • Aucun challenge
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Yonder : The Cloud Catcher Chronicles
Par Chozo, le dimanche 27 mai 2018

Si The Legend of Zelda : Breath of the Wild a su marquer les esprits par sa réorientation en monde ouvert basée sur l’exploration, certains lui reprochaient de ne justement plus proposer ce qui faisait l’essence même de la saga, avec un univers s’ouvrant progressivement en fonction de l’équipement accumulé et des donjons traversés (n’est-ce pas, cher Greg-sHAOlink ? NDLR :  il s'agit de notre correcteur et testeur à ses heures perdues). Eh bien ces derniers risquent de n’absolument pas apprécier Yonder : The Cloud Catcher Chronicles, qui supprime définitivement tout l’esprit zeldaesque pour n’en extraire que les éléments nouveaux rajoutés à la série, en reprenant cependant la direction artistique. Exploration pure, craft d’objets, mini-quêtes, voilà tout ce que propose ce jeu, première création de l’équipe australienne de Prideful Sloth, déjà disponible sur PC, PS4, Xbox One depuis presque un an et qui sort donc sur Switch. Même s’il n’est pas dépourvu de qualités et propose une aventure relaxante, Yonder a de quoi décontenancer.

De dYonder vienes ?

Yonder : The Cloud Catcher Chronicles montre d’emblée ses limites, ne serait-ce qu’au moment de la création de l’avatar. Avec des choix de personnalisation très réduits, seuls le sexe, la couleur des yeux totalement indétectable en cours de partie et celle des cheveux sont modifiables. En résulte un personnage « RiMien » très enfantin se retrouvant au bord d’un navire, puis très rapidement échoué sur le rivage de l’île a priori paisible de Gemea, sans aucun repère. Totalement libre dans ses déplacements, le joueur commence à explorer cette vaste contrée et réalise qu’une sorte de malédiction, l’obscurité, ronge le pays avec de multiples brouillards violacés présents partout dans le pays. En discutant avec les premiers villageois, très accueillants au demeurant, l’enfant se donnera pour mission de rétablir la paix sur l’île en s’alliant à différentes fées, sortes d’esprits de la nature, pour réarmer le mystérieux « aspirateur à nuages ». L’utilisateur le comprend très vite, Yonder est un jeu contemplatif. Il faut en effet reconnaître que de ce côté-là, la direction artistique en jette.

Malgré des textures simplistes, et d’ailleurs encore amoindries sur Switch par rapport aux autres versions, l’ensemble demeure très charmant et varié. Sorte de version enfantine de Breath of the Wild, le design très coloré présente des personnages rappelant d’anciennes poupées de chiffon, ainsi que de très nombreux animaux sous la forme de chimères mignonnes, allant de l’ours-vache au cochon-brindille. Le tout respire le bucolique, même si l’ensemble des environnements ne brille absolument pas par son originalité (plaines, forêts, zones glacières, etc.) et que les changements de saison ne sont au final pas radicalement impactant. Ce côté contemplatif ressort également dans le traitement de la bande-son orchestrale, véritable PNJ du jeu, qui évolue et change en fonction du cycle jour/nuit, de la météo dynamique, et aussi de chaque zone et de chaque saison. Mais l’ensemble de ce travail visuel s’effondre rapidement en raison des nombreux ralentissements et chutes de framerate qui surviennent trop régulièrement, que ce soit dans les chargements des différentes zones ou dans l’exploration des grandes étendues nécessitant l’affichage de plans très larges sur l’île. En outre, un effet de flou en arrière-plan assez désagréable se remarque facilement. On est cependant très loin du rendu de l’injouable RiME, puisque ces soucis techniques ne freinent en rien l’envie de découverte, mais ces saccades risquent de sortir le joueur de ces moments de relaxation et d’émerveillement naïf. L’animation du personnage semble également étrange. Bien qu’il se déplace très vite, ce qui est une excellente chose pour traverser rapidement les régions et réduire la durée des nombreux allers-retours, le héros s’anime comme s’il surfait sur les plaines, la faute d’une gestuelle assez peu soignée. Cette version Switch apporte quelques rares fonctionnalités propres à la console, mais assez mal exploitées. L'écran tactile est en effet sollicité en mode nomade, pour tourner la caméra ou pour la sélection des objets dans l'inventaire, mais son utilisation révèle une certaine lourdeur, et même une impression de latence entre le moment où le joueur appuie sur l’écran et celui où l'élément se met en surbrillance. De même, la rotation de caméra se fait difficilement d'un seul geste. Il faudra multiplier les mouvements de doigt pour faire un tour complet du héros et de son champ de vision. D'un autre côté, il est à noter que le jeu s'apprécie bien plus en mode portable, dans lequel les textures semblent retrouver leur aspect des versions sur consoles concurrentes. Les saccades sont cependant toujours présentes.

RiME : Breath of the Harvest Moon

Si Yonder ne s’avoue pas original et est techniquement discutable, il se montre en revanche extrêmement accessible et facile de prise en main. Véritable porte d’entrée au monde ouvert pour les néophytes, le jeu ne propose pas de réels ennemis à combattre et le game over est inexistant, mais invite cependant à apprendre les bases du A-RPG avec ses nombreuses quêtes inoffensives. Cela ne veut pas dire que le joueur ne devra pas progressivement se montrer un peu débrouillard. Le maître mot de l’aventure, mélange assumé de Zelda, RiME, Skyrim et Harvest Moon, en dehors de son côté exploration, est la maîtrise de l’artisanat. Il faudra dans un premier temps récupérer les outils indispensables à l’avancée dans l’histoire (pioche, marteau, faucille, hache) en rencontrant les nombreux habitants qui missionneront le héros pour rapporter les matériaux désirés. D’autres PNJ demanderont ensuite de fabriquer des objets à partir de ces matières premières, ce qui invite le joueur à passer dans l’inventaire, qui s’étoffera en possibilités de craft au fur et à mesure des rencontres avec les différentes guildes présentes sur l’île. Il est également possible de faire des trocs avec certains personnages, ce qui signifie qu’il n’y a aucun système de monnaie dans Yonder, comme si même à ce niveau-là, la vision d’ensemble du jeu a été infantilisée par rapport à ses influences. Les possibilités de combinaisons s’avèrent très nombreuses, et en plus de l’exploration déjà potentiellement chronophage, ce système certes classique dans ce type de jeu apporte un intérêt supplémentaire à une aventure somme tout simpliste.

Car oui, même si la traversée de son univers demeure agréable, que son île s’avère suffisamment vaste pour que le joueur s’y perde, Yonder accuse ses limites, certainement en raison de son budget plutôt restreint. Et ce sont ses missions et quêtes qui en témoignent principalement. Trop répétitives et pourvues d’une narration presque inexistante, les doléances des PNJ finissent par lasser, au point qu’il devient même pénible de finir le jeu. L’aventure principale peut d’ailleurs se terminer en une courte dizaine d’heures, même après avoir un peu flâné dans les quatre coins du monde du titre. De multiples quêtes annexes sont certes proposées, mais elles se cantonnent à des missions sans grand impact, entre pêcher, planter des arbres, fabriquer des ponts, chasser ou construire une ferme à l’intérêt plus que limité, puisqu’il ne s’agit que d’attirer les animaux et de les nourrir régulièrement. En revanche, une petite lueur épique pointe le bout de son nez dans les phases de suppression de brouillard d’obscurité, qui révèlent souvent des zones inédites et des coffres aux trésors. Les 26 esprits à dénicher, grâce à la boussole magique affichée en bas de l’écran, qui aideront à libérer l’île de ce sort maléfique, représentent un petit challenge à lui tout seul, puisque les nuages d’obscurité nécessitent chacun un certain nombre de fées pour disparaître. Telles les lunes de Super Mario Odyssey, certains esprits se trouveront parfois par hasard, tandis que d’autres demanderont un peu de recherche. Malgré tout, la suppression de l’ensemble des maléfices demeure une tâche très aisée, qui n’améliore en rien le côté unilatéralement contemplatif et répétitif du titre dans sa globalité. On peut cependant percevoir Yonder comme une métaphore à l’insouciance infantile, qui demande souvent une capacité d’abstraction importante pour effacer les défauts de la vie réelle. L’abstraction se fait en effet par le côté bucolique et aventurier du jeu dans sa forme, mais elle ne fait pas le poids face au fond, bien trop léger.

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COMMENTAIRES

Support
  • Switch
Editeur
  • Headup Games
Développeur
  • Prideful Sloth
Genre
  • Aventure
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 3
Sorties
   jeudi 17 mai 2018
   jeudi 17 mai 2018
   jeudi 05 juillet 2018

Site officiel
https://www.yonderchronicles.com/
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