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PODCAST #91
E3 2019 : le grand débriefing
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Atelier Lulua : The Scion of Arland est un J-RPG assez sympathique et coloré, avec un système d’alchimie complètement addictif. Visuellement le jeu est pas mal, sans plus, et les combats sont un peu trop bordéliques et confus. Malheureusement, ce jeu n’apporte rien de nouveau ou de frais à la série, et s’il peut éventuellement plaire à des non-initiés, il risque de n’avoir rien d’intéressant pour les fans. En revanche, ce n’est pas un mauvais jeu dans l’absolu et il possède un véritable potentiel fun pour ceux qui prendront le temps de se plonger dans ses mécanismes. Enfin, malgré une belle durée de vie, on ne peut s’empêcher de trouver que 59,99 euros sur l’eShop est un prix légèrement abusif pour un jeu loin des standards AAA.
Verdict !

Les +


  • Le côté addictif de l’Alchemyriddle et de l’alchimie
  • La musique
  • Les personnages
  • Une belle durée de vie
barre

Les -


  • Les combats un peu bordéliques
  • L’histoire plate
  • Les graphismes moyens
  • La petite taille des lieux à explorer
  • Uniquement en anglais
  • Le prix !
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Atelier Lulua : The Scion of Arland
Par Skyward, le dimanche 23 juin 2019

La saga des Atelier ne date pas d’hier, puisque le premier jeu Atelier Marie : The Alchemist of Salburg est sorti sur la Sega Saturn en 1997. Initialement exclusifs au Japon, ces A-RPG au concept original ont discrètement commencé à être publiés en Occident dès 2006, avec une première sortie sur Switch en 2018 (Atelier Lydie & Suelle : The Alchemists and the Mysterious Paintings). Les jeux de la série Atelier ont pour point commun de toujours suivre le voyage initiatique d’une alchimiste, sorte de sorcière-chimiste qui doit récolter des ingrédients dans le monde entier pour synthétiser divers artefacts dans son atelier (de la simple potion à l’épée légendaire, en passant par une tarte au chocolat). L’histoire est souvent légère et bon enfant, et surtout prétexte à un voyage initiatique fantastique. Atelier Lulua : The Scion of Arland, développé par Gust et dont on parlera ici est le quatrième opus de la trilogie d’Arland de la série Atelier (car les Atelier fonctionnent souvent par cycles correspondants à des changements d’histoire, de moteur graphique et de chara design). 

Le petit souci, c’est qu’après 20 ans, la saga peine à se renouveler et les chiffres de vente au Japon sont de plus en plus alarmants. Tenter de convaincre le public occidental détenteur de Switch et peu initié avec un quatrième opus, sorti huit ans après le troisième et juste après deux autres trilogies, peut sembler être un choix hasardeux. Atelier Lulua : The Scion of Arland parvient-il à apporter de la fraîcheur dans la saga ? Est-il un bon jeu pour découvrir la série ?

Magical Girl Realness

Elmerulia Frixell, surnommée Lulua et fille de Rorolina (héroïne d’Atelier Rorona : The Alchemist of Arland, premier jeu de la trilogie d’Arland), veut marcher sur les pas de sa mère et devenir une grande alchimiste en faisant ses preuves. Alors qu’elle fait ses études et ramasse des ingrédients d’alchimie, un mystérieux livre que seule Lulua peut lire, nommé Alchemyriddle, fait son apparition. Ce livre contient un grand nombre d’énigmes qui une fois résolues donnent accès à un savoir alchimique avancé à Lulua qui progresse alors à pas de géant. Diverses quêtes plus ou moins importantes vont la mener à explorer le monde, rencontrer de nouveaux amis, ramasser toujours plus d’ingrédients permettant de synthétiser de nouveaux objets et devenir une grande alchimiste.

Dans l’ensemble l’histoire est assez light pour ne pas dire fadasse et gentillette avec peu de grands enjeux. L’héroïne Lulua est le stéréotype de la fille extravertie, indiscrète, dynamique et maladroite conçue pour faire craquer les amateurs de sh?jo. Il n’y a pas vraiment besoin d’un réel prétexte ou danger pour qu’elle aille découvrir le monde, puisqu’elle n’aspire qu’à cela de toutes façons. Elle se lie d’amitié avec tout le monde et les copains qu’elle se fait viennent se battre à ses côtés. L’humour est omniprésent mais pas toujours percutant, et on se surprend à passer très vite les dialogues qui se limitent parfois à du blabla de la vie de tous les jours.

Lulua peut explorer la map qui est littéralement une carte pour se rendre d’un lieu à l’autre. Les divers lieux sont assez petits et peuvent être rapidement explorés. Un système de déplacement rapide est mis en place dès le départ et permet de se rendre très facilement d’un lieu à l’autre au sein d’une ville, ce qui est franchement sympathique. Visuellement le jeu est moyen, si le chara et monster design sont plutôt bons, les environnements sont un peu trop approximatifs et font parfois brouillon. Musicalement, l’univers est en revanche très agréable, pétillant et entrainant avec quelques compositions qui restent en tête.

On notera également l’intégration de mécanismes jour/nuit et météo qui jouent sur l’apparition de certains monstres, ainsi que la présence d’un calendrier qu’il faut prendre en compte en se déplaçant sur la map (certains voyagent durent plusieurs jours et certains évènements ne se produisent qu’à des périodes précises de l’année).

Alchimie addictive

On peut s’en douter mais l’alchimie est un des mécanismes de gameplay centraux du jeu. Pour synthétiser des artefacts et améliorer son niveau d’alchimie, il faut des ingrédients et des recettes. Les ingrédients peuvent être ramassés dans les différents lieux de la map, obtenus en tuant des monstres, en détruisant des rochers ou éléments du décor, ou achetés auprès de vendeurs en tout genre. Souvent un type d’ingrédient va pouvoir être trouvé uniquement dans certains lieux de collecte spécifiques. Les ingrédients peuvent être de qualité variable, et cette qualité va jouer sur les caractéristiques des objets synthétisés.

Les recettes peuvent être achetées sous formes de livres chez des marchands ou (pour la plupart) obtenues en résolvant des pages de l’Alchemyriddle. Dans ce livre, à chaque chapitre un certain nombre de pages/mystères est proposé. La résolution d’une page va permettre de débloquer une recette, un lieu de collecte ou une capacité nouvelle. Pour résoudre une page il faut accomplir deux actions mystères vaguement décrites par des périphrases. Cela peut consister à trouver un nouvel ingrédient, synthétiser un objet spécifique, battre un certain nombre d’ennemis, se rendre à un certain endroit. Et franchement cette nouveauté exclusive à ce jeu de la série Atelier est ce qui le rend hyper addictif. On a juste envie de connaitre toutes les recettes et on enchaine les énigmes quitte à parfois complètement négliger l’histoire principale (qui, il faut l’avouer, n’est pas toujours entraînante). En tout cas, même pour des non-complétionistes, la curiosité générée par l’Alchemyriddle incite réellement à jouer le jeu à 100 %.

Une fois qu’une recette est débloquée et que le joueur possède tous les ingrédients nécessaires à la synthèse, il n’y a plus qu’à se lancer, sachant que la qualité de l’ingrédient a une incidence sur la qualité du produit fini, et que le type d’ingrédient influe sur les propriétés de l’objet. Il est possible de rater une synthèse en mélangeant des ingrédients aux attributs trop déséquilibrés. Il est aussi possible de synthétiser ou d’acheter des boosters qui permettent d’améliorer la qualité ou les propriétés du produit fini. 

Les objets conçus peuvent être assignés selon leur fonction, soit au panier contenant le matériel de combat, soit au menu des objets utilisables en exploration. Dans l’ensemble, l’alchimie est bien fichue dans Atelier Lulua : The Scion of Arland, et fait pencher la balance du côté positif.

Combats confus

Pour collecter les ingrédients, avancer dans l’histoire ou traverser une zone, il faut forcément se battre contre des ennemis. Le système de combat peut parfois manquer de clarté à cause de son interface. Dans l’ensemble, c’est du tour à tour assez classique (avec possibilité d’attaques physiques de base, attaques consommant des MP, fuite, utilisation d’objet ou garde), cependant quelques éléments rendent le tout plus complexe. Tout d’abord, au-dessus de l’écran se trouve une barre de priorité où l’on retrouve Lulua, ses coéquipiers et les ennemis. Certaines actions et attaques vont avoir des incidences sur l’ordre des combattants, mais il est parfois difficile d’appréhender ces histoires de priorité, avec parfois l’impression qu’un ennemi devient prioritaire pour une raison aléatoire.

Ensuite, les personnages considérés comme alchimistes (Lulua et son enseignante par exemple), sont les seuls à pouvoir utiliser des objets offensifs, défensifs ou curatifs. Les objets peuvent être utilisés soit lorsque c’est le tour de l’alchimiste d’attaquer, soit grâce à une fonction d’interruption qui permet d’utiliser un objet assigné à l’avance à n’importe quel moment du combat (même pendant le tour de l’ennemi).

Enfin, la manière dont on constitue et positionne l’équipe est essentielle. Tout d’abord, il ne peut y avoir plus de cinq personnes dans l’équipe, il faut donc optimiser la sélection. Par ailleurs, deux combattants devront toujours se trouver à l’arrière et trois au front. Les combattants au front sont les seuls à pouvoir attaquer directement, tandis que ceux à l’arrière interviennent grâce à des actions de soutien, soit au moment de l’attaque d’un combattant au front, soit de manière passive. Il faut donc étudier proprement les propriétés de front et de soutien de chaque héros. Dernier élément à prendre en compte : la disposition des héros a également des conséquences sur le déroulement des combats. Par exemple, mettre Lulua à coté de sa meilleure copine au front les boostera toutes les deux.

Dans l’ensemble, si on veut vraiment optimiser ses combats il y a énormément de choses à prendre en compte en parallèle et étudier, ce qui n’est pas toujours simple. Paradoxalement, les combats ne sont pas très difficiles la plupart du temps, même sans grinder massivement, pour la simple raison que les zones à explorer et qui contiennent les ennemis sont minuscules et qu’il suffit de rentrer au village pour se soigner en cas de misère. La gestion des objets de soin est rarement indispensable. On recommande aussi de choisir la difficulté « difficile » pour éviter de trop s’ennuyer et exploser les ennemis en 30 secondes. Les boss sont rares et représentent rarement un gros challenge.

L’équipement de Lulua et son équipe peut être modifié, mais il y a finalement un nombre limité d’armures et d’armes disponibles et ceux-ci sont mis à disposition de manière très lente et sporadique tout le long du jeu. Les nouvelles armes sont mises à disposition lorsque l’on augmente de niveau chez le forgeron et les armures et accessoires peuvent être synthétisés à l’atelier une fois les recettes débloquées. La gestion de l’inventaire n’est donc pas franchement excitante.

Et par rapport à la série alors ?

Atelier Lulua : The Scion of Arland ne renouvelle pas vraiment la série, c’est le quatrième opus d’une saga démarrée il y a un moment. Comparé à d’autres jeux de la saga, les lieux à explorer sont petits et l’histoire est un peu fade. Le jeu n’est disponible qu’en anglais ce qui est aussi un peu dommage. Dans l’ensemble, c’est un jeu qui peut plaire aux amateurs (et encore, ce n’est pas le J-RPG de l’année), mais qui risque de blaser les fans de la première heure.

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