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PODCAST #91
E3 2019 : le grand débriefing
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Crash Team Racing Nitro-Fueled est une sérieuse alternative à Mario Kart 8 Deluxe. Un poil en dessous techniquement, la direction artistique et l’univers déjanté compensent largement ce petit manque. Avec son gameplay plus technique, il est aussi de fait moins accessible de prime abord. Contrairement à Mario Kart où le fun et l’injustice sont immédiats (avec les remontées de la dernière à la première place possibles jusqu’à la fin), le titre d’Activision ne permettra pas de gagner sans une réelle maîtrise du pilotage et peut donc se trouver d’une certaine façon un peu plus frustrant, mais aussi plus jouissif pour les amoureux du pilotage pur. Avec la promesse de suivi via son mode Grand Prix et si les services en ligne s’améliorent, il peut s’avérer intéressant sur la durée à condition d’aimer l’esprit « farming » pour tout débloquer. Son aventure solo étant réellement un de ses points forts et son petit prix n’étant pas négligeable (30 euros), il serait dommage de passer à côté de ce remaster plus que réussi. 
Verdict !

Les +


  • L’esprit d’époque dans un habillage dernière génération
  • La conduite technique
  • Le mode aventure toujours aussi cool
  • Les nombreuses options de personnalisation
  • La quantité d’éléments à débloquer
barre

Les -


  • Les temps de chargement un peu longs
  • Le online pas toujours au top
  • Plus axé pilotage que joute délirante
  • Impossible de changer la configuration des touches
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Crash Team Racing Nitro-Fueled
Par Goonpay, le samedi 20 juillet 2019

Peu de temps après Sonic, c’est au tour de la « mascotte » plus ou moins officielle du Sony des années PlayStation de s’installer dans un kart pour tenter de voler la vedette au plombier moustachu. Succès d’estime ayant permis aux joueurs de se lancer, en 1999, dans des joutes verbales sur la guerre des consoles, 20 ans plus tard, le logo de Naughty Dog en moins, voici que le débat peut reprendre grâce à une version remise au goût du jour. Alors, qui a la plus grosse cylindrée ? 

Le remaster du cœur

Un an après le retour de Crash via Crash Bandicoot N. Sane Trilogy, Activision n’aura donc pas attendu très longtemps pour offrir un nouveau lifting et une nouvelle bonne occasion de refaire parler du marsupial orange. À l’image du jeu de plates-formes, et même si ce n’est pas Vicarious Vision, mais Beenox qui s’est chargé du développement, Crash Team Racing Nitro-Fueled est un remaster qui se veut à la fois fidèle au jeu d’origine tout en le sublimant par l’apport des avancées techniques, en particulier du côté des graphismes, mais aussi en enrichissant son contenu.

Évidemment, comme ce fut le cas pour Team Sonic Racing, nous évoquerons forcément le chef de file qu’est Mario Kart 8 Deluxe, non pas pour désigner un vainqueur, mais plutôt pour bien comprendre ce qui les différencie. Et, si nous devions décerner des points, attribuons-en un de suite au plombier moustachu et ses acolytes pour ses graphismes. Attention, on ne parle pas d’un tour complet d’avance, mais bien d’une petite longueur. 

En effet, au départ, Crash Team Racing Nitro-Fueled en impose. Les tracés sont colorés et pleins de vie, avec une véritable personnalité. Chaque circuit est propice à la mise en place d’un nouvel environnement et ils sont très variés : la traditionnelle piste de course aux bordures rouges et blanches qui sent bon l’asphalte et la gomme brûlée, la plage de sable blanc avec ses petites mares résiduelles, le terrain de moto-cross où se mêlent flaques de boue et grosses bosses, les chemins de terre parsemés de rondins de bois d’une forêt tropicale ou son opposé, le chemin aride et pavé qui serpente autour de la pyramide, les étendues glacées et enneigées sur lesquelles s’amusent les pingouins, les remparts du château médiéval aux innombrables dangers, les égouts aux effluves nauséabonds, les zones bien plus futuristes nous envoyant dans l’hyperespace, etc. Bien évidemment, tout ceci est accompagné d’ambiances sonores en totale adéquation avec l’environnement. Au total, c’est pas moins de 32 tracés qui composent l’ensemble du jeu (sans compter les arènes) et de grosses doses d’amour apposées dans les polygones pour fournir des décors déjantés au look cartoon si caractéristiques de la série. 

Mais à l’arrivée, on se rend compte, et c’est encore plus flagrant en juxtaposant les deux titres, que Mario Kart 8 Deluxe est encore plus fin et plus fluide que Crash Team Racing Nitro-Fueled en étant tout aussi varié et solide artistiquement parlant. Assez logique d’une certaine façon puisque ce bandicoot est limité à 30 FPS, ce qui se sent particulièrement dans les lignes droites sans action particulière ou le kart semble se traîner. 

Par contre, la customisation des karts est plus proche de Team Sonic Racing avec des packs de stickers, de peintures, de châssis et de pneus à débloquer. Et le nombre de personnages (avec encore des skins à débloquer pour chacun), réparti en quatre catégories, permet largement de s’approprier les pilotes. On pestera sur les temps de chargement un peu trop longs et aussi, à la longue, sur l’impossibilité de passer la cinématique du podium à la fin de chaque course même si elle permet de profiter des célébrations rigolotes des vainqueurs. 

Avec son esprit comique et grâce au très bon travail fourni par les équipes de Beenox pour cette remasterisation, il serait injuste de dire que Crash Team Racing Nitro-Fueled est totalement dépassé par son homologue bedonnant, d’autant que le contenu solo, lui, est plus riche que son concurrent direct. 

L’aventure c’est l’aventure

Alors que Mario Kart s’est toujours cantonné à l’enchaînement de courses sous forme de coupes, plusieurs outsiders se sont lancés dans la bataille en lançant un mode solo plus travaillé, avec une vraie histoire et un monde faisant office de hub entre les circuits rendus accessibles sous couvert d’obtention d’un certain nombre de clés. Si l’on cite régulièrement, et ce à juste titre, Diddy Kong Racing, il ne faut pas non plus oublier que Crash Team Racing a aussi été plébiscité en son temps pour son aventure. 

Nitros Oxide, l’alien de la galaxie Gasmoxia, auto proclamé meilleur pilote de tout l’univers, déambule de planète en planète dans le but de tester ses compétences de pilote. Il lance ainsi un défi :  si le pilote le bat, il laisse la planète tranquille ; s’il perd, il en prend possession pour en faire un terrain vague. 

C’est donc durant une course entre Crash, Coco et Neo Cortex qu’il débarque sur notre bonne vieille Terre et menace toute la troupe. N’écoutant que son courage, Crash (ou tout autre personnage au choix du joueur) relève donc le défi et devra parcourir et battre les cinq représentants de chaque monde avant de pouvoir affronter Oxide en personne.

Cette mise en scène plutôt réussie permet donc de découvrir l’un après l’autre les différents circuits de Crash Team Racing Nitro-Fueled, mais aussi quelques modes de jeu. Pour progresser, il faut donc remporter les différentes courses et affronter le chef de la zone en duel qui lâchera la clé du monde suivant en cas de victoire. Mais, il est aussi possible de participer aux courses de reliques, aux défis CTR et aux courses de cristaux. Et c’est uniquement une fois tout ceci accompli que l’on peut réellement affronter et renvoyer Oxide dans ses quartiers. 

Les courses de reliques sont des sortes de Contre-la-montre dans lesquelles il faut battre un temps donné. Pour y parvenir, des caisses sont disséminées sur le parcours et permettent de mettre en pause le chrono durant un laps de temps correspondant au chiffre indiqué sur la caisse. 

Les défis CTR sont des courses classiques où il faut, en plus d’arriver impérativement premier, récupérer trois lettres (« C », « T » et « R ») cachées. 

Les défis de cristal se jouent dans les arènes. Il faut récupérer 20 cristaux dans un temps imparti.  

Enfin, il y a les différentes gemmes à récupérer qui impliquent de gagner une coupe composée de quatre circuits (même principe que Mario Kart). 

Cette aventure, restée dans son jus, mais remaniée par de petits détails pour l’occasion (par exemple le déblocage des boss directement après les duels et non plus après les coupes), est désormais disponible en mode « classique » et « Nitro Fueled ». 

La différence réside dans la possibilité de switcher de personnages à volonté dans le second mode alors que le premier nous cantonne à l’utilisation du même personnage du début à la fin. 

Au final, l'aventure n'a rien perdu de sa superbe et de ses pics de difficulté (quel tricheur cet Oxyde!)  et permet, grâce aux petits conseils d’Aku Aku, de découvrir toutes les subtilités de son gameplay qui le différencie fortement de Mario Kart.

Le feu sacré

« Easy to play, hard to master », tel était le résumé du Crash Team Racing de l’époque et ça l’est toujours autant aujourd’hui. On retrouve sans peine les éléments classiques d’un Mario Kart-like avec des départs turbo, des dérapages, des items offrant des pouvoirs d’attaque ou de défense, mais, dès les premiers tours de roue, on s’aperçoit que la mécanique est différente. 

On s’étonne tout d’abord du placement des boutons et on fait rapidement un tour par les options pour voir si les touches ne sont pas paramétrables. Sauf qu’elles ne le sont pas. Alors, on prend son mal en patience et on s’habitue petit à petit à ce déclenchement de dérapage turbo sur deux touches. Étrange ? Pas du tout ! Car en fait, le système de dérapage est bien plus technique que celui de Mario Kart ou de Team Sonic Racing. 

Lors d’une glissade (que l’on déclenche après un petit saut avec une gâchette comme d’habitude), une jauge se remplit progressivement et contrairement à Mario Kart, le boost n’est pas automatique, il faut le lancer manuellement par pression sur l’autre gâchette. Si le timing est bon (réparti en trois échelons, du bon au parfait), on relance la jauge jusqu’à trois accélérations maxi. À l’inverse, s’il est trop tardif, aucun bonus, voire même tête-à-queue. 

Les sauts sont aussi l’occasion de profiter d’un bonus de vitesse. Bien exécuté, c’est-à-dire en haut de chaque pente, le kart saute plus ou moins haut et le temps qu’il reste dans les airs correspond au temps de boost à l'atterrissage. 

Les pommes Wumpa, un peu à l’image des pièces de Sonic ou Mario, permettent de gagner en vitesse, mais aussi en efficacité pour les items. Par exemple, une caisse TNT se transformera en caisse Nitro avec dix pommes, une fiole verte sera rouge.

Voici grosso modo les techniques de base que le joueur lambda utilisera puis vient la deuxième couche, plus approfondie qui sera plus difficile à mettre en place et demandera une meilleure maîtrise. Outre les raccourcis qu’il sera impératif d’utiliser pour battre au minimum les temps de N. Troppy, il faudra user des démarrages parfaits que l’on réalise en faisant vrombir son moteur pour bien partir dans le rouge, les petits bonds pour tourner sec et les fameux feux sacrés et ultimes feux sacrés (nommé aussi Blue Fire par la communauté) qui consistent à remplir une jauge invisible en dérapant un maximum, récoltant les items… pour obtenir un boost à la puissance phénoménale au passage sur une flèche turbo. 

Sans ces techniques avancées, les défis Contre-la-montre et reliques platine seront impossibles à obtenir et c’est ainsi que vous mettrez (ou prendrez) de nombreuses secondes dans la vue lors des courses en ligne.

Crashfest

En plus de son aventure, Crash Team Racing Nitro-Fueled dispose de nombreux autres modes qui permettront d’allonger la durée de vie quasiment jusqu’à l’infini. En solo ou entre ami(e)s, en local ou en ligne, les solutions pour s’amuser ne manquent pas. 

Outre donc les classiques courses uniques, coupes et contre-la-montre, il y a aussi les modes bataille avec leur lot de sous-catégorie (cinq au total) sur des stages dédiés (douze). De la récolte de diamant à la capture de drapeaux en passant par le dernier survivant, il devrait y en avoir pour tous les goûts. 

Pour maintenir les joueurs dans le jeu, les développeurs ont mis en place l’« arrêt aux stands » dans lequel on dépense l’argent récolté en jeu pour acheter de nouveaux véhicules, des personnages, des autocollants et autres éléments de customisation. Comme ces objets sont de l’ordre esthétique, on peut s’en passer, mais il faudra clairement passer par la case farming pour tout avoir. 

Et, un peu à la manière de Splatoon, comme promesse d’accompagnement sur la durée, le mode Grand Prix a fait son apparition et fait donc office de contenu saisonnier offrant aux plus assidus de nouveaux objets à acheter, mais surtout, de nouveaux circuits et personnages à découvrir. Il fonctionne, là encore, sous forme de farming avec des défis journaliers, quotidiens, hebdomadaires, à thèmes et pros à réaliser pour obtenir des points Nitro. 

Alors, comme dit précédemment, la durée de vie semble quasiment illimitée. Quasiment oui, car, une fois les meilleurs temps réalisés, les coupes écumées, seul le mode en ligne subsiste et ce dernier souffre, à ce jour, de lags assez frustrants qui nuisent clairement au fun, surtout dans ce genre de jeux. Voir ses projectiles faire mouche sans effet, se retrouver comme seul avec un fantôme à côté de soi, voir disparaître un adversaire ou passer d’un seul coup de la première à la sixième place sans croiser de joueurs est très décourageant. Fort heureusement, le jeu dispose tout de même d’une bonne base de joueurs même s’il nous a semblé constater une diminution du nombre de connectés ou une difficulté à trouver des compagnons de route à certaines heures (ce qui n’est pas le cas de Mario Kart).

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COMMENTAIRES

Support
  • Switch
Editeur
  • Activision
Développeur
  • Beenox
Genre
  • Course
Nombre de joueurs
  • 1 - 4
Evaluation PEGI
  • 3
Sorties
   vendredi 21 juin 2019
   vendredi 21 juin 2019
   jeudi 01 ao?t 2019

Site officiel
https://www.crashbandicoot.com/fr
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