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PODCAST #83
La Switch sur son petit nuage
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Jeu agréable malgré quelques petits défauts, Heatseeker est l’un des softs qui utilise, à l’heure actuelle, le mieux la reconnaissance de mouvement de la Wii, pour le plus grand bonheur des pilotes en herbe que nous sommes. Combats enragés, maniabilité arcade au poil, action soutenue, le bébé de Codemasters a tout pour plaire, même si on lui reprochera sa durée de vie affaiblie par l’absence de mode multijoueur.
Verdict !

Les +


  • Maniabilité excellente
  • Action soutenue
  • Beaucoup d’avions et d’armes
  • Arcade du début à la fin
  • Ambiance cohérente
barre

Les -


  • Un peu court malgré tout
  • Pas de mode multijoueur
  • Quelques problèmes avec les bruitages
  • Des inégalités graphiques
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Heatseeker
Par Manmedaz, le 21 May 2007

Dans un domaine dominé par Ace Combat, voici qu’arrive Heatseeker de Codemasters, jeu qui semble se vouloir un descendant assumé d’AfterBurner, 20 ans plus tard. Alliant à l’arcade la plus pure l’action la plus folle, ce jeu sera l’occasion d’un bon défoulement, immersif et classieux. Décortiquons ensemble ce pionnier du genre sur Wii. Décollage !

A travers le hublot

Alors que nous vous avons fourni il y a quelques temps une preview enthousiaste du jeu, sachez d’ores et déjà que cet enthousiasme n’est pas retombé. L’action est toujours au rendez-vous, le jeu se révélant même bien plus long que ce que nous avions pensé au premier abord. Cependant, il est temps de revenir dessus et de mettre en exergue les points forts de ce

soft nerveux.

Il convient de parler en premier lieu de l’un des points les plus mitigé du jeu, entre très bien et inacceptable. Effectivement, les graphismes oscillent entre les deux extrêmes. D’un côté des avions somptueusement modélisés, réellement impressionnants par leur fidélité aux originaux, ou encore des nuages magnifiquement réalisés donnant une impression assez étrange lorsqu’on les traverse, avec cette agréable sensation de légèreté. De l’autre côté, on aura le droit à des sprites 2D en guise d’arbre – qui sont, qui plus est, intégrés de façon très grossière dans les décors –, ou encore à quelques textures assez pauvres sur les appareils au sol et les bâtiments. On sent donc une opposition dans la réalisation entre ce qui est dans le ciel et ce qui ne l’est pas. Finalement, les niveaux les plus appréciables visuellement parlant seront ceux se déroulant en pleine mer, qui plus est lorsque la météo est à la pluie – un vrai régal dans ces conditions.

Les avions et les nuages sont superbement rendus

S’il n’impressionne pas grandement par ses graphismes donc – hormis quelques détails –, Heatseeker saura cependant éblouir de par son animation, son rythme soutenu et sa nervosité de tous les instants. Jeu d’arcade pleinement assumé, la vitesse sera ici maximale et la sensation de vitesse sera d’ailleurs très satisfaisante. Rien de tel que de voler à très basse altitude à vitesse maximale pour se donner des frissons, la maniabilité – que nous évoquerons ultérieurement, ajoutant un maximum aux sensations. C’est vraiment une sensation nouvelle qui est apportée par ce jeu, grisante, un peu à la manière de la nouveauté qu’a pu apporter Burnout dans le domaine des jeux de course. C’est avec un grand plaisir qu’on évoluera dans le ciel, esquivant les tirs ennemis et décochant quelques mortels missiles.

Arcade rimant avec vitesse, mais aussi avec explosions, le jeu de Codemasters s’accordera également de superbes déflagrations à l’issue des combats aériens, le tout étant orchestré par l’Impact Cam, un mode vous permettant aléatoirement de contempler vos missiles filer droit vers vos ennemis, ceux-ci explosant à l’impact dans une superbe chorégraphie, que l’on ne se lasse pas de contempler. Ce sera même l’occasion d’ajouter un peu plus au furieux des batailles, le must étant d’enchaîner une esquive – elle aussi superbement filmée, au ralentit – par une salve de missiles anéantissant les avions vous faisant face. Le tout, une fois bien maîtrisé, est d’une beauté enivrante, n’ayant d’égal que l’intensité du combat faisant rage.

Explosions, vitesse... Du grand spectacle !

Choisissez vos armes !

La maîtrise sera donc le maître mot au long du jeu, d’autant que celui-ci s’avèrera par moment assez ardu. Variant entre la destruction d’objectifs et la protection de bâtiments ou de véhicules, Heatseeker s’avère finalement un peu plus varié que ce à quoi nous nous attendions après la preview. Faisant se succéder avions de tous types, bateaux, chars, sous-marins, tourelles anti-aériennes, tout est fait pour que l’on utilise un maximum nos munitions, heureusement infinies et uniquement bridées par la vitesse de rechargement, ou par l’échauffement en ce qui concerne le canon. De plus, vous aurez le choix entre une foultitude d’appareils, dont sept seront accessibles dans le mode campagne, appuyés par un avion caché et les neuf types d’avions ennemis, sélectionnables en mode mission. Ajoutez le fait que chaque avion possède entre une et trois versions et vous arriverez au nombre confortable de trente six configurations différentes, de quoi satisfaire amplement le chaland !
Du polyvalent F-35 Lightning II au lent et furtif F-117 Nighthawk, chaque avion possède ses particularités, que ce soit une puissance de feu hors du commun ou une mobilité le rendant intouchable. Cependant, la majorité du temps, chaque atout accuse une faiblesse. Ainsi, bien qu’il soit rapide et très maniable, le F-22 Raptor ne sera parfait que pour les missions de confrontations exclusivement. Mettez-le face à un destroyer et vous passerez de longues minutes pour le détruire, alors que le fragile et pataud F-117 Nighthawk n’en aurait fait qu’une seule bouchée, tout bombardier lourd qu’il est. Du côté des appareils ennemis, on notera le superbe et fulgurant SU-47 Berkut, pendant du F-22 dans le domaine de la supériorité aérienne, ainsi que le très dangereux SU-34 Fullback, véritable forteresse volante.

Certains avions sont furtifs

Du côté des armes, puisque c’est également l’un des points central du jeu, vous aurez encore une fois le droit à de la diversité ! A noter que leur vitesse de rechargement dépendra notamment de l’appareil sélectionné. Pour ce qui est de l’armement antiaérien, vous aurez le choix, suivant l’appareil, à des canons tirant des munitions de 20 à 30 mm, puis à un peu plus d’une demi douzaine de types de missiles guidés de diverses façons – par radar, par verrouillage et suivit automatique – et à la portée variant entre 1000 et 4000 mètres pour les meilleurs. Pour ce qui est de l’armement antisurface, le choix sera autrement plus conséquent. Plus de vingt cinq types de bombes, torpilles et autres missiles sont sélectionnables, allant de la classique bombe sans guidage – B1K, B2K, B500 et B1000 – au missile ultra perfectionné tel le SADM, qui se dirige vers la cible avant de se disloquer en sous-munitions et de tomber devant l’ennemi visé. Vous aurez même la possibilité – Ô joie, Ô apocalypse – de débloquer la frappe nucléaire !

En bref, le jeu nous propose une variété conséquente de choix, permettant de renouveler constamment l’expérience. Trouver le bon appareil pour une mission n’est jamais chose aisée, surtout en mode campagne – sans les avions ennemis. Si on peut être tenté à choisir toujours les mêmes appareils, il ne faudra cependant pas hésiter de temps en temps de faire le choix de l’audace, lequel pourra s’avérer payant à la fois pour garder un intérêt pour le jeu, mais aussi pour profiter un maximum de toutes ses possibilités.

Cependant, malgré tout ces bons points, il est fortement conseillé de mettre la difficulté au niveau maximal dès le début, histoire de s’amuser un peu plus et de rencontrer plus de résistance. En effet, il n’y aucun intérêt de terminer ce jeu rapidement, au contraire. Plus on le parcours, plus on est séduit, découvrant de petits détails ajoutant au plaisir, prenant bien soin d’éviter, avec style, tous les missiles sous peine d’exploser rapidement, faisant attention à son niveau d’énergie et se montrant plus furieux pour en découdre plus rapidement avec les ennemis. Ce n’est que dans ces conditions là que le jeu prend tout son sens, toute sa substance, faisant perler la sueur à votre front et vous faisant lâcher des soupirs de hargne lorsque vous vous faites descendre par un ennemi plus malin que vous.
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Un contrôle absolu de votre avion

A la nervosité de l’arcade s’ajoutera en plus à la précision et à l’intensité du maniement à la Wiimote, véritable achèvement qui fait passer Heatseeker de simple bon jeu au rang de très bon jeu. Comme pour beaucoup d’autre soft Wii, celui-ci profite en effet au maximum des possibilités de la manette, transcendant le gameplay de façon jouissive. Vous aurez le choix entre deux types de commandes. Soit vous préférez pointer la Wiimote à l’écran, faisant comme si elle était directement votre avion, celui-ci se dirigeant dans la direction indiqué par le curseur, soit vous préférez utiliser le Nunchuk comme un manche à balais. Inutile de vous dire que, si la première solution est la plus stable et la plus précise, la seconde est, de loin, la plus réaliste et celle qui donne le plus de sensations. C’est un véritable plaisir que de voir son avion réagir au moindre mouvement du poignet, de façon fluide et très crédible.

L'avion réagit au moindre de vos mouvements

De plus, vous aurez le choix entre deux types de commandes. D’un côté la commande arcade, qui limitera votre roulis à 90° lors des virages, permettant des mouvements plus brusques sans que l’avion ne s’emballe, et de l’autre coté la commande professionnelle, demandant beaucoup de maîtrise et de calme, puisqu’elle ne limitera pas le roulis, vous permettant notamment d’effectuer des tonneaux.

Concernant la gestion de l’allure, vous utiliserez le stick analogique pour la gérer, votre appareil pouvant couvrir une plage allant de quelques centaines de kilomètres par heure à plus de 4000 pour l’appareil le plus perfectionné. Le contrôle de votre vitesse sera primordial, que ce soit pour les phases de combat aérien rapproché, celles de bombardement, ou encore pour l’unique phase d’atterrissage du jeu – sur un porte-avion.

La croix multidirectionnelle, quand à elle, permettra de gérer principalement la caméra – il existe une caméra de suivi, une rapprochée et une permettant de regarder derrière l’avion, trois autres vues étant disponible via le bouton ‘-‘ (deux caméras externes, une interne) –, les ordres aux alliés ( voler en formation, attaquer), l’utilisation de la furtivité pour un avion possédant cette capacité, ainsi que le changement d’armes. En parlant d’armement, vous pourrez user du bouton A pour verrouiller les différents ennemis, avant d’appuyer sur B pour tirer. Rester le doigt appuyé sur B permettre d’utiliser une caméra suivant le missile – certaines bombes pouvant même être guidées durant ce laps de temps. Finalement, vous utiliserez les boutons 1 et 2 pour gérer tout ce qui se rapporte au radar et à la carte de la zone de combat.

Certaines caméras sont assez exotiques

Enfin, il convient de faire un dernier aparté concernant cette maniabilité. Nous nous sommes longuement étalé sur le côté arcade exacerbé du titre, parlant notamment d’esquives de missiles. Vos divers vols seront toujours ponctués de signaux sonores, vous indiquant si un ennemi vous a locké notamment, et une alarme raisonnera de façon de plus en plus stridente à mesure que les missiles vous poursuivant se rapprocheront de votre appareil. Vous apprendrez à redouter ce dernier son, synonyme d’impact imminent si vous ne faites rien. Celui-ci s’accompagnera toujours d’un message à l’écran, “Alerte missile”, qui, deux secondes avant que vous soyez touché, se changera au choix en “Dégagement à droite”, “ Dégagement à gauche”, “Looping”, “Attention !” ou encore “Contre-mesures”. Suivant l’avertissement, vous devrez alors déplacer dans la direction indiquée ou agiter la Wiimote ou le Nunchuk - en fonction du type de commandes choisi. Inutile de préciser que, lorsqu’on sait que parfois ces avertissements peuvent s’enchaîner très rapidement jusqu’à trois voir quatre fois d’affilés, l’esquive apporte une montée d’adrénaline jouissive qui ajoute de l’intérêt et de la furie aux combats, appuyant l’impression de vitesse et de violence du jeu – d’autant plus dans les modes de difficulté supérieurs, lorsqu’un unique missile peut vous faire perdre un bon tiers de votre barre d’énergie.

Une durée de vie raisonnable

Après avoir couvert le jeu en grande partie, abordons maintenant la question de sa durée de vie. Comme précisé au début, le jeu nous a étonné par sa longueur. En effet, bien que quelques-unes s’effectuent en moins de 20 minutes, la plupart des dix huit missions que contient le jeu qui – dont une d’entraînement –, vous tiendrons en haleine plus d’une heure, pour un peu, encore une fois, que vous ayez mis la difficulté adéquate. Généralement, c’est toujours au moment où on pense que c’est terminé que la mission prend un tournant encore plus périlleux, des dizaines d’ennemis surgissant à l’écran – un peu par magie, mais toujours dans un esprit très arcade, donc forcement peu crédible. Et vas-y que je te ramène cinq destroyers, deux sous-marins, une escouade d’une dizaine de chasseurs ultra-perfectionnés, et pourquoi pas un missile nucléaire pendant qu’on y est ?

Détruire une raffinerie fera parti de vos objectifs

C’est la fête durant la quelque vingtaine d’heures que vous mettrez à parcourir le jeu une première fois en mode campagne, la durée de vie étant allongée par un mode mission qui vous permet de reparcourir n’importe quelle mission avec l’un des avions débloqué, qu’il appartienne aux alliés ou à vos ennemis. Ce sera notamment l’occasion de débloquer de nouveaux bonus, qui sont au nombre de trois par niveau, un par niveau de difficulté. On obtiendra ces bonus après avoir effectué certaines actions, tel que protéger un bateau par exemple, ou encore détruire un groupe d’ennemis dans un temps donné. L’occasion donc de rallonger le plaisir d’une petite dizaine d’heures environ.

Ceci étant, une fois que vous aurez récupéré tous les bonus, plus aucun challenge ne vous sera offert. Ainsi, on regrette amèrement l’absence d’un mode duel ou coopération à deux joueurs, voir, pourquoi pas, un mode online, qui auraient pu assurer au jeu une durée de vie conséquente, voir quasi-infinie dans ce dernier cas. Dommage donc, en espérant que si un second volet devait voir le jour, celui-ci tienne compte de ces faiblesses.

Atterrissage

En conclusion, ce Heatseeker est bon petit jeu, atteignant ses divers buts à savoir divertir tout en proposant une expérience inédite grâce au combo Wiimote-Nunchuk et une action pêchue. Son plus gros défaut sera probablement sa durée de vie, qui, bien qu’étonnamment respectable, demeure cependant trop courte, souffrant notamment du manque d’un mode multijoueur. Au rang des défauts pas encore soulevés, on notera aussi le son, les bruitages souffrant d’une gestion parfois étonnement archaïque, bien qu’il soit en eux mêmes de bonne facture. Vos ennemis, faisant parfois preuve d’une intelligence étonnante de vivacité, pourra aussi par moment montrer des faiblesses assez difficilement pardonnables - comme ces avions qui continuent de voler en formation et à basse vitesse alors que vous les canardez et les détruisez l’un après l’autre. Cela restera heureusement rare.

Des F-22 Raptor en formation au-dessus des eaux
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COMMENTAIRES

Support
  • Wii
Editeur
  • Codemasters
Développeur
  • IRGurus
Genre
  • Action
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   29 mars 2007
   1 avril 2007
  

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