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TEST : HEATSEEKER
Console :

Editeur :
Codemasters
Développeur :
IRGurus
Genre :
Action
Nombre de joueurs :
1
Informations :

Dans un domaine dominé par Ace Combat, voici qu’arrive Heatseeker de Codemasters, jeu qui semble se vouloir un descendant assumé d’AfterBurner, 20 ans plus tard. Alliant à l’arcade la plus pure l’action la plus folle, ce jeu sera l’occasion d’un bon défoulement, immersif et classieux. Décortiquons ensemble ce pionnier du genre sur Wii. Décollage !A travers le hublotAlors que nous vous avons fourni il y a quelques temps une preview enthousiaste du jeu, sachez d’ores et déjà que cet enthousiasme n’est pas retombé. L’action est toujours au rendez-vous, le jeu se révélant même bien plus long que ce que nous avions pensé au premier abord. Cependant, il est temps de revenir dessus et de mettre en exergue les points forts de ce soft nerveux.Il convient de parler en premier lieu de l’un des points les plus mitigé du jeu, entre très bien et inacceptable. Effectivement, les graphismes oscillent entre les deux extrêmes. D’un côté des avions somptueusement modélisés, réellement impressionnants par leur fidélité aux originaux, ou encore des nuages magnifiquement réalisés donnant une impression assez étrange lorsqu’on les traverse, avec cette agréable sensation de légèreté. De l’autre côté, on aura le droit à des sprites 2D en guise d’arbre – qui sont, qui plus est, intégrés de façon très grossière dans les décors –, ou encore à quelques textures assez pauvres sur les appareils au sol et les bâtiments. On sent donc une opposition dans la réalisation entre ce qui est dans le ciel et ce qui ne l’est pas. Finalement, les niveaux les plus appréciables visuellement parlant seront ceux se déroulant en pleine mer, qui plus est lorsque la météo est à la pluie – un vrai régal dans ces conditions.
S’il n’impressionne pas grandement par ses graphismes donc – hormis quelques détails –, Heatseeker saura cependant éblouir de par son animation, son rythme soutenu et sa nervosité de tous les instants. Jeu d’arcade pleinement assumé, la vitesse sera ici maximale et la sensation de vitesse sera d’ailleurs très satisfaisante. Rien de tel que de voler à très basse altitude à vitesse maximale pour se donner des frissons, la maniabilité – que nous évoquerons ultérieurement, ajoutant un maximum aux sensations. C’est vraiment une sensation nouvelle qui est apportée par ce jeu, grisante, un peu à la manière de la nouveauté qu’a pu apporter Burnout dans le domaine des jeux de course. C’est avec un grand plaisir qu’on évoluera dans le ciel, esquivant les tirs ennemis et décochant quelques mortels missiles. Arcade rimant avec vitesse, mais aussi avec
explosions, le jeu de Codemasters s’accordera également de superbes
déflagrations à l’issue des combats aériens, le tout étant orchestré
par l’Impact Cam, un mode vous permettant aléatoirement de contempler
vos missiles filer droit vers vos ennemis, ceux-ci explosant à l’impact
dans une superbe chorégraphie, que l’on ne se lasse pas de contempler.
Ce sera même l’occasion d’ajouter un peu plus au furieux des batailles,
le must étant d’enchaîner une esquive – elle aussi superbement filmée,
au ralentit – par une salve de missiles anéantissant les avions vous
faisant face. Le tout, une fois bien maîtrisé, est d’une beauté
enivrante, n’ayant d’égal que l’intensité du combat faisant rage.
Choisissez vos armes !La
maîtrise sera donc le maître mot au long du jeu, d’autant que celui-ci
s’avèrera par moment assez ardu. Variant entre la destruction
d’objectifs et la protection de bâtiments ou de véhicules, Heatseeker
s’avère finalement un peu plus varié que ce à quoi nous nous attendions
après la preview. Faisant se succéder avions de tous types, bateaux,
chars, sous-marins, tourelles anti-aériennes, tout est fait pour que
l’on utilise un maximum nos munitions, heureusement infinies et
uniquement bridées par la vitesse de rechargement, ou par
l’échauffement en ce qui concerne le canon. De plus, vous aurez le
choix entre une foultitude d’appareils, dont sept seront accessibles
dans le mode campagne, appuyés par un avion caché et les neuf types
d’avions ennemis, sélectionnables en mode mission. Ajoutez le fait que
chaque avion possède entre une et trois versions et vous arriverez au
nombre confortable de trente six configurations différentes, de quoi
satisfaire amplement le chaland ! Du polyvalent F-35 Lightning
II au lent et furtif F-117 Nighthawk, chaque avion possède ses
particularités, que ce soit une puissance de feu hors du commun ou une
mobilité le rendant intouchable. Cependant, la majorité du temps,
chaque atout accuse une faiblesse. Ainsi, bien qu’il soit rapide et
très maniable, le F-22 Raptor ne sera parfait que pour les missions de
confrontations exclusivement. Mettez-le face à un destroyer et vous
passerez de longues minutes pour le détruire, alors que le fragile et
pataud F-117 Nighthawk n’en aurait fait qu’une seule bouchée, tout
bombardier lourd qu’il est. Du côté des appareils ennemis, on notera le
superbe et fulgurant SU-47 Berkut, pendant du F-22 dans le domaine de
la supériorité aérienne, ainsi que le très dangereux SU-34 Fullback,
véritable forteresse volante.
Du côté des armes, puisque c’est
également l’un des points central du jeu, vous aurez encore une fois le
droit à de la diversité ! A noter que leur vitesse de rechargement
dépendra notamment de l’appareil sélectionné. Pour ce qui est de
l’armement antiaérien, vous aurez le choix, suivant l’appareil, à des
canons tirant des munitions de 20 à 30 mm, puis à un peu plus d’une
demi douzaine de types de missiles guidés de diverses façons – par
radar, par verrouillage et suivit automatique – et à la portée variant
entre 1000 et 4000 mètres pour les meilleurs. Pour ce qui est de
l’armement antisurface, le choix sera autrement plus conséquent. Plus
de vingt cinq types de bombes, torpilles et autres missiles sont
sélectionnables, allant de la classique bombe sans guidage – B1K, B2K,
B500 et B1000 – au missile ultra perfectionné tel le SADM, qui se
dirige vers la cible avant de se disloquer en sous-munitions et de
tomber devant l’ennemi visé. Vous aurez même la possibilité – Ô joie, Ô
apocalypse – de débloquer la frappe nucléaire ! En bref, le jeu
nous propose une variété conséquente de choix, permettant de renouveler
constamment l’expérience. Trouver le bon appareil pour une mission
n’est jamais chose aisée, surtout en mode campagne – sans les avions
ennemis. Si on peut être tenté à choisir toujours les mêmes appareils,
il ne faudra cependant pas hésiter de temps en temps de faire le choix
de l’audace, lequel pourra s’avérer payant à la fois pour garder un
intérêt pour le jeu, mais aussi pour profiter un maximum de toutes ses
possibilités. Cependant, malgré tout ces bons points, il est
fortement conseillé de mettre la difficulté au niveau maximal dès le
début, histoire de s’amuser un peu plus et de rencontrer plus de
résistance. En effet, il n’y aucun intérêt de terminer ce jeu
rapidement, au contraire. Plus on le parcours, plus on est séduit,
découvrant de petits détails ajoutant au plaisir, prenant bien soin
d’éviter, avec style, tous les missiles sous peine d’exploser
rapidement, faisant attention à son niveau d’énergie et se montrant
plus furieux pour en découdre plus rapidement avec les ennemis. Ce
n’est que dans ces conditions là que le jeu prend tout son sens, toute
sa substance, faisant perler la sueur à votre front et vous faisant
lâcher des soupirs de hargne lorsque vous vous faites descendre par un
ennemi plus malin que vous.
| Un contrôle absolu de votre avionA
la nervosité de l’arcade s’ajoutera en plus à la précision et à
l’intensité du maniement à la Wiimote, véritable achèvement qui fait
passer Heatseeker de simple bon jeu au rang de très bon jeu. Comme pour
beaucoup d’autre soft Wii, celui-ci profite en effet au maximum des
possibilités de la manette, transcendant le gameplay de façon
jouissive. Vous aurez le choix entre deux types de commandes. Soit vous
préférez pointer la Wiimote à l’écran, faisant comme si elle était
directement votre avion, celui-ci se dirigeant dans la direction
indiqué par le curseur, soit vous préférez utiliser le Nunchuk comme un
manche à balais. Inutile de vous dire que, si la première solution est
la plus stable et la plus précise, la seconde est, de loin, la plus
réaliste et celle qui donne le plus de sensations. C’est un véritable
plaisir que de voir son avion réagir au moindre mouvement du poignet,
de façon fluide et très crédible.
De plus, vous aurez le choix
entre deux types de commandes. D’un côté la commande arcade, qui
limitera votre roulis à 90° lors des virages, permettant des mouvements
plus brusques sans que l’avion ne s’emballe, et de l’autre coté la
commande professionnelle, demandant beaucoup de maîtrise et de calme,
puisqu’elle ne limitera pas le roulis, vous permettant notamment
d’effectuer des tonneaux. Concernant la gestion de l’allure,
vous utiliserez le stick analogique pour la gérer, votre appareil
pouvant couvrir une plage allant de quelques centaines de kilomètres
par heure à plus de 4000 pour l’appareil le plus perfectionné. Le
contrôle de votre vitesse sera primordial, que ce soit pour les phases
de combat aérien rapproché, celles de bombardement, ou encore pour
l’unique phase d’atterrissage du jeu – sur un porte-avion. La
croix multidirectionnelle, quand à elle, permettra de gérer
principalement la caméra – il existe une caméra de suivi, une rapprochée
et une permettant de regarder derrière l’avion, trois autres vues étant
disponible via le bouton ‘-‘ (deux caméras externes, une interne) –,
les ordres aux alliés ( voler en formation, attaquer), l’utilisation
de la furtivité pour un avion possédant cette capacité, ainsi que le
changement d’armes. En parlant d’armement, vous pourrez user du bouton
A pour verrouiller les différents ennemis, avant d’appuyer sur B pour
tirer. Rester le doigt appuyé sur B permettre d’utiliser une caméra
suivant le missile – certaines bombes pouvant même être guidées durant
ce laps de temps. Finalement, vous utiliserez les boutons 1 et 2 pour
gérer tout ce qui se rapporte au radar et à la carte de la zone de
combat.
Enfin, il convient de faire un dernier aparté concernant
cette maniabilité. Nous nous sommes longuement étalé sur le côté arcade
exacerbé du titre, parlant notamment d’esquives de missiles. Vos divers
vols seront toujours ponctués de signaux sonores, vous indiquant si un
ennemi vous a locké notamment, et une alarme raisonnera de façon de
plus en plus stridente à mesure que les missiles vous poursuivant se
rapprocheront de votre appareil. Vous apprendrez à redouter ce dernier
son, synonyme d’impact imminent si vous ne faites rien. Celui-ci
s’accompagnera toujours d’un message à l’écran, “Alerte missile”, qui,
deux secondes avant que vous soyez touché, se changera au choix en
“Dégagement à droite”, “ Dégagement à gauche”, “Looping”, “Attention !”
ou encore “Contre-mesures”. Suivant l’avertissement, vous devrez alors
déplacer dans la direction indiquée ou agiter la Wiimote ou le Nunchuk
- en fonction du type de commandes choisi. Inutile de préciser que,
lorsqu’on sait que parfois ces avertissements peuvent s’enchaîner très
rapidement jusqu’à trois voir quatre fois d’affilés, l’esquive apporte
une montée d’adrénaline jouissive qui ajoute de l’intérêt et de la
furie aux combats, appuyant l’impression de vitesse et de violence du
jeu – d’autant plus dans les modes de difficulté supérieurs, lorsqu’un
unique missile peut vous faire perdre un bon tiers de votre barre
d’énergie. Une durée de vie raisonnableAprès
avoir couvert le jeu en grande partie, abordons maintenant la question
de sa durée de vie. Comme précisé au début, le jeu nous a étonné par sa
longueur. En effet, bien que quelques-unes s’effectuent en moins de 20
minutes, la plupart des dix huit missions que contient le jeu qui –
dont une d’entraînement –, vous tiendrons en haleine plus d’une heure,
pour un peu, encore une fois, que vous ayez mis la difficulté adéquate.
Généralement, c’est toujours au moment où on pense que c’est terminé
que la mission prend un tournant encore plus périlleux, des dizaines
d’ennemis surgissant à l’écran – un peu par magie, mais toujours dans
un esprit très arcade, donc forcement peu crédible. Et vas-y que je te
ramène cinq destroyers, deux sous-marins, une escouade d’une dizaine de
chasseurs ultra-perfectionnés, et pourquoi pas un missile nucléaire
pendant qu’on y est ?
C’est la fête durant la quelque vingtaine
d’heures que vous mettrez à parcourir le jeu une première fois en mode
campagne, la durée de vie étant allongée par un mode mission qui vous
permet de reparcourir n’importe quelle mission avec l’un des avions
débloqué, qu’il appartienne aux alliés ou à vos ennemis. Ce sera
notamment l’occasion de débloquer de nouveaux bonus, qui sont au nombre
de trois par niveau, un par niveau de difficulté. On obtiendra ces
bonus après avoir effectué certaines actions, tel que protéger un
bateau par exemple, ou encore détruire un groupe d’ennemis dans un
temps donné. L’occasion donc de rallonger le plaisir d’une petite
dizaine d’heures environ. Ceci étant, une fois que vous aurez
récupéré tous les bonus, plus aucun challenge ne vous sera offert.
Ainsi, on regrette amèrement l’absence d’un mode duel ou coopération à
deux joueurs, voir, pourquoi pas, un mode online, qui auraient pu
assurer au jeu une durée de vie conséquente, voir quasi-infinie dans ce
dernier cas. Dommage donc, en espérant que si un second volet devait
voir le jour, celui-ci tienne compte de ces faiblesses. AtterrissageEn
conclusion, ce Heatseeker est bon petit jeu, atteignant ses divers buts
à savoir divertir tout en proposant une expérience inédite grâce au
combo Wiimote-Nunchuk et une action pêchue. Son plus gros défaut sera
probablement sa durée de vie, qui, bien qu’étonnamment respectable,
demeure cependant trop courte, souffrant notamment du manque d’un mode
multijoueur. Au rang des défauts pas encore soulevés, on notera aussi
le son, les bruitages souffrant d’une gestion parfois étonnement
archaïque, bien qu’il soit en eux mêmes de bonne facture. Vos ennemis,
faisant parfois preuve d’une intelligence étonnante de vivacité, pourra
aussi par moment montrer des faiblesses assez difficilement
pardonnables - comme ces avions qui continuent de voler en formation et
à basse vitesse alors que vous les canardez et les détruisez l’un après
l’autre. Cela restera heureusement rare.
|
TEST Heatseeker écrit par Manmedaz le 21 May 2007
15/20
Bien que tous les objets situés à terre soient globalement pauvrement réalisés, à l’image de ces arbres qui ne sont autre que des sprites 2D, Heatseeker est très agréable à regarder en ce qui concernera l’action proprement dite. Les avions sont superbement modélisés et voler dans les nuages est d’un bonheur inouï.
13/20
Long de dix huit missions avec dans chacune trois bonus à débloquer en fonction du niveau de difficulté, le jeu se terminera en vingt cinq à trente heures environ pour les plus acharnés. On regrettera lourdement l’absence de mode multijoueur cependant.
18/20
Une maniabilité de rêve, tout simplement. Répondant au quart de tour, nerveuse au possible, vous prendrez énormément de plaisir à diriger ces appareils de plusieurs tonnes de la façon la plus aisée et la plus précise qu’il soit. Le gros point fort du jeu assurément !
14/20
L’action sera rythmée de musique à tendance rock ajoutant au dynamisme ambiant, rien qui ne dérange ou soit inapproprié donc. Si les bruitages sont de bonne facture, on notera cependant quelques problèmes dans leur arrangement, froissant un peu l’expérience de jeu par moment.
Jeu agréable malgré quelques petits défauts, Heatseeker est l’un des softs qui utilise, à l’heure actuelle, le mieux la reconnaissance de mouvement de la Wii, pour le plus grand bonheur des pilotes en herbe que nous sommes. Combats enragés, maniabilité arcade au poil, action soutenue, le bébé de Codemasters a tout pour plaire, même si on lui reprochera sa durée de vie affaiblie par l’absence de mode multijoueur.
15/20

+ Maniabilité excellente
+ Action soutenue
+ Beaucoup d’avions et d’armes
+ Arcade du début à la fin
+ Ambiance cohérente
+ Action soutenue
+ Beaucoup d’avions et d’armes
+ Arcade du début à la fin
+ Ambiance cohérente
- Un peu court malgré tout
- Pas de mode multijoueur
- Quelques problèmes avec les bruitages
- Des inégalités graphiques
- Pas de mode multijoueur
- Quelques problèmes avec les bruitages
- Des inégalités graphiques
Pas d'avis supplémentaire

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