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La guerre, c'est mal", nous disait-on lorsque nous étions jeunes en train de martyriser notre petite soeur avec un pistolet à fléchettes. "La guerre, c'est chiant", se disait-on lors de notre service militaire ou de la journée d'appel de préparation à la défense. Mais après avoir joué à Advance Wars sur GBA, on se disait tout le contraire : Nintendo avait enfin réussi à rendre la guerre amusante. Et comme si ça ne suffisait pas, ils remettent ça sur la Nintendo DS.![]() La guerre ce n'est pas de la tarteLicence phare de la Game Boy Advance, Advance Wars s'est rapidement imposé comme le jeu de stratégie ultime sur la portable. Son principe est simple : des batailles au tour par tour sur une carte somme toute assez primaire, composée de seulement quelques types de terrains : forêts, routes, montagnes, plaines, cours d'eau et océans. Sur cette carte plusieurs (le plus souvent deux) généraux s'affrontent, mais les batailles peuvent comporter jusqu'à quatre participants. Ces généraux disposent d'unités de combat diverses : fantassins, artillerie, tanks, avions, navires, etc ; qui peuvent être présentes dès le début de la bataille sur le terrain, ou produites dans des usines. Détail primordial dans le jeu : le terrain est découpé en cases. Chaque unité a des caractéristiques qui se chiffrent en nombre de cases : son déplacement, sa portée de tir ou encore sa vision lorsque le brouillard de guerre est activé. Ainsi un fantassin pourra se déplacer de quelques cases et pourra tirer sur un ennemi situé à sa proximité immédiate. En revanche une artillerie se déplacera sur une plus longue distance et pourra attaquer les ennemis de loin, en étant à quelques cases de la bataille. Toutes ces règles viennent à donner un aspect stratégique très profond au jeu, voire même diabolique : des batailles entières peuvent se jouer à une case près. Les ponts, les villes qu'il vous faudra capturer pour gagner de l'argent ou soigner vos unités, sont tant d'endroits où l'enjeu de la bataille est énorme. C'est cela qui fit le succès d'Advance Wars : sous son aspect un peu simpliste tant au niveau de la carte qu'au niveau des unités, le jeu cache une profondeur exceptionnelle.On croirait parfois jouer aux échecs tant la moindre action peut être décisive. De même, comme aux échecs, il faudra prévoir les réactions de l'adversaire, s'adapter à son jeu, se servir du terrain à son avantage : lors d'une attaque, votre unité aura plus de défense si elle se situe dans une forêt ou dans une ville. En revanche, si vous attaquez d'une plaine ou d'un cours d'eau, vous serez désavantagé. Autant l'avouer tout de suite : détailler toutes les subtilités des règles d'Advance Wars Dual Strike serait long et fastidieux. Le jeu comporte de toutes manières un tutorial très bien fait qui vous permettra de vous familiariser avec le gameplay fort accessible. Ce qu'il faut véritablement retenir, c'est qu'Advance Wars offre au joueur une dimension stratégique ultime, où chaque coup compte, où chaque tour peut être fatal et peut renverser le cours de la bataille. C'est donc aux joueurs avertis que se destine le jeu. Si vous êtes du genre à vous impatienter devant votre console, réfléchissez à deux fois avant de vous plonger dans le titre d'Intelligent Systems, d'autant plus que la difficulté se corse très rapidement au fil des missions. ... Mais c'est quand même marrantQuand on pense à un jeu de guerre, on se dit tout de suite qu'il y aura du sang, que ça sera réaliste, que ça s'adressera aux joueurs plutôt âgés, etc, mais ce n'est pas le cas dans la série Advance Wars. Bizarrement, l'ambiance n'est pas du tout celle à laquelle on pourrait s'attendre dans un jeu du genre. Le design global de la série se rapproche plus de celui d'un manga que de vrais personnages : les unités sur la carte ont un aspect "super deformed" (des petits personnages avec une grosse tête), les tanks et autres unités motorisées ont elles aussi une drôle d'allure, le tout est assez charmant et agréable à regarder. Les généraux des armées ont des airs de fashion victims, avec des traits de caractères assez réduits.
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Le double écran, le stylet et tout çaDS oblige, Advance Wars Dual Strike se devait d'utiliser les capacités de la portable, avec brio si possible. C'est chose faite : fini la croix et les boutons, maintenant place au stylet. Le jeu peut se jouer uniquement à l'écran tactile, initiative très agréable même si on s'y attendait depuis longtemps. Mine de rien cela donne vraiment une nouvelle dimension à la chose : avant pour sélectionner ses unités il fallait parcourir toute la carte à la croix, choisir l'unité avec un bouton, lui indiquer le chemin... oubliez tout ça. Maintenant on se déplace aisément sur le champ de bataille d'un coup de poignet, les unités répondent au quart de tour à la moindre pression sur l'écran et vont gentiment se placer là où on le désire. Le stylet montre également une utilité certaine dans l'éditeur de cartes, où il permet un placement des terrains et unités bien plus rapide sans aller fouiller dans les menus. Bref un vrai bonheur, et Advance Wars fait partie de ces titres qui s'adaptent parfaitement aux spécificités de la portable à deux écrans.
Pour le reste le jeu apporte un lot de nouveautés qui mêle du bon et du moins bon. Autre regret : l'absence de mode online qui serait vraiment le bienvenu dans Advance Wars. On aurait bien attendu un mois ou deux de plus pour qu'il soit présent, mais ça sera pour la prochaine fois hélas. Le plus grand regret concernant Advance Wars est au niveau réalisation : comparé aux versions GBA le jeu n'a pas bougé d'un pouce. Mêmes graphismes en 2D, mêmes musiques, on a du mal à saisir le changement de génération de console. Même si c'est une très bonne 2D agréable à regarder, on est quand même en droit de réclamer un peu plus de nouveautés de ce côté là. |

