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Brothers In Arms est à l'origine une série de FPS, basé sur l'inépuisable Seconde Guerre mondiale, qui a commencé en 2005, et a remporté un certain succès, au point d'en faire un rival aux éternels Medal Of Honor et Call Of Duty...Le 7 Juin 2007, Gearbox Software tente sa chance en portant sa célèbre licence sur la dernière portable de Nintendo. Il y a de quoi douter de l'intérêt d'un tel jeu sur un support comme la DS...A la base un FPS "hollywoodien", qui en jette, avec ses scripts a gogo pour scotcher le joueur a sa manette: la DS est-elle réellement faite pour ce genre de jeu ? ![]() Incoming !Le jeu vous place dans la peau d'un simple soldat sans histoires, qui va mener diverses missions au travers de 3 campagnes, divisées en 16 missions à travers la France, ainsi qu'en Tunisie, pour finir cette foutue guerre. Par rapport aux jeux d'origine, Brothers In Arms DS se veut quelque peu différent dans la forme, pour mieux s'adapter au support. Première constatation: le jeu passe à la 3ème personne, afin de mieux coller avec les modifications de gameplay sur lesquelles je reviendrais plus bas. Ensuite, le jeu perd de sa dimension tactique chère a la licence, en abandonnant le système d'ordres que l'on peut donner à ses coéquipiers en plein combat pour effectuer quelques tactiques pour piéger l'ennemi, pour un résultat un peu plus dirigiste et scripté que d'habitude, et uniquement tourné vers l'action pure et dure. Je serais tenté de dire que ce n'est pas plus mal ainsi, compte tenu des faiblesses techniques de la DS pour un jeu de ce genre. C'est donc avec une certaine maîtrise que Gearbox a réussi a contourner ces limites pour nous donner un jeu qui reste vraiment dans l'esprit "Brothers In Arms". La première mission vous met tous de suite dans le bain. Vous débarquez en pleine Normandie en parachute, mais restez coincé dans un arbre. En attendant les secours, vous assistez aux combats qui s'étendent sur le champ de bataille qui est devant vous... Soldats ennemis, chars d'assaut et diverses explosions vous accueilleront dans la joie et la bonne humeur... Une fois vos compagnons sur place, vous pouvez enfin prendre le contrôle. Pas de grosses surprises vous attendent, et vu la disposition des touches et du double écran, votre soldat se dirige comme n'importe quel FPS lambda. C'est à dire que le viseur se manipule avec l'écran tactile, la croix sert au déplacement, et la gâchette L (par défaut) sert à tirer. A noter qu'il est possible "d'inverser" l'emplacement des commandes pour les adapter à nos amis gauchers, avec les déplacements sur les 4 boutons et le tir sur R.
Vient ensuite l'élément "central" de la jouabilité: l'écran tactile. Globalement, les 3/4 de l'écran servent à diriger le viseur avec une bonne précision, pour peu qu'on ait l'habitude de recentrer régulièrement le stylet par rapport au viseur en plein jeu (comme les images le montrent, l'écran avec le personnage est l'écran supérieur de la DS, on vise a partir de celui du bas). Le reste de l'écran permet de recharger son arme en faisant glisser une petite icône représentant un chargeur dans la zone de visée, une icône qui permet de choisir son arme, une autre pour pouvoir passer à la fameuse vue "caméra à l'épaule" (merci Splinter Cell) ou à la vue Sniper si on a la bonne arme, et une dernière icône permettant d'utiliser nos grenades. D'ailleurs le système de lancer de grenade est plutôt bien pensé. En restant appuyé sur l'icône de la grenade, la vue sur l'écran du haut va passer en vue "aérienne" pour montrer là ou votre grenade atterrira. C'est alors à votre tour d'orienter la trajectoire via le tactile, pour régler la direction et la force de lancer de votre grenade. Dans l'ensemble, le jeu se manie assez bien, même si ça reste perfectible. Par exemple, vous avez la possibilité de vous planquer contre un mur, ou certains obstacles pour vous protéger, ou pour mieux encercler l'ennemi. Problème: il n'y a pas de touches pour effectuer ce mouvement, il se fait automatiquement dès que l'on approche de l'obstacle. Parfois, c'est pratique, parce que l'on veut vraiment se planquer et donc, on ne perd pas de temps a faire la manipulation... mais à d'autres moments, on veut juste se déplacer, esquiver les tirs ennemis, mais on finit collé contre le mur sans le vouloir. Bref, quelques petits détails qui nuisent parfois un peu (mais pas trop non plus) à l'expérience de jeu en plein feu de l'action... Pixels In ArmsLe feu de l'action, parlons-en d'ailleurs. Quoi de mieux dans un jeu du genre pour rendre une mission rythmée, à l'action soutenue qu'une bonne mise en scène qui en met plein la vue ? De ce point de vue là, pour de la DS, BiA remplit sa fonction avec un certain brio, et ce, grâce a un moteur 3D bien performant. | Effets de fumée, explosions de grenades, murs qui s'écroulent, mais aussi de nombreux éléments affichés à l'écran (comme les soldats alliés, ennemis, les véhicules terrestres et aériens) font que ce BiA reste sur le chemin qu'ont instauré ses prédécesseurs, à une échelle moindre tout de même. C'est la que Gearbox impressionne: la 3D est clairement bien réalisée pour le support. Bien sûr, il faut remettre ça dans le contexte: la DS a une puissance, sur le papier, entre une PS1 et une N64. Donc aussi impressionnant soient les graphismes de ce BiA:DS, ça reste à peu près au niveau d'un jeu PS1 des plus corrects, avec son lot de défauts techniques liés à la puissance du support. Bugs graphiques, pop-up, 3D qui pixellise, bugs de collision et j'en passe font que, malgré la performance, la comparaison avec la concurrence se fera cruellement ressentir. C'est de toute manière le constat qui se fait quand on joue à un jeu en 3D sur DS... Ceci dit, sur un écran de DS, ça rend bien. Rarement auparavant on avait vu autant de choses affichées à l'écran sur DS. Trop peut être ? C'est la question qu'on peut se poser quand on voit que le jeu rame. Et oui, c'était trop beau pour être vrai, mais le jeu souffre de temps en temps lorsque trop de choses sont affichées à l'écran... Oh, rassurez vous, ça ne nuit pas tant que ça au jeu, ça reste jouable dans l'ensemble, mais on aurait aimé un frame rate un peu plus stable... Surtout que, vu tout ce qui est affiché, et avec la mise en scène du jeu, ça devient parfois un brin bordélique, alors imaginez avec un jeu qui rame un peu... Serait-ce en quelque sorte une touche de réalisme pour retranscrire la confusion générale de l'époque ? Sans doute pas.
Débarquement réussi ?Finalement, le jeu s'en sort pas trop mal jusque la...Techniquement (très) bon, jouabilité précise et qui tient la route, l'esprit Brothers In Arms qui est toujours présent... Mais les petits malins qui auraient directement jeté un coup d'oeil sur la note finale auront bien compris que tout n'est pas aussi bon que prévu. D'une part, l'un des défauts centraux du jeu est son extrême linéarité. Encore une limitation technique de la console ? C'est bien possible. Les missions, aussi simples mais sympathiques soient-elles dans leur déroulement (partir du point A et aller au point B, en flinguant tous ce qui bouge) sont terriblement linéaires, scriptées si bien qu'on a la "désagréable" (j'exagère un peu, mais ça se ressent vraiment) impression de suivre un énorme couloir parsemé d'ennemis en tout genre. Il n'y a clairement aucune liberté dans le chemin à suivre. Le comble étant cette flèche qui nous indique clairement où aller, comme si on n'était pas déjà suffisamment guidé comme ça...
Enfin, il y a bien la possibilité de refaire les missions avec un niveau de difficulté supérieur, pour au final débloquer de nouvelles armes, mais le problème vient du fait que la difficulté ne change pas vraiment d'un niveau à un autre. L' IA des ennemis ne change presque pas, le nombre d'adversaires non plus et c'est à se demander où est la difficulté supplémentaire. Ou alors, c'est que je suis vraiment trop balèze, ce qui est très probable. Bref, refaire les missions ne propose qu’un interêt des plus limités. C'est donc avec tristesse que l'on se rend compte que le plaisir sera de courte durée... Le multi-joueurs aurait pu sauver la mise, mais malheureusement il nécessite un certain investissement pour en profiter. Pas de jeu à une seule cartouche, et surtout pas de mode Online, qui aurait pu allégrement booster la durée de vie... Pour un éventuel Brothers In Arms 2 DS ? |

