TEST : FINAL FANTASY IV
UNE [jeu] Final Fantasy IV
Console :
console
Editeur :
Square Enix
Développeur :
Matrix Software
Genre :
RPG
Nombre de joueurs :
1
Informations :
test apperçu newsnews soluces
sortie JAP20 décembre 2007
sortie USA22 juillet 2008
sortie EUR5 septembre 2008
courrier forum chat
signé :
TEST

 

Dix-sept ans après sa sortie sur Super Nintendo, le quatrième volet de Final Fantasy revient sur le devant de la scène grâce à ce remake exclusif sur DS. Jeu légendaire qui marqua à son époque une étape dans le jeu de rôle sur console, qu’en reste-il aujourd’hui ? Est-ce que Square Enix parviendra à faire la différence dans un genre plus que représenté sur la portable de Nintendo ?

Jaquette de Final Fantasy IV DS

The Dark Knight


Image 1 de Final Fantasy IV DSDébutons tout d’abord en narrant les événements qui se déroulent durant la première demi-heure de jeu de Final Fantasy IV. C’est l’histoire de Cécil, chevalier noir au service du roi Baron, à la tête des Ailes Rouges qui est juste la flotte d’aéronef la plus puissante du royaume. En revenant de sa précédente mission où il s’empara du cristal du village des mages de Mysidia, de sérieux doutes assaillent l’esprit de Cécil. Le château n’est plus comme avant, une ambiance lourde due aux exigences incomprises du roi brise la paix du duché. Au moment de remettre le cristal, le chevalier noir décide de confier ses craintes à son monarque, lequel le destitue immédiatement de son rang de capitaine de flotte. Le roi coupe la séance en lui soumettant une dernière requête : remettre une bague magique au village des invocateurs. Pour cette mission de second rang, il devra quitter le château en compagnie d’un autre chevalier noir dénommé Kain, un ami de longue date avec lequel il se forma aux arts sombres de la chevalerie sur ordre du roi. Avant de partir, il entrevoie Rosa, un puissant mage blanc de la cour et partagent ensemble leur incompréhension sur les décisions du roi Baron… Un scénario résolument sombre, assez classique dans son contenu mais vraiment efficace. De nombreuses surprises et retournements de situations suffiront à tenir en haleine tout joueur un poil curieux d'en découvrir son dénouement. Même si l’on n’est pas au même niveau de la subtilité du scénario d’un Final Fantasy VI, à sa sortie en 1991, il disposait tout de même d’une sacrée longueur d’avance sur ses concurrents dans ce domaine-là.

Image 2 de Final Fantasy IV DSComme dans tout bon Final Fantasy qui se respecte, partir à l’aventure sera l’occasion de nouer des liens avec de nombreux personnages disposant de talents différents. Que ce soit des magiciens, des guerriers ou des moines, les habitués seront loin d’être déboussolés sans compter sur le bestiaire regroupant un paquet de créatures rémanentes de la saga. Le monde de ce Final Fantasy est très médiéval, se rapprochant par moment de celui d’Ivalice (Final Fantasy XII). Les armes blanches ou contondantes et les sorts de magie seront les seuls moyens d’en découdre avec l’adversaire. Loin de l’univers high-tech des épisodes VII, VIII et X, les différents endroits qu’on sera amener à explorer sont résolument champêtres et se composent essentiellement de forêts, grottes et autres versants de montagnes.

Let’s Fight


Le système de jeu réserve comme dans chaque Final Fantasy son lot de nouveautés. Bien que celui-ci demeure très classique dans la forme, il est loin d’être dépourvu d’intérêt et devrait donner quelques fils à retordre aux novices du genre. Lorsqu’on se déplace sur la carte du monde ou dans un donjon, à chaque pas effectué, il existe une probabilité de rencontrer un adversaire. Au moment de croiser les fers, le jeu bifurque en mode combat avec vue de profil en 3D. Vous pourrez assigner à chaque personnage de votre équipe une commande (attaquer, défendre, magie, invoquer…) mais seulement lorsque sa jauge d’action sera remplie. Deux lignes de position sont disponibles. Le front de la mêlée est parfait pour les guerriers qui peuvent infliger d’importants dégâts de contact mais sont du coup plus vulnérables aux attaques physiques adverses. La seconde position, en retrait, est idéale pour les magiciens ; grâce à la distance, elle permet de limiter les dégâts physiques de part et d’autre et ne posera aucun problème pour roussir les moustaches des monstres à l’aide de sortilèges.

Image 3 de Final Fantasy IV DSBien disposer ses combattants sur les lignes de position est donc un élément essentiel pour prétendre survivre plus de trois combats consécutifs dans Final Fantasy IV. Inutile de vous décrire la boucherie sans nom auquel on assisterait en plaçant deux magiciens blancs sur la première ligne de combat. Histoire de mettre un peu de piquant, au début de certaines rencontres, votre équipe peut gagner l’initiative. Un round gratuit d’action est gracieusement offert mais, inversement, l’équipe peut aussi tomber dans une embuscade. Prise au piège, la seconde ligne de combattants peut passer en première ligne mais, dans tous les cas, les jauges d’actions sont vides au départ. Heureusement, une commande position permet d’invertir les deux lignes à tout moment pour ne pas se faire massacrer ses lanceurs de sorts. Chaque classe de personnage dispose de compétences qui lui sont propres. Prenons comme exemple la commande un brin bourrin obscure de Cécil qui lui permet tout simplement de doubler les dégâts physiques, ce qui vous rendra de sacrés services. Des objets renfermant des compétences sont disséminés dans le monde. Elles peuvent être attribuées à n’importe quel personnage comme les très pratiques auto-potion ou contre-attaque. Attention à leur usage unique qui vous fera réfléchir à deux fois avant de se lancer dans une attribution assez hasardeuse.


Citation de CooLJeDi

Final Fantasy IV nous renvoie en termes de difficulté dans une autre époque. Bien plus difficile que les RPG actuels, le gain de niveaux sera souvent nécessaire avant de se défaire de certains boss ou pour acheter quelques pièces manquantes de son équipement. La répétition des combats en rebutera peut-être certains mais les nombreux cinématiques et villages à découvrir permettent fort heureusement de varier les plaisirs. Un autre défaut un peu plus déroutant dans le gameplay est l’accumulation de sorts dont on bénéficie très tôt dans l’aventure. Au bout de cinq petites heures de jeu, le nombre de pouvoirs accessibles aux mages blancs et noirs est bien trop grand et puissant. Feu 3, Glace 3 ou encore Soin 4 seront accessibles parmi la quarantaine de sorts disponibles durant les toutes premières heures de jeu. Enfin notons également que votre groupe de preux aventuriers peuvent s’étendre jusqu’à cinq personnages simultanément, une première dans un Final Fantasy, mais cela vous demandera une bonne dose de réflexes pour contrôler efficacement tout ce petit monde.

Image 4 de Final Fantasy IV DS Image 5 de Final Fantasy IV DS

Inédit pour cette version DS, un nouvel éon du nom de Pochad fait son apparition. Quand il fait son arrivée, comme dans un certain Final Fantasy X, Pochad remplacera le groupe de personnages. Seul petit bémol, lors de son acquisition, tous ses attributs, force, magie, rapidité, etc. sont initialement à zéro ! Il faudra par l’intermédiaire de mini-jeux qui se débloquent au fur et à mesure de l’aventure augmenter ses capacités. L’occasion de sortir son poussiéreux stylet pas vraiment mis à contribution jusque là pour participer aux différentes épreuves. Petit bonus pour les plus jeunes ou pour les  ultimes perfectionnistes, il est possible de redessiner la tête de son Pochad et pour juger de sa valeur au combat, direction le mode Wi-Fi où l’on pourra le faire participer à des combats entre joueurs.

Un monde qui prend du relief


Image 6 de Final Fantasy IV DSAprès une sublime séquence d’introduction en images de synthèses, le grand plus de cette version DS est bien évidemment son entière refonte graphique 3D. Visuellement, le rendu est saisissant, tout d’abord au niveau des cinématiques parsemant l’aventure, sublimées par l’apport de la 3D. Techniquement impressionnantes, leur mise en scène servie par moult effets d’éclairages assez rares sur DS éclipse totalement les dialogues entre les pauvres sprites 2D de la version Super Nintendo. À noter qu’une option accessible assez tôt dans le jeu permet de revoir ses cinématiques préférées. Que ce soit pour les personnages ou les donjons, l’apport de la 3D est une cure de jouvence dans ce Final Fantasy IV. Les animations des différents protagonistes apportent un réel plus ; quant aux donjons, ils prennent un relief très agréable lors de leur parcours. En mode combat, la DS ruse en affichant un décor de fond 2D. On regrettera le manque de dynamisme de la caméra qui ne ronchonne que lorsqu’un personnage effectue une action spéciale. Par rapport à un Final Fantasy IX et sa caméra ultra dynamique proposant divers angles de vues, on aurait pu espérer un peu mieux à ce niveau-là. Sinon, certains joueurs pourront ne pas apprécier le choix artistique entrepris par Square Enix à cause du design 3D Super Deformed (SD) des personnages ne rendant pas justice au travaux d’Amano bien mieux mis en valeur par des bitmaps 2D ou dans l’introduction du jeu en images de synthèse. Du coup, l’ambiance résolument noire du jeu prend un léger coup de matraque à cause de l’aspect guilleret de la 3D. Reste enfin les musiques composées par Nobuo Uematsu qui referont une fois de plus l’unanimité tant les mélodies collent parfaitement au jeu.

Image 7 de Final Fantasy IV DS Image 8 de Final Fantasy IV DS

En définitif, Final Fantasy IV est un incontournable pour tous ceux qui n’ont jamais décousu avec cet excellent RPG. Son plus grand défaut est d’être un peu dans l’ombre de son grand frère en tant que remake d’un jeu culte. Attention toutefois au nouveau public qui pourrait être un peu rebuté par sa difficulté qui n’autorise pas vraiment le droit à l’erreur. Les possesseurs de la version GBA pourront aussi passer leur chemin ou le guetter en occasion, le scénario du jeu contribuant pour beaucoup à l’intérêt de cette cartouche.

Artwork de Final Fantasy IV DS
TEST Final Fantasy IV écrit par CooLJeDi le 9 septembre 2008
16/20
Très réussi techniquement parlant, Final Fantasy IV ne fera cependant pas l’unanimité chez certains à cause de l’aspect gentillet des personnages 3D.
14/20
Il faudra compter une quarantaine d’heures de jeu pour terminer l’aventure. Ce qui est déjà pas mal.
15/20
Les commandes répondent au doigt et à l’œil, le tout baignant dans une interface claire.
16/20
Irréprochable, la bande sonore de Nobuo Uematsu est de qualité dans ce quatrième opus sans atteindre toutefois la perfection du sixième épisode. Petite déception concernant les doublages des voix qui restent cantonnées dans la langue de Shakespeare.
Après un petit lifting 3D, Final Fantasy IV revient plus que jamais en forme pour cette rentrée. Les possesseurs de la version Game Boy Advance et eux seulement pourront réfléchir à deux fois avant de céder à son acquisition. Pour les autres, ce serait résolument un crime de passer à côté de ce petit chef-d’œuvre. Même s’il conserve inévitablement un aspect old school, Final Fantasy IV s’inscrit comme le meilleur RPG de la DS. L’aventure avec un grand A, tout simplement.
16/20
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RIGHT
 
+ Un excellent RPG
+ Le lifting 3D appréciable
+ Un scénario intéressant
+ Du challenge, du vrai !
 
- Caméra paresseuse lors des combats
- Pas de VF pour les voix
- Un côté old-school pouvant en rebuter certains
- Encore un remake !
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

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