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Lara Croft refait son retour sur console Nintendo avec Lara Croft : Tomb Raider Anniversary sur Nintendo Wii. On se souvient tous de la pulpeuse Lara Croft, sortie en 1996 sur la Playstation première du nom, qui nous emmenait dans ses environnements aux airs de civilisations perdues. La première aventure de Lara sur Wii sera donc un cadeau d’anniversaire pour les 10 ans de celle qui aura démocratisé les premiers jeux d’aventure/action, avec trésors et leviers à chercher. En effet, ce Tomb Raider n’est autre qu’un remake du premier volet de cette saga d’Eidos.
L’histoire de Lara Croft est tragique. Alors qu’elle n’était âgée que de neuf ans, en voyage avec sa mère, l’avion s’écrase dans l’Himalaya et Lara se trouve être la seule survivante. Après dix jours difficiles en solitaire, elle rejoint miraculeusement Katmandou. Elle passa ensuite le reste de son enfance auprès de son père archéologue, le Comte d’Abbingdon, Richard Croft. Mais à la mort de ce dernier, Lara, alors qu’elle n’avait que dix-huit ans, hérita de la totalité des biens familiaux et devint la Comtesse d’Abbingdon. Depuis ce jour, ayant reprit le flambeau de son père, Lara poursuit sa propre quête, recherchant les secrets enfouis de ce monde, dans le but de trouver une réponse à la mort de ses parents. Ainsi, durant le jeu, vous serez à la recherche des trois fragments du Scion, une relique sacrée que convoite obsessionnellement Lara. Visite touristiqueDès le début, l’ambiance générale restera grosso modo la même durant tout le jeu. Lara va devoir affronter, en dehors des ennemis, des environnements vastes et fouillés. Tous les mythes et les anciennes civilisations sont ainsi à l’honneur : des Aztèques à l’Atlantide en passant par l’Egypte et la Grèce. Les énigmes, les mécanismes, les ennemis et les bâtisses prendront ainsi une teinte propre à chaque civilisation. Par exemple, lorsqu’en Egypte vous aurez affaire à des mécanismes à base de sable, vous vous frotterez à l’eau et aux aqueducs en Grèce. Si au début tout parait normal et réaliste, au fur et à mesure que vous vous approcherez de l’Atlantide les choses tourneront au fantastique. L’ambiance sonore, elle, est, disons, normale. Sans être de qualité moindre, elle n’est pas non plus exceptionnelle. Les musiques ne sont pas inoubliables mais on peut donner une mention spéciale aux musiques des combats, qui ajoutent leur grain de sable au stress. De plus, les différents bruitages (les pas, le matériel, les armes) sont de bonne facture, et le bruit entendu lors des roulades de Lara est du plus bel effet. Au niveau de la modélisation, le jeu, et cela se voit, n’a pas été fait directement pour la Wii. On sent ici une touche de PS2 et de Gamecube. Mais il n’est pas moche. Loin de là. Se mouvoir dans ces divers environnements est très plaisant et le souci graphique est vite oublié, d’autant plus que le niveau est plus élevé que certaines autres productions Wii. Les lieux sont donc correctement modélisés et on note que de très rares bugs de collisions. Les différents éléments (eau, feu, végétation, etc..), sont corrects, ni laids, ni beaux. Outre les graphismes environnementaux, le jeu se démarque par le charadesign et la modélisation des personnages, très disproportionnée. En effet, si Lara est très bien faite, les personnages secondaires, eux, n’ont eu droit qu’à un travail secondaire. Les expressions du visage ne sont pas très convaincantes, mais notons surtout, je ne sais pourquoi, la modélisation des bras qui est vraiment horrible (et aussi celle du visage du boss final). En dehors de ce détail, il est clair que le jeu n’est pas horrible à regarder, d’autant plus que Lara, dans les cinématiques, nous fait part de sa silhouette fort aguichante. L’archéologie, ça vous gagne![]() | Le seul bémol à tout ceci est sûrement le manque de précision dans certains sauts ou certaines actions : Lara n’hésite pas à aller dans une direction autre que celle que vous vouliez, et votre saut finit le plus souvent par une mort, si ce n’est en simple chute qui vous oblige à remonter tout l’édifice. Et dans ce cas, mieux vaut se suicider pour éviter de tout refaire et profiter des points de passage, qui sont assez nombreux dans le jeu. Les morts justement, sont, lors des chutes, assez violentes, avec une Lara qui s’écrase en se désarticulant, et parfois même donnent lieu à des situations plutôt cocasses. Ces imprécisions provoquent évidemment une montée de frustration chez le joueur, et si vous êtes du genre énervé, il est conseillé de mettre les protections à vos Wiimotes, car certains passages sont vraiment frustrants à cause de ce défaut. Outre ces merveilles physiques, Lara sait aussi très bien se débrouiller un pistolet à la main. Son arsenal n’est pas très vaste, il comprend seulement quatre armes différentes (double pistolets, double pistolets calibre 50., Uzis, fusil à pompe) mais les phases de shoot sont assez dynamiques et pour ne pas vous faire toucher il vous faudra beaucoup esquiver et sauter. Lara peut d’ailleurs esquiver de côté, en arrière, en avant, et même, grande nouveauté du jeu, en « bullet time » : lorsque l’ennemi charge sur vous à cause de sa barre de férocité que vous aurez au préalable fait monter au maximum à coup de demi-douzaines de chargeurs. S’il fallait trouver un défaut à ces phases de shoot (car on peut considérer ceci comme un défaut ou non), ce serait que les seuls ennemis que vous rencontrerez feront intégralement partie de la faune (c’est la WWF qui va être contente !). Le bestiaire est composé d’animaux dangereux en tout genre : gorilles, crocodiles, panthères, lionnes, chauves-souris, etc…, et même des rats ! N’oublions pas, bien sûr, le bestiaire fantastique (mutants, centaures, etc…). Les seuls ennemis humains que vous aurez à battre se feront lors de cinématiques, grâce à des QTE à la manière de Resident Evil 4. De plus, ces phases de gun fight sont très rares, du moins au début. Les boss du jeu, quant à eux, sont assez intéressants à battre car il faut trouver leur point faible et souvent l’utiliser avec le mode « bullet time ». Déjà énoncé auparavant, ce qui marque le plus dans Tomb Raider Anniversary est certainement l’architecture générale de ses niveaux. Le jeu est découpé en plusieurs lieux (Egypte, Grèce, etc..), divisés chacun en d’autres (Pyramide, Tombeau, etc…). Et force est de constater que ce remake ne déroge pas à la règle, le level design est superbe. Certains niveaux, notamment en Grèce, sont énormes et l’on se croit incapable de les finir ! Mais le jeu est conçu de façon à vous faire toujours progresser sans trop vous bloquer. Certains passages demandent de la réflexion, mais en cherchant, on finit toujours par trouver ! Et le tout donne une difficulté bien dosée. Notre archéologue adorée utilise ainsi ces environnements dantesques pour se frayer des chemins, et saute de rambarde en rambarde, de rebord en pilier, d’échelle en barre. Ainsi les passages d’escalade, très nombreux dans le jeu, sont un pur moment de bonheur, on se fait un plaisir de gravir tous ces obstacles à première vue infranchissables. Croyez-le ou non, le level design, combiné aux nombreuses capacités de Lara, vous font avancer dans le jeu avec un plaisir énorme : c’est sûrement le gros point positif du jeu. Et si dans l’ensemble le jeu est assez linéaire (heureusement car l’on s’y perdrait), la plupart des énigmes nous proposent au choix d’aller d’abord faire les salles de gauche, ou celles de droite. Un cadeau d’Anniversary![]() Dernière petite chose intéressante pour cette mouture spéciale dix ans de Tomb Raider : les bonus. Ils sont nombreux et vous devez, pour pouvoir les débloquer, trouver des reliques et des artefacts cachés tout au long de votre aventure. Ils sont divers et variés : nouveaux costumes, musiques, crédits, biographies, mode triche, etc… Ce dernier mode est relié à un autre qui s’appelle Le Manoir des Croft, dans lequel vous dirigez Lara dans le manoir familial. Il s’agit d’un petit niveau à lui tout seul. ![]() |

